vendredi 27 février 2015

Nouvelles

Je m'étais fixée d'écrire un article par jour, et finalement je pense que la vie m'a rattrapée.
Je suis incapable de planifier des articles. J'ai trop de choses à gérer, je pense, pour écrire plusieurs articles en une journée et pouvoir ainsi en prévoir à l'avance.
Ou peut-être suis-je juste une quiche pour gérer mon temps.

Parfois j'ai un peu l'impression d'être emportée. Par les événements, par mes humeurs, par ce qu'il se passe autour de moi...
Je fais des plans, des listes, des résolutions, puis des choses arrivent et je me retrouve emportée de force.
Et j'oublie de faire les choses, je les mets de côté.

Tout ça pour dire que je n'ai plus posté ici depuis plus d'une semaine, oui.

Du coup je me suis dit que j'allais vous donner des nouvelles, parler de moi, tout ça...
Par exemple je n'ai pas dit clairement que j'étais de nouveau avec Mercutio. Je l'ai sous-entendu par ci, par là, mais je ne l'ai pas dit clairement.
Ça doit faire un peu plus d'un mois maintenant.
Anaïs la méchante égoïste est en couple avec Mercutio la pauvre victime.
Mais ça va, hein, on s'entend bien.
(Laisse tomber, plus je parle de mes couples plus je suis amère. On verra dans 5 ans si de l'acide ne jailli pas de ma bouche.)
J'ai fêté la Saint-Valentin deux fois, je me suis sentie consumériste à souhait mais j'ai bien aimé. J'ai été gâtée comme une dent. Du coup je m'en veux parce que j'ai l'impression d'être une fille vénale qui sort avec des mecs pour avoir des cadeaux.
Jaloux, va.

Je ne vais pas très bien tout le temps, par contre. Tout d'un coup les retombées de mon viol me sont atterris sur la gueule avec quelques mois de retard. Lorsque je me suis rendue compte que les gens ignoraient royalement ce qu'il s'était passé, se concentrant uniquement sur ce que j'avais fait.
Sérieusement, sur mon bilan de 2014 où je disais avoir quitté Mercutio, j'ai reçu un commentaire me disant que j'avais été égoïste et immature, que j'avais ruiné ma relation toute seule.
Inutile de vous dire que je mentionnais mon viol dans le même article, ça, les gens adorent l'éclipser.
Et cette fois où une autre fille me disait que je me plaçais en victime face à ma relation parce que je disais que je souffrais également et que mon copain n'était pas toujours tendre avec moi.
Oh, pardon, j'ai juste été violée. Mais je dois exagérer.
Le fait que ce jour-là ait été balayé de mon histoire d'un revers de main à chaque reprise a provoqué un changement en moi. Tout d'un coup, je me suis sentie mal dans mon corps, comme s'il ne m'appartenait plus.
A mes yeux j'avais été violée mais aux yeux des autres rien ne s'était passé.
C'est à peine si on ne me disait pas que c'était dans l'ordre des choses : à actions égoïstes, réponse égoïste.
J'ai l'impression que mon corps ne m'appartient plus vraiment, qu'il est normal qu'on en dispose comme on le souhaite.
Il m'arrive fréquemment d'avoir des disputes avec mes copains, comme ça, qui partent de rien, juste parce que j'ai l'impression d'être là pour le cul.
Si on m'avait dit que je ressentirais ça il y a un an je n'y aurais pas cru. Mes copains sont adorables.
Mais les merdes arrivent, même si j'ai l'impression d'être la seule à le voir.
C'est pour ça que je me mets vite en colère sur le sujet. J'en ai un peu marre d'entendre les médiocres vomir sur ma relation en omettant ce qui les arrange et en soulignant ce qu'ils ont envie de montrer, tout ça pour dire "tu vois bien que ça ne peut pas marcher". En fait, si, tant pis pour toi.


Ma recherche de travail avance. J'ai envoyé une trentaine de mails, donné une vingtaine de CV, et j'ai fait deux jours d'essai, dont un qui aurait pu aboutir sur un job, si seulement il n'avait pas été sous-payé et dépourvu de contrat.
Je ne joue pas avec le feu, j'ai refusé.
Du coup, je me sens moins stressée de ce côté-là. Je sais que mes projets avanceront quoi qu'il arrive. Si je ne trouve pas de travail, mais si je fais des efforts, je pourrai toucher le chômage. De là je mettrai de l'argent de côté. Et à partir de là peu importe mon expérience, la couleur de mes cheveux où les diplômes que je ne possède pas : une fois que j'aurai ma boutique je n'aurai plus besoin d'employeur.
Donc de ce côté-là, je me sens relax.

J'ai repris le sport à fond, j'en fais énormément, maintenant. J'ai changé de salle de sport (je ferai un article là-dessus) et j'adore l'actuelle. Je cours 10 km chaque semaine, parfois même deux fois, je fais de la musculation souvent...aujourd'hui j'ai fait 2h10 de sports divers.
J'aimerais voir à quoi ressemblera mon corps dans quelques temps.

Voilà, pour me reprendre en main j'avais envie de tout vous dire, pour mettre les choses à plat.
Je risque d'écrire plusieurs articles comme ça.
J'espère que je ne vous dérangerai pas.

jeudi 19 février 2015

[Vidéo] 100 ans de beauté

Il y a quelques mois, j'étais tombée sur une vidéo mettant en scène une femme maquillée et coiffée de façon à représenter la beauté standard de chaque décennie, de 1910 à 2010.
J'avais trouvé cette vidéo vraiment intéressante et très esthétique, même si j'imagine que pour chaque décennie, il doit y avoir plusieurs looks représentatifs. Mais j'imagine que ça aurait cassé la dynamique de la vidéo.

Cette vidéo, c'est celle-ci :


Ensuite, il y a quelques semaines, je suis tombée sur la même vidéo, mais...pour les afro-américaines.
Joie, bonheur, et représentations.


Du coup, je pensais que la série allait s'arrêter là (le comparatif des deux vidéos était sorti, ce qui sous-entendait que la série était finie), mais que nenni.
Je vous présente la beauté des femmes en Iran.


Je ne sais pas pourquoi je suis autant fascinée par ces vidéos. J'aime tellement voir l'évolution des choses, c'est pour ça que j'adore les vidéos comme "100 ans de danse" et consorts.

Vous, quelles sont vos préférences ?
Personnellement, pour la vidéo de Nina je préfère 1950 et 1970 ; pour celle de Marshay je préfère 1930 et 1990 et pour Sabrina, j'aime beaucoup 1970 et 2010.

Comment encourager le développement de chacun à l'école ?

Récemment, j'ai pu discuter du système scolaire actuel avec des amies et encore une fois, j'ai eu l'occasion de souligner les points négatifs de notre système actuel.
Puis, petit à petit, j'ai imaginé des solutions envisageables (et sans doute utopiques), l'idée a continué de trotter dans ma tête, et au fur et à mesure, j'ai pu me dire "non, non, décidément non, ce système d'éducation n'est vraiment pas le bon."

Pourquoi ?

Il suffit de regarder.
De la primaire à la secondaire, on passe tous par le même chemin, les mêmes cours, la même matière. Même les options n'y changent pas grand chose : français, histoire, géo, math, chimie, physique, bio,...on y passe tous.
On a droit à la même méthode d'enseignement : on doit tous développer la même sorte de mémoire (auditive, plus particulièrement : écoutez le prof, ça fera 50% de matière apprise quand vous serez chez vous !) (Scoop : pas pour tout le monde), écrire de la même façon (encre noire ou bleue, feuilles A4 blanches), en Belgique on a le même agenda, avec interdiction de le décorer, et si par exemple, en math, vous trouvez une autre méthode de calcul qui vous donne la même réponse que le prof, vous avez tout faux : il faut SA méthode.
Bref, de la primaire à la secondaire, nous sommes considérés comme un ensemble homogène d'individus uniformes.


Mais le problème est là : nous ne sommes pas les mêmes personnes. Nous sommes uniques.
Nous sommes tous un être humain avec sa vie, ses sentiments, sa façon de fonctionner, et surtout : son plan de vie.
Le système scolaire a tendance à oublier cela.

De plus, à l'école, nous apprenons énormément de matières culturelles et théoriques. Nous apprenons les asymptotes, les probabilités, les hyperboles, la guerre froide, la production du pétrole, Voltaire, Rousseau.
Mais nous n'apprenons aucune chose pratique. Je sais que mon discours va sembler bateau et très "adolescent en crise" (et c'est justement ce qui me rassure : si un discours fait "adolescent en crise", c'est qu'il dérange et bouscule le quotidien), mais...quid de la cuisine, du ménage, du bricolage ? Quid des feuilles d'impôts, des démarches administratives ? Quid de l'amour de soi, de la confiance en soi, du respect des autres, de la culture du viol, de l'éducation sexuelle ?
Rien.

Personnellement, j'ai 19 ans et j'ai eu mon diplôme de secondaire (l'équivalent du Bac) en septembre dernier. Je connais les probabilités, le triangle de Pascal, la génétique, les alcools, la réfraction et la réflexion, etc.
Mais j'ai 19 ans et je ne sais pas cuisiner végétalien (je ne peux donc pas me nourrir correctement), je ne sais pas nettoyer une douche, faire le ménage à l'eau, nettoyer ces putain de taches de sperme sur le matelas, j'ai des soucis pour avoir confiance en moi, etc.
J'ai 19 ans, et finalement je suis un bébé. Je ne sais rien.
J'ai le cerveau plein de savoir, mais un savoir qui ne me servira jamais et qu'il ne me plait pas de connaître, que je n'ai pas pris plaisir à apprendre.
Et pour ce qui me servira pour sûr dans la vie, je ne sais rien.


Du point de vue de l'éducation, du rapport à l'autre, là aussi, c'est médiocre.
Quand j'étais gothique, on m'a déjà dit que je ne pourrais pas amener mon enfant à l'école car il se ferait pourrir par les autres.
Pareil quand on a parlé d'un enfant avec une maman et deux papa. Il va se faire pourrir !
Pareil quand on parle des enfants transgenres. Tu ne peux pas habiller ta fille en garçon même s'il se sent mieux ainsi, les autres seront méchants !
Quand on se fait harceler en secondaire (au collège ou au lycée), on dit que ce n'est pas grave, que c'est de leur âge.
Le règlement vestimentaire interdit les tenues courtes, les cheveux colorés, certains interdisent les tatouages et les piercings ainsi que le look gothique, d'autres interdisent le port du voile, etc.
Tout est fait pour que la différence et l'originalité soient rejetés à la fois par le système scolaire même, mais aussi par les autres élèves.


Nous avons donc quatre problèmes :

1. Le manque de spécificité des cours, voir leur côté superflu suivant le plan de vie des élèves.
2. Le manque de cours pratiques (vie autonome, cuisine, ménage, administration)
3. Le manque de cours sur la vie en société et sur la relation avec soi-même (discriminations, éducation sexuelle, culture du viol, confiance en soi, body positive).
4. Le rejet des différences (code vestimentaire souvent justifié de façon subjective : "on n'est pas à la plage" et "ça distrait les garçons" ne sont pas de vrais arguments, tout comme "il y a une tenue pour tout" ; uniformité dans la façon d'enseigner et dans le travail des étudiants, etc.


Du coup, j'ai réfléchi à des solutions envisageables.
La primaire se déroulerait normalement. Ecriture, lecture, calcul, full utilité, tout ça.

Puis, on supprimerait l'école secondaire en tant que telle, donc comme elle existe maintenant. On gomme.
Et on propose des formations. Plein de formation.
Tu pourrais prendre des formations pour ce que tu aimes (les langues, le français, les sciences si t'as envie), mais aussi celles qui te semblent utiles (cuisine, ménage...).
Quand tu es sûr des études que tu veux faire plus tard, tu peux faire une formation préparatoire et plus poussée.

On peut également rendre certaines formations obligatoires, comme l'éducation sexuelle (et je parle pas de "comment mettre une capote sur la banane" et de "le cycle menstruel dure 28 jours", mais d'un vrai cours d'éducation sexuelle, avec la notion de consentement, les différentes orientations comme l'asexualité, la pansexualité, le transgenrisme, etc), le rapport aux autres (discriminations, culture du viol, etc).


Du coup, voici ce qu'on obtiendrait à long terme :
1. Une éducation personnalisée qui correspondrait au plan de vie de chacun, suivant ce qui nous semble utile, ce qu'on veut faire plus tard, ce qui nous intéresse et nous enrichit (par exemple, j'aurais pris français et latin car je suis littéraire, anglais et espagnol parce que je trouve ça utile, mais aussi Histoire parce que je trouve ça intéressant).
2. Des encouragements pour développer notre créativité et notre être véritable. On serait davantage considérés comme des êtres à part entière, uniques, chacun divin à notre manière, plutôt que comme une masse à dresser.
3. Un meilleur apprentissage de la vie autonome. On éviterait ainsi les coquillettes au jambon à chaque repas et les nouilles Aïki dès qu'on commence à vivre seul. On arriverait à mieux faire le ménage sans paniquer, même les trucs plus techniques, on pourrait recoudre un bouton ou une dentelle qui se détache.
4. Des élèves plus ouverts aux différences, car baignant dedans (étant donné que les différences ne seront plus supprimés avec des règlements et le respect de chacun sera enseigné en profondeur), éduqueront leurs propres enfants à respecter les choses, ce qui diminuerait, voire supprimerait les moqueries vers l'enfance.



Je crois que j'arrive au bout de ma petite démonstration. C'est un sujet qui me tient à cœur, étant donné que j'ai été rebutée par l'école jusqu'au bout. j'ai eu le temps de réfléchir à ses failles et à voir à quel point ce milieu annihilait le côté unique de chacun.

Je sais que ma solution semble bien utopique et difficile à mettre en place (en plus, qui suis-je pour changer les choses de ce côté-là), mais je trouvais ça intéressant et je voulais vous en parler.
Je pense que le premier pas, c'est surtout de se rendre compte que le système actuel a quelque chose d'anormal. Après, ça ne peut que s'améliorer.

J'espère que mon article vous aura plus ! N'hésitez pas à partager vos idées en commentaire. Plus on trouve de solutions, plus on crée d'énergie positive !

Je vous embrasse,
Canalis

mardi 17 février 2015

Vaste Blague : Bilan du sondage

Je tenais à vous remercier pour vos participations au sondage que j'ai lancé sur mon blog il y a quelques semaines. Maintenant que les résultats sont gelés (cela fait plusieurs jours que je n'ai pas eu de participations supplémentaires), je pense qu'il est temps de faire un bilan.

Lorsque je vous ai proposé un article chaque semaine qui regrouperait des articles d'autres blogs qui m'auraient beaucoup plu, 27% ont demandé des articles uniquement en français, 59% des articles en français et en anglais, et 14% ont rejeté l'idée.
Dans le premier article de cette série publié le 21 février, vous pourrez donc trouver des articles en français et en anglais. J'espère que ça vous plaira, je suis vraiment heureuse de commencer cette catégorie !

Lorsque je vous ai proposé des articles où je parlerais de choses positives du quotidien, de petits bonheurs que je croise chaque jour, 94% d'entre vous ont été favorables à cette idée, et 6% ont voté négatif.
Vous pourrez donc également trouver cette catégorie sur le blog, d'ici peu de temps.

Lorsque je vous ai parlé de mes horoscopes mensuels faits à l'aide de mes cartes de tarot, 53% d'entre vous ont été emballés par l'idée, contre 47% d'avis négatifs. Malheureusement, ce n'est pas assez pour que je continue ces articles ; ça n'en vaudrait pas la peine.

Vous avez été 66% à demander d'autres articles "Plein la vue" regroupant de jolies photos trouvées sur le net. Cette catégorie fera donc son come back d'ici peu.

Par contre, pour le best of des articles de Vaste Blague, vous n'avez été que 55% de favorables, ce qui n'est pas assez pour que cet article voie le jour. Mais je garde cette idée en tête pour plus tard, on ne sait jamais.

Vous avez été plutôt intéressés par l'idée d'articles invités (ou échange d'articles), je suis vraiment contente parce que c'est un système qui m'a toujours beaucoup intriguée et que j'aimerais essayer depuis longtemps ! Vous êtes 70% à accepter l'idée de lire ces articles sans en écrire pour autant, 15% à vouloir faire un échange d'articles (who are youuuu ?) et 15% à ne pas être intéressés.


Vous avez connus mon blog grâce à des chemins variés, mais 37% ont eu le lien sur un autre blog. Du coup, je voulais vous demander de quel blog il s'agissait, je suis trop curieuse et j'aimerais les remercier <3
Et 19% ont reçu le lien par quelqu'un. Là encore, ma curiosité frétille.

On va parler contenu : Le genre d'article le plus réclamé (je parle comme si j'étais une star tavu) est la catégorie Futile bataille avec 29% des votes. Promis, j'essaierai d'être plus attentive à l'actualité au niveau des discriminations pour vous offrir davantage de contenu.
Ensuite, recevoir davantage de conseils vous intéresserait (21%) et c'est ok pour moi : j'adore écrire ce genre d'articles, surtout si cela peut vous aider !
En troisième lieu, 19% d'entre vous réclamez des articles sur le bien-être, le sport et la nutrition. J'essaierai de trouver des façons d'en parler sans plonger chaque fois dans le ton moralisateur. Parfois oui (je resterai fidèle à moi-même, vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine) (pardon), mais surtout pas à chaque fois.
L'idée des vidéos inspirantes, motivantes, etc, vous plait également avec 14% du sondage. J'essaierai également de trouver du contenu de ce côté-là.
12% d'entre vous désirez plus de chroniques (j'ai été, genre, super surprise. Je croyais que ce genre d'articles ne vous plaisait pas du tout ! :D).
A part ça, vous m'avez également demandé des articles sur ma petite personne, ma vie, mes projets, etc (vous êtes beaucoup trop gentils) et des articles sur la spiritualité. Concernant ce dernier thème, j'hésite énormément, car j'a l'impression de ne pas en connaître assez sur le sujet et de ne pas être légitime. Mais j'essaierai de passer outre cette peur !

Pour le nouveau nom de Futile Bataille, vous m'avez donné quelques pistes plutôt cool (genre, "Anaïs against the machine" qui m'a beaucoup fait rire) et finalement, j'ai opté pour "Eveil des consciences" qui englobe assez bien la catégorie et qui reste un nom très positif. Il me plait beaucoup !


Voilà, c'est la fin de ce bilan.
Je voulais encore vous remercier. Je ne m'attendais pas à avoir autant de participations, et j'ai reçu énormément de gentils messages à la fin du sondage. Ça m'a fait vraiment chaud au coeur, c'est adorable !
Encore merci, mille fois !




lundi 16 février 2015

Bons plan à Bruxelles : Ninja House, ou le japonais à volonté

Samedi dernier, pour la Saint-Valentin, Thomas (que dieu le bénisse) m'a emmenée dans un restaurant que je ne connaissais pas du tout.
Honnêtement, j'avais manqué quelque chose.

Le Ninja House se trouve à proximité de la station de métro De Brouckère, à trois petites minutes à pied. Ce restaurant bruxellois si facile à trouver ressemble, de l'extérieur, à un restaurant japonais ordinaire : vous entrez, vous commandez, vous mangez, vous repartez.
Il n'en est rien.
(Je me sens drama, aujourd'hui.)

Si vous aimez manger, et surtout manger beaucoup, et si vous passez par Bruxelles (où y habitez), vous aimerez certainement ce restaurant car il est...à volonté.

Je vous explique le principe :
Lorsque vous arrivez, on vous donne une fiche sur laquelle figure tous les plats disponibles, ainsi que 5 colonnes. Ces colonnes représentent 5 services. Au premier service, vous décidez de ce que vous allez manger en notant tout ce que vous voulez, puis vous rendez la fiche. On vous sert, vous mangez, et après cela vous pouvez compléter la deuxième colonne avec ce que vous voulez manger d'autre, et ainsi de suite (vous n'êtes bien sûr pas obligé de faire les 5 services).

On pourrait d'abord être effrayé par le principe de la nourriture à volonté. Est-ce que ce restaurant ne fait-il pas un max de gaspillage ?
En fait, non.
Car si vous laissez quelque chose dans votre assiette, vous payez un supplément (1€ par sushi et 2€ par petit plat chaud.)
Il faut donc se montrer intelligent et bien calculer son coup, mais finalement ce système permet de se montrer humble et de commander juste ce qu'il faut.



Point végétarien et végétalien !
Sur la carte, les plats végétariens sont indiqués par un petit symbole vert (27 choix en tout) et il faudra juste chercher un peu pour trouver du végétalien.
Et c'est ce qui est intéressant : vous pourrez trouver une bonne douzaine de choix cruelty free.
Et honnêtement ça fait du bien de se dire qu'on a le choix entre plus de deux plats.

Au niveau du prix, par contre, ça peut vite monter :
- Le lunch (de 12 à 16) coûte 17, 90€
- Le dîner (12 à 23) du lundi au mercredi est à 24,90€
- Et le dîner du jeudi au dimanche est à 26,90€
(Le dîner offre un choix de plats un peu plus large.)
Après, je pense que dans tous les cas, ce n'est jamais "cher pour ce que c'est" : il y a moyen de manger beaucoup, la nourriture est de qualité, tout est vraiment bon...


Voilà pour le pedigree des lieux.

Personnellement j'ai passé une super soirée (et Thomas aussi), on a fait trois services et on a mangé plein plein plein (au point où j'ai galéré pour ma salade d'algue à la fin, mais Thomas m'a aidée).
J'étais vraiment toute excitée à l'idée d'essayer cet endroit, comme Thomas m'avait déjà expliqué comment ça se passait. J'ai goûté un peu tout ce que je pouvais de végétarien (et j'ai failli m'étouffer avec un sushi tempura. On a tous déjà eu le coup du bout de riz qui reste accroché à l'algue qui, elle, est accrochée au reste du riz qui est toujours dans ta bouche) (NE MENS PAS).
Le service était plutôt rapide en général, mais il y avait énormément de monde, donc les serveurs avaient l'air de galérer. Parfois un plat arrivait avec beaucoup de retard, et Thomas a dû demander une simple bouteille d'eau pétillante 4 fois.
Même si ce genre d'incidents ne me dérange pas plus que ça, je préfère le préciser car je sais que la qualité du service peut être très importante pour certains. Moi je pense à manger. Beaucoup.

La nourriture en elle-même était excellente, vraiment très bonne, j'étais, genre, trop contente.
Le dessert (une boule de glace) est compris dans le prix (pas les boissons, d'ailleurs) et si vous y allez, prenez celle aux haricots rouges. Elle est...voilà. Elle me manque.

Je sais que mon enthousiaste est un peu...étonnant, et j'imagine que vous serez tentés de penser que cet article n'est que l'odieux fruit d'un partenariat mais...même pas, j'ai juste trouvé ce restaurant génial et j'ai eu envie de vous en parler, autant pour le principe "BEAUCOUP MANGER" que le côté "vegan friendly".


Toutes les photos viennent du site ninjahouse.be

dimanche 15 février 2015

Comment apprendre à sortir de sa zone de confort en 5 étapes ?

Ce n'est un secret pour personne, j'ai un mal fou à sortir de ma zone de confort. Je me sens très mal lorsque je voyage seule, je panique vite, j'ai déjà annulé des voyages pour cette raison...bref, ça m'handicape de plus en plus, au fur et à mesure que les mois passent.
Je rate des occasions, des opportunités, de bons moments, juste parce que la routine me plait davantage.
Bon, bien sûr, la zone de confort peu englober beaucoup de choses. Je pense que pour sortir avec deux mecs en même temps et le dire ouvertement il faut être bien sorti de son petit confort. Tu lui dis adieu, sur ce coup-là.
Pour poser nue, pareil. Pour avoir les cheveux roses, aussi.
Pas de problème de ce côté-là.

Mais quand il s'agit d'aller voir ailleurs, mazette...Ne comptez plus sur moi.
Seulement, j'ai décidé que ça allait changer. Je ne veux plus être victime de mes peurs, je veux vivre de nouvelles choses et avoir des trucs à raconter à ma mort. Je veux pouvoir me sentir mâture, et pas terrifiée dès que je pars seule quelque part (pour rentrer chez moi en urgence 5 jours plus tard) (true story).

Du coup, j'ai longuement réfléchi : comment faire pour apprendre petit à petit à sortir de sa zone de confort ? J'ai réussi à mettre un programme sur pieds qui pourrait, en 5 grandes étapes, m'aider et vous aider à vaincre vos peurs et à aller davantage vers l'inconnu.

Etape 1 : Changer ses habitudes

La première étape pour sortir de sa foutue zone de confort, c'est d'apprendre à briser la routine. C'est super simple : vous aviez l'habitude d'aller au resto italien du centre-ville ? Allez voir à quoi ça ressemble dans le japonais d'à côté. Vous prenez toujours le même cocktail ? Essayez-en un autre, de préférence celui qui vous faisait de l’œil jusqu'à ce que vous voyiez "ananas" dans la composition et ayez peur que cela gâche le merveilleux goût du kiwi et de la mangue (la réponse est : sans doute que non).
Vous courrez toujours en faisant le même parcours ? Changez complètement d'itinéraire.
Bref : empêchez votre cerveau de s'endormir.

C'est la seule étape que vous pouvez faire avec une autre personne. Les quatre étapes suivantes se feront en solo.

Etape 2 : Faire des choses simples quand on est à deux, mais cette fois-ci, seul 

Un niveau au-dessus : prenez l'habitude de faire des sorties seul. Allez boire un café, faites-vous un resto pas trop cher, ou faites des démarches qui vous inquiètent : pour les timides, n'ayez pas peur de demander quelque chose à une vendeuse, allez vous inscrire à la salle de sport seul, faites les boutiques en solo...
Bref, essayez d'acquérir le plus d'autonomie possible. Si un jour vous voulez faire de grandes choses sans être accompagné de maman-papa-copain-copine, il faut passer par ces petites étapes.


Etape 3 : faire des sorties qu'on aurait refusées avant

Exemple tout con : j'ai refusé une soirée chez des amis la semaine passée car cela se terminait à 23h et j'avais peur de faire le trajet de retour à une heure trop tardive.
Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive, et même si mes peurs sont relativement fondées, ça ne doit pas être une raison pour me priver de voir des gens que j'apprécie et de passer un bon moment.
Je crois qu'on a tous des exemples comme ça : on y va pas parce que ça se finit trop tard, parce qu'on ne connait pas le coin, parce que c'est loin, parce que c'est un itinéraire qu'on n'a jamais fait...
Il ne faut pas hésiter à se rendre dans ces endroits qui nous font peur. On peut très bien partir un peu plus tôt pour être sûr d'avoir un métro, on garde son portable avec le GPS dans nos mains pour ne pas se perdre, etc.
Bref, on essaie !

Etape 4 : Partir en excursion

On passe à la vitesse supérieure : éloignez-vous de votre zone de confort, littéralement. Prenez un billet pour une autre ville et passez une journée là-bas.
Exemple : j'habite à Bruxelles. Je pourrais prendre un billet de train pour la mer du Nord (genre Blankenberge ou le Coq, ces stations sont trop cool), ça ne coûte que 12 euros aller-retour.
A quoi sert cette étape ? A combiner les sorties en solo (une fois sur place, vous pourrez manger, boire un truc, acheter des choses, ou juste lire sur un banc, et tout ça...seul !) et le trajet.
Quand on est du genre peureux, prendre un transport en commun tel que le train ou, encore pire, l'avion (le boss de fin de la zone de confort) peut vite être une source de stress. Il faut réserver les billets seul, trouver le bon quai seul, on a peur des changements, de prendre le mauvais train, de rater son arrêt, etc.
Rien que le fait d'oser tenter des petits trajets pour être très éprouvant quand on a pas l'habitude de voyager en solitaire. Donc, commencez par ça avant de prendre un plus gros morceau !

Etape 5 : Voyager

Voilà, on y est.
Cet été, je devais voir une amie qui habite dans le Sud de la France. Les billets étaient achetés, tout était organisé.
Puis, la panique. Partir une semaine ? Voyager seule ? Ne pas voir mes copains ? Quoi ? Comment ? Et si ça se passe comme avec EF, à Londres ? (Spoiler : ça s'est mal passé) Comment je vais faire ?
Je stressais tout le temps, j'avais du mal à dormir, j'avais envie de pleurer quand j'y pensais.
Et j'ai annulé.
Les grands voyages seule, c'est mon boss à moi. Et je pense qu'il en est de même pour vous tous qui vous sentez concernés par mon article.
On combine le voyage seul, le fait d'être loin de sa zone de confort, loin de chez soi, pour une longue durée, le fait de ne pas avoir grand chose pour se rassurer et pas de grande possibilité de faire marche arrière.
Bref, l'horreur.
Mais finalement, si vous suivez bien toutes les étapes de ce programme, vous serez habitué à passer du temps seul, à vous débrouiller, et ce qui vous terrorise aujourd'hui devrait vous angoisser beaucoup moins dans quelques mois.


Voilà, je pense qu'après avoir franchi toutes ces étapes vous serez rodés et prêts à accomplir n'importe quoi, les doigts dans le nez, même pas peur !

Personnellement, voici mon programme :
Février et mars : Je change mes habitudes et j'apprends à rester seule et à sortir seule.
Avril et mai : Je multiplie les sorties et je privilégie celles que j'aurais évité de faire auparavant. De préférence, j'y vais seule et j'en reviens seule.
Mai : Je fais une excursion seule à Blankenberge (ou au Coq, à décider)
Juin : Je fais une excursion à Bruges (plus compliqué, c'est plus grand)
Été : Je pars chez Noémie.

J'essaierai de vous faire des articles bilan pour que vous puissiez témoigner de mon avancée (j'espère qu'il y en aura une, d'avancée !), et n'hésitez pas à faire de même si vous rencontrez les mêmes difficultés que moi !



samedi 14 février 2015

Un an.

Il y a un an, c'était la Saint-Valentin.
Pour à peu prêt tout le monde.
Mais il y a un an, une petite chose a décidé de laisser tomber ses a priori et de plonger tête la première dans une relation chaotique, inhabituelle et pourtant si merveilleuse en elle-même.

Genre, lui.



En un an, il s'est passé pas mal de chose. On a été heureux, malheureux, heureux, pas trop heureux, on s'est séparés, on est revenus ensemble, on s'est séparés à nouveau, on est retourné ensemble encore une fois, et tout cela dans un joli ballet qui ne ressemblait à rien.

J'étais en couple, j'avais des cheveux châtain et verts, coupés à la garçonne et mal teins, mais il est tombé amoureux de moi.
Je me demande encore pourquoi.

Souvent, sur le blog, j'écris un article quand ça va mal par rapport à tout ça. Quand j'en ai marre des remarques, quand je suis fatiguée, en colère, etc.
Et finalement je ne parle jamais de tout ce qui est beau et agréable dans cette situation.

Un an de polyamour...est-ce que je ferais marche arrière si j'avais le choix ?
Honnêtement, non.
Comme l'a si bien dit Mercutio, j'ai un peu acheté la rue de la paix le 14 février 2014 en me mettant en couple avec Thomas. Tout d'un coup, ma vie s'est amplifiée, améliorée.

Je pense que je n'ai jamais été aimée si fort. Aimer deux personnes et être aimée par ces deux personnes, je pense que c'est la plus belle chose qui ait pu m'arriver.

Parfois j'ai l'impression que cette vie n'est pas la mienne. Que je regarde un film, que je rêve, que je lis un livre, je ne sais pas. Mais parfois, tout d'un coup, je me dis "wow, c'est MA vie. J'ai vraiment deux copains ! Mais qu'est-ce que je vais faire ?"
Après un an, j'ai fini par m'habituer à la situation et à la voir comme naturelle. C'est mon quotidien, à présent. Lorsque je me suis séparée de Mercutio pendant deux mois, j'ai vécu une relation monogame à nouveau, et finalement...ça faisait bizarre.
Le changement, ha ha !



Je n'arrête pas de me dire que j'ai de la chance d'avoir Thomas dans ma vie. De les avoir tous les deux dans ma vie, bien sûr, mais quand je me dis que normalement, j'aurais dû oublier Thomas et rester fiancée à Mercutio et vivre uniquement avec lui toute ma vie, comme ça a dû se passer avec beaucoup de monde, et comme ça aurait dû se passer, je me sens reconnaissante.
Ça ne s'est pas passé comme ça. Thomas m'a acceptée dans son quotidien et j'ai commencé à vivre avec une intensité décuplée, même avec toutes les difficultés et les doutes que ça engendre.
Ça n'aurait jamais dû arriver et pourtant, il est là, avec moi, dans ma vie.

Merci.

lundi 9 février 2015

60 pensées pendant un run de 15 km

Hier, j'ai couru 15 km pour la première fois. A la base, j'étais partie pour 10 km mais suite au challenge d'Anne&dubndidu qui consiste à ajouter 50% à sa sortie prévue, j'ai décidé de courir 15 km.
C'était quelque chose qui m'effrayait beaucoup, étant donné que mon record de distance s'élevait à 12 km. Dépasser ce record de 3 km n'allait pas s'avérer facile.

Pour vous donner une idée de mon ressenti suite à ce délice cette souffrance, je vous ai compilé 60 pensées qui m'ont traversées durant cette pénible épreuve.

1. Bon, ça va être long mais je serai heureuse de l'avoir fait.
2. Puis, j'ai Thomas avec moi, ça va être chouette.
3. Et il fait encore beau.
4. En une heure et demie c'est torché, j'en suis sûre !
5. Par contre il faudrait que quelqu'un m'explique pourquoi les gens ne se mettent jamais sur le côté quand tu passes en courant.
6. Allez, 2 km, plus que 13, on peut le faire !
7. Par contre je suis pas en forme.
8. 3km83. Je ne vais JAMAIS y arriver.
9. Mes jambes sont lourdes putain.
10. Je crois que Thomas me déteste.
11. Au pire on va courir au parc, ce sera plus rigolo.
12. Par contre je ne connais pas ce parc du tout.
13. JE TOURNE OUUUUUU ?
14. Qu'est-ce que ce chien fait à ce tournant ? Où est le proprio ?
15. Du coup, je continue tout droit, où je tourne au beagle ?
16. Et s'il m'attaque quand je passe à côté pour tourner ?
17. Non, c'est un beagle, les beagles n'attaquent pas. Ils font des câlins.
18. Ok, il m'a même pas regardée.
19. Il est peut-être mort au dedans de lui-même.
20. POUSSEZ-VOUS PUTAIN !
21. C'est terriblement long. Et Thomas a terriblement l'air de me détester.
22. A part ça on n'a fait que 5 km. Je vais me tuer.
23. Qu'est-ce que c'est que cette pente ?
24. Au moins ça me fera le boule de Nicki Minaj.
25. C'est beau de rêver.
26. Je devrais parfois parler de mes sessions running sur mon blog.
27. Non, c'est stupide et inintéressant.
28. Je suis inintéressante.
29. Oh mon dieu, nous avons fait la moitié. Nous sommes des héros.
30. Non, en vrai, on n'a fait QUE la moitié. On va mourir.
31. Je crois que Thomas va me quitter.
32. Plus on court, plus les kilomètres défilent lentement. Complot ?
33. Pourquoi y a-t-il un cimetière ?
34. Glauqui glauqui glauqui.
35. Bon, je vais pas y arriver.
36. 10 km. Je ne vais CERTAINEMENT PAS Y ARRIVER !
37. Pourquoi y a-t-il autant de boue ? Je ne veux pas crever !
38. Merde, Thomas veut arrêter.
39. Il ne peut pas faire ça !
40. Mais on est à 11  km !
41. Bon, ok. ce sera un échec.
42. Mais je ne pourrai pas le refaire. Pas possible. Trop de douleur.
43. L'échec de ma vie, noooon.
44. Bon, je lui passe la clé et je termine seule.
45. Détermination d'acier.
46. C'était une mauvaise idée.
47. Pas de panique, je fais mon circuit de 5 km habituel, milieu familier, tout ça.
48. Mes jambes vont lâcher.
49. Et si je meurs ?
50. Mes jambes lâchent.
51. Je crois que je vais terminer en courant avec mon coeur.
52. Plus que 1,5 km oh mon dieu.
53. Je suis une thug, je suis une thug, je suis une thug.
54. Je veux ma maman.
55. Je crois que mon estomac commence à se sacrifier pour la cause des calories brûlées.
56. Je vais y arriver, je suis un soldat.
57. Finalement les 20 km de Bruxelles ça va le faire.
58. Non je rigole.
59. *chante le thème de Skyrim dans sa tête*
60. I DID IT !


dimanche 8 février 2015

Liste des 101 choses à faire en 1001 jours : mon avancement après trois mois

Il y a environ trois mois, j'avais posté sur le blog ma liste des 101 choses à faire en 1001 jours. Elle a évolué depuis (certains points ne me correspondent plus, je dois en trouver de nouveaux) et j'ai pu réussir plusieurs choses depuis.

Ainsi, après 109 jours, j'aimerais faire un bilan des points complétés jusque maintenant.

C'est parti !

Point n°8 : Premier tatouage
Ce point a été rempli le 4 novembre 2014 et le précieux orne fièrement mon bras depuis.
J'ai même écrit un article sur le sujet.


Point n°40 : Aller à la salle de sport avec Thomas
J'ai fait mon jour d'essai chez Basic Fit en fin d'année passée. Même si la salle ne m'a pas beaucoup plu (le public n'est pas vraiment le même et j'ai peur de me sentir très mal à l'aise, voire jugée, quand j'irai seule) et ne fait pas preuve d'un grand professionnalise (bonjour la faute de grammaire flagrante dans le mail d'inscription), je me suis inscrite hier. J'espère pouvoir garder ma motivation intacte et ne pas me laisser impressionner/intimider par les autres, parce que le culturisme me manque.

Point n°44 : Acheter un beau déshabillé.
Encore une fois, pendant les soldes et donc avant d'être sensibilisée à la cause sweatshop free, j'ai acheté mon premier déshabillé chez Etam (d'ailleurs, faites attention : la marque est made in France mais les vêtements sont cousus en Chine. Seul le découpage se fait en France).

Celui-là, mais en fushia. Parce que j'aime le fushia

Point n°74 : Revoir Thelma
Je n'y croyais pas mais finalement, mon amie est revenue en Belgique pour un petit temps. Nous avons donc pu passer une petite après-midi ensemble, papoter et manger de la glace. Et j'étais contente.

Point n°81 : Racheter des films pour mon Polaroid
Après plus d'un an sans aucun film pour mon appareil, j'ai finalement craqué mon slip pour 20 autres films (pour une trentaine d'euros...). Ça fait un peu mal, mais je suis bien contente de pouvoir recoller des photos dans mon journal.

J'ai pu prendre celle-ci <3
Point n°86 : Connaître mon heure de naissance
Eh oui, après 18 ans je ne connaissais toujours pas mon heure de naissance exacte. Du coup, je ne pouvais pas calculer mon ascendant astrologique et ça m'agaçait beaucoup.
Je peux maintenant vous dire que je suis née à 8h54 et que je suis ascendant sagittaire.
J'ai aussi appris que je me suis appelée Dardenne pendant 2 ans avant que mon paternel ne vienne se déclarer. Merci Papa, grâce à toi je ne serai pas surnommée Jambon toute ma vie.
(Jambon D'Ardenne, pour ceux du fond.)

Point n°88 : Trouver une contraception qui me correspond
Mais siii, tu saiiis, la pilule progestative pour ne plus avoir mes règles qui m'avait valu un quart d'heure fort désagréable chez la gynéco !
Ben finalement, j'ai encore un peu mes règles, mais on sent qu'elles disparaissent. LA VICTOIRE DE LA SALOPE !

Point n°89 : Commencer un "journal de bouffe" et le tenir pendant trois mois.
J'ai tenu. Et ce fut chiant, de noter consciencieusement tout ce que je mange. Bon, je dois vous avouer que je le fais encore dans mon bullet journal, mais au moins je ne m'amuse pas à faire un code couleur suivant le degré de "sain et éthique" de mes repas.

Point n°93 : Jeter la robe de mamie que je voulais customiser et avouer ma défaite.
J'ai avoué. La robe n'est plus.

Point n°96 : Faire mon mois post-tatouage sans sport et le fêter dignement le 4 décembre. Essayer de faire mes abdos dans la cuisine.J'ai tenu le mois sans faire de sport, bien sagement, et j'ai galéré comme une folle pour me remettre au sport après (une fois qu'on st habitué à la paresse, il est difficile de s'y remettre). J'ai finalement dû attendre le challenge running de janvier pour me remettre pleinement à la course à pied. Vous ne m'y arracherez plus.

vendredi 6 février 2015

Spectre des orientations sexuelles : comment mettre un nom sur l'orientation d'une personne ?

J'ai appris récemment que le spectre des orientations sexuelles était bien plus vaste que ce qu'on imaginait. On ne peut plus arrêter ça à hétérosexuel, bisexuel, homosexuel.
Seulement 10% des personnes seraient complètement hétérosexuelles et 10 autres % complètement homosexuelles. Le reste s'étendrait dans un panel de possibilités infinies, et toutes les personnes se trouvant dans les 80% restant ne seraient pas pour autant bisexuelles.

Comment savoir, alors, s'il n'y a pas un nom pour chaque petit degré existant ?
C'est ce que je vais apporter dans le sujet de cet article.

Je vais donner un exemple de situation.
Je connais une fille lesbienne depuis toujours. Dès l'enfance.
Récemment, pour la première fois de sa vie, alors qu'elle approche de la vingtaine, elle a un copain.
Du coup, tout son entourage refuse d'en démordre : elle est bisexuelle.
Mais pour la principale concernée, elle est toujours lesbienne. Elle a juste, pour une fois dans sa vie, un copain.
Mais non, elle est bisexuelle.

Qui a raison ?

Voici le spectre présumé des orientations sexuelles.
(Coucou tu veux voir mon gros spectre ?)

Tadam !

Vous pouvez déjà voir que ce spectre offre une infinie de possibilités.

Dans le cas de mon amie, suivant l'expérience qu'elle vit en ce moment avec son copain, elle se trouverait plutôt ici :


Problème : il n'y a pas de nom pour cet emplacement ! Comment faire ?

Autre exemple (je vous balance tous mes exemples avant de faire le point, soyez patients, ça va bien se passer) : je n'ai aucune idée de mon orientation sexuelle. Mais comme je ne suis sortie qu'avec des hommes, on pourrait croire que je suis hétérosexuelle.
Sauf que ce n'est pas si simple.

Car le spectre que je vous ai donné est...inexact !
En voici un plus proche de la réalité (si on oublie le fait que d'autres orientations seront découvertes avec le temps).

Bonjour je ne sais même pas pourquoi le fond est couleur pêche.

Aha ! Ça devient plus difficile, tout d'un coup, non ?
Donc, en partant du principe que je ne suis pas tout à fait hétéro (pour des raisons qui me regardent), un peu polyamoureuse, demisexuelle, et ouverte aux autres sexes et genres sans n'avoir jamais été confrontée, je me situerais un peu ici :

Ces couleurs sont vraiment dégueulasses.

Vous voyez donc qu'il est impossible de donner une orientation à quelqu'un de façon tout à fait objective. C'est impossible.

Alors, comment faire ?
Il suffit d'écouter...la personne concernée !
Etant donné que l'orientation sexuelle est quelque chose de souvent vaste, compliqué, flou, seule la personne concernée est assez qualifiée pour mettre un nom sur sa propre sexualité.
J'ai choisi de ne pas mettre de nom sur ce que je suis (à part sur le polyamour et la demisexualité car ce sont les seules données certaines me concernant) et mon amie se considère toujours comme lesbienne.
Et ça s'arrête là.
L'orientation sexuelle d'une personne ne devrait même pas prêter à débat.
Si on respecte la personne en face de nous, il est même de bon ton de considérer sa vision d'elle-même et de l'adopter.
Après tout, qu'est-ce que ça change, que la personne soit bisexuelle ou lesbienne ? A nous, rien.
Mais pour cette personne, savoir qu'on la prend au sérieux ou non est important.

Ce n'est pas à nous de décider de l'orientation des autres suivant notre vision des choses : c'est à elle de décider comment elle se considère.


jeudi 5 février 2015

[Lecture] "80 notes de bleu" de Vina Jackson

Je ne sais pas si vous vous souvenez de ma chronique de 80 notes de jaune, mais je n'avais pas été conquise par le roman de Vina Jackson. C'était très bien écrit, mais l'ambiance était malsaine et je me demandais quelle était la prise de position de l'auteur par rapport à la manipulation de Summer.
Les auteurs plaçaient-ils les événements comme quelque chose de négatif ou, à l'instar de EL James avec 50 nuances de Grey, voyaient-ils tout ce qu'il s'était passé comme quelque chose de normal et de sain ?
Pour le savoir, j'ai donné une seconde chance à la saga.



Editeur : Le livre de poche
Année d'édition : 2014
Genre : Érotisme
Nombre de pages : 432
Prix : 7.10 €

Quatrième de couverture
Summer a intégré un prestigieux orchestre new-yorkais. Sa carrière de violoniste décolle. Mais à nouvelle ville et nouveaux succès, nouvelles tentations. La jeune femme cède une nouvelle fois aux attraits d’un monde sensuel et dangereux qu’elle croyait avoir laissé derrière elle. Dominik, le séduisant professeur de littérature rencontré à Londres, la rejoint à New York. Mais bien qu’il tente de la protéger de ses pulsions vénéneuses, ses propres passions risquent de les détruire tous les deux…
Grisante, charnelle et audacieuse : une histoire d’amour qui vous laisse le souffle court.

Mon résumé
Summer devient de plus en plus populaire en tant que violoniste et déménage donc à New York afin d'intégrer un nouvel orchestre. Dominik décide donc de la rejoindre mais la vie commune ne leur réussit pas : Summer est trop souvent absente à cause de ses tournée et Dominik doit faire la navette entre son travail à Londres et ses opportunités à New York.
Bien qu'ils tombent tous les deux de plus en plus amoureux, ils décident de se mettre en relation libre afin de laisser un peu d'air à l'autre et d'alimenter leurs fantasmes respectifs. Sauf que Summer, un peu stupide sur les bords (désolée, Summer), s'empêtre à nouveau dans les mêmes mécanismes malsains que dans le premier tome.

Mon avis
J'ai trouvé ce tome bien meilleur que le premier. Même si Summer est toujours aussi agaçante (j'ai rarement vu un personnage aussi débile, pardon), la psychologie des protagonistes est davantage creusée. Par rapport au pétrin dans lequel Summer se met, la prise de position est plus flagrante : on voit que les auteurs ne cautionnent pas et cela se reflète dans l'avis des différents personnages.
Enfin, la question du consentement est abordée à plusieurs reprises.
Cependant, il y a toujours quelques défauts, comme quelques incohérences (quand on trouve que manger des palourdes vivantes est cruel, on ne le dit pas en mangeant des huîtres, et quand on veut prendre un sorbet on ne choisit pas chocolat-caramel. Oui, ce genre de trucs, ça me dérange. Les deux auteurs savent-elles de quoi elles parlent quand elles racontent un truc ? Nul ne le sait, et l'accident de la crème glacée du tome 1 me laisse penser que non, elles ne savent pas).
L'histoire reste tout de même intéressante, le style est toujours aussi agréable à lire.

Points positifs
- Très joliment écrit.
- Psychologie des personnages (Summer et Dominik) intéressante.
- Importance du consentement abordée.
- Second tome bien meilleur que le premier.

Points négatifs
- Summer est vraiment agaçante.
- Incohérences.
- Dialogues peu naturels.

Malgré quelques défauts qui perdurent, j'ai bon espoir pour la suite de la saga. Je vous tiens au courant !

Note : 12/20

Mon mois de janvier 2015 sur Instagram

Je suis vraiment contente de ce mois de janvier. A mes yeux, 2015 commence vraiment très bien (pour moi, merci, le premier qui vient me parler de Charlie Hebdo je le frappe) et j'ai bon espoir pour la suite. J'ai eu le temps de faire plein de trucs, je suis super motivée pour tout, et malgré quelques petits soucis comme la dépression (que j'arrive un peu mieux à combattre qu'avant, je commence à comprendre le truc), la fatigue, l'hypersomnie (parce que dépression), le stress, j'ai passé un très bon mois plein de bonnes choses.

Du coup, je voulais vous montrer, comme le mois passé, mon mois de janvier sur Instagram.
Mais d'abord, je voulais m'excuser pour mon retard dans la réponse des commentaires. Je vais essayer de trouver le temps de m'y consacrer, mais pour le moment, comme j'essaie de gérer le sport, le blog, Thomas, Mercutio (oui), la danse, la gestion, la lecture, etc, j'ai un peu de mal à gérer mon temps.

Donc, commençons :)

En janvier, il y a eu...

De la bouffe. Beaucoup de bouffe.

Lecture du Vital avec des brochettes de fruits et du lait de soja vanille  Un cup-cake framboise offert par Thomas et un délicieux chocolat chaud végétal  Un bon petit-déjeuner avec des tartines à la pâte de cacahuète et à la banane, avec un smoothie fraise-banane  J'ai fêté mes 11 mois avec Thomas ! Du coup, cup cakes, pralines et Kidibul  Une fois n'est pas coutume, je me suis offert une mangue  Raisins + lait de soja vanille = snack post-running parfait  Spaghettis bolognaise vegan  Spritz + thé noir = meilleur petit déjeuner au monde, surtout si c'est mangé en lisant des blogs  Entorse à ma résolution sans sucre pour pouvoir grignoter en cours  Chocolat noir au piment pour l'un, aux éclats de fève pour l'autre  Petit déjeuner préparé par Thomas  Dernier petit déjeuner (je prends beaucoup mes petits-déjeuners en photo) avec des bouchées banane-beurre de cacahuète et kiwi

Des selfies. Plein de selfies.

Selfie salle de bain  Selfie masque aux myrtilles  Selfie tenue du jour  Selfie pressé  Selfie moche  Selfie content  Selfie gobelin  Selfie copain  Selfie turban

Des soldes 

Eh oui, avant ma prise de conscience concernant les sweatshops et la consommation, j'ai fait les soldes. J'ai hésité avant de mettre ces photos, car finalement, c'est de la pub pour ces marques odieuses (non, je vais faire ma connasse, je ne vais pas dire où je les ai achetés), mais ce sont des choses qui m'ont fait rire, sourire...Ça compte dans les choses agréables de mon mois de janvier.
En espérant pouvoir vous montrer des choses aussi mignonnes mais plus responsables le reste de l'année !

Des hiboux !  Un renard sur chaque côté, avec un bouton sur le nez  Les cup-cakes de la victoire  Le mignon  Une culotte donuts, une autre avec des carlins (oui), et une dernière avec Rudolph "Oh my deer !"  Système de patères dans la cabine d'essayage

Bess

Non je ne vous laisserai pas un mois sans Bess.



De la lecture

La méprise de Florence Aubenas (ce fut long et ennuyeux) Stravaganza T.3 : La cité des fleurs de Mary Hoffman Nana d'Emile Zola

Et d'autres choses

Un dessin en points à relier. 1038 points à relier, en fait  Un peu de zentangle en écoutant une vidéo de Laura Marie  Une to do list  Ma manucure  Deux cartes postales reçues de Postcrossing, une de Tokyo et l'autre de Hong Kong  Ma nouvelle boule à thé  Mes pierres réunies dans mon chapeau avant de les purifier et de les recharger  Une peinture à l'aquarelle faite par ma tante  Une promenade autour des étangs

lundi 2 février 2015

Du dénigrement du sain et de l'apologie des mauvaises habitudes

Depuis que je fais davantage attention à ma santé, que je fais du sport, me gave de fruits, diminue le sucre, me renseigne sur l'apport de chaque alimente, j'ai pu remarquer un phénomène assez singulier chez la majorité de mon entourage et qui me laisse souvent, je dois l'avouer, franchement perplexe.

Prendre soin de sa santé, c'est mal vu.

N'avez-vous jamais remarqué cette habitude qu'ont les gens de traiter n'importe qui de hippie, de fou, de taré, de connasse (ben oui, allons-y), dès que cette personne adopte des habitudes saines ?

Ou ce petit regarde perplexe dès que vous dites "je préfère ne pas manger ça, ça contient ceci" ?

Moi, si. Tout le temps. Sans cesse. A tout jamais.

Alors autant on aime bien nous mettre la pression concernant les grandes étapes de la vie (premier travail, bonnes notes, mention au diplôme (même si en Belgique, nous n'avons pas de système de mention, on arrive encore à nous faire croire qu'un 18 vaut mieux qu'un 12. Non, en vrai, le diplôme est exactement le même), permis de conduire, mariage, enfants, etc), autant au niveau d'un truc aussi important que la santé, là, il n'y a plus personne. D'ailleurs, moins t'en fais, mieux c'est.

Dans la famille "excuses bidons", je demande "mais tant que c'est avec modération, c'est bien !"
Premièrement, personne ne mange des crasses avec modération. Il faut arrêter. Du riz blanc à midi, du fromage en dessert, du chocolat au goûter, des pâtes blanches au souper, du chocolat devant la télé...
La modération, cette valeur abstraite...
Ensuite, est-ce qu'on parle de fumer avec modération ? Non. On sait très bien qu'une seule clope, c'est mauvais.
C'est pareil pour la nourriture.

Je n'ai aucune envie de vous dire "arrêtez de manger comme ça, mangez plutôt comme ça", mais il faut arrêter de penser que ce qu'on fait ne pose aucun problème. Récemment, j'ai lu quelque part "je mange de la viande rouge, du fromage, des raclettes, du chocolat, du nutella, des chips et très peu de légumes et je suis en parfaite santé !"
J'imagine que par "parfaite santé, on exclu la constipation chronique, le rhume à chaque hiver, les ballonnements, les essoufflements, etc. Tant qu'on a pas de cancer, on est en parfaite santé.

Ce qui m'agace fortement dans cette mode du mal manger, c'est que les gens essaient de nous faire croire que c'est comme ça qu'il faut faire, que l'effort maximum est de se modérer, et que si tu essaies d'adopter une alimentation plus saine et un mode de vie plus sain, tu en fais trop, c'est inutile.

Je vais vous dire un truc : il m'arrive souvent de manger des sucreries. Des M&M's par ci, des crêpes par là, un milk-shake, etc.
Sauf que je ne me voile pas la face. Ce n'est pas grave, j'ai le droit de craquer, mais à aucun moment je vais me dire "de toute façon, tant que je n'exagère pas ça n'a aucune conséquence".
Je sais très bien que ce sucre va agir dans mon corps et provoquer des perturbation le jour suivant ou même toute la semaine. Je ne le soupçonnerai pas, je ne me dirai pas "tiens, j'ai ça, ça doit être à cause de mon dernier craquage", mais je sais que ça va arriver.
Quand je mangeais de la viande je disais aussi que j'étais en parfaite santé. Tous mes petits soucis n'étaient qu'un hasard, bien sûr.
Puis, quand, je suis devenue végétarienne, la constipation chronique que je me traînais depuis l'enfance a brusquement disparu.
Qu'est-ce que j'essaie de démontrer ? Souvent, on se rend compte qu'on n'était pas en bonne santé seulement quand les problèmes disparaissent.

Ce que cet article essaie de dire (peut-être maladroitement), c'est qu'il faut remettre l'église au milieu du village. On ne peut pas toujours faire les bons choix, mais il faut savoir avouer quand on fait les mauvais.
Et c'est ok si on en fait, si on préfère le goût du sucre à celui des fruits en dessert, franchement c'est ok.
Mais il ne faut pas se voiler la face : du point de vue de la santé c'est un mauvais choix, même si les conséquences ne vous sauteront pas aux yeux.

Quelqu'un qui fait du sport, mange des tonnes de légumes à chaque repas, boit des jus de fruit, fait du yoga et cuisine ses propres desserts avec des alternatives saines (lait végétal, sucre non raffiné, etc), ce n'est pas "une connasse parfaite". C'est quelqu'un qui prend soin de lui, qui fait des choix sains.

Je comprends que lorsqu'on est face à la culpabilisation ("elle court chaque midi et moi je ne fais rien", "je viens de m'enfiler un paquet de gâteaux et il s'est fait une salade de fruits rouges"), on a envie de se déculpabiliser et de se faire croire qu'il n'y a aucun problème, que nos choix sont les bons car nous on se fait plaisir et l'autre n'est qu'un frustré psychorigide, mais il faut arrêter.
Il faut arrêter ces deux réflexes : la culpabilisation/comparaison et la déformation.
Non, vous ne valez pas moins qu'un autre parce que vous aimez les desserts et détestez le sport.
Non, vous ne valez pas moins qu'un autre parce que vous adorez la raclette et détestez les légumes.
Mais ce n'est pas l'autre qui fait les mauvais choix. C'est vous.
Mais c'est ok. Chacun ses priorités, ses envies, ses attentes, ses goûts, etc.

L'autre jour, j'étais en cours de gestion, et comme l'une de nous était enceinte, elle avait apporté des choses à manger. Donc j'ai commencé à manger une part de gâteau au chocolat, une pâtisserie orientale, une part de tarte citron meringuée, et là, je dis "wow, faut vraiment que je fasse ma semaine sans sucre".
(Je sous-entends, sucre raffiné. Je continue de me gaver de fruits et de mettre du sucre de canne dans mon thé.)
Aux regards qui se sont posés sur moi, on aurait dit que c'était la chose la plus étrange que j'aie dit de ma vie. L'un d'entre eux m'a même dit "mais...pourquoi ?"
Pourquoi faire une semaine sans sucre ?
Pourquoi manger sain ?
Question intéressante et si compliquée.

On m'a souvent reproché d'être moralisatrice et pendant l'écriture de cet article j'ai hésité à le dire, mais on va faire une synthèse : chacun ses choix alimentaires, mais manger sain, c'est mieux.
Il faut arrêter de vouloir tirer les gens vers le bas. Dire "mais tu sais, un magnum de temps en temps ça fait pas de mal, un peu d'alcool ça va pas te démolir la santé, tu peux bien rater ta séance de running d'aujourd'hui tu la feras demain", c'est contre-productif et, je dois l'avouer, un peu toxique.
Être un peu laxiste concernant ses propres choix c'est normal, mais faire croire à l'autre qu'il ferait mieux de faire pareil et de se détendre un peu la nouille, c'est super bizarre.

Voilà, c'était mon article coup de gueule de la semaine ! C'était bien.
Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine. Vous avez quelque chose de prévu ?
Je vous embrasse,
Canalis


Si vous comprenez l'anglais, j'en profite pour vous conseiller cet article d'Oliver Emberton, qui explique finalement assez bien l'objectivité en matière d'habitudes.




dimanche 1 février 2015

Meninisme : le pathétique personnifié

Quand on est féministe, on en entend tous les jours.
On peut entendre que nous sommes extrémistes, misandres, tout simplement chiantes, incohérentes (ben oui, on apprécie toujours quand quelqu'un nous tient la porte. Énorme incohérence. Enfin, personnellement, quand je pars du principe que je peux me faire violer tous les jours j'aime bien, en effet, qu'on m'ouvre au moins cette putain de porte).

Et récemment, j'ai entendu parler du meninisme.
L'inverse du féminisme, donc.

Donc, je vais le mettre sur le tapis, pour qu'on soit tous d'accord sur ce qu'il se passe : il y a réellement des personnes sur cette terre qui pensent que les personnes les plus privilégiées sur cette planète ont encore besoin de plus de droits.

Le droit de quoi, du coup ?
Le droit de ne plus être mis dans la friendzone : si vous êtes gentils avec une fille, vous méritez une compensation (je veux dire, du sexe).
Le droit de siffler une fille dans la rue, de lui parler, de la draguer, sans se faire taxer de harceleur.
Le droit de se taper une fille inconsciente sans se faire accuser de viol, aussi, je suppose.

Satire

Le meninisme est aussi une excuse sympathique pour être contre le féministe. Parce que s'il y a "fem" dans "féminisme", c'est d'office parce que les féministes veulent la domination des femmes par rapport aux hommes. C'est obligé.
En effet, le meniniste est trop bon pour se rabaisser à se renseigner sur le sujet. Il préfère agir en se basant de sa première impression.

Alors, oui, on pourrait peut-être, avec de la bonne volonté, dire que les meninistes sont vraiment pour les droits des hommes.

Alors je vais vous rappelez quelques petits points sur lesquels les féministes se penchent :
- Le droit d'un homme à ne pas être viril, fort, masculin. Le droit d'être sensible, d'aimer des trucs connotés "de femme", etc.
- La reconnaissance des viols envers les hommes et de la violence conjugale envers les hommes.

Vous savez pourquoi ? Parce que le féminisme, c'est demander le droit de chacun d'exister, de s'habiller, de se comporter comme il le souhaite, sans agression en retour. Insultes, viols, meurtres, harcèlement, etc.
Si les féministes se penchent davantage sur les femmes, c'est parce que les femmes sont opprimées et par conséquent en danger permanent (viol, abus, harcèlement, insultes, slutshaming, diktats, etc).

Les meninistes demandent le droit de faire du mal. C'est aussi simple que ça.
Oui, je sais, c'est triste, vous ne pouvez pas siffler ou draguer une fille dans la rue. Parce que c'est du harcèlement.
Vous ne pouvez pas non plus foutre vos mains dans les jupes d'une fille dans le métro alors qu'elle porte une jupe. Parce que c'est un attouchement sexuel. C'est une agression.
Non, vous ne pouvez pas vous taper quelqu'un même si elle est bourrée, inconsciente, sexy. Je sais, c'est affreux, on vous enlève vos libertés. Pauvre vous.
Et vous ne pouvez pas acheter une fille avec de l'amitié. Argh, je sais, c'est incroyable, blessant ! Pourquoi être gentils, alors ?



Voilà pourquoi je trouve le meninisme illégitime. Parce qu'il ne veut pas améliorer les droits fondamentaux des hommes (exister en tant qu'eux-même, donc avoir le droit d'être sensible, pleurer, porter des jupes, etc), étant donné que le meninisme alimente le patriarcat, et donc des valeurs mauvaises.
Il veut améliorer des droits qui font que les hommes oppriment les gens autour d'eux. Ils refusent le progrès, ils refusent l'égalité, ils refusent la sécurité. Ils veulent juste avoir le droit de faire du mal autour d'eux.

Et je me demande vraiment comment un tel mouvement puisse exister.