dimanche 15 février 2015

Comment apprendre à sortir de sa zone de confort en 5 étapes ?

Ce n'est un secret pour personne, j'ai un mal fou à sortir de ma zone de confort. Je me sens très mal lorsque je voyage seule, je panique vite, j'ai déjà annulé des voyages pour cette raison...bref, ça m'handicape de plus en plus, au fur et à mesure que les mois passent.
Je rate des occasions, des opportunités, de bons moments, juste parce que la routine me plait davantage.
Bon, bien sûr, la zone de confort peu englober beaucoup de choses. Je pense que pour sortir avec deux mecs en même temps et le dire ouvertement il faut être bien sorti de son petit confort. Tu lui dis adieu, sur ce coup-là.
Pour poser nue, pareil. Pour avoir les cheveux roses, aussi.
Pas de problème de ce côté-là.

Mais quand il s'agit d'aller voir ailleurs, mazette...Ne comptez plus sur moi.
Seulement, j'ai décidé que ça allait changer. Je ne veux plus être victime de mes peurs, je veux vivre de nouvelles choses et avoir des trucs à raconter à ma mort. Je veux pouvoir me sentir mâture, et pas terrifiée dès que je pars seule quelque part (pour rentrer chez moi en urgence 5 jours plus tard) (true story).

Du coup, j'ai longuement réfléchi : comment faire pour apprendre petit à petit à sortir de sa zone de confort ? J'ai réussi à mettre un programme sur pieds qui pourrait, en 5 grandes étapes, m'aider et vous aider à vaincre vos peurs et à aller davantage vers l'inconnu.

Etape 1 : Changer ses habitudes

La première étape pour sortir de sa foutue zone de confort, c'est d'apprendre à briser la routine. C'est super simple : vous aviez l'habitude d'aller au resto italien du centre-ville ? Allez voir à quoi ça ressemble dans le japonais d'à côté. Vous prenez toujours le même cocktail ? Essayez-en un autre, de préférence celui qui vous faisait de l’œil jusqu'à ce que vous voyiez "ananas" dans la composition et ayez peur que cela gâche le merveilleux goût du kiwi et de la mangue (la réponse est : sans doute que non).
Vous courrez toujours en faisant le même parcours ? Changez complètement d'itinéraire.
Bref : empêchez votre cerveau de s'endormir.

C'est la seule étape que vous pouvez faire avec une autre personne. Les quatre étapes suivantes se feront en solo.

Etape 2 : Faire des choses simples quand on est à deux, mais cette fois-ci, seul 

Un niveau au-dessus : prenez l'habitude de faire des sorties seul. Allez boire un café, faites-vous un resto pas trop cher, ou faites des démarches qui vous inquiètent : pour les timides, n'ayez pas peur de demander quelque chose à une vendeuse, allez vous inscrire à la salle de sport seul, faites les boutiques en solo...
Bref, essayez d'acquérir le plus d'autonomie possible. Si un jour vous voulez faire de grandes choses sans être accompagné de maman-papa-copain-copine, il faut passer par ces petites étapes.


Etape 3 : faire des sorties qu'on aurait refusées avant

Exemple tout con : j'ai refusé une soirée chez des amis la semaine passée car cela se terminait à 23h et j'avais peur de faire le trajet de retour à une heure trop tardive.
Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive, et même si mes peurs sont relativement fondées, ça ne doit pas être une raison pour me priver de voir des gens que j'apprécie et de passer un bon moment.
Je crois qu'on a tous des exemples comme ça : on y va pas parce que ça se finit trop tard, parce qu'on ne connait pas le coin, parce que c'est loin, parce que c'est un itinéraire qu'on n'a jamais fait...
Il ne faut pas hésiter à se rendre dans ces endroits qui nous font peur. On peut très bien partir un peu plus tôt pour être sûr d'avoir un métro, on garde son portable avec le GPS dans nos mains pour ne pas se perdre, etc.
Bref, on essaie !

Etape 4 : Partir en excursion

On passe à la vitesse supérieure : éloignez-vous de votre zone de confort, littéralement. Prenez un billet pour une autre ville et passez une journée là-bas.
Exemple : j'habite à Bruxelles. Je pourrais prendre un billet de train pour la mer du Nord (genre Blankenberge ou le Coq, ces stations sont trop cool), ça ne coûte que 12 euros aller-retour.
A quoi sert cette étape ? A combiner les sorties en solo (une fois sur place, vous pourrez manger, boire un truc, acheter des choses, ou juste lire sur un banc, et tout ça...seul !) et le trajet.
Quand on est du genre peureux, prendre un transport en commun tel que le train ou, encore pire, l'avion (le boss de fin de la zone de confort) peut vite être une source de stress. Il faut réserver les billets seul, trouver le bon quai seul, on a peur des changements, de prendre le mauvais train, de rater son arrêt, etc.
Rien que le fait d'oser tenter des petits trajets pour être très éprouvant quand on a pas l'habitude de voyager en solitaire. Donc, commencez par ça avant de prendre un plus gros morceau !

Etape 5 : Voyager

Voilà, on y est.
Cet été, je devais voir une amie qui habite dans le Sud de la France. Les billets étaient achetés, tout était organisé.
Puis, la panique. Partir une semaine ? Voyager seule ? Ne pas voir mes copains ? Quoi ? Comment ? Et si ça se passe comme avec EF, à Londres ? (Spoiler : ça s'est mal passé) Comment je vais faire ?
Je stressais tout le temps, j'avais du mal à dormir, j'avais envie de pleurer quand j'y pensais.
Et j'ai annulé.
Les grands voyages seule, c'est mon boss à moi. Et je pense qu'il en est de même pour vous tous qui vous sentez concernés par mon article.
On combine le voyage seul, le fait d'être loin de sa zone de confort, loin de chez soi, pour une longue durée, le fait de ne pas avoir grand chose pour se rassurer et pas de grande possibilité de faire marche arrière.
Bref, l'horreur.
Mais finalement, si vous suivez bien toutes les étapes de ce programme, vous serez habitué à passer du temps seul, à vous débrouiller, et ce qui vous terrorise aujourd'hui devrait vous angoisser beaucoup moins dans quelques mois.


Voilà, je pense qu'après avoir franchi toutes ces étapes vous serez rodés et prêts à accomplir n'importe quoi, les doigts dans le nez, même pas peur !

Personnellement, voici mon programme :
Février et mars : Je change mes habitudes et j'apprends à rester seule et à sortir seule.
Avril et mai : Je multiplie les sorties et je privilégie celles que j'aurais évité de faire auparavant. De préférence, j'y vais seule et j'en reviens seule.
Mai : Je fais une excursion seule à Blankenberge (ou au Coq, à décider)
Juin : Je fais une excursion à Bruges (plus compliqué, c'est plus grand)
Été : Je pars chez Noémie.

J'essaierai de vous faire des articles bilan pour que vous puissiez témoigner de mon avancée (j'espère qu'il y en aura une, d'avancée !), et n'hésitez pas à faire de même si vous rencontrez les mêmes difficultés que moi !



5 commentaires:

  1. Pour les soirées entre amis n'hésite pas à rentrer plus tôt si tu te sens plus rassurée, et à augmenter progressivement l'heure de retour. Et prévoit une solution de secours (genre te faire ramener par ton père si jamais c'est trop la panique), t'es pas obligée de l'utiliser mais ça rassure de savoir qu'on peut le faire.
    Je pense que pour tes voyages, ce qui peut être bien c'est d'aller sur des lieux dans lesquels tu es déjà allée accompagnée, avant de les tenter seule.
    Sinon essaye de te renseigner au maximum auparavant sur l'heure du train, sur la "géographie" de la gare dans laquelle tu vas, pour minimiser l'imprévu et donc le stress.

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  2. Pour ce qui est des soirées, je me fais généralement raccompagner par un ami qui n'habite pas trop loin ;) Les retours en groupe, c'est aussi une solution =)

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    1. Personnellement je trouve du coup "trop facile" d'un point de vue zone de confort, comme je peux me reposer sur l'autre ^^

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