lundi 30 mars 2015

Pourquoi faut-il arrêter d'utiliser le mot "victime" comme une insulte ?

Ces derniers temps, mon attention a été souvent attirée vers un phénomène, notamment chez les adolescents, dont j'aimerais vous parler aujourd'hui.
L'idée de la "victimisation".

On parle de victimisation quand une personne se plaint, se "porte en victime" : elle dénonce une action faite contre elle, en désignant l'autre personne comme le bourreau (le terme "bourreau", cependant, est rarement utilisé), et elle comme la victime de cette action. Ceci est souvent fait dans le but de faire cesser ladite action.

Dans notre société, il est très mal vu d'être victime. Dans certaines communautés sur Internet (tumblr, notamment), on préfère parler de survivor pour parler des victimes du viol, par exemple.
Vous n'êtes pas des victimes, vous êtes des survivors.

Être une victime est désormais un terme péjoratif, presque un tabou. Même en ayant subit des choses horribles, on ne peut plus se considérer comme une victime.
Non, il faut se bouger, se reprendre, ne pas s'apitoyer, prendre ses responsabilités, et j'en passe et des meilleurs.

Vous voyez, lorsque vous êtes en dépression, lorsque vous n'arrivez pas à voir des gens, à avoir des projets, à faire des activités, à suivre vos cours, etc ? Il y a toujours un pécore pour vous dire "mais il suffit de te reprendre, c'est rien une dépression ! J'avais une amie dépressive, ben elle s'est bougé le cul et maintenant elle est guérie !"
C'est un peu le même principe.



On essaie de vous faire croire que rien n'est grave, que votre vie est normale, que personne ne vous a jamais rien fait et que c'est vous qui êtes nul et fragile, à dénoncer les autres comme ça.

Je ne trouve pas ce principe très sain. Je pense qu'il est bon de savoir reconnaître lorsque nous sommes victimes de quelque chose, que ce soit d'un événement (viol,...), d'une personne (pervers narcissique,...) ou d'un système (harcèlement,...).
Il est important de savoir se ménager suivant ce qu'il nous arrive. Lorsqu'on est enrhumé, on boit un bon thé chaud. Lorsqu'on a la grippe, on prend des médicaments. Lorsqu'on a nos règles, on prend un antidouleur ou on reste assise.
Lorsqu'on est dépressif, on prend des antidépresseurs.
Et lorsqu'on est victime de quelque chose, on se ménage en conséquence.

Si vous êtes victime d'un viol, par exemple, si vous suivez cette idée de "il ne faut pas se placer en victime", vous aller vous taire, prendre sur vous, et même vous culpabiliser en vous disant "je n'aurais pas dû mettre cette robe, je n'aurais pas dû le draguer, je n'aurais pas dû boire, etc".
Est-ce vraiment une bonne chose ?
Si vous êtes victime d'un pervers narcissique, si vous avez peur de passer pour une victime, vous allez vous dire "il a raison, c'est ma faute, je suis nul, etc". Et si vous vous rendez compte que l'autre personne est un pervers narcissique et que vous décidez de ne plus l'écouter, c'est cool. Mais si vous vous persuadez que vous n'avez pas le droit d'être une victime, vous passerez votre vie à vous dire que rien ne s'est passé alors qu'au fond de vous, vous êtes détruit. Et vous continuerez à vous flagellez tout seul pour ne pas être assez courageux, pour ne pas être équilibré, alors que le simple fait d'avoir été victime de quelque chose peut expliquer tout ça.

Vous considérer comme une victime peut vous aider. Ça peut expliquer vos traumatismes, vos failles, vos soucis, vos faiblesses.

Dans mon article sur les personnes toxiques, j'expliquais qu'une fille m'avait dit que je me portais en victime par rapport à mon copain, et que ce n'était pas très correct étant donné ce que je lui avais fait (sortir avec deux mecs, donc, ce qui dans notre société monogame (ou dans son cerveau étriqué) est très très grave).
J'avais donc été violée, mais je ne pouvais pas être victime.
V-i-o-l-é-e.
Mais j'ai choisi de continuer. Oui, j'étais une victime, j'avais subi quelque chose de grave. Et le fait de savoir que j'étais une victime m'a aidée à comprendre pourquoi j'étais en colère, pourquoi j'ai des problèmes de couple, pourquoi ma sexualité est perturbée, pourquoi j'ai davantage peur des hommes qu'auparavant, etc.
Si je m'étais dit "prends tes responsabilités, ce n'est rien, c'est arrivé et c'est tout", je passerais mes journées à me détester pour être si colérique et agressive, pour me méfier de mon copain, pour avoir des problèmes de libido. Je me dirais que je ne suis pas normale et je me détesterais. Mais à la place, j'ai l'explication, et ça me permet de me pardonner et d'être plus sereine envers moi-même.

Être une victime, ce n'est pas péjoratif.
Être un bourreau l'est.
Mais subir, ce n'est pas un reproche.
Ça ne veut pas dire que vous êtes faible, que vous êtes nul, que vous ne savez pas faire face.
C'est reconnaître que vous être opprimé et que ça peut vous freiner.

Vous avez le droit de ne pas vous considérer comme une victime. Vous avez le droit de préférer le terme survivor.
Mais ne laissez jamais personne décider pour vous.
Si vous êtes blessé, vous avez le droit de ne pas l'accepter et de le reconnaître comme tel.

Personnellement, quand on me dit "tu te fais clairement passer pour une victime", j'entends "tu n'as pas le droit de reconnaître que tu as vécu quelque chose d'anormal". Et je pense que je n'ai pas tout à fait tort.
Si c'est mon bourreau qui me dit "tu te fais passer pour une victime" (et c'est ce qui arrive le plus souvent, genre, après mon article sur les personnes toxiques, quel drôle de hasard), je prends ça pour un encouragement en plus à "me faire passer pour une victime".
Parce que personne ne veut reconnaître qu'il a été un bourreau. Vous savez, "les gens ne sont pas contre vous, ils sont pour eux-mêmes", tout ça tout ça...

Pour résumer, il est important de modifier le statut du mot "victime" dans notre quotidien. Ne plus en faire une insulte, mais la reconnaissance d'un état.
Il ne nous résume pas (j'ai été victime, mais je ne suis pas Canalis la Victime, pour faire court), ne nous diminue pas, mais nous aide à nous comprendre, à éprouver de la compassion pour nous-même, et finalement à entamer le bon processus pour aller de l'avant et se sentir mieux.

Ne soyez pas passif, mais reconnaissez vos blessures pour mieux les soigner.


jeudi 26 mars 2015

Spring Project partie 1 : 10 questions de Mots à Maux

Je profite vite de cet article pour vous prévenir que je risque de me chercher un peu niveau rythme de blog, ces prochains jours, car j'ai quelques soucis :

- Je ne peux plus voir Mercutio autant qu'avant (déjà qu'on ne se voyait pas des masses) car sa mère m'a vue avec Thomas (oui bon ça arrive à tout le monde) (je veux dire, de se faire chopper avec son deuxième copain par la mère du premier) (non ? Ça n'arrive qu'à moi ?), donc je ne suis plus trop la bienvenue chez eux, et comme avec les cours il est difficile pour Mercutio de venir chez moi en semaine, se voir relève vraiment de la stratégie.

- Il est possible que je reprenne mes études. Je ferai sans doute langues et lettres françaises et romanes mais voilà, devoir me lever tôt (donc ne plus avoir mes 8 heures de sommeil par nuit, cool pour la santé), voir des dizaines et des dizaines de gens différents par jour, etc, tout cela m'angoisse à mort.

- Mon genou me fait mal dès que je fais une activité physique. Je vais sans doute aller chez le médecin mais j'ai peur que ce soit une blessure, ce qui me ferait abandonner le challenge de mars de Dubndidu et sans doute celui d'avril et...oh mon dieu, et les 20 kilomètres de Bruxelles ?

Bref, ces derniers jours j'ai passé beaucoup de temps à stresser, à me poser des questions, j'ai le visage couvert de boutons de stress, je suis fatiguée, donc j'ai un peu laissé le blog en suspend et ça risque de durer un peu.

Par contre, je risque plus tard de laisser tomber le rythme d'un article par jour, et me contenter d'un article tous les deux jours. Comme ça, un jour sur deux, je pourrai travailler sur mon roman.

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Voilà, après cette longue explication, je vous annonce un projet que Mots à Maux et moi avons mis sur pied : le Spring Project.
Chaque mercredi du printemps, vous pourrez retrouver sur nos blogs un thème commun que nous aurons traité toutes les deux.
Aujourd'hui, vous pourrez trouver sur chacun de nos blogs 10 questions que nous nous sommes posées l'une l'autre.

1. Que signifie ton pseudo ?

Canalis, c'est le nom d'un personnage apparaissant dans deux des romans de Balzac. Je ne me rappelle plus du second, où il ne fait qu'une brève apparition (mon coeur a d'ailleurs loupé un battement lorsque j'ai pu relire son nom, vu que l'encyclopédie de la Comédie Humaine disait qu'il n'apparaissait que dans un seul des romans), mais il a un rôle beaucoup plus marqué dans Modeste Mignon. C'est un poète ultra-connu et détestable recevant énormément de lettres de fans auquel il ne répond jamais, laissant le soin à son secrétaire de le faire.

2. Que fais-tu dans la vie ?

J'aime pas cette question, je me demande toujours si on parle des trucs genre études et carrière, ou des loisirs aussi.
Du coup je vais parler des deux.
Donc pour le moment je suis dans une sorte d'année sabbatique où je suis une formation de gestion, à raison de 5 heures de cours du soir par semaine (on bosse très dur, voyez), et si tout se passe bien, je finirai l'année avec un jolie certificat de gestion de base dans la poche, et je pourrai ouvrir un commerce.
Mais en vrai dès la fin de l'année je me renseigne pour m'inscrire à l'ULB. Voilà. Merde.
Et sinon j'ai quelques casquettes en plus : celle de blogueuse, d'écrivain, de runneuse, de lectrice et de double amoureuse.

3. Quels objectifs comptes-tu atteindre avec ton blog avant la fin de l'année ?

J'aimerais atteindre un certain nombre d'abonnés (400 ? Soyons fous ?) mais je pense que ça ne risque pas d'arriver ; mon blog est un escargot. J'aimerais aussi faire une petite interview de Coffin Rock pour faire de la pub pour sa boutique en ligne (faut que je lui demande si ça la branche, d'ailleurs) ainsi qu'un compte-rendu de la conférence de Laura Marie à Bruxelles, et avoir un rythme d'écriture plus soutenu pour pouvoir programmer des articles. Mais ce n'est pas facile, car j'ai beaucoup de choses à gérer.

4. Quel est l'article duquel tu es le plus fière sur ton blog et pourquoi ?

Celui-là, parce que c'était la première fois que je me dressais vraiment contre les méchancetés et lourdeurs que j'entendais à propos de ma relation à trois.

Et je suis fière de celui-ci car il avait fait la grande Une Hellocoton (l'article affiché en grand) et m'a rapporté un nombre fou de vues, de commentaires et d'abonnés.

5. Quels sont ton livre, ta série et ton film préféré ?

Mon livre préféré restera à jamais Teleny d'Oscar Wilde. D'ailleurs j'ai du mal à comprendre pourquoi il est si peu connu. Enfin si. Un peu.
Supernatural remporte la palme de ma série préférée, mais le choix était facile ; je regarde très peu de série.
Enfin...je regarde une série, quoi.
Et mon film préféré est sans conteste Jack et la Mécanique du coeur. J'ai été le voir deux fois au cinéma (avec chacun de mes amoureux, ha ha), puis j'ai loué le DVD pour le voir une troisième fois.

6. Cite-nous trois qualités et trois défauts qu'on retrouve chez toi.

Je suis belle, intelligente et courageuse (non, je ne vais pas dire "je suis gentille, perfectionniste et discrète", vous avez cru quoi. JE SUIS GÉNIALE LAISSEZ-MOI GENIALISER L'ESPACE).
Par contre, je suis misandre (mais j'ai un mot d'excuse écrit par mon violeur), hypersensible et rancunière.

7. As-tu un rêve de vie ? Si oui, quel est-il ?

Habiter dans un château (ou une grande maison, soyons réaliste) avec mes deux copains. Ils travailleraient, je resterais à la maison (ou je ferais du télétravail) et je ne verrais personne, ne parlerais à personne et personne ne viendrait me faire chier. Je pourrais avoir deux copains sans qu'on me traite de salope, porter une mini-robe transparente sans avoir peur de me faire violer et dire que je ne suis pas Charlie sans perdre tous mes amis.

8. Depuis quand écris-tu ?

Depuis que j'ai 12 ans, donc ça fait 7 ans.

9. Un souvenir d'enfance à nous raconter ?

Un jour j'ai pété à un repas de famille et dans la panique j'ai essayé de faire accuser la fenêtre à ma place.
Adieu.

10. Comment vois-tu ton blog dans 10 ans ?

Toujours là, toujours aussi dérangeant, toujours aussi bordélique, mais avec plus de gens pour le lire.


Voilà, c'est tout pour moi ! Vous pouvez trouver l'article de Mots à Maux ici

vendredi 20 mars 2015

Interview du genderqueer le mieux maquillé de l'univers : comment assumer son genre et son look au quotidien ?

Je vous ai déjà, parfois, parlé de mon ami Carmen sur le blog.
Mon ami Carmen est né homme et pourtant, dans son cœur, il oscille.
Parfois homme, parfois femme, il jongle entre ses deux identités sans parvenir à se fixer et c'est ce qui fait, pour moi, toute sa richesse (mais je pense que Carmen s'en fout, de mon avis).

Récemment, il m'a montré le tumblr d'un garçon, et surtout l'onglet où celui-ci montre ses selfies. Tout en gardant un style masculin, cet homme se maquille et transforme son visage sans complexe, sans honte, juste en étant lui-même.
Avant, moi et Carmen ne connaissions que deux options : s'habiller en homme, ou se travestir en femme.
Et finalement l'idée de lier les deux nous a plu, et nous avons gardé le tumblr de cet homme en favori.

Ça fait maintenant trois ans que je suis amie avec Carmen et j'avais envie de lui faire un cadeau.
J'ai donc envoyé un message à ce blogueur pour lui demander une interview et des conseils à l'intention de Carmen, en lui expliquant le pourquoi du comment. Je lui ai donné mon nom Facebook pour qu'il puisse me trouver s'il était ok et quelques minutes plus tard, j'avais une demande d'ajout.
Il s'est avéré que ce garçon est une des personnes les plus adorables que je connaisse. Moi qui m'attendais à ce qu'il se dise "mais qui est cette fille flippante ? Ne me parle pas please", il s'est finalement montré très emballé par l'interview (ou en tout cas il fait bien semblant) et a été vraiment gentil.

Mesdames, Messieurs, je vous présente Chason Frost.


Salut Chason ! (non, en vrai je ne lui ai pas dit "HEY CHASON HOW ARE YOU FALALALALA" mais quand on commence une interview ça fait bien d'écrire ça) (ne me jugez pas) Tout d'abord, qui es-tu ? Que fais-tu dans la vie ? Quelles sont tes passions ?
Je m'appelle Chason Frost, individu genderqueer* des Etats-Unis. Je suis en deuxième année à l'Université du Maine, j'étudie l'horticulture durable (NDCanalis : sustainable horticulture, ne me frappez pas pour la traduction barbare).
J'adooooore la nature, les sciences, les plantes, cuisiner, le théâtre (et faire du théâtre), j'aime beaucoup de choses.

*genderqueer : "D’une identité de genre qui n’est ni masculine ni féminine, qui sort du schéma binaire « homme ou femme »" selon Wikipedia.

Tu tiens un tumblr génial, avec plein de choses magnifiques. Y a-t-il une raison pour laquelle tu reblogues toutes ces choses ? Qu'est-ce que tu aimes chez elles ? 
Oh, merci ! Je ne sais pas, je reblogue juste des choses qui m'inspirent, qui me font envie, ou des choses qui me font réagir d'une façon ou d'une autre, même négativement, parfois !


Carmen a d'abord vu les photos de toi avec du maquillage et il a énormément aimé ! Quand as-tu commencé à vouloir porter du maquillage ?
C'est trop gentil !J'ai grandi en étant le puîné (NDCanalis : dans une fratrie de trois enfants, celui du milieu), et j'ai toujours été un peu artiste. Au secondaire, j'ai voulu essayer de peindre sur mon visage avec de la peinture acrylique, et c'est de là qu'est venu mon amour du makeup ! Mais ça a été un vrai bordel pour enlever ce truc !

Est-ce que tu avais peur du jugement des autres ? Est-ce que tu as eu des problèmes au début ? Et maintenant ?
Honnêtement, j'étais inquiet au début, mais j'étais dans un lycée très amical et les gens ont aimé mes maquillages, et ceux qui n'aimaient pas étaient vraiment faciles à ignorer. Maintenant je n'éprouve pas d'inquiétude à propos des jugements, j'ai acquis une telle confiance en moi, je n'en ai vraiment rien à faire si les gens n'aiment pas mon apparence :)

Est-ce que tu as des conseils pour être soi-même sans avoir peur du regard des autres ?
-La power pose ! Mets une main sur ta hanche, ouvre la poitrine.
- Toutes ces choses qui t'aident à te sentir plus imposant et puissant sont de bonnes façon d'acquérir plus de confiance grâce au langage du corps.
- Fais des choses que tu aimes et qui t'aident à te sentir bien, des choses qui te rappellent que tu es génial et que tu es qui tu veux être, même si ça rend les autres mal à l'aise. Ton bonheur est teeeeellement plus important que leur petit confort ! ❤

La famille de Carmen n'est pas au courant à propos de son envie de porter du maquillage ou des bijoux, ses amis non plus. Comment ton entourage l'a-t-il appris ? Comment ont-ils accueilli ton style ?
C'est là qu'il devient difficile pour moi de donner des conseils, j'avais des amis qui portent tous beaucoup de maquillage, ou qui ont une autre identité sexuelle, du coup ça a été très facile pour moi d'être moi-même en leur compagnie. Je leur suis tellement reconnaissants de m'aider à être qui je suis aujourd'hui.
Concernant les amis de Carmen, je ne les connais pas, mais je lui recommanderais de porter moins d'accessoires quand il est avec eux au début, puis de porter de plus en plus de maquillage et de trucs féminins ! Il devrait aussi confier ce qu'il ressent à ses meilleurs amis, s'ils l'aiment ils l'accepteront peu importe comment il s'identifie :)

Est-ce que tu as des conseils pour l'aider à mettre son entourage au courant et pour ne pas en avoir peur ?
Commence doucement, apprends-le à tes meilleurs amis en premier, ceux qui, selon toi, le prendront très bien, comme ça tu pourras te donner la permission d'être toi-même en leur compagnie. Puis lentement, fais-le savoir aux autres, pas en faisant toute une scène bien sûr, mais lentement, comme tu sens que tu devrais le leur faire savoir ! Les amis sont généralement tellement doués pour comprendre ce genre de choses, surtout s'ils ressentent la même chose au fond d'eux !

Qui t'inspire ?
J'ai tellement d'inspirations ! Marilyn Monroe, Eartha Kitt, beaucoup de drag queens, Jeffree Star, la nature et les fleurs, les gens que j'aime, et juste les petites choses de la vie m'inspirent ! :)

Est-ce que tu as des astuces pour un bon maquillage quand on est un homme ?
Pour Carmen, je dois l'admettre, j'ai été voir son Facebook. Tu as de si jolis traits, Carmen, et on a le même nez ! *Rires*
Pour lui, je recommanderais d'épiler ses sourcils d'une façon plus féminine, tu serais surpris de voir à quel point ça change un visage. Faire les yeux pour un homme ou une femme, c'est la même chose, donc Youtube est le bon endroit pour apprendre à te maquiller les yeux.
Là où les hommes doivent se concentrer, c'est sur les joues. Nous les hommes avons généralement des pommettes très basses, donc pour avoir l'air plus "féminin" il faut relever les pommettes avec un enlumineur et les approfondir avec un contouring en dessous. Ça rend un visage beaucoup plus féminin :)
C'est avec les essais, les erreurs et beaucoup de pratiques que tu sauras ce que tu aimes sur toi, et après tu pourras continuer de le faire !
Personnellement j'aime les sourcils marqués, avec la peau très pâle, et un trait d'eye liner bien net. Carmen aime peut-être le fard à paupière doux et estompé, et beaucoup de blush ! Qui sait ? Joue ! Amuse-toi !


Est-ce que tu as quelque chose à ajouter ? Un message encourageant pour Carmen ?
Carmen, je suis si fier de toi pour vouloir être toi, sans condition. Quand tu commences à exprimer à l'extérieur ce que tu ressens à l'intérieur, le monde entier change, tu te sentiras comme une nouvelle et entière personne. Tu as l'air d'être quelqu'un de tellement gentil, je suis content que tu fasses des petits pas pour te rendre plus heureux !
Si tu continues juste d'être toi-même, et que tu le fais sans aucune honte, tu auras une force belle et glamour sur laquelle compter.
Beaucoup d'amour,
Chason xo

--

Voilà, c'est la fin des questions ! J'ai vraiment aimé les écrire et découvrir les réponses de Chason qui a vraiment été super gentil du début à la fin, et Carmen, j'espère que cette interview t'aura plu :) Sache que tu auras toujours mon éternel soutien.
Avec tout mon amour,
Canalis

Questionnaire de Catron : Set 1

Récemment, j'ai appris l'existence d'un questionnaire plutôt spécial : le questionnaire de Mandy Len Catron, constitué de 36 questions. Celui-ci, échangé entre deux personnes, aurait la faculté de leur faire éprouver des sentiments amoureux ou, en tout cas, des liens très forts l'un envers l'autre.

Ce questionnaire est divisé en trois sets et, pour le fun (j'ai de drôles d'amusements, oui je sais), j'ai décidé de répondre à ce questionnaire.
Aujourd'hui, je ferai donc le premier set.
C'est parti !

1. Entre toutes les personnes sur Terre, qui inviterais-tu à dîner ?

Ha ha ha, merde, je ne peux pas inviter mon chat mort à dîner, je ne peux plus répondre ça.
Je crois que j'aurais invité Gala Darling et Veronica Varlow. J'aurais mis une nappe rose à paillettes sur la table, quelques roses disséminées ça et là, et je leur aurais cuisiné un Pink velvet cheesecake vegan.


2. Aimerais-tu être célèbre ? De quelle façon ?

Je pense qu'il serait malhonnête de dire que je n'aimerais pas être célèbre. Ça m'apporterait tellement de chose ! Avec davantage de personnes pour m'écouter je pourrais amener plus de gens vers le respect des animaux, l'amour de soi, le respect des autres, etc. Ce serait vraiment bien. Et j'aurais un peu l'impression de ne plus jamais rien faire dans le vide, ce qui serait agréable.
J'aimerais le devenir par le biais de ce blog, ou par des romans que j'aurais publiés.
Mais pour ça, je dois publier.
Et pour ça il faut que je me bouge le cul.

3. Avant d'appeler quelqu'un, est-ce que tu imagines déjà ce que tu vas dire à ton interlocuteur ? Pourquoi ?

Parce qu'appeler quelqu'un est la chose la plus angoissante du monde, pardi ! Surtout quand on n'a jamais parlé à ladite personne. Commander au restaurant ? L'angoisse. Rappeler un recruteur duquel on a raté l'appel ? Agonie complète.
Du coup, en écoutant la tonalité, je me répète en vitesse ce que je vais bien pouvoir dire.

4. Qu'est-ce qui constituerait une journée parfaite pour toi ?

Ce que je vais dire a sans doute être égoïste, mais j'aimerais énormément, une fois, passer une journée avec mes deux copains en même temps. Voir un film au cinéma ensemble, aller manger une crêpe et boire un milk-shake à trois, etc. Mais je sais que c'est un peu utopique et que ça ne leur plairait pas beaucoup.
Ma journée parfaite contient aussi le mot "Ninja House" dedans.

5. A quand remonte la dernière fois où tu as chanté tout seul, pour toi-même ? Et pour quelqu'un d'autre ?

Je vais faire clair : je ne chante pas. On m'a dit toute ma vie que je chantais faux, je suis donc vite très honteuse à l'idée de chanter et je bloque complètement. Il y a quelques mois, j'ai une fois fait une séance de chant dans ma chambre avec Mercutio, on avait fait un duo sur Oh when the Saints et c'était vraiment bien. mais je n'ai plus osé depuis.

6. Si tu pouvais vivre jusque 90 ans et conserver soit l'esprit, soit le corps d'une personne de 30 ans, pour tes 60 dernières années de vie, lequel choisirais-tu ?

Déjà, j'aime pas cette question. 110 ans ou rien, point.
Mais sans hésiter je choisirais le corps, parce que je ne vois pas en quoi le mental d'une personne de 30 ans serait meilleur que celui d'une personne plus vieille. Et quoi, je ne pourrai rien apprendre ? Ça ne m'attire pas. Je préfère avoir la beauté et la sagesse, ha ha !
(A part ça je pense que la vieillesse n'est pas un annulateur de beauté, mais franchement le mental d'un trentenaire m'attire que dalle.)


7. Est-ce que tu as un pressentiment sur la façon avec laquelle tu mourras ?

Cancer ou fuite de gaz. Pas d'alternative.

8. Nomme trois choses que ton partenaire et toi avez en commun ?

(Cette question demande en fait de voir ses points communs avec la personne en face de nous. Et comme je n'ai personne en face de moi, je vais prendre mes "partenaires" au sens propre)
MAIS OUI, C'EST CA, DONNEZ MOI PLUS DE BOULOT !
- On aime le chou farci (même si moi je ne peux plus en manger) (Non, ça va vraiment être compliqué de trouver des points communs entre Mercutio et moi ; nous sommes diamétralement opposés)
- On adore Supernatural
- On gère les dissertations de français
Et rebelote:
- On fait du sport dans la même salle.
- On était fan de Tokio Hotel
- On a un journal intime

9. Pour quoi te sens-tu le plus reconnaissant ?

Mes deux copains.
Sincèrement.
Un copain.
Mais en fait ils sont deux.
Deux fois plus d'amour.
Voilà. Trop bien.

10. Si tu avais pu changer une chose dans la façon avec laquelle tu as été élevé, ce serait quoi ?

L'hygiène. Mothafucking hygiène.
Ma croix, ma bannière.

11. En 4 minutes, raconte ta vie avec le plus de détails possibles.

*met la minuterie en marche*
Je me suis appelée Anaïs Dardenne pendant deux ans avant que mon père ne nous déclare, ma soeur et moi. J'ai vécu énormément chez ma mère, et on allait chez mon père le mercredi et un week end sur deux.
J'ai longtemps été très fusionnelle avec ma soeur jumelle car je pense que nous étions toutes les deux très introverties, donc on passait énormément de temps collées l'une à l'autre.
Je n'ai jamais eu de problèmes de scolarité avant la secondaire. Je savais même lire avant d'aller en école primaire (je suis sûre de ça car je me rappelle avoir pu lire les lettres au-dessus du tableau avant que la prof ne nous les apprenne). A partir de la troisième, mes notes ont commencé à chuter, et j'ai redoublé la seconde. J'ai détesté l'école, je la déteste encore, et je détesterai toute ma vie tout ce qui a trait à des cours et des notes.
J'ai eu des amoureux pendant ma primaire puis le calme plat pendant toute mon adolescence jusqu'à mes 16 ans où je me suis mise en couple avec Mercutio.
J'ai été gothique à 14 ans et même si je n'ai plus rien en commun avec ce mouvement, je m'y identifie toujours.
Dans ma vie j'ai fait 2 tentative de suicide, dont une le 7 janvier dernier.
J'ai dit "au revoir" à ma psy la semaine dernière après 4 ans de suivi et je suis trop contente.
Et mon temps est écoulé.

12. Si tu pouvais te réveiller demain avec n'importe quelle qualité ou capacité en plus, laquelle serait-ce ?
La souplesse. Ca m'a pris un peu de temps pour réfléchir car il y a de nombreuses choses que je peux désirer, mais la souplesse est une capacité que j'envie beaucoup chez les autres et qui me ferait moins complexer dans certains sports. Après, je peux améliorer les choses par moi-même, il faudrait juste un peu de travail !

Le seum, vue d'artiste


Et vous ? Quelles seraient vos réponses à ces questions ?

mercredi 18 mars 2015

Recette : sybabel vegan (variante : bountybabel)

Salut tout le monde !
Aujourd'hui, je m'essaie à un genre d'article jamais vu sur ce blog, et je suis à la fois terrorisée et toute excitée.
Le blog a déjà vu plusieurs genre de billets : beauté, humeur, voyage, cinéma, lecture, etc.
Mais des billets cuisine ? Jamais.

L'une de mes résolutions de 2015 était de faire de la pâtisserie une fois par semaine. Je n'y croyais pas vraiment au début, car je me disais "une semaine, ça passe super vite. Tu n'auras jamais le courage de cuisiner aussi souvent".
Naïve, je l'étais.
Car finalement, quand on est accompagné dans notre tâche, faire de la pâtisserie devient une activité tout à fait envisageable pour les dimanche après-midi.

Mon second objectif de 2015 était de me rapprocher le plus possible du végétalisme.
Mon activité du dimanche a donc pu réunir ces deux résolutions : me mettre aux fourneaux, et cuisiner végétalien.

Et aujourd'hui, je vais vous apprendre à faire un sybabel.


Quand j'étais petite, ma grand-mère en faisait de temps en temps, mais c'était plutôt rare. Son truc à elle, c'étaient les madeleines aux noix et le cake au chocolat.
Mais le sybabel, c'était un niveau au dessus.

Alors, qu'est-ce qu'un sybabel ?
Un gâteau au chocolat qu'on ne cuit pas.
En gros, c'est ça.

Donc lorsque j'ai commencé la pâtisserie, la première chose que j'ai pensé était "Il faut que j'apprenne à faire un sybabel".
Mon père a donc demandé à sa soeur de lui donner la recette et m'a envoyé le tout par mail.

Il ne me restait plus qu'à transformer la recette pour la rendre vegan.
Et c'est ce que je vais vous montrer maintenant.

Donc, pour faire un sybabel, il vous faut :


- 175 grammes de biscuits type "Petit Beurre", mais végétalien (oui, j'avoue, je vous mets dans la merde avec ma "recette-vegan-mais-en-fait-les-ingrédients-sont-impossible-à-trouver" mais il me semble que vous pourrez en dénicher facilement en magasin bio. Il suffit de lire les ingrédients des biscuits proposés, il est im-po-ssi-ble qu'un magasin bio ne vous propose pas des biscuits vegan)
- 100 grammes de chocolat noir (trouvez une marque qui n'utilise pas de lait pour son chocolat noir, comme Cora) (Spoiler alert : Côte d'Or en utilise, oubliez-les) (prenez le pourcentage que vous voulez, 72%, 85%, mais s'il vous plait, ne faites pas les cons et oubliez le 99%. On a testé, c'est dégueulasse)
- 125 grammes de sucre de canne
- 125 grammes d'huile de coco
- 100 grammes d'amandes moulues 
- 200 grammes de tofu soyeux

Concernant l'huile de coco, vous pouvez choisir entre une huile inodore-insipide (et vous aurez donc un sybabel normal, au chocolat), ou une huile avec goût coco (et donc, vous obtiendrez un bountybabel : un sybabel goût bounty). C'est comme vous voulez, et les deux sont très bons.
Le tofu soyeux, quant à lui, se trouve en magasin bio ou dans certains supermarchés (en tant que belge, je trouve le mien au rayon végétarien du Delhzaize).
Si les seuls biscuits végétaliens que vous avez trouvés n'ont rien à voir avec des Petit Beurre, prenez les quand même, ce n'est pas grave, tant qu'ils sont croquants.

Donc, une fois que vous aurez déniché tous ces ingrédients du diable impossibles à trouver (si, si, vous pouvez le faire !), on peut commencer.

1. Cassez les biscuits en petits morceaux et broyez-en la majorité. Vous pouvez utiliser un mixer ou embaucher un esclave.

Chez Vaste Blague, on a choisi l'esclave.
Il fait ça très bien.
Puis, mettez les biscuits broyés (n'oubliez pas de laisser de petits morceaux dans le tas, ça rendra votre gâteau plus intéressant) dans un saladier avec les amandes moulues (ici, on n'en avait plus, donc on a mis du pralin. Parce que nous sommes des barbares) et le sucre.


2. Faites fondre l'huile de coco dans une casserole jusqu'à ce qu'elle soit bien liquide, puis ajoutez la dans le saladier. Mélangez immédiatement, car l'huile de coco, en refroidissant, redevient solide.
Vous obtiendrez un mélange comparable à du sable mouillé.


3. Ensuite, faites fondre le chocolat au bain marie (tu mets de l'eau dans une casserole, tu chauffes le tout, puis tu ajoutes une autre casserole plus petite dans l'eau ou un bol prévu à cet effet, tu mets le chocolat dans le bol et tu remues jusqu'à ce que ce soit fondu) (oui, dans mes parenthèses, je te tutoie) (j'en ai marre de moi) et ajoutez le dans le saladier. Encore une fois, mélangez vite avant que le chocolat ne refroidisse.

4. Battez un peu le tofu soyeux jusqu'à avoir une consistance ressemblant à un œuf brouillé (durée approximative : 5 secondes), puis versez le tout dans un saladier et mélangez bien jusqu'à ce que tout le blanc disparaisse (vous aurez quelques grumeaux de tofu au début, mais c'est normal).


5. Versez le tout dans un plat. Rond, carré, en forme de bite, c'est comme vous voulez. Avec une spatule, essayez de rendre le dessus le plus plat possible.
Car vous devrez le démouler, après. Et si ce le dessus n'est pas plat, vous aurez un gâteau bancal.
Et personne, PERSONNE, n'aime les gâteaux bancals.

Vous remarquerez qu'on a aplati avec une fourchette.
Parce que chez Vaste Blague, on ne fait RIEN comme il faut.

6. Mettez cette horreur au frigo (astuce : ne mettez pas de film plastique par dessus ! Laissez le vivre sa vie comme ça, sinon quand vous irez le rechercher, de l'eau sera condensée sur le film et trempera votre gâteau dès que vous le retirerez) pendant 8 heures ou toute une nuit (je fais mes sybabel le soir, personnellement, et je peux le manger au petit-déjeuner).

7. Sortez ce truc du frigo, passez un couteau sur les bords pour le décoller du plat et renversez le doucement  (gâchez pas tout putain) sur une assiette.


8. Pleurez.

Voilàààà, c'est une recette super facile (la recette de base demande de battre des oeufs en neige. Qui sait faire ça ?), le gâteau a l'air super moche comme ça, mais faites-moi confiance : c'est la meilleure chose que vous n'aurez jamais mangée.

Bon appétit !

mardi 17 mars 2015

4 conseils pour un réveil plus facile

Le matin, on est d'accord, pour la majorité d'entre nous c'est toujours un peu l'horreur. On doit se lever plus tôt pour aller travailler ou pour aller en cours, on a souvent du sommeil en retard, on n'éprouve aucune motivation, on aimerait tant pouvoir rester dans notre lit encore quelques minutes de plus...

Comment faire, du coup, pour rendre le lever plus agréable ?
J'ai peut-être quelques solutions pour vous.

1. Soignez votre sommeil

Il ne sera jamais trop bon de le répéter : un bon réveil passe par un bon sommeil. Si vous restez sur votre ordinateur ou votre téléphone toute la soirée et vous couchez à 1h du matin pour vous lever à 7h, vous allez galérer au réveil et c'est normal.
Reconsidérez le moment du coucher : calculez votre heure de façon à dormir environ huit heures par nuit (testé et approuvé, ni trop ni trop peu, ça fait la différence). Si vous êtes en week end, essayez également de dormir 8-9 heures, car dormir trop peut vous fatiguer encore plus et vous aurez du mal à vous lever le lendemain. A 14 heures.
Une demi-heure ou une heure avant le couvre-feu, coupez vos appareils électroniques. Non, vraiment. Lisez un peu dans votre lit, c'est le meilleur moyen de vous préparer au sommeil et vous n'irez plus vous coucher les yeux explosés par l'écran. Vous aurez le temps de calmer votre cerveau et votre corps et vous vous endormirez plus facilement.


2. Planifiez le lendemain

Prenez quelques minutes avant de vous coucher pour décider de ce que vous ferez le lendemain. Qu'allez-vous manger ? Réfléchissez à un petit déjeuner qui vous fait vraiment envie et vous donnera envie de sauter de votre lit le matin ; n'hésitez pas à tout préparer la veille. Il vous suffira de tout mettre au micro-onde le lendemain matin, ce qui vous fera gagner du temps si vous êtes pressé. Oui, des pancakes le lundi, c'est possible !
Préparez également votre tenue : choisissez quelque chose de beau et d'élaboré qui vous fera vous sentir beau ou belle dès que vous l'enfilerez. Parfois, une tenue soignée rend notre journée plus agréable.
Décidez également des tâches que vous ferez. Réservez les plus importantes pour le début de la journée, c'est à ce moment-là que vous êtes plus productif.


3. Visualisez

Soyez positif ! Dès que votre réveil sonne, imaginez votre journée, ce que vous pouvez bien faire. Que peut-il se passer de mieux ? Qu'avez vous envie de faire ? Placez votre activité préférée dans votre agenda, que ce soit en début de journée ou après les cours. Persuadez-vous que votre journée sera agréable, fantastique, que vous allez passer du bon temps.
Se dire "roh, non, j'ai cours de latin et de néerlandais aujourd'hui, ça va être une journée de merde" ou "putain, réunion à 14h, je déteste mon job", c'est la meilleure manière de détester le matin, quand tout est encore devant soi.
Éclipsez ce que vous n'aimez pas ! Ce n'est qu'un mauvais moment à passer, ça ne devrait pas accaparer votre attention le reste du temps.


4. Faites un peu d'exercice

Si vous avez un travail ou des cours, ça ne doit pas être une vraie séance de sport. Mais quelques exercices pour un total de 5 minutes d'activité physique, c'est amplement suffisant pour se réveiller et être plus énergique pour attaquer la journée.




vendredi 13 mars 2015

Je suis un écrivain raté

J'ai un assez mauvais rapport à l'écriture.

j'ai commencé à écrire quand j'avais 12 ans et au début j'aimais beaucoup ça. J'ai écrit mon premier roman (nul à chier) (mais 50 pages Word quand même), je passais mes journées à écrire. Je me rappelle précisément de mes séances d'écriture, de mon cahier bleu que je traînais partout avec moi, de mes vacances au Club Med de St-Pepper à écrire toute la journée, même en marchant.

Quand j'ai commencé ce blog, je ressentais un grand plaisir à rédiger mes articles. Je pense d'ailleurs que j'ai écrit mes meilleurs post durant la première année du blog.

Puis petit à petit, l'envie a diminué.
Mais je n'ai jamais arrêté d'écrire.

J'ai un drôle de rapport à l'écriture, vraiment. Je vois ça comme une corvée, j'éprouve souvent une énorme flemme à l'idée de me mettre au travail (oui, "travail"), et pourtant, il est hors de question que je m'arrête.
Et pourtant, j'y ai souvent pensé.
Je me suis souvent dit "mais si ça ne te plait pas, tu ne penses pas que c'est vain de continuer ? C'est un peu une perte de temps. Ne serais-tu pas plus heureuse sans l'écriture ?".
Sans doute, c'est vain.
Sans doute, je perds un peu mon temps.
Sans doute, je serais plus tranquille sans tout ça.

Et pourtant, je bloque. Complètement.
J'ai l'impression que je manquerais quelque chose si je m'arrêtais d'écrire.
J'ai l'impression d'être née pour ça, comme la prolongation d'une vie antérieure, et pourtant...je n'aime pas ça, et je progresse peu.
C'est très conflictuel.



J'ai aussi souvent l'impression que mon manque de passion se reflète dans mes progrès. Après 7 ans d'écriture, mes romans font encore très amateur, j'avance à la vitesse d'un escargot écrasé, et après 3 ans et demi de blogging, j'ai toujours l'impression que mon blog progresse très lentement. Il avance, certes, mais à une vitesse parfois décourageante quand je me compare à d'autres qui vont beaucoup plus vite.
C'est parfois décourageant.

Je passe 40% de mes journées à dormir, 5% à manger, 10% à faire du sport, et 45% à me dire "mais pourquoi tu écris ?"

Je me sens parfois comme un imposteur.
L'autre jour, mon père m'a dit que je devrais faire des études de journalisme, comme j'aimais écrire.
(Ça m'a semblé aussi impromptu que le jour où ma mère m'a proposé de faire Science-Po)
Je lui ai répondu que je me voyais mal écrire toute la journée, que ça ne me plaisait pas.
Du coup, il m'a demandé pourquoi je faisais des trucs comme le NaNoWriMo.
Heu.
Ben.
Heu.
Bonne question.

Voilà, je suis un écrivain raté.

mercredi 11 mars 2015

Vous avez le droit de vous aimer sans limite, et de le montrer

Vantard, orgueilleux , narcissique, pète plus haut que son cul, présomptueux, fier, prétentieux, arrogant, crâne, vaniteux...les adjectifs négatifs pour qualifier quelqu'un qui s'apprécie sont nombreux.

Modeste, humble...ces qualificatifs sont souvent utilisés pour désigner une personne...qui ne s'aime pas, tout simplement.

Dans notre société actuelle, le fait d'avoir peu de confiance en soi, de se dévaloriser, est grandement encouragé et apprécié. Ne pas s'aimer, s'accorder peu de mérite, est vu comme une qualité à cultiver.

A l'inverse, s'apprécier à sa juste valeur, s'aimer, se trouver beau, intelligent, etc, c'est vu comme "abusé", peu correct, pathétique, etc.

Si vous n'êtes pas convaincus, j'ai une anecdote à vous raconter.
Je parlais de Mercutio avec des amis, et je leur racontais à quel point j'étais contente qu'il soit objectif à propos de lui-même, qu'il ne s'auto-rabaisse pas, car une fois, il m'avait avoué qu'il se trouvait "pas mal."
Pas mal.
J'ai pas dit "magnifique", ni "très beau", j'ai dit "pas mal".
Et à première vue, pour mes amis, c'était quelque chose d'assez choquant, de trop narcissique, de se trouver "pas mal".

Je pense que vous connaissez déjà mon avis sur la question : je n'aime pas du tout cette éducation que nous avons reçue, basée sur la "modestie" et l'"humilité".
Moi, je veux voir des gens fiers, des gens qui se vantent, des gens qui étalent leurs exploits.
Je veux voir des gens qui s'aiment, qui sont fiers de ce qu'ils sont et de ce qu'ils font.
Je veux voir des gens qui se trouvent beaux. Magnifiques, mêmes.

Mon père m'a dit un jour que le souci des parents, c'est qu'ils mettent trop leurs enfants sur un piédestal. Pour eux, leurs enfants sont des génies, des musiciens précoces, des dessinateurs de talent, alors que souvent il n'en est rien. Il faut être honnête avec son enfant.

Personnellement, je trouve cet avis intéressant, mais assez destructeur sur le long terme.
La vie cassera votre enfant bien assez fort. La seule personne qui peut encore le tirer vers le haut, le persuader qu'il fait les choses bien, c'est vous.

Ne pas avoir confiance en vous ne vous apportera jamais rien dans la vie. la modestie et l'humilité sont des vertus piégées. Elles sont vides de sens, à part vous rendre plus "apte" à la vie sociale.
Le manque de confiance en soi fait vendre, c'est tout.
Si vous vous aimiez, vous achèteriez bien moins de crèmes anti-âge, de produits contre l'acné, de fond de teint, vous ne vous abonneriez pas à cette salle de sport alors que vous détestez ça.

Vous pensez que le fait de s'aimer amène au sentiment de supériorité ?
C'est rarement vrai.
Une personne qui s'adore n'a pas plus de raison de se sentir supérieur à un autre, tout simplement parce qu'il n'a pas de raison de se comparer à l'autre, de voir si l'herbe est plus verte ailleurs.

Par contre, le manque de confiance en soi amène le jugement. Les messes basses. Les insultes. Le harcèlement.
Souvent, une personne qui ne s'aime pas ressentira le besoin de faire du mal à autrui pour le rabaisser et se sentir meilleur.

Alors ? Quel est le plus toxique ?



Je n'ai plus envie de vivre dans un monde où tout le monde se déteste, où on rejette littéralement ceux qui osent s'apprécier à leur juste valeur, où on doit faire attention à ne pas trop se montrer, à ne pas trop se vanter, à ne pas trop s'aimer.
Merde, arrêtez ça !
Quand on vous fait un compliment, dites "merci". Ne dites pas "mais non" ou "moi je ne trouve pas" ou "ah bon ?"
Si vous avez du cul, dites carrément "merci, je sais, j'aime beaucoup ça chez moi". Ça vous met mal à l'aise ? Moi aussi, et ça montre bien à quel point nous sommes enfoncés dans une éducation masochiste : le fait de savoir qu'on est beau, de savoir qu'on est courageux, de savoir qu'on a de belles fesses, de savoir qu'on est drôle, ça ne devrait pas être mauvais, ni choquant.
Prenez des selfies. Des tas de selfies. Faites la nique à ceux qui n'aiment pas ça. Vous vous trouvez joli-e ce matin ? Vous avez réussi votre maquillage ? Vous aimez votre corps ? C'est génial ! Prenez-vous en photo et montrez à quel point vous vous aimez aujourd'hui !
Vous avez envie de parler de vous, de vos routines, des détails de votre journée ? Faites un article sur le sujet, parlez de vous.

On ne peut pas trop s'aimer. Ce n'est pas possible. Honnêtement, si quelqu'un trouve que vous avez trop confiance en vous, que vous êtes trop ambitieux, que vous vous portez trop d'attention, vous êtes sur la bonne voie.

Prenez soin de vous.


lundi 9 mars 2015

Pourquoi ai-je décidé de "modérer" mes commentaires ?

Je tiens à en faire un article pour que ce soit bien clair pour chacun afin d'éviter des surprises.
J'en avais déjà parlé lors d'un article, furtivement, mais il est possible que l'information soit passé à côté de beaucoup.

Comme vous pouvez le voir dans la colonne de droite du blog, sous la publicité (je me suis mise à Google Adsense, j'ai donné mon âme au diable), j'ai décidé de supprimer tout commentaire insultant ou irrespectueux.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que je suis un être humain qui mérite le respect.

Voilà, fin de l'article, à demain !



Plus sérieusement...en effet, je mérite le respect et j'aime me préserver. Ça veut dire qu'à partir de maintenant, je ne prends plus le temps de répondre aux commentaires que je trouve trop condescendants car cela me demande trop d'énergie et baisse trop ma vibration. De plus, tout commentaire susceptible de me blesser sera supprimé, parfois avant-même que je n'en atteigne la fin.

Après, vous me direz...et la liberté d'expression ? Charlie-Hebdo, tout ça...
Ce à quoi je répondrai que la liberté d'expression appelle des responsabilités. Être blessant, rabaissant, insultant, ce n'est pas seulement s'exprimer. C'est être incorrect.
Du coup, je rappelle que Vaste Blague est un blog personnel, et même si c'est un espace public, je garde encore la liberté de tout contrôler le concernant.
Ça aussi, c'est la liberté d'expression.

Autant, dans la vraie vie, quand une fille m'a dit "en fait t'es un peu une salope, non ?" (true story), je n'ai pas pu lui coller mon poing dans la figure.
Mais ici, il me suffit de cliquer sur un bouton pour empêcher les gens de me toucher.
Je trouve ça fantastique et je compte bien me servir de cette chance.

Je tenais à écrire ceci pour mettre les choses à plat, car je me demandais si mettre une note à droite des articles suffisait vraiment. Mais maintenant, on ne pourra pas dire que je n'aurai pas prévenu.

Voilà, c'était la parenthèse "Canalis pas contente" ! Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée !

dimanche 8 mars 2015

Je suis...

Je suis heureuse.
Je suis créative.
Je suis intelligente.
Je suis unique.
Je suis fantastique.
Je suis inventive.
Je suis amoureuse.
Je suis extraordinaire.
Je suis belle.
Je suis originale.
Je ne suis pas dépressive.
Je suis nécessaire.
Je suis maligne.
Je suis en bonne santé.
Je me sens bien.
J'ai une vie géniale.
Je suis ambitieuse.
Je suis aimée.
Je suis tranquille.
Je suis détendue.
Je suis courageuse.
Je suis sportive.
Je suis en progrès.
Je suis motivée.
Je suis de bonne humeur.
Je suis géniale.
Je suis cultivée. 
Je suis honnête.
Je suis belle.
Je suis éveillée.
J'ai confiance en moi.
Je suis infinie.
Je suis vraie.
Je suis fidèle à moi-même.


Ceci est ma liste d'affirmations. Que représente-t-elle ? A quoi sert-elle ?
Une affirmation positive sert à créer votre propre réalité. En vous persuadant de quelque chose, en y croyant très fort, vous êtes plus à même d'attirer cette chose vers vous.
Ce que vous allez noter n'est peut-être pas vrai -pour l'instant !- mais le dire au présent est essentiel, car c'est en vous persuadant que vous attirez déjà ce que vous voulez que vous l'obtiendrez.

Le principal obstacle que vous croiserez avec cet exercice de "je suis", c'est que vous aurez sans doute trop peur de dire trop de bien de vous-même. Vous aurez peur d'avoir le melon, d'être vantards, orgueilleux, narcissiques...
Mais je ne vous le dirai jamais assez : on ne peut pas trop s'aimer. C'est un mythe créé par un système qui s'enrichit avec nos insécurités et notre manque d'amour pour nous-même. C'est un mythe créé par la jalousie. C'est un mythe créé par le manque de confiance en soi qu'éprouve notre entourage.

Faites-moi confiance : vous ne pouvez pas dire trop de bien de vous-même. Alors allez-y, écrivez toutes les bonnes choses qui vous passent par la tête. Tracez un magnifique portrait de vous-même.
Gardez cette liste et lisez la le plus souvent possible, assimilez chacun de ses points, croyez-y, jour après jour.

Il est temps d'arrêter de se rabaisser soi-même, il est temps de faire taire cette méchante voix dans notre tête. Les gens seront déjà assez mauvais avec vous ; il est essentiel que votre propre personne soit votre refuge.
Aimez-vous.

samedi 7 mars 2015

Liebster Award

J'ai le plaisir de vous annoncer que le 21 février dernier, Bellone m'a taguée ! Joie bonheur ! Merci beaucoup !

Il s'agit donc du Liebster Award qui a bien tourné sur les blogs l'année passée et auquel j'ai pu répondre quelques fois.
Cela faisait un moment que je n'avais plus été taguée et je suis heureuse d'apprendre que Bellone a pensé à moi <3

Ici donc, les règles sont les suivantes :
- Je donne 11 faits sur moi.
- Je réponds aux 11 questions qui m'ont été posées.

Et normalement dois taguer 11 personnes et leur poser 11 questions mais ça fait un moment que je ne tague plus personne. Mais si vous avez envie de faire ce tag, dites le moi et je vous donnerai des questions !

Donc, je dois dire 11 choses sur moi. Mais je dis plein de choses sur moi ici, il faut de l'inédit, de l'incroyable ! Laissez-moi réfléchir...

1. Quand j'avais 15 ans, j'ai été amoureuse d'une fille rencontrée grâce à Internet (en fait, grâce au forum pour jeunes filles duquel je parle dans mon dernier article), je l'ai vue 2 fois en vrai, et en vrai je ne l'ai jamais vraiment complètement oubliée.

2. J'ai une peur panique de devoir aller à la toilette quand je suis dans les transports en commun. Pratique.

3. Mes orteils sont placés de façon à me faire de jolis pieds, mais ils sont tournés vers l'intérieur, du coup j'ai toujours l'ongle de l'un qui griffe l'autre et du coup, après une longue course ou du sport, je peux souvent retrouver mes chaussettes pleines de sang.

4. J'ai une maladie héréditaire qui s'appelle la maladie de Reynaud. J'ai toujours les extrémités froides, et lorsqu'il fait froid dehors, mes mains deviennent mauves avec des petites taches oranges.

5. Quand j'étais ado j'enviais les gens à qui le petit copain disait "je t'aime" dans sa langue maternelle (qui n'est pas la même que la première personne, du coup). Quand je suis sortie avec Mercutio qui était français, la question ne s'est pas vraiment posée, mais quand je suis sortie avec Thomas j'ai éprouvé la frustration d'apprendre...qu'il ne parle pas un mot de persan.
Tu m'as beaucoup déçue, Thomas. Beaucoup.

6. Je fais de la synesthésie : j'associe les mots à une couleur. Bleu marine pour "amour", rouge pour "Mozart", vert pour "Chopin", gris pour "araignée", rouille pour "Adriàn" (mais mauve pour "Mercutio"), etc

7. Jusqu'à tout récemment, je pensais que l'huile de coude était vraiment une huile trouvable dans le commerce.

8. Je n'aime le thé que préparé dans MA théière (enfin, celle de mon père, officiellement) (officieusement, ma théière). Je trouve tous les thés au restaurant, dans les cafés, servis pas quelqu'un d'autre, imbuvables. C'est sans doute dû au fait que la théière a 60 ans et n'a jamais été lavée avec autre chose que de l'eau. Il y a donc 60 ans d'arômes de thé à l'intérieur.

9. J'ai 19 ans, mais je ne suis pas étudiante.

10. Il y a des couleurs que j'appelle les "couleurs bâtardes". Ce sont des couleurs un peu entre deux couleurs, qui tirent sur le gris : le beige, le kaki, le bleu-gris, etc. Et il y a des couleurs que j'appelle les "non couleurs" : le brun, le blanc, le gris. Je déteste ces couleurs, je suis incapable de choisir quelque chose ayant cette couleur (des vêtement, par exemple), sauf grande exception. Genre tout à l'heure, j'étais face à des ballerines grises à paillettes. Les paillettes ont gagné.

11. Je m'épile le maillot en forme de coeur. Désolée, j'avais plus d'inédit en tête, ha ha ha !

Maintenant, je réponds aux 11 questions de Bellone :

Quel est ton blog préféré ?
Celui de Gala Darling. Trop de bonne humeur, de bienveillance et d'encouragements dans une seule personne.

Ton livre préféré ?
Il y en a plusieurs : Dracula de Bram Stocker, Teleny d'Oscar Wilde et La mécanique du coeur de Mathias Malzieu.

Ton vêtement fétiche ?
Cette robe. Elle est juste parfaite. Il y a des toucans et des perroquets qui volent dessus.



La maison dans laquelle tu rêverais de vivre ?
Une maison très éclairée, avec une salle de bain un peu design (les salles de bain design me rassurent), une douce à l'italienne, une baignoire blanche, et plein de décorations décalées (une méridienne rétro, des statuettes chihuahua, des coussins roses, des lustres, des sequins et des paillettes).

Quel est l'aspect de ta personnalité que tu préfères ?
Le fait que je me batte chaque jour pour être moi-même, unique. Parfois, c'est dur, mais souvent c'est ce qui me tire vers le haut. Je pense que j'ai quelque chose à apporter au monde et ça me pousse à continuer de vivre.
Et le fait que je m'aime, aussi. Sincèrement, les gars, c'est important, de s'aimer. Ça ne vous rendra pas orgueilleux, vantard ou arrogant. C'est des conneries, ça. Être modeste est accepté par la société mais ça ne vous mènera nulle part.

Et que tu détestes le plus ?
Je râle encore beaucoup trop.

Si tu pouvais exaucer un seul vœu, qu'est-ce que ce serait ?
J'aimerais que ma chatte soit encore vivante.

Ton parfum du moment ?
Je n'ai pas de parfum du moment, j'alterne entre tous les parfums de ma collection, selon ma tenue ou mon humeur... Mais je pense que je mets plus Alien de Thierry Mugler que les autres.

Quelque chose que tu ne voudrais pas reproduire pour tes enfants ?
Je ne comprends pas du tout cette question. 
Heu.
Heu.
Je les frapperai jamais. Voilà. Voilà voilà.

La personne que tu détestes le plus au monde ?
No puedo decir.

Quel aspect physique préfères-tu chez toi ?

Mon visage et mes fesses. 

Et voilààà, c'est tout pour aujourd'hui !
Encore une fois, si vous avez envie de faire ce tag, dites-le-moi, je vous donnerai des questions avec plaisir !

vendredi 6 mars 2015

Virez les personnes toxiques de votre vie : témoignage

Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé.
De vous sentir mal en permanence, de ne plus avoir confiance en vous, de vous sentir comme une merde, de vous accabler de tous les reproches.
Est-ce que ça vous arrive, d'avoir l'impression que vous n'arriverez à rien, que vous êtes un cas social, que personne ne vous appréciera jamais ?

J'ai une question.
Avez-vous regardé votre entourage ?

C'est la première question à se poser. On dit souvent qu'on est ce qu'on fréquente, et c'est sans doute vrai. ce sera votre entourage qui vous influencera le plus, qui vous construira.
Et vous ne vous êtes sans doute pas déprimé tout seul. Vous n'avez sans doute pas perdu votre confiance en vous tout seul.

J'ai une histoire à vous raconter.
Quand j'avais 13 ans, je me suis inscrite sur un forum pour jeunes filles. Tout se passait bien, mais quand j'ai eu 18 ans j'ai dû partir du forum (étant réservé aux mineures).
Entre-temps j'avais rejoint un groupe Facebook constitué des filles de ce même forum, et mes 18 ans passés, c'était une chance pour moi de pouvoir continuer de dialoguer avec elles.
Je suis restée tellement longtemps sur ce groupe, si vous saviez.

Lorsque j'ai commencé à sortir avec Thomas, et donc lorsque j'ai commencé à avoir deux copains, j'ai reçu tellement de remarques, tellement d'insultes, que je me suis détournée du monde. J'ai arrêté d'exister aux yeux du monde ; j'ai disparu de la circulation.
Donc ce groupe où j'étais acceptée (en tout cas, où ma relation était plus ou moins acceptée), c'était une chance pour moi d'exister encore. Je racontais ce que je faisais, je discutais, ça me faisait du bien.

Puis les reproches ont commencé, se sont multipliés.
J'étais trop immature (au fait, pour mettre les choses au clair : j'étais la plus âgée), j'étais trop bornée, intolérante, fermée d'esprit.
Je faisais exprès d'être différente (je vous jure, avoir deux copains, ouvrir un love shop, se faire mépriser à longueur de journée, c'est TROP DE FUN), je faisais exprès de ne pas être du même avis que les autres (je pense avoir déjà dit sur le blog que c'est une chose que je déteste entendre, ça me donne l'impression qu'on nie mon existence, comme on pense que je suis un personnage)...
On me disait aussi qu'en fait, ma vie était un peu vide. A part le sexe, mes cours et les pierres (wtf), je n'avais pas grand chose dans mon existence.
On m'a aussi dit une fois que je me posais trop en victime par rapport à Mercutio (pardon, il m'a juste violée, ou avais-je la tête).

Et vous savez quoi ?
J'y ai cru.
Je passais des soirées à pleurer, à me dire que j'étais une merde, que j'étais immature, que j'étais une inadaptée.
J'étais vraiment persuadée que je ne valais rien, que personne ne m'apprécierait jamais, etc.
Dès que quelqu'un en rajoutait une couche je faisais une crise de dépression, tous les 15 jours environ.
J'ai essayé de me suicider le 7 janvier.

Je ne faisais pas le lien. Je pensais que mes crises étaient une obligation bihebdomadaires, que si j'étais dépressive c'était le hasard. Je pensais que ces filles avaient raison, que tout le monde avait raison, et que j'étais une merde.

Quand j'ai commencé à me rendre compte que l'ambiance du groupe était toxique pour moi, Mercutio a essayé de leur laisser un message pour leur expliquer qu'il y avait de gros problèmes (il n'y est pas allé de main morte) mais il a été copieusement ignoré et les reproches se sont encore aggravés.
A bout, j'ai insulté tout le monde et je suis partie.

Ça ne s'est pas vraiment arrêté tout de suite. J'ai reçu des messages privés me disant que j'étais une "cassos qui ne sert à rien" (moyenne d'âge du groupe : 15 ans, d'où l'insulte un peu primitive), une pute, que je devais aller me faire foutre, que je n'irais nulle part dans la vie. Il y a également eu quelques messages postés dans le but de me faire clairement du mal et de me harceler, ce qui m'a convaincue dans mon choix. Il y a également eu une fille qui a essayé de persuader les autres qu'elle me connaissait bien (je lui ai adressé la parole 3 fois dans ma vie), que j'étais mauvaise, qu'elle s'attendait à ce que je réagisse comme ça. Ça m'a conforté dans l'idée qu'il y avait de la manipulation morbide sur ce groupe.

Donc, je n'ai plus parlé à ces personnes.
Et au fil des jours, des semaines, je me suis rendue compte d'un truc.
Je n'avais plus de crises. Plus jamais. Plus de soirées en pleurs, plus d'envies suicidaires, plus rien.
J'avais confiance en moi, confiance en ma vie.
Je me suis rendue compte que j'étais quelqu'un de génial, que je valais quelque chose, que j'étais mature. Je me suis rappelée que si deux hommes m'aimaient ce n'était pas pour rien.
Je me suis rendue compte que non, ma vie n'était pas vide. J'ai le blog, la course à pied, la salle de sport, mes cours, mes projets, mes créations, la lecture, mon univers est riche et sans limite et je n'aurais jamais dû me persuader du contraire.
Depuis quelques temps je me sens même heureuse. Heureuse ! Putain ! Qu'est-ce que c'est que ce mot que je refuse de prononcer depuis des mois, des années ?
Je le suis, il n'y a aucune ombre au tableau. Je progresse dans mes activités, tout va bien avec mes copains, j'ai confiance en mon avenir qui est, pour moi, tout tracé, c'est vraiment magique !
Et la seule chose qui a changé dans ma vie, c'est le fait que je sois partie de ce groupe.

Je suis ensuite retournée sur un forum avec de belles personnes avec qui j'ai des discussions épanouissantes, enrichissantes, valorisantes et je me sens beaucoup mieux dans ce nouvel entourage.

Alors je vous le dis :
Si vous êtes malheureux, regardez votre entourage.
Qui vous pousse vers le bas ? Qui vous rabaisse ? Qui vous enlève votre confiance en vous ?
Repérez les gens toxique dans votre entourage, ça peut changer votre vie entière et la façon avec laquelle vous vous percevez.
Virez les.
Franchement, n'ayez pas peur de vous retrouver seuls, virez les de votre vie en vitesse.
Vous trouverez de meilleures personnes par la suite, qui vous apporteront bien plus.
Et regardez leur réaction.
Si on vous crie dessus, vous insulte, vous rabaisse de plus belle, soyez conforté dans votre décision.
Personne n'a le droit de vous amener à vous sentir mal. Personne.
Ce n'est jamais pour votre bien. Ce n'est jamais pour vous aider à vous remettre en question et vous rendre plus humble.
Si ça vous rend déprimé, arrêtez la torture.


mercredi 4 mars 2015

Comment transformer la comparaison en inspiration ?

On dit toujours que la comparaison est une voleuse de joie, et c'est sans doute vrai.
Seulement, est-ce que nous rappeler de ce principe nous aide véritablement à ne plus nous comparer ?
Peut-être pas.

Personnellement j'ai compris depuis longtemps que se comparer était toxique pour nous-même et à éviter à tout prix.
Est-ce que je le fais ?
Non.
Je me compare toujours, je me rabaisse, je me trouve nulle, je développe un sentiment de jalousie (parfois très envahissant et rempli de haine. Oui. A ce point là.)...

Donc, la question est : concrètement, comment arrêter de se comparer ? Comment transformer cette énergie négative, cette envie, cette jalousie, ce manque de confiance en soi, en quelque chose de positif, qui nous tirerait vers l'avant ?

Il suffit de transformer la comparaison en inspiration.

Normalement, en lisant mon introduction, vous avez dû penser à plusieurs personnes. Des blogueurs et blogueuses, des collègues, des amis, etc.
Maintenant, concentrez-vous sur eux et dites-vous "qu'est-ce qui me plait dans leur façon de faire ? Qu'est-ce que je pourrais en tirer ?"

En effet, toute l'astuce est là : maintenant que vous avez ciblé ce que vous considérez comme meilleur que vous, il faut que vous puisiez tout ce que cette envie peut vous apporter.
Vous trouvez votre collègue très organisée, alors que vous peinez à gérer votre temps ? Demandez-lui comment elle fait.
Votre amie a trouvé un travail alors que vous galérez pour obtenir ne serait-ce qu'un entretien d'embauche ? Ne vous dites pas que vous n'arriverez jamais à rien, que vous êtes nul. Demandez lui quelques conseils, persévérez !
Vous êtes blogueuse et vous trouvez votre blog bien fade par rapport à celui de blogueurs plus influents ? Analysez ces blogs, regardez ce qui vous plait, ce que vous trouvez admirable, ce qui a l'air d'amener des visiteurs, et essayez d'incorporer cela sur votre propre travail. Essayez d'apporter votre touche personnelle afin d'obtenir quelque chose d'unique et vous verrez vite la qualité de votre blog s'agrandir.



La comparaison est vicieuse car elle nous pousse à baisser les bras, à nous rabaisser sans rien faire pour améliorer les choses. Mais si quelqu'un a réussi à faire quelque chose de bien ça veut dire que c'est faisable et que vous le pouvez aussi. Il suffit juste d'être patient, d'avoir un peu d'esprit d'analyse, de mettre au point une stratégie et de passer à l'action.

Par exemple, je peux me dire "Oh, Gala Darling a l'air de tout voir de façon très positive et colorée, et tout son visuel est ainsi. Elle est toujours bien habillée ! Je n'ai pas une garde-robe aussi enthousiasmante. Mmh, je pourrais peut-être acheter cette robe rose qu'elle porte dans cette vidéo, avec une coupe un peu différente ou dans un autre coloris.
Tiens, l'appartement d'Eleonore Bridge est tellement magnifique ! Ma chambre est très sombre et ennuyeuse à côté. Qu'est-ce que je peux faire pour améliorer cela ? A ce que je vois, la luminosité change beaucoup, il faudrait que je trouve un moyen de rendre ma chambre plus lumineuse.
Oh, l'agenda d'Untel est tellement bien foutu, ça doit être agréable de s'organiser avec ! Comment pourrais-je m'en inspirer pour rendre le mien plus attrayant et ainsi en être fière ?"

Essayez de vous calquer sur ce schéma dès que vous vous comparez :
- Qu'est-ce que vous enviez chez l'autre personne ?
- Comment cette personne a-t-elle pu faire pour en arriver là ? Faites une liste d'idées et de stratégies.
- Comment pouvez-vous projeter ces idées sur votre quotidien et dans votre vie ?
- Remaniez les idées en les rendant uniques, ajoutez votre patte.

Maintenant, dites-moi tout. A qui avez-vous tendance à comparer ? Comment pouvez-vous faire pour en tirer le meilleur ?

J'espère que cet article vous aura aidé !
Je vous embrasse,
Canalis

mardi 3 mars 2015

Pourquoi j'ai refusé l'anonymat

Je vois souvent sur la blogosphère énormément d'articles sur le choix ou non de l'anonymat. En effet, beaucoup de blogueurs et de blogueuses choisissent d'écrire sous un faux nom pour des raisons diverses (souvent par protection). Je trouve toujours ces raisons très bonnes ; on n'a pas nécessairement envie que notre famille nous reconnaisse (pour être honnête, je déteste quand ma famille me lit. On a beau dire "ben t'as fait un blog, c'est pour qu'il soit public de toute façon", j'ai tout de même envie de répondre "peut-être mais tu sais bien que tu vas découvrir des trucs qui ne te plairont pas, que tu vas pénétrer ma vie privée, donc mets ta curiosité malsaine de côté et laisse ce blog en paix"), notre patron pourrait tomber dessus et cela pourrait avoir des conséquences négatives au travail, on a peur des représailles, on est plus à l'aise, moins porté sur la censure, etc.

Pourtant, dès le début, j'ai choisi de dire tout de suite qui j'étais. Mon vrai nom a été dit plusieurs fois sur le blog, il y a des photos de moi partout, etc.
Je suis consciente que cette situation est risquée, et parfois elle me fait un peu peur. Je sais que n'importe quelle personne mettant son nez ici pourrait savoir qu'Anaïs a posé nue (pour rappel, les photos ne sont plus sur le blog ; j'ai appris qu'à 17 ans et 11 mois ça s'appelle de la pédopornographie. Oui, même si c'est toi qui décides de prendre des photos de toi-même et de mettre ces photos sur ton propre blog en plein consentement. Par contre fais-toi violer et personne n'ira jamais en prison. OUPS !), qu'elle a deux copains, qu'elle s'est fait violer, qu'elle fait du BDSM, etc.
Franchement, il arrive que ça me dépasse un peu et que je me dise "nom de dieu, qu'est-ce que j'ai fait ?", mais ça ne dure jamais très longtemps.

Pour moi, la transparence sur mon blog est un parti pris total. Je ne fais pas ça pour rien.
Sinon, je pourrais facilement garder les articles les plus importants, effacer ce blog et en créer un autre sous un pseudo et un avatar ne me représentant pas.
Je ne le fais pas.

La première raison est celle-ci : je suis contre la honte et la gêne.
Je voudrais que les gens se sentent libres d'être eux-mêmes, avec leurs activités, leur vécu, leurs goûts, leurs pensées. J'aimerais qu'on puisse s'exprimer pleinement, totalement, sans se sentir obligé de se cacher ensuite.
Pour moi, la notion de jardin secret a toujours été reliée à la honte. Quand ma mère me disait "tu devrais garder ton jardin secret", "c'est important d'avoir son petit jardin secret", moi, tout ce que je comprenais, c'était "en vrai c'est mal ce que tu fais et si un jour tu as des représailles, ce sera entièrement ta faute".
Je pense que je n'étais pas trop loin de la réalité, et encore aujourd'hui, l'expression "jardin secret" continue de me hérisser le poil.

Je n'aime pas trop cette idée selon laquelle on a un Nous montrable (je m'appelle Anaïs, j'aime courir, lire, faire de la musculation et je suis végétarienne) et un Nous secret (j'ai été violée par mon copain et ça m'angoisse tous les jours parce qu'à force que ce soit ignoré, j'arrive à me demander si je ne suis pas complètement folle et si c'est vraiment arrivé, j'aime le BDSM ; enfin, j'aimais le BDSM avant d'être violée, j'aime bien poser nue, j'aime bien me renseigner sur la sexualité au sens large, j'ai pas une hygiène irréprochable, j'ai essayé de me suicider deux fois).
Pour moi, nous ne devrions pas être nous à temps partiel, seulement avec les bonnes personnes.
On devrait pouvoir choisir pleinement ce que l'on dit ou non (il y a des choses que je ne dirai jamais), sans se sentir menacé par des représailles, par notre réputation, notre employeur, nos amis.

On ne devrait pas avoir honte de nous-même.

Personnellement, quand on me dit "il y a des choses que tu devrais garder pour toi", j'entends clairement "ça, ce n'est pas ok. Tu n'es pas ok. Je repousse ce que tu es".
C'est du passif agressif.



J'ai choisi de bloguer en mon nom parce qu'il y a des tonnes de choses qui ne me gênent pas, desquelles je n'ai pas honte, desquelles je peux parler. Parfois j'apprends que des gens qui me connaissent me lisent (j'ai appris récemment que toute mon école avait vu mes photos de nu. Je n'en ai eu aucun écho. Franchement, les gars, soyez pas timides, laissez un commentaire !), et c'est ok. Ils apprennent qui je suis, ma vision des choses, mon histoire.
Ils apprennent qui est Anaïs. Pas qui est Anaïs potable, mais qui est Anaïs pour de vrai.
En un sens c'est un peu un cadeau que je fais.

Une autre raison qui me pousse à bloguer en mon nom : lorsque je témoigne, lorsque je raconte ma vie, mes problèmes, j'aide d'autres personnes qui se reconnaissent, qui trouvent ainsi du soutien et du réconfort.
Et le message que je fais passer c'est : "Même pour les choses qui vous font peur, qui vous poussent à vous sentir anormal, moi je n'ai pas peur de l'assumer pleinement. Parce que vous savez, vous n'avez pas à avoir peur de vous-même et de ce que vous êtes".
Ce que je veux dire, c'est que si je donne ce vécu et me cache, vous risqueriez de vous dire "si elle vit la même chose que moi et en a honte, je devrais aussi me sentir mal". Et je ne veux surtout pas que ça arrive.

Et enfin, je le fais pour être prêts de vous, vous qui ne me connaissiez pas de base. Vous avez trouvé ce blog, vous avez aimé ces textes (ou non), et finalement j'aime être aussi transparente parce que ça me permet d'être prêt de vous. Je ne suis plus juste "une blogueuse", je deviens vraiment un interlocuteur, un être humain avec un visage.

Voilà, je n'avais pas encore vu d'articles sur les raisons de montrer son identité ; c'est maintenant chose faite.
Vous, que pensez-vous de la transparence de ce blog ? Vous ennuie-t-elle ? Vous plait-elle ?

lundi 2 mars 2015

Défi du lundi : Je refais mon monde

C'est drôle, ça faisait un moment que je n'avais pas participé aux défis du lundi de My Beauty Quebec. Avant j'aimais bien ça, mais lorsque j'ai changé la ligne éditoriale de mon blog, passant d'un blog beauté (oui, j'ai tenu un blog beauté, et ce n'était pas fameux) à un blog humeur, j'ai finalement arrêté de participer aux défis.

Seulement, celui de cette semaine me plaisait assez et j'ai vraiment eu envie d'y répondre.
Le thème : si j'avais une baguette magique.

Normalement, on répond au thème sous forme de texte fluide (en tout cas, je vois ça un peu partout à chaque fois) mais je me sens plus à l'aise avec le format "questions / réponses", donc ce sera celui-là que je vais utiliser.


Si vous pouviez changer un de vos traits physiques, lequel changeriez-vous ?

Mes seins. Je les trouve trop petits et insignifiants. Cependant, j'aime assez leur forme, comme leur taille ne leur permet pas de "s'allonger" quand je me penche, etc. Ils restent bien ronds et nets.
Mais je préférerais qu'ils soient un poil plus grand et il est possible que je fasse des implants plus tard.

Si vous pouviez changer un de vos traits de caractère, lequel changeriez-vous ?

Je crois que je suis trop chiante. Je suis un peu immature, trop sensible, je me mets vite en colère, je suis vite déprimée...Je crois qu'au quotidien je dois être un gros boulet et j'aimerais beaucoup changer ça, parce que j'ai l'impression d'être un petit enfant de 8 ans.

Si vous pouviez revivre un beau moment de votre vie, lequel choisiriez-vous ?

Le jour où j'étais en voyage scolaire à Cracovie et où Mercutio m'a avoué qu'il m'aimait par sms. Ce moment-là, le moment où j'ai fondu en larmes parce que ça me faisait trop paniquer (allez savoir pourquoi, je pensais que ma sœur allait être fâchée contre moi parce qu'elle ne l'aimait pas beaucoup), le repas avec mes amis qui a suivi, la soirée libre où on a été manger un dessert sur la grande place de Cracovie et où je n'arrivais pas à croire à ce qu'il m'arrivait, tout ça... Ça me manque beaucoup.

Si vous pouviez vivre dans n’importe quel endroit du monde, où vous installeriez-vous ?

A Londres, je pense. C'est une ville extraordinaire et les gens sont très gentils. Ou à Paris, à la rigueur. J'y vais de temps en temps, une fois par an environ, et chaque fois je suis émerveillée par l'esthétique générale. Je suis consciente que j'idéalise beaucoup cette ville car je ne vais que dans les quartiers touristiques mais justement, je trouve ses quartiers touristiques beaucoup plus jolis que ceux de Bruxelles.
Mais je pense que ça n'arrivera jamais ; pour ça je devrais convaincre mes copains (les deux, oui) et je ne pense pas que ça leur fasse envie. Et les relations à distance ne m'attirent pas du tout, donc je préfère rester ici.

Si vous pouviez devenir égérie pour une grande marque, laquelle choisiriez-vous ?

Oula, je ne sais pas du tout ! Je ne suis pas trop à la page concernant ce genre de choses, donc je sais très peu comment telle marque met en valeur telle égérie. Alors je vais dire Swarovsky, juste parce que je suis fan de leurs créations.

Si on vous donnait 500 € à dépenser, dans quelle boutique iriez-vous et qu’achèteriez-vous ?

J'irais dans un salon de tatouage me faire mes bois de cerf au-dessus de la poitrine (avec des fleurs et des perles). Je demanderais certainement à San qui travaille au Deuil Merveilleux (si ça lui plait). J'aurais été tentée de dire Jean-Philippe Burton mais pas pour cette pièce, j'aimerais quelque chose de plus réaliste que mon loup (que j'aime d'amour).

Si vous gagnez au loto demain, que faites-vous ?

J'achète un château que je sépare en deux. Une partie pour Mercutio et une partie pour Thomas, comme ça je n'aurai plus à travailler et je pourrai aller de pièce en pièce comme un oiseau en m'habillant comme je veux, sans jamais voir personne (comme ça, pas de problème). Et j'aurais un jardin d'hiver.


Si vous pouviez passer 24 h avec une personne, vivante ou morte, fictive ou réelle, qui serait l’heureux(se) élu(e) ?

Violette. J'ai eu envie de dire Anaïs Nin, et j'ai également pensé à plein de personnages de fiction intéressants, mais honnêtement j'aimerais beaucoup pouvoir revoir mon chat pendant 24 heures. La revoir trottiner vers moi en miaulant, lui caresser le ventre quand elle se retourne d'un coup et la laisser me lécher la main et le visage . Pour moi c'étaient des moments privilégiés car elle était comme ça uniquement avec moi, et c'était également le seul animal que j'aie eu qui me témoignait de l'affection. Donc finalement au diable les personnalités connues, j'aimerais revoir mon chat.

Si vous pouviez vivre dans l’époque de votre choix (passée ou future), quelle serait-elle ?

J'aimerais vivre dans un futur proche, quand les droits humains se seront améliorés. Le passé ne m'attire pas, je pense qu'il est fantasmé et idéalisé. Et ici, dans le présent, il y a encore trop de problèmes d'inégalités pour les femmes, les non blancs, les trans, les homosexuels, etc. Et je pense que d'ici quelques années la majorité de ces problèmes seront réglés, donc ce sera une bonne époque pour vivre.

dimanche 1 mars 2015

Mes coups de coeur sur la blogosphère ~1

Et voilà, nous y sommes ! Premier article pour vous montrer ce qui m'a plu ces deux dernières semaines sur les différents blogs desquels je suis abonnée (ou non). Comme promis, il y aura du français et de l'anglais, répartis en deux catégories bien distinctes pour vous faciliter la lecture.

J'espère que ces articles vous plairont autant qu'ils m'ont plu !

Catégorie français (cocorico !)

No Tuxedo nous parle des différentes erreurs qui menacent chaque blogueur au cours de sa carrière : parler trop de soi (oups), poster de façon irrégulière (re-oups), être trop perfectionniste, et bien d'autres menaces...
J'ai trouvé son article vraiment bien construit, distrayant, facile à lire et, bien sûr, très instructif.




Clemence Bodoc, rédactrice sur Madmoizelle.com, nous écrit un bon dossier sur le harcèlement de rue : qu'est-ce qui différencie le harcèlement de rue de la drague ? En quoi le harcèlement de rue représente-t-il un problème ? Comment faire si une personne dans la rue nous intéresse trop pour nous contenter de passer notre chemin ?
L'article est présenté comme une réponse à un homme s'interrogeant sur le harcèlement de rue (et ayant accepté que son message soit cité dans l'article), et le tout forme un ensemble très complet et instructif (encore) (j'aime l'instruction).



Sarah, du blog Renne.Beau, nous montre la décoration de sa chambre d'étudiante. C'est beau, c'est frais, c'est mignon, et ça donne plein d'inspiration pour son propre chez-soi, le tout entrecoupé de petites astuces disséminées ça et là.




Timtisia s'exprime sur son ressenti lorsque l'attentat dans les locaux de Charlie Hebdo a été annoncé à la radio, sur ses souvenirs lors de son excursion au Maroc et de sa rencontre avec Mohammed. L'article est unique, l'histoire est touchante et j'ai adoré lire et regarder ce fragment de vie poétique et pourtant si réel.


Fasobanana écrit un article complémentaire, une réponse à mon article sur le système éducatif, et j'en suis ravie. J'ai trouvé là un écrit intéressant, merveilleusement bien construit, et je ne pouvais que l'ajouter à cette liste de coups de coeur.


ALERTE POST EMOUVANT ET BEAUCOUP TROP COOL ! Samedi passé, Mr Q. s'exprimait en dessin (heu, oui, narmol, c'est un illustrateur) au sujet de l'homophobie et du harcèlement scolaire duquel il a été victime durant sa scolarité. C'est magnifique à regarder, très touchant, et ça ne laisse personne insensible.



De toutes beautés aborde le sujet du fait d'être une femme noire en France et des inégalités que cela apporte. En effet, lorsque nous appartenons à deux, voire trois groupes opprimés (ici, le fait d'être à la fois une femme, mais aussi d'être noire), la pression est souvent très forte, nous faisons fasse aux clichés, au manque de représentation, parfois à l'indifférence générale.


(Et je n'arrive pas à mettre une photo de l'article ici. Notez l'ironie de la chose.)

Mademoiselle Coquelicot nous parle de ses rituels, ses petites habitudes qui la confortent, qui ponctuent ses journées et qui la rendent si sereine. J'ai aimé lire cet article car en lui-même je l'ai trouvé apaisant, il m'a mise de très bonne humeur et je voulais vous le partager.



En plus de son chouette article sur les erreurs de blogging à éviter, No Tuxedo nous parle des sujets populaires, souvent abordés. Je pense que cet article va plaire à plus d'un, nous sommes nombreux à nous demander avant d'écrire "mais qu'est-ce que je vais apporter de plus ? Ça ne sert pas un peu à rien, ce que je fais ?". Personnellement je l'ai trouvé vraiment rassurant et réconfortant ; j'espère qu'il le sera aussi pour vous.



Et pour clore cette catégorie de françois, je laisse la parole au blog Esoteria, qui nous parle de l'union de la science et de l'occulte / du spirituel / de la religion pour connaître une vérité plus globale du monde (et non de dieu il n'y a pas assez d'articles comme ça dans l'univers).


Catégorie anglais

Je n'ai que deux articles pour cette catégorie, tous deux du blog de Veronica Varlow.

Le premier donne quatre astuces sympa pour rendre notre espace de travail (que ce soit au bureau ou à la maison) plus reposant, inspirant et créatif. 



Le second est encore plus sympa : après un petit incident de voisinage, Varonica a eu l'idée d'un hashtag fort intéressant et précieux.
Et vous ? Vous êtes de la #CuteAsFuck revolution ?