mardi 30 décembre 2014

2014 : Le bilan

Honnêtement, je ne suis pas sûre que 2014 ait été une bonne idée. Sur une échelle de "je veux mourir" à "je veux que toutes mes années soient comme ça", je la mettrais bien sur "combat de tous les instants".
Je me rappelle encore de cette citation que j'avais postée en début d'année : "Here is the beginning of a 365 pages book. Make a good one."
Je ne pense pas que le livre était si bien. Mais en tout cas il s'y passait des choses.

Je vous dresse de suite la liste des événements importants ayant eu lieu en 2014, et après je vous laisserai le debriefing.


*~Le Bon~*

1er janvier : Je fête la nouvelle année chez mes grands-parents. Nous sommes quatre en tout si je compte le fils de quelques mois de ma cousine. Je passe une excellente soirée, et je passe une semaine calme et motivante à dresser mes plans pour conquérir le monde.

11 janvier : Je commence à discuter avec Thomas. On était en classe ensemble depuis plus d'un an mais je ne lui avais jamais adressé la parole. Tout est normal.

31 janvier : Je me fais opérer des dents de sagesse. Ça a l'air con, dit comme ça, et inintéressant, mais pour moi ça veut dire "dentition convenable garantie pour le reste de ma vie". En plus, j'ai été bénie : aucune douleur, nourriture solide dès le deuxième jour, aucun gonflement, RIEN !

14 février : Je commence à sortir avec Thomas et je me fiance avec Mercutio.

16 mars : Ma mère commence à me parler des Hauts Potentiels, étant persuadée que j'en suis, et je me mets à me renseigner sur le sujet et à trouver une foule de possibles explications à ma personnalité et mon comportement.
"Ce haut potentiel, c’est la capacité à ressentir, percevoir, comprendre les choses et l’environnement qui nous entourent, de façon plus aiguisée, plus fine, plus dense que la majorité des gens. Et ressentir les choses plus intensément, c’est aussi y réagir plus intensément. Tout est stimulation, tout est information à traiter, sans nécessairement avoir de hiérarchie ou de priorisation dans le traitement de l’information. On est donc rapidement surchargé, survolté. Il en découle une sensation de stimulation et de sollicitation permanente, et cette perméabilité à l’environnement peut engendrer de la nervosité, de l’irritabilité, de la fatigue, un besoin de s’isoler, de se protéger de ce flux incessant de stimulations. Des mécanismes de défense se mettront parfois en place pour contrecarrer ce trop-plein de stimulations (tocs, évitement phobique, hypersomnie…)." Selon le site du GARHP

17 mars : Je fête mes deux ans de couple avec Mercutio.


Avril : Je pars une journée à Bruges avec quelques élèves de mon école. Je le note ici parce qu'honnêtement, j'adore cette ville.


Mai : Je vis mon premier spectacle de danse orientale. Plusieurs heures dans des coulisses avec l'effervescence des préparatifs, beaucoup de stress, mais au final une expérience intéressante qui m'a rappelé mes années de théâtre.

Juillet : je m'inscris comme donateur mensuel chez Oxfam à raison de 7€ par mois.

3 août : Je termine le premier jet de mon troisième roman, cette fois-ci beaucoup plus long que les précédents avec 256 pages Word.

21 août : Je pars en vacances à la mer du Nord avec toute ma famille du côté de mon père et Mercutio. Malgré le temps mitigé et les enfants bruyants, ce fut dix jours remplis de très bons moments.

Septembre : Je commence mes cours du soir en gestion afin de réaliser l'un de mes rêves, et j'écris un troisième article sur Madmoizelle.com (qui apparaîtra sans doute dans leur livre Une année sans complexe : le meilleur de Madmoizelle.com, mais c'est à vérifier. Ils m'ont demandé les droits sur mon texte afin de le faire apparaître dans le livre, mais je ne suis pas tout à fait sûre qu'il y soit. Je dois encore l'acheter pour le savoir, je vous dirai quoi).

3 septembre : J'obtiens mon diplôme de secondaire et je dis au revoir aux cours inutiles (spoiler alert : je ne risque pas de me servir des asymptotes, de la réfraction et de la structure d'une station balnéaire au court de ma vie), chronophages, démoralisants et rabaissants.

7 septembre : Je cours la Race for the Cure avec Thomas, une course "non officielle" (sans classement ni chrono) de laquelle les bénéfices iront à l'association Think Pink contre le cancer du sein.

4 novembre : Je me fais tatouer pour la première fois.

22 novembre : J'ai 19 ans. Étrange impression. Et je suis gâtée comme une dent.

Décembre : Je diminue ma consommation de sucre raffiné et je me rapproche de plus en plus d'un régime entièrement végétal. Je m'inscris également comme donateur mensuel chez Coalition Plus à raison de 7€ par mois.

Je me "convertis" à la Wicca et trouve enfin une religion et des croyances qui me conviennent et entre en parfaite adéquation avec mes propres croyances d'alors, ainsi que mes valeurs.

Je fais également énormément de sorties au restaurant. L'Aristo, le Thai Café et le Anata deviennent mes QG.

*~Le Mauvais~*

10 février : Je manque de faire une tentative de suicide mais je préviens quelqu'un au dernier moment. Aller-retour aux urgences psychiatriques, discussion familiale, deux jours de congé, et tout à coup je deviens une bombe à retardement aux yeux de ma mère qui refuse qu'on me laisse seule durant des semaines. Ambiance.

Mars : je suis victime de viol conjugal. Aveuglée par la pression et la culpabilité mise sur mes épaules par mon entourage (merci les gars), je ne me rends compte de ce que j'ai réellement vécu que plusieurs mois après.

12 mars : Début des séances de psy familial. La chose la plus pénible au monde, je pense.

Novembre : Je rate le NaNoWriMo.

14 décembre : Je quitte Mercutio pour de bon.

Durant toute l'année j'ai passé ma vie à m'engueuler avec Mercutio, à être en froid, à hésiter à le quitter, etc. La merde nuptiale merci.

Je commence également une dépression grave à cause de l'école. Je suis suivie par trois médecins différents.
 
Je me dispute également énormément avec Thomas.

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Voilà, ça, c'est pour le bilan. La liste des événements négatifs est bien plus courte que l'autre, certes, mais ils sont aussi bien plus lourds. La dépression m'a suivie toute l'année et je n'en suis toujours pas débarrassée.
Je me suis également énormément coupée du monde, ma conscience prenant de plus en plus de place et la volonté de faire le bien autour de moi me dégoûtant de plus en plus du détachement et de l'égocentrisme d'autrui. Je me sens de plus en plus décalée et pas à ma place dans notre société et souvent ça ne m'aide pas à me sentir bien.
Pendant cette année, ma relation avec Mercutio a également explosé. On ne s'entendait plus, on ne passait plus de bon moment ensemble, et je lui en ai énormément voulu pour avoir mis toute la responsabilité de ma situation avec Thomas sur mon dos. Alors que finalement, c'était lui qui m'avait proposé de sortir avec deux personnes si ça pouvait me rendre heureuse. Il s'est fait souffrir tout seul comme un grand. Mais j'imagine qu'à présent, aux yeux du monde ce sera toujours mon idée et ma faute.
Vers la fin de l'année, j'ai eu énormément de mal à me prendre en main. Je fais de l'hypersomnie, j'ai arrêté le sport, j'ai du mal à écrire...ça ne m'a pas aidée à me sentir mieux dans ma peau et à gagner en confiance en moi. Avec la rupture avec Mercutio je n'ai qu'une certitude : celle de finir seule un jour car je serai devenu trop détestable aux yeux des gens.
Mais honnêtement je ne peux pas faire autrement.

Je suis donc réellement heureuse que cette nouvelle année arrive car ça a toujours été un merveilleux tremplin pour moi. Je peux plus facilement laisser le passé derrière moi, prendre de nouvelles résolutions, être plus productive, etc. C'est donc un vrai soulagement pour moi.

En tout cas, le livre 2014 aura été une véritable aventure.


lundi 29 décembre 2014

Les 5 livres que j'ai préférés en 2014

Je commence le premier article d'une série de textes tournant autour du nouvel an, pour votre plus grand plaisir (non, je sais que vous en avez déjà marre alors qu'on est que le 29 décembre).

Je n'avais pas fait d'article de ce genre les autres nouvelles années, mais une amie m'en a donné l'idée en me demandant, à moi et à d'autres amies, quels livres nous avions appréciés en 2014. J'en ai donc sélectionné 5.
Honnêtement, 2014 ne fut pas fameuse en terme de lecture. Très peu de coups de coeur au final (La mécanique du coeur étant de 2013 pour moi ainsi que Le portrait de Dorian Gray), je suis assez déçue de mon année de ce côté-là (il faut dire aussi que je n'ai pas énormément lu). Mais j'ai tout de même pu lire quelques bons livres dont je vous parle tout de suite.

1) Stravaganza de Mary Hoffman
Stravaganza est une série de 6 livres (dont deux qui ne seront pas traduits en français, ne me demandez pas pourquoi, les voies des éditeurs sont impénétrables) parlant des Stravagante (prononcez "stravaganté", le nom étant écrit en italien) ayant la possibilité de faire des voyages dans le temps et l'espace entre l'Angleterre du XXIème siècle et la "Talie" du XVIIème siècle, Italie d'un autre monde où la Duchessa de Belezza, équivalent de Venise, et les Chimici, oppulente famille règnant sur presque toute la Talie, mènent une guerre sans fin pour décider du sort de la jolie Belezza, cité indépendante que la Duchessa protège avec hargne, refusant de la céder à l'empire des Chimici.
Dans chaque tome, un adolescent différent(Lucien dans la premier tome, jeune garçon cancéreux fasciné par Venise) se verra transporté dans son sommeil de l'Angleterre jusqu'en Talie à l'aide d'un talisman qui leur servira de clé vers l'autre monde.
Ce que je dis est incompréhensible.
Mais cette saga est parfaite.
Même si je m'arrêterai sans doute après le troisième tome, car la couverture du 4ème me scandalise et la suite n'est pas traduite. Et ça me débecte.
Je ferai sans doute une chronique lorsque j'aurai fini les trois premiers livres. Je ne peux pas en faire une pour chaque tome, car il y a trop peu à dire : cette saga frôle la perfection.


2) L'élégance du hérisson de Muriel Barbery
J'ai voulu lire ce livre après avoir vu le film que j'avais trouvé assez doux et poétique. Les personnages me fascinaient et j'avais très envie de jeter un coup d'oeil au roman duquel était inspiré Le hérisson.
L'élégance du hérisson raconte donc l'histoire de Renée, une concierge terrifiée par l'idée que les locateurs de l'immeuble dans lequel elle travaille devinent qu'elle n'est pas si idiote qu'elle le laisse croire. Renée aime la discrétion, et à ses yeux, une concierge cultivée attirerait bien trop les interrogations de ses employeurs pour qu'elle se risque à le laisser voir.
Paloma, 13 ans, est surdouée et introvertie. Blasée par le comportement de ses pairs, elle décide de se suicider dès le début de son adolescence pour ne jamais devenir une adulte hypocrite et vide.
Les deux femmes vivent dans le même immeuble, se parlent à peine, et chacune raconte son quotidien avec leurs pairs qu'elles méprisent cordialement.
Si je ne devais donner qu'un seul qualificatif pour ce roman, je donnerais celui-ci : délicieux. Le style d'écriture est excellent, les phrases riches, l'humour est fin, et j'ai dû verser quelques larmes en refermant ce livre.
La chronique est également à venir.


3) Marche ou crève de Stephen King
HA HA HA j'étais persuadée d'avoir écrit une chronique pour ce roman mais à première vue, je ne l'ai jamais fait. Boulet moi.
J'ai lu beaucoup de romans de Stephen King et j'en ai aimé peu. Mais j'ai adoré Marche ou crève.
Comme je ne ferai jamais de chronique, je vais essayer de faire un résumé qui donne envie.
Je vais essayer.
Ca ne veut pas dire que je vais y arriver.
Vous commencez à me connaître.
Chaque année, une compétition avec un milliard de dollars à la clé : La Grande Marche.
Les règles : marcher à une vitesse de 6km/h minimum. Si on passe en dessous, un avertissement.
A trois avertissements, c'est une balle dans la tête.
(Je pense que King n'a jamais essayé de marcher à 6km/h. Parce que si King avait essayé, King aurait su qu'à 6km/h on commence à courir. Mais dans son roman dans mecs MARCHENT à 10km/h, donc chez King tout est permis).
Fatalement, il n'y a qu'un survivant, et ce survivant empoche le milliard.
Tout le déroulement du livre se passe durant la course. Il ne se passe rien d'autre : de jeunes américains marchent. Et pourtant, c'est le genre de livre que j'ai eu du mal à lâcher, même si la fin reste malheureusement, comme tous les Stephen King (du moins, ceux pour lesquels il écrit une fin), prévisible.


4) La Bible du Boudoir de Bettony Vernon
Ici, pas de roman passionnant, mais un must have pour toute vie sexuelle épanouie. Ce livre, complet et bien rédigé, est une mine de conseils pour atteindre l'épanouissement sexuel et essayer de nouvelles choses à deux (ou trois, ou quatre) en toute sécurité.
Je ne vais pas m'éterniser car j'avais écrit une chronique sur ce merveilleux ouvrage en juillet. Je vous la laisse ici.



5) Venin de Sharon Bolton
Venin est un thriller dynamique racontant l'histoire d'une jeune vétérinaire défigurée et décidée à comprendre la raison des nombreuses morts s'enchaînant dans son village. Tout le monde accuse des serpents, et en effet tout porte à le croire, mais aux yeux de Clara, ça ne peut pas être si simple.
A nouveau, je préfère ne pas vous en dire plus et vous inviter à lire ma chronique écrite en août. Elle se trouve ici.






Le flop
(Non, sincèrement, je ne pouvais pas passer à côté.)
- La maison du clair de lune de Mary Higgins Clark : Une histoire de base sympa, mais beaucoup trop de défauts.
- Running Man de Stephen King : Le vide a un deuxième nom.
- La nuit des enfants rois de Bernard Lenteric : juste non.
- Harry Potter et la chambre des secrets de J.K.Rowling. Trop de douleur en 42 petites pages.
- Vampire Academy : soeurs de sang de Richelle Mead : Ce livre est l'archétype de ce pourquoi j'avais arrêté la littérature jeunesse pendant une aussi longue période : peu de qualité, personnages agaçants,...

Voilà, j'espère que ce récapitulatif vous aura plus, comme il m'a plu de l'écrire.
J'espère que vous avez passé de bonnes fêtes et que vous aurez un bon nouvel an !
Je vous embrasse,
Canalis

dimanche 28 décembre 2014

Est-il acceptable de faire de la grossophobie dans la littérature jeunesse en tant que narrateur ?

[Cet article sert à dénoncer un problème présent dans la littérature, et n'est pas une critique particulière d'Harry Potter, qui sert ici seulement d'exemple.]

Récemment, mue par je ne sais quelle folie, je me suis dit "tiens...si les gens aiment tant Harry Potter, cela veut peut-être dire que mes souvenirs sont biaisés et que cette saga n'est pas si mal que ça. Je devrais la relire !"
(Promis, je n'avais pas mes règles et je n'avais rien bu avant.)
Pleine de motivation et de bonnes intentions (les intentions de celle décidée à remettre son jugement en cause), je demande à Mercutio s'il ne peut pas me refiler le tome 1.
Il ne l'avait pas, il m'a donc refilé le tome 2.
Pas de problème, j'avais déjà lu la saga de mes 8 à 11 ans et je connaissais donc l'histoire (que j'avais trouvée ennuyeuse comme la pluie, en passant, mais ce n'est pas le sujet. Ah si, ça influencera une de mes actions, plus bas).

J'aurais aimé pouvoir vous faire une chronique, comme je le fais avec tous les livres que je lis depuis un petit temps et j'ai donc noté consciencieusement chaque point positif et négatif que je remarquais.
Finalement l'idée de faire une chronique a été vite exclue, car au bout de 42 pages, j'ai totalisé 18 points négatifs. Et le nombre de points positifs était égal au nombre d'enfants que j'ai mis au monde au cours de ma vie.
(SPOILER ALERT : je suis nullipare.)

Donc, fatalement, il m'a semblé plus convenable d'arrêter ma lecture : les souvenirs que j'avais de l'histoire ne m'attiraient pas assez pour compenser les problèmes stylistiques rencontrés.

Mais je ne suis pas venue ici pour taper sur Harry Potter mais pour dénoncer un point qui m'a légèrement...perturbée.
Je vous cite sur 42 pages un petit échantillon (je ne les ai pas tous notés, par contre).

"Dudley était blond, rose et gras comme un porc."
"Il regardait Dudley s'enfuir aussi vite que le permettaient ses grosses jambes dodues."
"Dudley remonta son pantalon qui tombait sur son gros derrière."
"Dudley recula en trébuchant, son visage gras déformé par la terreur."

Je n'ai commencé à les noter qu'à partir du moment où j'ai trouvé que le nombre de rappels sur l'embonpoint de Dudley devenait alarmant. Je pense me rappeler également d'un "Dudley était si gros que ses énormes fesses dépassaient de sa chaise". Raffiné. Mais pour résumé, chaque fois que Dudley faisait une action ou disait quelque chose, on y avait droit.

Honnêtement je n'ai pas été choquée parce qu'il s'agissait d'Harry Potter, mais bien parce que c'était la première fois que je voyais ça.
J'ai eu une longue période dépourvue de lecture jeunesse de mes 14 à mes 18 ans ; avant, j'étais trop jeune et conne pour comprendre le principe du fatshaming (ou grossophobie en français), et après j'ai eu la chance de lire des livres sans discrimination dans la narration.
Certes, c'est arrivé (j'en ai parlé dans ma chronique de La nuit des enfants rois où certaines phrases flirtent avec le racisme), mais honnêtement, jamais de façon aussi grossière.
Je ne suis pas là pour taper sur Harry Potter, mais je l'utilise comme exemple pour dénoncer quelque chose qui, ici, m'a choquée (bref, ce n'est qu'un tremplin).

Pendant une longue période, la ligne conductrice de ce blog se basait sur la dénonciation des discriminations. Ça a duré un moment avant que les articles sur le sujet ne s'espacent, car j'avais fait le tour du problème.
J'ai parlé d'homophobie, de racisme, de grossophobie, de sexisme, de slutshaming, de polyphobie, et j'en passe et des meilleures.
Je pense qu'il est donc normal d'écrire cet article. La grossophobie reste la grossophobie.


Premièrement : il s'agit d'un livre pour enfant. D'un livre jeunesse. Que des personnes plus ou moins jeunes vont lire. Il est donc fort probable qu'ils s'inspirent de ce qu'ils voient dans les livre pour leur éducation, leurs habitudes, sans même parfois s'en rendre compte.
Donc je pense qu'il y a une responsabilité en plus de la part d'un auteur lors de l'écriture d'un livre jeunesse. J'imagine bien que cela peut être un parti pris : le narrateur ne représente ni l'auteur, ni aucun des personnages. Il est juste en lui-même un personnage qui raconte. Soit.
Mais finalement le résultat est le même, en étant confronté à la grossophobie dans un bouquin qu'il adore, l'enfant et adolescent peut facilement assimiler que ce type de phrases est cool, qu'il peut le ressortir pour fermer le clapet de quelqu'un.
Quand on est fan de quelque chose, on a tendance à calquer son quotidien sur ce qu'on aime. Toi, Potterhead, ose me dire le contraire droit dans les yeux et sans faire trembler ton mug Serpentard.
Si on a besoin de s'entourer d'une esthétique rappelant ce qu'on aime (ici, les mugs Serpentards et autres écharpes Gryffondor, voire les tickets pour cette merveilleuse réplique de Poudlard ouverte en Pologne qui ma foi m'a l'air fort stylée), il me semble logique qu'inconsciemment on adopte les codes de conduites trouvées dans les mêmes histoires.
Donc pour moi, la grossophobie dans la narration ne va, je pense, pas aider à l'acceptation des personnes en surpoids et au body positive.

Deuxièmement : oui, Dudley est méchant. Et la preuve : les autres personnages gros et gentils de l'histoire ne subissent pas de grossophobie. Il est donc évident que le fatshaming que subit Dudley n'est rien d'autre qu'une démarche humoristique pour appuyer le fait qu'il soit détestable.
Allons donc.
Personnellement, si dans un roman je trouve une prostituée qui a tout d'une connasse, je ne vais pas la décrire comme "la salope dégueulasse qui suintait de foutre entre ses cuisses se fit un café" (parce que je ne suis pas Henry Miller, ha ha).
Si dans un roman je trouve un Iranien psychopathe, je ne vais pas dire "L'immonde bougnoule qui aurait mieux fait de rentrer dans son pays de terroristes insulta l'héroïne".
Ou si je trouve un homme homosexuel qui harcèle un camarade de classe, je ne vais pas parler de "la pédale sodomite dégénérée".

Je pense que le problème est assez clair : même dans un élan humoristique, même parce que le personnage n'est pas quelqu'un de gentil, de la discrimination reste de la discrimination.
Et je suis désolée de décevoir : mais le surpoids n'est pas drôle. Ça n'a rien d'humoristique.
Si un personnage est méchant, on met en avant sa méchanceté. Pas son poids. 
Pour moi, dire "mais c'est parce qu'il est insupportable, faire des remarques sur son poids est fait pour ajouter une touche comique !" c'est déplacé.
Ça n'a rien de comique, c'est juste gratuit et pathétique.


Personnellement, si je revois une telle faute dans un livre par l'avenir, je m'en débarrasse. C'est un parti que je prends. Après, chacun est libre de faire ce qu'il veut. Mais je me devais d'en parler.

J'espère que vous passez une bonne semaine et que vous aurez droit à un excellent week end.
Des baisers,
Canalis

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lundi 22 décembre 2014

Le blog entre en brève hibernation + demande d'aide

Bonjour tout le monde ! Je voulais écrire ce bref article pour vous prévenir que le blog sera en pause jusqu'au 28 décembre.
Si vous avez l'impression que cela correspond un peu trop avec le départ puis le retour de la team Hellocoton, c'est normal. Je n'ai même pas honte.
Ce sera une bonne opportunité pour moi de planifier des articles à l'avance et être ainsi moins prise au dépourvu par la suite.

J'ai également changé le design du blog. Vous aimez ?

Et je voulais vous demander de l'aide pour ma soeur jumelle, Coralie, qui participe à un concours-casting. Elle a besoin de vos votes, accepteriez-vous de l'aider ?
Il suffit de cliquer sur ce lien et de cliquer ensuite sur le petit coeur sous la vidéo.
Facile et rapide, même pas obligé de regarder la vidéo (mais vous pouvez aussi).

C'est l'article le plus minuscule et ridicule que j'aie fait de ma vie.

Je vous souhaite d'avance un merveilleux Noël. J'espère que vous recevrez plein de cadeaux, que vous donnerez des sous aux gens dans la rue et que vous ne mangerez pas de foie gras, ha ha.
Des baisers,
Canalis

jeudi 18 décembre 2014

"Vous voulez dire que vous ne pouvez pas vous passer de sexe pendant une semaine ?"

J'avais déjà entendu parler de cas de gynécologues fort peu sympathiques : culpabilisants, bourrés de jugements, avançant des avis subjectifs ("non mademoiselle vous ne pouvez pas demander une ligature des trompes, vous n'avez que 22 ans et c'est trop jeune pour décider si vous voulez des enfants ou non", PAR EXEMPLE) (si on vous dit ça, changez de gynéco ; ils ne peuvent pas vous refuser quelque chose sous couvert d'une chose aussi peu objective que "lol tu verras quand tu seras grande lol") et parfois légèrement bourrins dans leur façon de te faire un frottis de dépistage.

Jusqu'à présent (en trois ans, donc), je n'avais jamais eu de problèmes. J'avais fait face à trois gynécologues différentes et elles s'étaient toutes montrées adorables, professionnelles, douces et sans aucun jugement sur mes habitudes (quand on a deux copains, on apprend à apprécier ce genre de choses).

Puis, il y a eu aujourd'hui.

J'avais dans l'optique de changer de type de pilule contraceptive pour passer à une pilule continue. Avoir mes règles tous les trois mois ne me suffisait plus, je ne voulais plus les avoir du tout.
Avec un peu de retard, je finis par prendre rendez-vous au planning familial où j'ai l'habitude d'aller. Ma gynécologue habituelle (que j'aime d'un amour pur et passionné, même si elle a toujours l'air d'être sur le point de pleurer, je ne sais pas si c'est parce que je fais trop de conneries ou si c'est à cause de l'état de ma paroi vaginale mais je n'ai pas osé demander) (pardon mamie) n'étant pas disponible, on m'en propose une autre que je n'avais jamais eue.
Comme j'avais confiance en ce planning (deux gynécologues chez qui j'avais eu des consultations travaillaient là), ça ne m'a pas posé problème.

Ha ha ha, douce erreur.

Ce matin, j'arrive donc au planning, on me fait patienter, la gynécologue arrive et me fait entrer dans son local.
"Pourquoi venez-vous ?
- J'aimerais changer de pilule, j'aimerais prendre une pilule en continu.
- Vous ne voulez plus avoir vos règles ?
- Non.
- Pourquoi ?"

Déjà, gros stress en moi. Je me demandais s'il ne fallait pas un motif en béton pour passer à une pilule pareille (spoiler alert : non) et de motif en béton, je n'en avais guère. J'ai commencé à baragouiner mes motifs, comme quoi ça m'handicapait au quotidien, me frustrait, était un poids mort pour moi, et me gênait dans ma sexualité.

"Votre sexualité, comment ça ?"
Je crois que ma gynécologue n'a jamais essayé de s'adonner aux plaisirs de la chaire avec une hémorragie dans l'utérus.

"Ben, ça rend tout un peu plus compliqué, c'est frustrant, vous comprenez ?"
Et là, merci mesdames et messieurs, elle a ri nerveusement :

"J'ai du mal à comprendre...excusez-moi, mais c'est la première fois qu'on me demande ça. Vous voulez dire que vous ne pouvez pas vous passer de sexe pendant une semaine ?"

Plusieurs options dans mon esprit :
1) Et vous madame ?
2) Une semaine ? Mais vous voulez me tuer ?
3) Je suis un lapin, que voulez-vous.
4) Quand j'ai mes règles j'ai deux mecs qui sont en deuil PASSE MOI CETTE PILULE !
5) Je tiens pas 24 heures, ne me poussez pas à bout.
6) Donne. Moi. Cette. ordonnance.

A la place, j'ai dit :
"Non, pas vraiment."
(Le courage.)
"Vous avez une nouvelle ou ancienne relation ?
- Un peu des deux. J'ai deux partenaires.
- Un partenaire fixe et l'autre...?
- Deux partenaire fixes.
- Et vous êtes un peu au courant de comment ça se passe ? Vous vous protégez ?
- On a fait des tests de dépistage, on n'a rien.
-Ah, parce qu'ils sont au courant ?"

Non Madame je suis une vilaine menteuse qui sait pas se passer de cul et qui trompe son copain comme tu as l'impression de me voir depuis le début de cet entretien ABOULE LA PILULE !

J'ai eu ma pilule.
Mais je suis en colère.


Un gynécologue a tout à fait le droit de vous poser des questions sur votre sexualité pour pouvoir mieux conseiller ou vous aiguiller, et vous êtes en droit de refuser de répondre ou non. Mais il n'a pas le droit :
- De rire de vos réponses comme si elles étaient absurdes ou que vous étiez stupides.
- De porter un jugement sur votre sexualité ("Vous ne pouvez pas vous passer de sexe pendant une semaine ?")
- De faire passer votre situation comme marginale pour vous faire culpabiliser ("C'est la première fois qu'on me demande ça").

Ce qui me choque d'autant plus dans cette histoire, c'est mon âge.
A 19 ans, on sort à peine de l'adolescence, on est souvent gênée de parler de sa sexualité, on peut même encore se poser des questions : est-ce que ceci est normal ? Est-ce que mes habitudes sont normales ? Est-ce que je ne vais pas passer pour une salope ? Et autres.
Honnêtement je m'estime comme chanceuse d'avoir été au courant de ce genre de tendance chez les médecins. Tout était très clair dans ma tête, je savais que ces questions n'étaient pas normales et ces commentaires non plus. Si je n'avais pas ma pilule, j'aurais été voir un autre médecin plus compréhensif, voilà tout. Pas de panique.
Et heureusement, parce que si j'avais été moins sûre de moi, je me serais sans doute ratatinée sur ma chaise.
Je faisais l'amour souvent et avais du mal à m'en passer ? Quelle honte !
Et que dire si elle connaissait mon rythme de masturbation ? Je savais que si dans le test de la semaine dernière les options s'arrêtaient à "une fois par semaine" c'était parce que j'avais un problème ! Je dois être nympho et anormale, merde, je suis ridicule, que faire ? Je suis dégueulasse !

Ben non.
J'aime le sexe, j'aime me faire plaisir, je fais l'amour plusieurs fois par semaine et me masturbe tous les jours. C'est mon corps, ce sont mes goûts, je fais ce que je veux avec ma sexualité et si ça lui pose un problème, elle peut aller se faire pendre ailleurs.
Point.

PS : Je vous invite à consulter cet article très intéressant sur l'entretien chez le gynécologue et le rapport objectivité/subjectivité qui a parfois lieu lors de la question de la contraception.

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lundi 15 décembre 2014

9 conseils pour vous aider à trouver le sommeil

Le sommeil : ce mot tant redouté par certains d'entre nous. Qui n'a jamais eu de problème pour s'endormir ? Je ne parle pas forcément d'insomnies, mais de ces nuits où on se tourne et se retourne dans notre lit sans vraiment comprendre pourquoi, aujourd'hui, là, tout de suite, on ne s'endort pas.

Heureusement, il existe quelques astuces pour aider à s'endormir plus facilement et pour avoir un sommeil de qualité. J'ai pu en dénicher quelques-unes au fil de mes lectures, et j'ai également ajouté ma petite touche personnelle (car tous les conseils ne sont pas adaptés à tout le monde).

(Bien sûr, ces conseils ne vont certainement pas changer grand chose si vous avez des troubles du sommeil (angoisses nocturnes, insomnie, etc) et dans ce cas-là, il vaut mieux aller voir un médecin ou un psychologue.)

1) Évitez les douche et bains chauds juste avant d'aller dormir
On pense souvent à tort qu'un bon bain chaud juste avant de se glisser sous les draps est un excellent moyen de faciliter le sommeil. Seulement, réchauffer son corps de cette manière a l'effet inverse : lorsque le corps s'endort, sa température baisse légèrement. Et lorsque le corps est trop réchauffé au moment de dormir, il aura du mal à atteindre sa "température de croisière" et vous aurez du mal à vous endormir. Au mieux, ce sera pour faire des rêves mouvementés, voire des cauchemars.
Il est clair qu'un bain chaud est quelque chose de très relaxant, mais il vaut mieux alors le prendre en fin d'après-midi, pour laisser le temps au corps de se refroidir.

2) Baissez la température de votre chambre
Pour les mêmes raisons que citées plus haut, il vaut mieux que votre chambre reste fraîche (19°C maximum). Chauffez le reste de votre maison comme vous voulez, mais laissez la chambre à une température plus froide. Et si, comme moi, vous vivez dans votre chambre, coupez ou baissez le chauffage quelques temps avant d'aller vous coucher.

3) Couvrez vos pieds !
Honnêtement, suis-je la seule à me recroqueviller sur moi-même dès que j'entre dans mon lit parce que les draps sont beaucoup trop froids pour mes pieds ? Votre chambre doit être fraîche, certes, mais avoir les pieds gelés est LE truc pour se crisper et ne pas réussir à s'endormir. Donc, on sort ses plus jolies chaussettes en laine (ou vos grosses chaussettes de sport, je ne juge pas) et on les enfile pour dormir. Mais on n'oublie pas de passer du temps pieds nus en journée pour les laisser respirer.

4) Adaptez le degré d'obscurité de votre chambre
On dit beaucoup que pour bien dormir, il faut dormir dans le noir complet. Qu'il faut bien fermer les rideaux, couvrir les lumières de veille (écran de l'ordinateur, bouton de veille du PC, interrupteur de la rallonge, loupiote de la télévision...), et si possible porter un masque.
Avec l'expérience, j'ai pu voir que cette astuce n'était pas forcément juste.
Si vous souffrez d'angoisse, de terreur nocturne, de peur du noir (eh ! Ce n'est pas spécialement une peur d'enfant, vous avez le droit d'avoir peur du noir au moment de dormir !), et que vous vous sentez mal à l'aise une fois dans votre lit, toutes lumières éteintes, alors laissez tomber cette astuce. Elle n'est pas pour vous !
Si l'obscurité totale ne vous rassure pas, vous pouvez laisser vos rideaux ouverts.
Si vous êtes dans ces nuits (ça peut être "toutes les nuits") où l'idée d'être dans l'obscurité vous stresse, n'ayez pas peur de garder la lumière allumée. Ce n'est pas une honte ! Pensez à votre sommeil, ne pensez pas aux jugements ou aux qu'en-dira-t-on. Vous êtes plus importants que ça.
Bref, adaptez la luminosité ou l'obscurité à vos besoins et à votre degré de stress.


5) Purifiez l'air
Avec le temps, les heures, les jours qui passent, l'air de votre chambre peut s'alourdir et se charger de vibrations négatives dues à ce que vous y faites, à ce que vous y ressentez, à ce qu'il s'y dit, à ce qu'il s'y passe, etc. A court ou moyen terme, ces vibrations peuvent endommager votre sommeil, rallonger votre temps d'attente dans votre lit, favoriser les cauchemars, etc.
Pour régler ce problème, ouvrir la fenêtre ne suffit souvent pas (mais faites le quand même, aérer c'est bien, même si on sait tous que seuls les guerriers le font en hiver) mais il y a toujours quelques techniques.
La sauge est la plante la plus connue pour purifier une pièce ; même mon père en utilise pour ça (je précise que mon père n'a aucune religion ni croyance et n'a pas non plus de lien avec le new age. Il utilise de la sauge parce qu'il trouve que ça marche) et je dois avouer que c'est le plus efficace. Tu en brûles un peu dans un récipient qui ne craint pas le feu, tu laisse les volutes aller un peu partout dans ta chambre, tu éteins le tout, et tu dormiras comme un bébé.
Certains encens sont également efficaces, mais choisissez les 100% naturels.

6) Coupez les appareils électroniques
Je sais, personne n'aime ce conseil. Mais les appareils sont plus ou moins excitants et peuvent gêner votre sommeil. Il est donc bon, 30 minutes avant d'aller vous coucher, de laisser tomber votre ordinateur, votre télévision, vos consoles et, si vous avez la foi, votre portable.
Ne vous inquiétez pas, vous pouvez le faire. Si, si.

7) Créez une routine du soir
Parfois, pour vous aider à vous endormir, votre cerveau a besoin de savoir qu'il est temps de faire son job. Brossez-vous les dents, utilisez du fil dentaire, brossez vos cheveux, hydratez votre corps et votre visage, soignez-vous et laissez-vous vous relaxer pendant cette demi-heure. Vous pouvez également lire un peu, écrire dans un journal, etc. Ça laissera le temps à votre cerveau d'éteindre les lumières pour vous aider à trouver le sommeil.

8) Fixez vous un rythme de sommeil
Aller se coucher quand on veut et se lever quand on veut peut être une idée fort séduisante, mais ce n'est pas le meilleur pour vous. A moyen terme, vous vous rendrez compte que vous aurez de plus en plus de mal à vous endormir le soir car votre cerveau ne saura jamais quand il sera vraiment l'heure de dormir. Vous n'êtes pas obligé de dormir 8 heures par nuit si c'est trop ou trop peu pour vous, mais essayez de vous donner une heure de lever et de coucher fixe. C'est ennuyeux, on préfère souvent rester devant l'ordinateur jusque tard dans la nuit (surtout quand on a rien de prévu le lendemain ) (si ça sent le vécu, c'est normal), mais si vous suivez bien les conseils donnés plus haut (on coupe les appareils, on se fixe une routine, etc), vous verrez que ce ne sera pas si pénible.

9) Méditez
Même si ce n'est que 5 minutes, une simple méditation peut vous aider à gérer votre stress, à vous sentir moins angoissé et donc à mieux dormir. La méditation s'intègre facilement dans une routine du soir, ne doit pas durer longtemps, et on a vite compris les bases ! Vous pouvez juste vous asseoir, fermer les yeux et respirer, ou trouver une méditation guidée sur Youtube, etc...Vous verrez, c'est très facile à faire et ça peut changer beaucoup !

J'espère que ces quelques conseils vous aideront et que vous passerez de meilleures nuits!
Que cette semaine soit merveilleuse pour vous.
Des baisers,
Canalis


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samedi 6 décembre 2014

[Lecture] "Hollywood Starlet" de Lola Douglas

Il me semble que ma soeur a dû acheter ce livre lorsqu'elle avait 12 ou 13 ans et si je me rappelle bien, elle l'avait plutôt bien aimé. Personnellement je n'y avais jamais touché.
Jusqu'au mois dernier où me trouvant à nouveau dans une période de binge reading, il me fallait avaler le plus grand nombre de pages, les plus divertissantes possibles, pour oublier un peu ma vie dans sa globalité (joie bonheur).
Ce livre m'a donc attiré avec sa promesse de littérature jeunesse bien facile à avaler et sa couverture rose pétante. Je me suis donc plongée dedans avec pas mal de retard.



Éditeur : Albin Michel
Année d'édition : 2009
Genre : Jeunesse
Nombre de pages : 324
Prix : 10.00€

Quatrième de couverture
"Je suis une star flinguée en plein vol par sa propre mère. Moi, l'enfant chérie des magazines people, me voici expédiée de force dans un trou paumé. Fort Wayne, ça s'appelle. « Trop de fêtes, d'alcool, de soirées VIP m'a hurlé ma mère aux oreilles. Je veux que tu ailles te mettre au vert, Morgan ! » Après quoi, elle m'a confisqué toute ma garde-robe. Je vais donc tenter de faire du shopping dans ce coin pourri. Avec à peine 500 dollars en poche et pas une boutique branchée à l'horizon, c'est pas gagné. A nous deux, Fort Wayne, sans ma superbe robe en soie à fleurs je-sors juste-de-désintox, mais avec mes lunettes noires !"

Mon résumé
Nous suivons Morgan Carter, jeune star du cinéma over-connue mais surtout over-ex-toxico. Après un énième excès, sa mère et son agent, Sam, décident de l'emmener dans un coin pommé des US : Fort Wayne, banlieue campagnarde de laquelle la jeune star a une piètre opinion.
Sa mission : endosser l'identité de Claudia, lycéenne comme tout le monde, et assister aux réunions des toxicos anonymes. La remise à niveau semble ardue et Morgan est très peu décidée à vivre le quotidien d'une adolescent tout ce qu'il y a de plus banale et, qui plus est, au revenu très modeste.

Mon avis
J'ai été agréablement surprise par ce roman. Lorsque je l'avais pris sur la table des bouquins desquels ma soeur souhaitait se débarrasser je m'attendais à quelque chose d'assez "médiocre" (guillemets car il s'agit d'un avis lié à mon âge : je pense que pour n'importe quel livre destinés aux pré-ados il est difficile de l'apprécier pleinement passé un certain âge). Mais j'ai trouvé ce roman frais, très efficace pour se plonger dedans et oublier un peu le quotidien (vous l'aurez compris, il m'arrive souvent de prendre "faculté de faire oublier le quotidien" comme un critère très important dans mon jugement, ha ha !).
Par contre, je lui ai trouvé quelques défauts, notamment l'utilisation de personnages célèbres comme protagonistes. C'est quelque chose qui me repousse vite dans un roman, parce que mélanger la fiction et le réel me heurte souvent et me rappelle que je lis un roman : je sors donc vite de l'histoire.
Une autre chose m'a frappée : le roman est écrit sous forme de journal intime. Morgan nous raconte donc ses journées d'adolescente normale. Et fatalement : il ne se passe pas grand chose.

Points positifs
- Le personnage principal, Morgan, est assez mignonne et attachante dans sa façon de se perdre dans son quotidien, de se rentrer chez elle le soir toute déprimée et de manger son pot de glace en se demandant ce qu'elle va faire de sa vie.
- L'humour est chouette et bien placé.
- Fraîcheur.

Points négatifs
- Malgré son côté attachant, Morgan est beaucoup trop clichée.
- Il ne se passe presque rien.
- Des personnages célèbres (Robert Downey Jr, Lindsey Lohan, Brad Pitt) sont utilisés comme protagonistes et ça enlève de la crédibilité au roman.

Note : 10/20

vendredi 5 décembre 2014

Ce tatouage, enfin

Vous rappelez-vous de cet article dans lequel je parlais d'un épisode dépressif que j'avais traversé à 15 ans et qui m'avait donné l'envie de me faire tatouer ce "héros" qui m'avait finalement, indirectement, sauvée ?

Eh bien, regardez...


Meh double-menton.

Et là !


Voilà, le 4 novembre dernier, j'ai sauté le pas. Je suis entrée au Deuil Merveilleux pour me faire encrer à vie.
Je vous dis pas la frousse que j'avais, je tremblais comme une feuille.

Pour vous faire une idée, j'étais déjà venue dans le shop quelques semaines plus tôt pour pouvoir parler de mon projet avec Jean-Philippe Burton (qui est, au passage, quelqu'un de vraiment sympa). J'avais déjà envoyé un mail pour donner quelques images (position du loup, couleur, type d'ailes, etc), mais mes idées posaient quelques problèmes. Cette entrevue allait donc nous permettre de régler ces soucis et de me faire une idée plus précise de mon dessin.
Jean-Philippe Burton a donc sorti du papier type calque, un crayon, m'a écoutée, et a commencé à dessiner comme ça devant moi.
J'ai été réellement étonnée de voir à quel point ce qu'il faisait ressemblait à ce que j'avais en tête. C'était surprenant et vraiment rassurant.

Ainsi, ce 4 novembre, j'entre dans le shop terrorisée. M. Burton nous accueille, Mercutio et moi (hors de question que je me fasse tatouer toute seule, et encore maintenant je me félicite de l'avoir eu avec moi. Je pense que sans, l'expérience aurait été pénible), me montre le dessin de mon futur tatouage une dernière fois et me prend le bras pour mettre un produit plutôt jaune-doré dessus. Ensuite, il colle le calque avec mon dessin sur le biceps, attend un peu avant de le retirer.
Magie magie, le dessin est sur mon bras.
On attend que ça sèche, puis je m'allonge sur le siège, je pose mon bras sur un support et c'est parti.

Et finalement, ce n'était pas si douloureux que ça. Entre le piercing industrial, l'anesthésie au palais, le détartrage dentaire et le tatouage, je choisis le tatouage.
Ça a duré 1h30 seulement et a coûté 220€ à ma mère (yup, ce tatouage était à la base un cadeau pour mes 18 ans, réalisé avec presque un an de retard). Plutôt bon marché pour la notoriété du tatoueur qui pourtant est plutôt connu dans le milieu.

Au final, il ressemblait à ça :

Photo que j'ai honteusement piquée sur l'Instagram de Jean-Philippe Burton,
je suis incapable de prendre mon tatouage en entier moi-même

C'est exactement ce que j'espérais. J'étais vraiment heureuse.
Il m'a fait mal pendant quelques heures ensuite, mais c'est vite passé.
Aucune démangeaison, aucune croûte, rien.
Juste la peau qui pelait de manière assez...surprenante. Mon loup avait la lèpre.




Mon tatouage a cicatrisé comme un prince et le Moi de 15 ans est très contente.

jeudi 4 décembre 2014

Comment utiliser Pinterest pour rester motivé concernant différents aspects de votre vie ?

Comme vous avez pu le voir dans bon nombre de mes articles, je suis assez exigeante envers moi-même. Je pratique plusieurs activités sportives (danse orientale, bodybuilding, running), j'ai également arrêté le mauvais sucre récemment et il m'arrive aussi, de temps en temps, malheureusement, de ne pas avoir un corps à la hauteur de mes espérances.
Honnêtement, j'aime  mes projets et mes ambitions. J'ai horreur de stagner, de ne pas avancer dans quelque chose, de rester la même personne au même point. J'ai été paresseuse toute mon adolescence et ça ne m'a jamais servie ; je ne me sens épanouie qu'avec des objectifs par poignées.
Réussir quelque chose me donne un énorme sentiment de fierté et m'aide dans les moments les plus bas : je me sens nulle ? J'ai réussi un Nanowrimo, j'ai couru 11 km, j'ai fini un premier jet de 206 pages, bien sûr que non je ne suis pas nulle !

Mais tout cela demande de la motivation. Quand j'ai la flemme, il faut quelque chose pour me botter les fesses. Quand je me sens triste, complexée, mal dans ma peau, il me faut quelque chose pour me rassurer.
Et pour se faire, j'ai Pinterest.
Avant, ce site ne me servait qu'à stocker quelques jolies images, peut-être un peu d'inspiration, mais ça s'arrêtait là.
Depuis quelque temps, je m'en sers comme "remonte-bretelles" et "boîte à idées pour m'améliorer moi-même" et tout de suite, j'en fais une utilisation plus régulière, voire constante, utile, presque indispensable.
Je vous présente ma façon de m'en servir :


Ce premier tableau est un tableau qui me sert de fourre-tout chaque fois que je me dis "tiens, je devrais essayer ça sur ma propre personne". Quand je me sens un peu fade, un peu banale, je vais directement chercher des photos pour nourrir ce tableau et pour trouver de nouvelles idées pour améliorer mon apparence (fringues, piercings, maquillage, etc).

Cliquez ici pour voir le tableau en entier

Celui-ci me sert lorsque je n'ai pas beaucoup de motivation pour me rendre à la salle de sport pour le bodybuilding. Honnêtement, je n'aime pas beaucoup me rendre à la salle de sport. Le trajet m'ennuie, et lorsque j'arrive, je suis confrontée à la présence des autres et à une certaine compétitivité (que je suis certainement la seule à ressentir). L'introvertie en moi n'est pas contente.
Du coup, lorsque j'ai juste envie de rester chez moi et de glander, je peux regarder ce tableau. C'est l'un de mes chouchous. Je choisis les photos avec soin et quand j'ai le temps, je trouve une citation encourageante pour chacune d'elles.

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Comme vous avez pu le voir au travers de mon blog, j'aime beaucoup écrire. Des romans, surtout. Vous avez sans doute beaucoup entendu parler de "La treizième arcane" (renommé "Péchés" récemment, après que j'aie terminé le premier jet). Pour vous expliquer le topo, quand je commence un roman, j'aime créer un tableau où je réunis des photos de personnes ressemblant à mes personnages (parfois, ce n'est pas à la hauteur de mes espérances, comme Violette qui ne ressemble, mis à part la couleur des cheveux, pas du tout à Violette, ou Suzan qui est représentée ici adulte).

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Même chose pour mon dernier roman en date, le petit nouveau que je voulais écrire lors du Nanowrimo.

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Je l'ai annoncé récemment dans un article : j'ai arrêté le mauvais sucre depuis une semaine. Même si mon objectif s'est un peu rajusté (j'ai le droit à du chocolat très noir (au moins 85%) et à ce qui est offert par une tierce personne, mais en très petite dose bien séparées), je suis toujours dans la course, et finalement, ce n'est pas si difficile que ça. Je commence même déjà à trouver certains jus de fruits beaucoup trop sucré, et j'ai même constaté un certains dégoût envers un bon nombre d'aliments sucrés (boire du soda me paraît maintenant improbable, et il en va de même pour les gâteaux). Le binge me semble maintenant aburde. Comment ai-je pu m'infliger ça ? Et je constate déjà que le soir, mon ventre est bien moins gonflé qu'avant (alors que j'ai mangé du riz blanc ce midi, ce qui aurait dû le faire gonfler comme une baudruche).
Bref, voici mon fameux tableau duquel je vous parlais dans mon article.

Cliquez ici pour voir le tableau en entier

Ici, un tableau que j'aime beaucoup : je l'ai dit, j'aime m'améliorer, devenir une meilleure personne, comme une version Deluxe de moi-même. Du coup, j'aime puiser dans ce tableau des idées et objectifs à atteindre. Chaque semaine, je note dans mon agenda un objectif de la semaine, et je m'y tiens. C'est vraiment motivant et ça m'aide à positiver.

Cliquez ici pour voir le tableau en entier

J'ai 2h30 de danse par semaine. Enfin...par semaine...il faut savoir que ces 2h30 sont groupées en un bloc le lundi soir. Le premier cours est facile, mais le second est tout de suite plus ardu, et comme les pas sont nouveaux et un niveau au-dessus, il m'arrive souvent d'avoir un peu peur de me rendre en cours et de me retrouver face à ma médiocrité (pas assez de souplesse, pas assez de grâce, tenue merdique, visage terne, 2h30 devant un miroir quand on ne se sent pas au mieux de sa forme, c'est long).
C'est pour ça que j'ai créé un tableau spécialement pour mes cours. Tous les dimanche, je pioche une citation dedans et je la retranscris dans mon agenda, juste à côté du mot "danse", avec un petit coeur d'encouragement.
Et bien je peux vous dire que parfois, on se sert de certaines citations comme de bouées quand on galère.

Cliquez ici pour voir le tableau en entier

Et enfin, le dernier mais pas des moindres : le tableau sur le body positive. 
Parfois (souvent), je complexe. Mes seins sont petits, mon ventre est gros (je stocke tout là, en fait. Et pour vous faire une idée, ma poitrine et mon ventre ont les mêmes mensurations), je me sens trop fadasse et peu digne d'intérêt...
Ce tableau est comme une bouée de sauvetage pour moi. Elle me permet de me rappeler des valeurs importantes concernant mon corps et de ne pas perdre de vue le fait qu'aimer son corps est plus enrichissant que le rejeter.

Cliquez ici pour voir le tableau en entier

Et vous, connaissiez-vous Pinterest ?
Avez-vous un compte ?
Comment l'utilisez-vous ?


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mercredi 3 décembre 2014

[Lecture] "La maison du clair de lune" de Mary Higgins Clark

J'ai eu l'occasion de lire ce livre grâce à un troc que j'ai pu faire sur le site Livraddict avec un autre membre. Deux livres de ma bibliothèque contre deux livres de cette auteure.
Et la semaine passée, je me suis lancée.
Déception galactique.


Editeur : Le livre de poche
Année d'édition : 1998
Genre : policier
Nombre de pages : 373
Prix : 7.10€

Quatrième de couverture
"Une vieille dame riche, Nuala Moore, heureuse de retrouver après vingt ans de séparation la fille de son ex-mari, qu'elle adorait.
Des morts suspectes dans une luxueuse maison de retraite pour milliardaires, Latham Manor, à Rhode Island.
Une ancienne coutume victorienne : attacher à la main des morts un fil permettant d'actionner une clochette à l'extérieur de la tombe, au cas où ils auraient été enterrés vivants.
Et Maggie, jeune et séduisante photographe new-yorkaise, qui a vu ce qu'elle ne devait pas voir."

Mon résumé
L'héroïne de cette histoire que nous suivront donc à travers le roman est Maggie, jeune photographe tout en beauté aux airs de Mary-Sue (Maggie aime tout le monde, tout le monde aime Maggie, Maggie ne fait pas un pet de travers). Au cours d'un cocktail, elle rencontre pour la première fois depuis des dizaines d'année sa belle-mère, Nuala. Seulement, celle-ci est tuée quelques heures avant un dîner qu'elle organisait et depuis lors, les morts commencent à s'enchaîner au Latham Manor, maison de retraite pour riches où les pensionnaires tombent comme des mouches dans des circonstances douteuses.

Mon avis
L'idée de base était plutôt sympathique et l'enquête en elle-même était intéressante. Je dois le dire : j'avais très envie de connaître le fin-mot de l'histoire et l'idée de refermer ce livre et de le reposer sur l'étagère n'était même pas envisageable.
Mais que de défauts, Seigneur...
Des personnages à n'en plus finir qu'on a du mal à différencier, à se rappeler qui est qui, qui joue quel rôle, qui a quel emploi, quelle femme est celle de qui...
Une traduction assez amateur (traduire "famous name" par "prénom fameux", really ?), des incohérences flagrantes (un coup Maggie se fait du thé, un coup elle se pose devant son café, un coup elle tourne sa petite cuillère dans son délicieux thé fumant..décide-toi, Maggie...), un radotage lourd...Les personnages s'expliquaient les événements tour à tour sans aucune ellipse...finalement, même en étant le lecteur le plus distrait du monde, on ne pouvait rien manquer.
Le livre en lui-même, quoique dynamique grâce à des chapitres courts, était trop long. Ça n'avançait pas, c'était lent comme tout.
Les personnages en eux-même me posaient problème : à la fin, Neil, l'ami de l'héroïne, devinait toutes les clés tout seul en quelques secondes, ce qui n'était pas très plausible.

Points positifs
- Histoire très intéressante
- Dynamisme
- Documentation concernant les rites funéraires

Points négatifs
- Trop de personnages
- Incohérences
- Mauvaise traduction
- Radotage
- Longueurs
- Personnages antinaturels

Honnêtement, je ne conseillerais pas ce roman. Je lirai sans doute le second livre de Clark que je possède et je vous donnerai certainement mon avis, mais si le niveau est le même, je n'irai malheureusement pas plus loin.

Note : 7/20

mardi 2 décembre 2014

Présentation de blogueuse : Gala Darling

J'ai découvert Gala Darling il y a deux ou trois ans, et je serais bien incapable de me rappeler comment. Sans doute par le plus grand des hasards, en faisant une recherche, ou en entendant parler d'elle sur un autre blog.
Je crois que je me suis fait aspirer. Tout bonnement et simplement.


Gala Darling (son vrai nom depuis 2006), c'est une jeune femme qui est passée de la dépression et des troubles alimentaires au bonheur sans fin et au Radical Self Love : le fait de s'aimer soi-même sans limite.
Aujourd'hui, elle écrit des livres, sort des lignes de bijoux, donne des cours pour apprendre à bloguer, donne la possibilité de recevoir régulièrement des mails de sa part, et tout cela dans un seul but : propager l'amour de soi autour d'elle.


Cette femme est, je dois dire, une inspiration sans fin pour moi. Tous ses articles sont passionnants (et en anglais, malheureusement pour les non-anglophones) et offrent chaque fois une chance de se reconnecter à l'amour, à la magie du quotidien, à la bonne humeur...toutes ces choses qui aident à rendre notre vie plus agréable et passionnante.

Je ne sais pas s'il serait utile de m’épandre en longs discours. Je pense qu'il serait même plus sensé de vous montrer tout de suite ce qu'elle écrit pour vous laisser plonger dans son univers.


100 ways to be a love letter to the universe

10 really easy ways you can love yourself more today

50 ways to put the light back in your heart

Am I hypocrite for professing radical self love while wearing 5 inch heels ?

Celebrate everything !

I'm happy and my friends can't stand it !

How to set amazing goals

Ceci n'est qu'un tout petit échantillon de ce que son blog contient. Je vous conseille chaudement d'aller y faire un tour ; ça peut changer votre façon de voir la vie !