jeudi 19 février 2015

Comment encourager le développement de chacun à l'école ?

Récemment, j'ai pu discuter du système scolaire actuel avec des amies et encore une fois, j'ai eu l'occasion de souligner les points négatifs de notre système actuel.
Puis, petit à petit, j'ai imaginé des solutions envisageables (et sans doute utopiques), l'idée a continué de trotter dans ma tête, et au fur et à mesure, j'ai pu me dire "non, non, décidément non, ce système d'éducation n'est vraiment pas le bon."

Pourquoi ?

Il suffit de regarder.
De la primaire à la secondaire, on passe tous par le même chemin, les mêmes cours, la même matière. Même les options n'y changent pas grand chose : français, histoire, géo, math, chimie, physique, bio,...on y passe tous.
On a droit à la même méthode d'enseignement : on doit tous développer la même sorte de mémoire (auditive, plus particulièrement : écoutez le prof, ça fera 50% de matière apprise quand vous serez chez vous !) (Scoop : pas pour tout le monde), écrire de la même façon (encre noire ou bleue, feuilles A4 blanches), en Belgique on a le même agenda, avec interdiction de le décorer, et si par exemple, en math, vous trouvez une autre méthode de calcul qui vous donne la même réponse que le prof, vous avez tout faux : il faut SA méthode.
Bref, de la primaire à la secondaire, nous sommes considérés comme un ensemble homogène d'individus uniformes.


Mais le problème est là : nous ne sommes pas les mêmes personnes. Nous sommes uniques.
Nous sommes tous un être humain avec sa vie, ses sentiments, sa façon de fonctionner, et surtout : son plan de vie.
Le système scolaire a tendance à oublier cela.

De plus, à l'école, nous apprenons énormément de matières culturelles et théoriques. Nous apprenons les asymptotes, les probabilités, les hyperboles, la guerre froide, la production du pétrole, Voltaire, Rousseau.
Mais nous n'apprenons aucune chose pratique. Je sais que mon discours va sembler bateau et très "adolescent en crise" (et c'est justement ce qui me rassure : si un discours fait "adolescent en crise", c'est qu'il dérange et bouscule le quotidien), mais...quid de la cuisine, du ménage, du bricolage ? Quid des feuilles d'impôts, des démarches administratives ? Quid de l'amour de soi, de la confiance en soi, du respect des autres, de la culture du viol, de l'éducation sexuelle ?
Rien.

Personnellement, j'ai 19 ans et j'ai eu mon diplôme de secondaire (l'équivalent du Bac) en septembre dernier. Je connais les probabilités, le triangle de Pascal, la génétique, les alcools, la réfraction et la réflexion, etc.
Mais j'ai 19 ans et je ne sais pas cuisiner végétalien (je ne peux donc pas me nourrir correctement), je ne sais pas nettoyer une douche, faire le ménage à l'eau, nettoyer ces putain de taches de sperme sur le matelas, j'ai des soucis pour avoir confiance en moi, etc.
J'ai 19 ans, et finalement je suis un bébé. Je ne sais rien.
J'ai le cerveau plein de savoir, mais un savoir qui ne me servira jamais et qu'il ne me plait pas de connaître, que je n'ai pas pris plaisir à apprendre.
Et pour ce qui me servira pour sûr dans la vie, je ne sais rien.


Du point de vue de l'éducation, du rapport à l'autre, là aussi, c'est médiocre.
Quand j'étais gothique, on m'a déjà dit que je ne pourrais pas amener mon enfant à l'école car il se ferait pourrir par les autres.
Pareil quand on a parlé d'un enfant avec une maman et deux papa. Il va se faire pourrir !
Pareil quand on parle des enfants transgenres. Tu ne peux pas habiller ta fille en garçon même s'il se sent mieux ainsi, les autres seront méchants !
Quand on se fait harceler en secondaire (au collège ou au lycée), on dit que ce n'est pas grave, que c'est de leur âge.
Le règlement vestimentaire interdit les tenues courtes, les cheveux colorés, certains interdisent les tatouages et les piercings ainsi que le look gothique, d'autres interdisent le port du voile, etc.
Tout est fait pour que la différence et l'originalité soient rejetés à la fois par le système scolaire même, mais aussi par les autres élèves.


Nous avons donc quatre problèmes :

1. Le manque de spécificité des cours, voir leur côté superflu suivant le plan de vie des élèves.
2. Le manque de cours pratiques (vie autonome, cuisine, ménage, administration)
3. Le manque de cours sur la vie en société et sur la relation avec soi-même (discriminations, éducation sexuelle, culture du viol, confiance en soi, body positive).
4. Le rejet des différences (code vestimentaire souvent justifié de façon subjective : "on n'est pas à la plage" et "ça distrait les garçons" ne sont pas de vrais arguments, tout comme "il y a une tenue pour tout" ; uniformité dans la façon d'enseigner et dans le travail des étudiants, etc.


Du coup, j'ai réfléchi à des solutions envisageables.
La primaire se déroulerait normalement. Ecriture, lecture, calcul, full utilité, tout ça.

Puis, on supprimerait l'école secondaire en tant que telle, donc comme elle existe maintenant. On gomme.
Et on propose des formations. Plein de formation.
Tu pourrais prendre des formations pour ce que tu aimes (les langues, le français, les sciences si t'as envie), mais aussi celles qui te semblent utiles (cuisine, ménage...).
Quand tu es sûr des études que tu veux faire plus tard, tu peux faire une formation préparatoire et plus poussée.

On peut également rendre certaines formations obligatoires, comme l'éducation sexuelle (et je parle pas de "comment mettre une capote sur la banane" et de "le cycle menstruel dure 28 jours", mais d'un vrai cours d'éducation sexuelle, avec la notion de consentement, les différentes orientations comme l'asexualité, la pansexualité, le transgenrisme, etc), le rapport aux autres (discriminations, culture du viol, etc).


Du coup, voici ce qu'on obtiendrait à long terme :
1. Une éducation personnalisée qui correspondrait au plan de vie de chacun, suivant ce qui nous semble utile, ce qu'on veut faire plus tard, ce qui nous intéresse et nous enrichit (par exemple, j'aurais pris français et latin car je suis littéraire, anglais et espagnol parce que je trouve ça utile, mais aussi Histoire parce que je trouve ça intéressant).
2. Des encouragements pour développer notre créativité et notre être véritable. On serait davantage considérés comme des êtres à part entière, uniques, chacun divin à notre manière, plutôt que comme une masse à dresser.
3. Un meilleur apprentissage de la vie autonome. On éviterait ainsi les coquillettes au jambon à chaque repas et les nouilles Aïki dès qu'on commence à vivre seul. On arriverait à mieux faire le ménage sans paniquer, même les trucs plus techniques, on pourrait recoudre un bouton ou une dentelle qui se détache.
4. Des élèves plus ouverts aux différences, car baignant dedans (étant donné que les différences ne seront plus supprimés avec des règlements et le respect de chacun sera enseigné en profondeur), éduqueront leurs propres enfants à respecter les choses, ce qui diminuerait, voire supprimerait les moqueries vers l'enfance.



Je crois que j'arrive au bout de ma petite démonstration. C'est un sujet qui me tient à cœur, étant donné que j'ai été rebutée par l'école jusqu'au bout. j'ai eu le temps de réfléchir à ses failles et à voir à quel point ce milieu annihilait le côté unique de chacun.

Je sais que ma solution semble bien utopique et difficile à mettre en place (en plus, qui suis-je pour changer les choses de ce côté-là), mais je trouvais ça intéressant et je voulais vous en parler.
Je pense que le premier pas, c'est surtout de se rendre compte que le système actuel a quelque chose d'anormal. Après, ça ne peut que s'améliorer.

J'espère que mon article vous aura plus ! N'hésitez pas à partager vos idées en commentaire. Plus on trouve de solutions, plus on crée d'énergie positive !

Je vous embrasse,
Canalis

22 commentaires:

  1. Ce dont tu parles, c'est la pédagogie active, qui est de plus en plus pratiquée dans énormément d'établissements belges (et bruxellois !) que tu ne connais sans doute pas.
    Tu as du faire tes secondaires dans une école assez traditionnelle (ce qui a été mon cas aussi) mais ne te base pas sur ta propre expérience pour en tirer des généralités : on tend de plus en plus à aller vers d'autres pédagogies, moins transmissives, laissant plus de place à la réflexion personnelle, à l'essai erreur et surtout, on nous demande de donner DU SENS aux cours qu'on donne aux élèves :-)
    Si ça peut te rassurer, une réforme des programmes scolaires est prévue pour 2016, bien que les compétences tendaient déjà à ça (même si les profs ne les utilisaient parfois pas).

    Simple question, tu étais dans quel pouvoir organisateur (réseau), et dans quelle école (si tu veux bien le dire :-) )
    Je suis bruxelloise et je termine un master en didactique, donc, l'enseignement, c'est mon truc :-)

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    1. J'ai été faire quelques recherches sur la pédagogie active, du coup, et je trouve ça intéressant pour le soutien des élèves. Mais finalement il manque encore des choses : les mêmes cours sont présents et doivent être appris, pas ou peu de cours pratiques, etc.
      Mais c'est déjà génial, c'est un gros progrès !

      (J'étais en enseignement général à l'athénée royal crommelynck de Woluwe Saint Pierre)

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    2. Je connais, j'y travaille depuis deux ans pour Echec à l'échec pendant les vacances :-)
      Il y a des alternatives à l'enseignement traditionnel et la pédagogie active est en plein développement. On tente de décloisonner les cours, les filières,... Personnellement, je travaille sur l'interdisciplinarité pour mon mémoire :-)
      Sinon, il reste l'enseignement privé qui a son propre programme pour chacune de ses écoles ! (déjà qu'on jongle avec des programmes différents pour chaque PO en Belgique...)

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  2. Je trouve que tu mélanges les choses. Avant, en France en tout cas, il y avait des cours sur la vie pratique. Bon, seulement donnés aux femmes mais un autre débat. Quand il a fallu réformer l'école une grande question s'est posée que toi même tu ne t'es pas posée : qu'est ce qui relève de l'enseignement et qu'est ce qui relève de l'éducation ? Savoir cuisiner, le consentement sexuée, etc.. Sont des choses que tes parents doivent t'apprendre. L'école n'est pas la pour faire leur boulot. À un moment, ton prof c'est pas ta mère il est là pour t'enseigner des connaissances pas pour t'eduquer dans la vie. Voilà pourquoi ces choses n'ont rien à faire dans la cadre de l'école. Après pour votre enseignement, je peux pas juger, je suis jamais allée en Belgique mais vous n'avez pas la possibilité de quitter le parcours scolaire à 12-14 ans pour des cap-bep professionnels ?

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    1. Pour les parents, je trouve l'argument super bancal. On a pas tous les mêmes parents, on ne s'entend pas forcément bien avec, ils ne savent pas forcément comment faire non plus...
      Exemple, l'un de mes copains : il s'entend QUE DALLE avec son père, donc exit les moments privilégiés d'apprentissage, et le père lui-même ne sait pas faire le ménage et engage une dame d'usage pour ça. Qu'est-ce qu'il peut lui apprendre ?
      Surtout pour l'éducation sexuelle : il suffit de demander aux ados : combien osent aborder le sujet avec leurs parents ? Presque aucun.

      Au cours de ma vie j'ai appris une chose : la famille ne sera pas toujours là pour toi et il y a des tooooonnes de choses qui égalent "l'amour d'une maman". C'est pas ta famille, ce ne sont pas tes parents, qui t'aideront lors de ton développement personnel.

      Je pense que dire que ce sont les parents qui doivent faire ça, c'est nier les inégalités auxquels font face les ados du point de vue de la famille.

      En Belgique, on a un enseignement technique ou professionnel, mais il est très dévalorisé ("c'est pour les malades mentaux, les débiles" et autres joyeusetés) et encore une fois, il faut avoir l'option qui nous correspond. Les choix sont limités.

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  3. Le problème, c'est que si un parent ne veut pas que son enfant entende parler de sexe, que tu sois d'accord ou pas c'est soirée enfant, son éducation et tu n'as rien à dire dessus. Ce ne sont donc vraiment pas des sujets que tu peux aborder à l'école car chaque parent choisi l'éducation qu'il veut donner. Encore une fois, qu'elle nous choque ou pas. Pour l'orientation c'est vraiment dommage. Les conseillers ont une mauvaise image des nôtres mais pas à ce point et les entreprises elles ne veulent que de ça suivant le domaine. Il faudrait déjà travailler pour réhabiliter ces autres cursus !

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    1. Je pense que le problème ne réside même pas dans le fait que les parents ne veulent pas que leur enfant ait une éducation sexuelle, mais plutôt dans le fait que les ados-mêmes refusent d'aborder le sujet avec leurs parents, tout simplement parce que...ce sont leurs parents !

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  4. J'avais trop de choses à dire (comme d'hab), donc ça rentrait pas en commentaire, donc² j'en ai profité pour publier mon premier article sur le blog fantôme que je me traîne depuis quelques mois, mais c'est bien un commentaire/réponse à ton article, qui a piqué mon attention.
    (voui ça faisait un long long commentaire, encore xD)
    fasobanana.blogspot.fr/2015/02/du-systeme-educatif-francophone.html

    C'est finalement assez interminable et confus, sorry ><

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    1. J'ai lu ton article, il est super intéressant ! (Et pas si long ;) Je l'ai lu d'une traite et je ne me suis pas ennuyée du tout ). Merci pour ton avis qui apporte des nuances à mon article <3

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    2. Tant mieux, j'avais peur que ça soit un peu brouillon, c'est mon défaut majeur, et comme ça me branche pas trop de faire sortir les plan en trois parties trois sous parties trois sous sous parties de mes copies... xD

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  5. Tes propositions sont géniales :D Mais si on considère que le but du système scolaire n'est PAS notre épanouissement personnel dans la société, ça parait logique qu'elle ne soient pas appliquées. Or, ça devrait...
    Très très bon article autant sur le fond que sur la forme je trouve, tu as été très claire et tu argumentes bien :)

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    1. le pire, c'est que le mot "épanouissement" revient souvent dans les discours scolaires, mais ils sont complètement à côté de la plaque quant à la façon de le développer.

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  6. Ca devrait t'intéresser!
    https://www.youtube.com/watch?v=JxCPdqD3Xtk

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    1. C'est vraiment encourageant et incroyable, ce que cette jeune femme fait pour mieux enseigner à ses élèves. Ca a l'air tellement plus humain et efficace !

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  7. y a la pédagogie Montessori aussi!

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    1. Je viens d'aller regarder une vidéo, ça a l'air sympa ! Déjà, le principe d'enlever les notes, contrôles et devoirs est plaisant, ça rend tout plus souple.

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  8. Coucou!
    J'ai beaucoup aimé ton article, qui continue parfaitement une réflexion que je mène moi-même. J'ai récemment fait un exposé sur le système scolaire finlandais, qui est assez nouveau pour l'Europe. Les Finlandais se refusent à séparer les élèves en fonction de leur niveau scolaire, et l'aide nécessaire leur est fournie en classe. L'accent est mis, notamment en science, sur la manière qu'ont les élèves d'appréhender les problèmes et de les résoudre, et non sur des apprentissages par coeur de démonstrations de théorèmes (ce qui est très ennuyeux, même quand on aime les maths, crois-moi!). Les professeurs sont sélectionnés avec bien plus de rigueur qu'ailleurs, en particulier en fonction de leurs aptitudes pédagogiques. En fait, toute la mentalité du pays vis-à-vis de l'enseignement est très différente d'ailleurs, l'Etat finance tout, il y a très peu d'évaluations, mais les élèves ont envie de réussir, l'absentéisme est presque une légende, ... Je ne connais pas assez bien ce système pour t'en donner une image complète, mais je pense qu'il mérite qu'on s'y intéresse. J'ai trouvé ce lien qui peut peut-être se révéler plus approfondi: http://www.clanttila.fi/142310226.
    Merci pour ton article!
    Aline

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    1. J'ai été voir le lien mais je n'ai pas vraiment compris ce qu'il était mis :/ Mais j'ai entendu parler de l'éducation finlandaise et c'est vrai que ça a l'air plus encourageant et bénéfique pour les élèves.

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  9. "De plus, à l'école, nous apprenons énormément de matières culturelles et théoriques. Nous apprenons les asymptotes, les probabilités, les hyperboles, la guerre froide, la production du pétrole, Voltaire, Rousseau.
    Mais nous n'apprenons aucune chose pratique. Je sais que mon discours va sembler bateau et très "adolescent en crise" (et c'est justement ce qui me rassure : si un discours fait "adolescent en crise", c'est qu'il dérange et bouscule le quotidien), mais...quid de la cuisine, du ménage, du bricolage ? Quid des feuilles d'impôts, des démarches administratives ? Quid de l'amour de soi, de la confiance en soi, du respect des autres, de la culture du viol, de l'éducation sexuelle ?
    Rien."

    Je suis complètement d'accord. ^^
    Enfin, je crois que tu as décrit l'éducation belge, mais en France (à quelques détails près) ça se passe aussi comme ça. Et ça me révolte de voir que personne ne se bouge et qu'on pointe du doigt ou qu'on "casse" les gens qui pensent que l'éducation devrait changer (du coup, rien ne bouge). Surtout quand on voit que par exemple, en Norvège(et/ ou Finlande, je ne sais plus) ils enseignent d'une manière beaucoup plus libre, pratique et rapport avec les élèves.
    Le coup d'apprendre les impôts et l'administration à l'école, ça m'a doucement fait rire, parce que ça ne se fera sans doute jamais. Mais pourtant, on en aurait bien besoin, ahah. ^^
    Pour les cours d'éducation sexuelle, ça pourrait être bien aussi mais je pense que c'est encore trop tabou selon les personnes/ établissements/ Régions/ pays, etc... :/

    Puis aussi, c'est ô combien vrai qu'une éducation ne suffit pas, car chacun est différent.
    Dire qu'à une époque il suffisait simplement de faire ce qui évaudrait aujourd'hui à la pirmaire (lire/ écrire/ parler/ compter) et taper aux portes pour demander du boulot, et s'en sortir dans la vie niveau matériel et financier..
    Quand on compare cette époque à maintenant, y'a vraiment tout qui se casse la gueule.

    En tous cas, je suis ravie de voir que je suis pas la seule à me sentir impuissante, minuscule et révoltée par rapport à ça. ^^'

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    1. Je pense que le but dans le fait de se moquer des gens, souvent jeunes, qui rejettent le système éducatif actuel, c'est de faire taire. Si on est nombreux à exprimer notre désaccord il faudra que les choses changent, et c'est tellement plus simple de juste tourner le sujet en dérision.

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  10. Peut-être pas tout à fait les faire taire, mais les intégrer au moule, oui.
    Sur ce point tu as raison: changer les choses en bien, les rendre meilleures, c'est toujours beaucoup plus difficile que de s'en moquer ou d'étouffer dans l'oeuf les gens qui se posent et soulèvent problèmes et questions.
    J'ai eu récemment une discussion intéressante avec quelqu'un à ce propos, comme quoi il était plus facile (en gros) de tomber dans le "côté obscur" plutôt que de prendre ou rendre les choses meilleures, parce que c'est agir à contre-courant.
    C'est bête, ça devrait être l'inverse. ^^'

    Je pense aussi qu'un des problèmes par rapport à ça, c'est que les gens qui voient tout se cassent la gueule n'ont pas les mêmes propositions ou mêmes priorités pour rendre tout ça meilleur. Ça créée des divisions dans une minorité, et la majorité qui formaté dans un "moule", en joue beaucoup.

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    1. (Pour moi "mettre dans un moule" et "faire taire" ça a toujours été des synonymes)

      Je suis vraiment d'accord avec ce que tu dis, tout ce que tu exprimes est vraiment intelligent !

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