lundi 2 février 2015

Du dénigrement du sain et de l'apologie des mauvaises habitudes

Depuis que je fais davantage attention à ma santé, que je fais du sport, me gave de fruits, diminue le sucre, me renseigne sur l'apport de chaque alimente, j'ai pu remarquer un phénomène assez singulier chez la majorité de mon entourage et qui me laisse souvent, je dois l'avouer, franchement perplexe.

Prendre soin de sa santé, c'est mal vu.

N'avez-vous jamais remarqué cette habitude qu'ont les gens de traiter n'importe qui de hippie, de fou, de taré, de connasse (ben oui, allons-y), dès que cette personne adopte des habitudes saines ?

Ou ce petit regarde perplexe dès que vous dites "je préfère ne pas manger ça, ça contient ceci" ?

Moi, si. Tout le temps. Sans cesse. A tout jamais.

Alors autant on aime bien nous mettre la pression concernant les grandes étapes de la vie (premier travail, bonnes notes, mention au diplôme (même si en Belgique, nous n'avons pas de système de mention, on arrive encore à nous faire croire qu'un 18 vaut mieux qu'un 12. Non, en vrai, le diplôme est exactement le même), permis de conduire, mariage, enfants, etc), autant au niveau d'un truc aussi important que la santé, là, il n'y a plus personne. D'ailleurs, moins t'en fais, mieux c'est.

Dans la famille "excuses bidons", je demande "mais tant que c'est avec modération, c'est bien !"
Premièrement, personne ne mange des crasses avec modération. Il faut arrêter. Du riz blanc à midi, du fromage en dessert, du chocolat au goûter, des pâtes blanches au souper, du chocolat devant la télé...
La modération, cette valeur abstraite...
Ensuite, est-ce qu'on parle de fumer avec modération ? Non. On sait très bien qu'une seule clope, c'est mauvais.
C'est pareil pour la nourriture.

Je n'ai aucune envie de vous dire "arrêtez de manger comme ça, mangez plutôt comme ça", mais il faut arrêter de penser que ce qu'on fait ne pose aucun problème. Récemment, j'ai lu quelque part "je mange de la viande rouge, du fromage, des raclettes, du chocolat, du nutella, des chips et très peu de légumes et je suis en parfaite santé !"
J'imagine que par "parfaite santé, on exclu la constipation chronique, le rhume à chaque hiver, les ballonnements, les essoufflements, etc. Tant qu'on a pas de cancer, on est en parfaite santé.

Ce qui m'agace fortement dans cette mode du mal manger, c'est que les gens essaient de nous faire croire que c'est comme ça qu'il faut faire, que l'effort maximum est de se modérer, et que si tu essaies d'adopter une alimentation plus saine et un mode de vie plus sain, tu en fais trop, c'est inutile.

Je vais vous dire un truc : il m'arrive souvent de manger des sucreries. Des M&M's par ci, des crêpes par là, un milk-shake, etc.
Sauf que je ne me voile pas la face. Ce n'est pas grave, j'ai le droit de craquer, mais à aucun moment je vais me dire "de toute façon, tant que je n'exagère pas ça n'a aucune conséquence".
Je sais très bien que ce sucre va agir dans mon corps et provoquer des perturbation le jour suivant ou même toute la semaine. Je ne le soupçonnerai pas, je ne me dirai pas "tiens, j'ai ça, ça doit être à cause de mon dernier craquage", mais je sais que ça va arriver.
Quand je mangeais de la viande je disais aussi que j'étais en parfaite santé. Tous mes petits soucis n'étaient qu'un hasard, bien sûr.
Puis, quand, je suis devenue végétarienne, la constipation chronique que je me traînais depuis l'enfance a brusquement disparu.
Qu'est-ce que j'essaie de démontrer ? Souvent, on se rend compte qu'on n'était pas en bonne santé seulement quand les problèmes disparaissent.

Ce que cet article essaie de dire (peut-être maladroitement), c'est qu'il faut remettre l'église au milieu du village. On ne peut pas toujours faire les bons choix, mais il faut savoir avouer quand on fait les mauvais.
Et c'est ok si on en fait, si on préfère le goût du sucre à celui des fruits en dessert, franchement c'est ok.
Mais il ne faut pas se voiler la face : du point de vue de la santé c'est un mauvais choix, même si les conséquences ne vous sauteront pas aux yeux.

Quelqu'un qui fait du sport, mange des tonnes de légumes à chaque repas, boit des jus de fruit, fait du yoga et cuisine ses propres desserts avec des alternatives saines (lait végétal, sucre non raffiné, etc), ce n'est pas "une connasse parfaite". C'est quelqu'un qui prend soin de lui, qui fait des choix sains.

Je comprends que lorsqu'on est face à la culpabilisation ("elle court chaque midi et moi je ne fais rien", "je viens de m'enfiler un paquet de gâteaux et il s'est fait une salade de fruits rouges"), on a envie de se déculpabiliser et de se faire croire qu'il n'y a aucun problème, que nos choix sont les bons car nous on se fait plaisir et l'autre n'est qu'un frustré psychorigide, mais il faut arrêter.
Il faut arrêter ces deux réflexes : la culpabilisation/comparaison et la déformation.
Non, vous ne valez pas moins qu'un autre parce que vous aimez les desserts et détestez le sport.
Non, vous ne valez pas moins qu'un autre parce que vous adorez la raclette et détestez les légumes.
Mais ce n'est pas l'autre qui fait les mauvais choix. C'est vous.
Mais c'est ok. Chacun ses priorités, ses envies, ses attentes, ses goûts, etc.

L'autre jour, j'étais en cours de gestion, et comme l'une de nous était enceinte, elle avait apporté des choses à manger. Donc j'ai commencé à manger une part de gâteau au chocolat, une pâtisserie orientale, une part de tarte citron meringuée, et là, je dis "wow, faut vraiment que je fasse ma semaine sans sucre".
(Je sous-entends, sucre raffiné. Je continue de me gaver de fruits et de mettre du sucre de canne dans mon thé.)
Aux regards qui se sont posés sur moi, on aurait dit que c'était la chose la plus étrange que j'aie dit de ma vie. L'un d'entre eux m'a même dit "mais...pourquoi ?"
Pourquoi faire une semaine sans sucre ?
Pourquoi manger sain ?
Question intéressante et si compliquée.

On m'a souvent reproché d'être moralisatrice et pendant l'écriture de cet article j'ai hésité à le dire, mais on va faire une synthèse : chacun ses choix alimentaires, mais manger sain, c'est mieux.
Il faut arrêter de vouloir tirer les gens vers le bas. Dire "mais tu sais, un magnum de temps en temps ça fait pas de mal, un peu d'alcool ça va pas te démolir la santé, tu peux bien rater ta séance de running d'aujourd'hui tu la feras demain", c'est contre-productif et, je dois l'avouer, un peu toxique.
Être un peu laxiste concernant ses propres choix c'est normal, mais faire croire à l'autre qu'il ferait mieux de faire pareil et de se détendre un peu la nouille, c'est super bizarre.

Voilà, c'était mon article coup de gueule de la semaine ! C'était bien.
Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine. Vous avez quelque chose de prévu ?
Je vous embrasse,
Canalis


Si vous comprenez l'anglais, j'en profite pour vous conseiller cet article d'Oliver Emberton, qui explique finalement assez bien l'objectivité en matière d'habitudes.




18 commentaires:

  1. Oh mon Dieu merci! Ton article tombe à pic, je viens de lire des choses sur l'actrice Gwynneth Paltrow (qui n'est pas avare en conseils extrêmes, je l'accorde...) mais qui prône l'alimentation bio et végétalienne. Tu peux lire des trucs du style "Cinglée" "Hippie" "LE GRA C LA VI MDR ^^^^^^^"...
    Mais merde quoi. En quoi c'est plus fun de manger de la merde? Y a 6 mois, honnêtement, j'étais une grosse amatrice de trucs gras (raclettes, tartiflettes, saucisson à toute heure de la journée, etc...) ; sauf que j'ai fait ma prise de conscience (ça a commencé par ma sensibilisation à la cause animale) et suis devenue végétarienne. Aujourd'hui, je fais comme toi : je diminue considérablement ma consommation de sucre raffiné, et surtout j'élimine les produits laitiers (qui me rendent malade à crever...). Et bordel, je me sens tellement mieux! J'étais tout le temps malade, tous les mois, j'étais très fragile, je souffrais de constipations/diarrhées chronique (jusqu'à avoir des saignements, salut), et là maintenant je fais hahahahihihihohohoho. Même que je détestais le sport et que je fais mes petits exercices tous les soirs. Je vois un semblant de muscle. Je sais que je me fais du bien, que je fais un peu de bien à la planète, et pour moi ça vaut tout l'or du monde ♥
    Je suis ravie que tu abordes ce sujet, encore une fois. C'est tellement triste et pathétique d'être réduit à insulter et rabaisser les gens sous prétexte qu'on veut pas bouger son cul mou de son canapé...
    Et les gens qui disent "on na kune vi jen profite yolo ^^^^^^", MAIS NON. TROP PAS. (pis y a des gens qui croient à la réincarnation :3) Ta vie tu as envie d'en être fière, qu'elle soit belle, saine! J'ai pas envie, arrivée à 40 ans, de souffrir de 1001 maux et de ne pas pouvoir faire ce que je veux parce que je suis trop fatiguée ou que je souffre de dépression.
    Caca alors.
    Marci pour cet article ♥

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    1. (C'est toi Orestia sur Madmoizelle ? )

      Je trouve l'argument "on a qu'une vie" super bidon. Manger sain, c'est bon, c'est coloré et varié, donc en un sens tu prends du bon temps, et de plus si on a une vie, il vaut mieux ne pas en perdre la moitié avec des problèmes aux reins ou un cancer, tant qu'à faire.

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  2. C'est tout à fait mon ressenti lorsque je sors mon bento plein de légumes à la cantine du bureau !
    Que je dis que je ne mange que des fruits le matin ... Féculent 2/3 fois par semaine, aucun produits industriels, sauf éventuellement lors de mes 2 repas joker, le week-end...
    Ou lorsque je décris les méfaits de tel ou tel aliment, d'une substance chimique, que ce soit dans l'alimentation ou les produits d'hygiène...
    Pour résumer, la culpabilité des autres ne doit pas se transformer en dénigrement ou en regards méprisants.

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    1. (Merci pour ton partage sur facebook <3 )

      Comme on dit, on préfère nier les bienfaits d'une chose, car les assumer nous amènerait à perdre nos privilèges.

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  3. Hello!
    Très juste cet article! Les gens qui rabaissent ceux qui font attention à leur santé ont peur que ces derniers ne deviennent trop séduisants et ne dégagent une aura trop positive, qui pourrait leur faire de l'ombre dans les rapports avec les autres. C'est particulièrement vrai chez les filles; certaines adorent essayer de mettre à mal le moral de celle qui s'élève vers une vie saine . Les gens, de toute façons, tu en aura toujours des jamais contents, courage Demoiselle; laisse les baver dans leur canapé !
    Elodie

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    1. Oui, malheureusement notre éducation compétitive nous amène à sans cesse rabaisser les autres dès qu'on sent notre confiance en nous menacée :/

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  4. Ca fonctionne dans les deux sens je pense, le problème est un peu compliqué. J'avoue que je suis assez lâche de ce point de vue-là, et n'assume pas mes "choix" qui tendent vers du plus sain. Prenons l'exemple du copain : il aime bien se foutre de ma gueule chaque foisqu'il voit un truc bio en disant "tiens ça c'est pour toi!" mais il dit ça pour rire, et comme il voit que suivant mon humeur ça m'énerve plus ou moins, il arrête, et accepte très bien de ne plus manger de viande à l'appart. Mais, dans l'autre sens, est-ce que j'ai raison de le culpabiliser de manger du fromage, de mettre six tranches de jambon cru dans son sandwich ? (oui, bon, six, ok, même quand on cherche pas le sain, c'est trop XD)
    Ce midi j'ai mangé avec une amie, j'avais deux rouleaux de printemps aux crudités et du riz complet avec brocoli-coco-oeuf (dans cet ordre là de quantité), banane en dessert et elle a mangé un panini et un muffin tout chocolat. Elle déteste le sport, a fait plusieurs régimes, et sait ce qui est bon pour elle, à savoir les légumes et faire du sport. Pourtant, elle ne le fait pas, elle sait qu'elle devrait, mais ne le fait pas. Je pense que le fait de se "lancer" est assez difficile si l'on a pas la volonté qui provient de l'intérieur de nous même, et pas d'un chiffre sur la balance, d'une image dans le miroir, ou du regard d'autres personnes sur la plage. Chez moi, je mange ce que ma mère me cuisine, or, j'étais une gamine (jusqu'à mes 17 ans, en fait) qui ne mangeait aucun légume sauf carottes, comment dire à ma mère que je mange des légumes, que je ne veux plus manger de viande, ni de produits laitiers, sans qu'elle s'inquiète pour moi et une éventuelle orthorexie ? Si je lui dit que c'est pour ma santé et perdre le peu de gras (en trop, s'entend) qui me reste, comment va-t-elle réagir, elle qui fait du 44, et moi du 34, qui s'est battue toute sa vie pour être mince et a laissé tomber pour se sentir bien, non pas dans son corps, mais dans sa tête et son assiette ?
    Bref, toute cette longue digression pour dire qu'à mon avis, la culpabilisation se fait dans les deux sens. Elle peut être directe, dans le cas du "aah tu médites et mange des brocolis, hippie!", ou indirecte, en soulignant sans le vouloir le fait qu'une personne ne mange pas sainement alors que, finalement, elles aimeraient le faire.

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    1. J'aime le cheescake, la raclette une fois par an, le chocolat au lait, les crackers Monaco de Belin, les pizza calzone. Même si je suis de plus en plus sensible au gras, au sucre et au sel, même si je sais que c'est mauvais pour ma santé, c'est bon pour ma tête! D'où l'existence des repas "YOLO" dans tout régime sain je pense, et je crois qu'on est tou(te)s dans ce cas ici. L'important c'est de se sentir bien, et je ne crois pas qu'il soit sain de culpabiliser pour un écart... mauvais pour notre santé physique, peut-être, mais bons pour notre tête, nos relations sociales (car le repas est chez l'homme un acte social autant que vital).

      En fait, je sais que globalement on est d'accord, et qu'on dit toutes les deux que c'est mal de culpabiliser qui que ce soit par rapport à son alimentation et à ses convictions (je suis la première à me trouver acculée par ça). Certains ne mettent pas leur santé au coeur de leur préoccupation. Ma mère, par exemple, n'a pas envie de dépasser 70 ans.
      Ce qui m'a fait réagir c'est ce passage :
      "Il faut arrêter de vouloir tirer les gens vers le bas. Dire "mais tu sais, un magnum de temps en temps ça fait pas de mal, un peu d'alcool ça va pas te démolir la santé, tu peux bien rater ta séance de running d'aujourd'hui tu la feras demain", c'est contre-productif et, je dois l'avouer, un peu toxique." , pourquoi toujours le productif ? pour moi on devrait pouvoir se faire plaisir comme ça, de façon ponctuelle, et surtout, s'écouter. Parce que si le "de temps en temps" se réfère à une fois par mois voire moins, effectivement, ça n'aura, comme tu l'as dit plus haut (c'est pour ça que je me permet de souligner ce point) d'impact que sur le court terme. Quant au sport, je ne vois pas le problème si effectivement la séance est faite le lendemain ! il n'y a pas de mal à avoir envie d'être oisif, non productif, vaseux devant son ordinateur à mater une série en s'enfilant une tablette de chocolat... du moment que c'est un choix et non pas un acte passif. et au niveau santé, c'est pareil, je pense même qu'il est plus sain de relâcher la vapeur occasionnellement plutôt que de se forcer, ce qui peut mener à faire les choses sans envie, voire à l'obsession, qui est, finalement, ce que redoutent les proches qui nous font ces remarques blessantes... parce que les troubles du comportement alimentaires sont des réalités, et que, n'étant pas à l'intérieur de notre tête, ils ont peur de nous voir tomber dedans, et de nous voir perdre notre relation saine avec la nourriture. A laquelle on ne devrait d'ailleurs même pas penser en dehors des heures du repas... j"ai encore du chemin à faire ^^
      (désolée pour ce commentaire interminable mais le sujet m'interesse hautement, c'est un peu ce qui se passe dans ma tête et dans ma vie en ce moment XD) (tellement long que j'ai du le poster en deux commentaire. Acheve moi :I)

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    2. Tu as tout à fait raison ! C'est une chose de reconnaître que telle chose est mauvaise, mais culpabiliser les personnes qui le font n'est pas une bonne chose non plus. Personnellement, je ne souhaite influencer les choix de personne avec cet article, juste remettre l'église au milieu du village.

      Par contreproductif je ne voulais pas dire ça, mais plutôt "c'est un mauvais conseil". Je ne voulais pas faire référence à la productivité à proprement parler :)

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  5. J'espère que tu sais que biologuquement tout contient du sucre et que raffiné ou non dans l'organisme c'est le même ? Ça change rien que tu le trouves dans les fruits ou les pâtes.

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    1. Mmm... il y a quand même sucre et sucre. Sucrose, fructose, glucose... tous ont différentes structures moléculaires et différents effets sur l'organismes

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    2. C'est un peu naïf, de penser que le sucre raffiné n'a aucune incidence sur la santé.
      Sinon, calme-toi, je sais bien que tout contient du sucre, mais la différence entre le sucre naturel et le sucre raffiné est assez énorme.

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  6. Je suis assez d'accord avec cet article. J'ai toutefois deux réserves.
    La première est que je te trouve un peu dure avec tes collègues. Tout le monde n'est pas conscient des effets néfastes du sucre, la plupart des gens que ça fait "juste" un peu grossir. Je sais que des informations sur le sujet sont disponibles partout sur internet, mais il est faux de croire que tout le monde a les possibilités d'aller les chercher (manque de temps, environnement social qui ne stimule pas la curiosité etc).

    Ensuite, je trouve l'article de Emberton que tu nous conseilles assez glaçant. Je ne suis absolument pas d'accord avec cette manière de concevoir les choses, comme si la vie était un jeu qu'il fallait "gagner", comme si on pouvait objectivement définir des niveaux et qui est à un bon niveau et qui est à un niveau inférieur.
    Sans compter que les exemples donnés sont terriblement subjectifs : certes, boire est mauvais pour la santé. Mais une cuite peut aussi être l'occasion de renforcer du lien social, d'augmenter le niveau de bonne humeur pour la semaine ou de se faire de beaux szouvenirs.
    Et que dire de la vision des enfants qui ne sont que la source d'"éléments perturbateurs" et qui empêchent de se réaliser. On pourrait aussi dire qu'être parent est une autre manière, parfois très puissante, d'apprendre à se connaitre et de se réaliser en tant qu'être humain. Sans compter que si on veut rester très matérialiste, les enfants sont aussi souvent une source de meilleure qualité de vie lorsqu'on est vieux (moins de solitude, appui financier etc...)

    Bref, je trouve ça très bien de vouloir s'améliorer mais ici, ça me parait pousser à l'extrême. Nous sommes déjà dans une société terriblement productiviste, je n'ai personnellement pas envie d'en rajouter en faisant de ma vie un capital à "rentabiliser"

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    1. J'avais pensé en parler dans cet article mais j'ai oublié, donc je me demande si je ne vais pas écrire un second article pour aborder le sujet : ce qui m'inquiète justement, c'est que les gens sont très peu renseignés par rapport à ce qu'ils MANGENT, donc mettent dans leur corps. Je suis souvent un peu inquiète quand je vois des adultes, qui auront peut-être des enfants qu'ils nourriront, qui ne savent pas quel aliment est bon et quel aliment est mauvais. Pour moi, la nutrition n'est pas de la culture général mais quelque chose que tout le monde devrait connaître. Notre alimentation est tout de même un point important dans notre vie, donc oui, cette insouciance me choque un peu.

      Par "gagner", Emberton faisait référence au fait de réussir nos objectifs, réaliser nos rêves, etc. Gagner, c'est être heureux, pour lui. Son article nous montre que ce n'est pas difficile car il s'agit de faire les bons choix.
      Pour ses illustrations je pense qu'il s'agissait surtout d'exemple. Dans sa vie, boire de l'alcool le freine et le retarde dans la réalisation de ses projets. Dans ta vie, ce ne sera pas le cas, etc.

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  7. Tout à fait d'accords avec ton article !
    La dernière fois une amie est venue chez moi et a remarqué que j'achetais beaucoup de produits bio. Elle a trouvé ça drôle, vraiment, genre "mais tu es parano toi a vouloir tout acheter bio olalalala".
    Après il y a aussi ceux qui te disent "aller, prend une part de gâteau. Tu as vraiment pas faim, mais aller c'est pas grave c'est super bon pas besoin d'avoir faim". Je suis loin d'être quelqu'un qui se prive, mais quand je n'ai pas faim c'est que mon corps n'a plus besoin de nourriture, alors je n'ai franchement pas envie de manger. Ecouter son corps passe alors pour un geste de privation, comme si j'étais quelqu'un qui devait toujours être contrarié
    alalalala ..
    Bisous,Axelle

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    1. Alors que finalement, écouter son corps est tout, sauf de la privation :/

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