jeudi 27 novembre 2014

Le jour où j'ai décidé d'arrêter le sucre

Il y a trois jours, j'ai mangé un pot de Ben&Jerry's entier, sans même me rendre compte qu'il était terminé.

Il y a trois semaines, comme goûter, j'ai mangé successivement une part de gâteau au chocolat, deux crêpes au sucre et 500 ml de milk-shake praliné.

Il ne me faut pas trois jours pour manger 300 grammes de pop corn (le seau que vous pouvez trouver chez le loueur).

J'ingurgite les pralines comme des chips.

Il y a un problème. Un gros problème. Je me fiche de savoir que tout le monde aime le sucre, qu'il faut savoir se faire plaisir, qu'une femme qui mange des desserts est toujours plus belle qu'une femme qui se prive, le sucre est un poison et j'en mange beaucoup trop.

Saviez-vous qu'il a été démontré en 2007 que le sucre est plus addictif que la cocaïne ? En partant du principe que la cocaïne est la deuxième substance la plus addictive au monde juste après l'héroïne, vous pouvez conclure que c'est le sucre qui est la deuxième substance la plus addictive.
Personnellement, j'ai pu constater que j'avais un problème.

De plus le sucre est un véritable poison :
- Le sucre provoque plus de diabète que l'obésité.
- Il diminue la mémoire et la faculté d'apprentissage.
- Il détruit les dents.
- Il accroît les risques d'asthme.
- Ainsi que ceux de maladies cardiaques (les personnes ingurgitant 25% de leurs calories quotidiennes en sucre doublent leurs risques d'avoir des problèmes cardiaques).
- S'octroyer une grande quantité de sucre altère la flore intestinale, provoquant un faible système immunitaire, une mauvaise digestion, des inflammations plus fréquentes, etc
- Le sucre et la prise de poids ne font qu'un.
- Il augmente les risques de cancer.
- Ainsi que le taux de cholestérol.
- Il affecte considérablement le cerveau, augmentant les risques de trouble de l'attention, d'anxiété, d'épilepsie, d'Alzheimer, et de troubles de l'humeur (le sucre augmente les risques de dépression de 58%)
-Il altère la structure de la peau, provoquant un vieillissement prématuré de la peau.
-Il altère également la circulation du sang et augmente les risques d'impuissance chez l'homme et de troubles de l'excitation chez la femme (et ni vous ni moi ne voulons ça).


Ça coûte cher de se faire plaisir et de passer pour une bonne vivante, non ?
En plus, je déteste l'idée d'être accro. Si toute ma vie j'ai fui l'alcool, la cigarette et les autres drogues comme la peste, ce n'est pas pour me retrouver addict à de la glace au brownie !

Donc j'arrête. Terminé.
Je sais que la solution la plus efficace est de couper TOUTE source de sucre (même dans les fruits) pendant deux mois pour purger son corps, avant de le réassimiler doucement (en remangeant des fruits)mais le sucre se trouve PARTOUT, et j'ai peur de craquer très vite si je dois lire toutes les étiquettes au supermarchés.
Je compte donc commencer par enlever la source de sucre la plus violente dans ma vie pendant une période donnée, puis petit à petit remplacer mes produits habituels par une version sans sucre.

Pour le moment, je m'interdis donc :
-Les desserts.
-Les biscuits.
-Le chocolat.
-La glace (je me suis retourné un ongle en voulant acheter de la glace alors que ça ne m'était jamais arrivé, même en faisant des activités plus risquées. je prends ça comme un message.)
-Les produits raffinés (sucre blanc, farine blanche, riz blanc, pâtes blanches, etc).
-La junk food en général.

Mon but est d'arriver à n'avoir plus que les fruits et les féculents complets comme sources de sucre.

Je sais que les premières semaines risquent d'être pénibles : le corps se purge en utilisant toute l'eau disponible pour éliminer les traces de sucre. Je risque donc d'être déshydratée, d'avoir des maux de tête, de la constipation, et plein de choses chouettes liées à la déshydratation.

Je me sens vraiment motivée pour opérer cette transformation dans mon quotidien.
-Je me renseigne sur les effets du sucre, sur la composition des aliments sucrés, et ça m'aide beaucoup pour en être dégoûtée et voir le néfaste que ces aliments représentent véritablement.
-J'ai créé un tableau Pinterest d'urgence à ouvrir si j'ai une forte envie de sucre. Il contient des conseils, les effets négatifs du sucre, des citations motivantes et, je dois l'avouer, des photos de ventres plats (c'est ma petite faiblesse : mon ventre a jusqu'à présent refusé de mincir. Ainsi j'espère des résultats en diminuant le sucre. Et si mon ventre devient plat, mes seins paraîtront plus gros. TOUT EST LIE !).
-J'essaie d'en parler autour de moi pour obtenir le soutien nécessaire, même si je suppose que beaucoup me diront "que je n'ai pas besoin de faire ça et qu'un gâteau de temps en temps n'a jamais tué personne" (une cigarette non plus, et ça ne l'empêche pas d'être néfaste, mais bon).
- J'espère trouver également un partenaire pour atteindre le même objectif que moi, mais je vise peut-être un peu haut : peu de gens ont réellement envie d'arrêter le sucre.

J'essaierai de faire un bilan de temps en temps pour parler de mes progrès, de mon ressenti, etc.

Je vous laisse également cet article de Laura Marie sur les dangers du sucre blanc, très complet et instructif.

Voilà, je tenais à vous parler de cette nouvelle résolution. Si vous avez envie de vous joindre à moi, dites le moi, on pourra peut-être créer une petite communauté !
Merci beaucoup de m'avoir lue.
Des baisers,
Canalis

---


Vous aimez le blog ? Venez faire un tour sur la page Facebook de Vaste Blague ou n'hésitez pas à faire un tour sur les autres réseaux sociaux en cliquant sur les bouton dans la colonne de droite :) Des baisers !

mardi 25 novembre 2014

[Lecture] "Sixtine" tome 1 : "Egypte" de Caroline Vermalle

J'ai gagné ce roman dans le cadre d'un concours d'écriture organisé par Milan presse, sur un forum pour adolescentes, à l'instar de Vampire Academy duquel je vous avais écrit une chronique il y a quelques mois.
Comme toujours, j'ai mis quelques temps avant de sortir le livre de ma bibliothèque, mais je n'ai pas été déçue.


Editeur : Hachette
Année d'édition : 2013
Genre : Thriller, aventure
Nombre de pages : 368
Prix : 18,00 €

Quatrième de couverture
"Egypte, aujourd’hui. Le monde entier s’émerveille et les égyptologues jubilent car Nefertiti vient de livrer un nouveau secret. Simultanément, la grande pyramide de Khéops est le lieu d’une découverte macabre. Une jeune femme de 22 ans est retrouvée, presque morte, dans une chambre dont les scientifiques ignoraient jusqu’à l’existence. A son côté repose la dépouille de son mari. Or, rien ne permet de penser que le tombeau royal a pu être ouvert depuis la pose de la dernière pierre il y a… 4000 ans. Rien, hormis une petite fente à peine assez large pour laisser passer un souffle d’air. Le cadavre de la pyramide est celui de Seth Pryce, un milliardaire américain. Quelques semaines plus tôt, il avait épousé à grands frais une jeune femme de toute beauté. Mais la rescapée de Khéops n’a plus rien en commun avec la créature de rêve dont les tabloïds firent alors leur une : ses cheveux ont viré au gris, ses yeux à un vert inhumain, et son corps ferait pâlir d’envie un squelette. Un tatouage en croix orne le bas de son ventre, dont Jessica Desroches-Pryce ne se rappelle pas l’origine. En fait, Jessica Desroches-Pryce ne se souvient de rien, si ce n’est de son prénom : Sixtine."

Mon avis
Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de donner une explication supplémentaire, la quatrième de couverture a, pour une fois, le mérite de résumer parfaitement l'histoire. 
Je dois dire que mon avis concernant ce livre est assez mitigé. J'ai été happée par l'histoire, passionnée, je l'ai trouvée originale, j'ai admiré la documentation dont l'auteure a fait preuve, mais je dois vous avouer une chose : je n'ai pas vraiment compris. J'ai eu l'impression par moment que l'intrigue était assez brouillonne et que l'auteure n'émettait pas clairement ses idées. La dernière scène a été la pire dans le genre, je pense. Je me suis sentie complètement larguée.

Par contre, j'ai aimé bien des aspects de ce roman. Tout d'abord, le décor assez inhabituel comparé aux innombrables histoire se déroulant aux USA ou en Angleterre. Ensuite les personnages qui, quoique nombreux, faisaient preuve chacun d'une construction honorable : tout d'abord Sixtine, aussi mystérieuse qu'une femme laissée pour morte et la vengeance dans les  yeux puisse être ; ensuite la journaliste tatouée aux cheveux roses espérant faire ses preuves ; Max l'étudiant allemand ne souhaitant qu'une chose : résoudre le mystère de la grande pyramide de Khéops. Je ne déplore que le personnage de Thaddeus Princeps qui était, à mes yeux, bien trop téléphoné.
Le mystère de l'assassinat de Seth et de celui (certes raté) de Sixtine m'a également hypnotisée ; Dommage que j'aie au final pas compris grand chose.

Points positifs
- La couverture est très belle, on ne peut pas le nier.
- L'auteure a fait un merveilleux travail de documentation qui s'observe à chaque page.
- Le livre est agréable et rapide à lire : il se dévore en un rien de temps.
- L'histoire est prenante, passionnante.

Points négatifs
- Il y a trop de personnages ; il est difficile de s'y retrouver.
- L'intrigue est compliquée, pas toujours très claire.
- Page 243 : "Merci de laisser les bonnes nouvelles après le bip et les mauvaises après que vous avez raccroché". Merci mais non merci.
- "Ses cheveux de japonais" --> C'est bien connu, tous les Japonais ont les cheveux noirs et lisses, personne ne se décolore, personne ne se teint, personne ne les frise ou les boucle.

Honnêtement, je ne sais pas si je conseillerais ce livre ou non. Je l'ai apprécié, certes, mais...est-il vraiment correct de conseiller un livre dont on n'a compris que la moitié? Après, il est possible que des éléments importants m'aient échappé et que tout vous paraisse très clair ; à vous de voir.

Note : 13/20


Merde, je n'ai plus 18 ans

Depuis que j’étais entrée dans l’adolescence, toutes mes pensées, mes buts et mes rêves convergeaient vers un seul moment :
Le jour où j’aurais 18 ans.
Pour des raisons diverses et variées : soit je voulais partir de la maison, soit je voulais entrer dans un sex shop sans me mettre à flipper à l’idée que « j’ai 17 ans » se voie en gros sur mon front, soit je tenais absolument à rentrer dans l’âge adulte, soit je voulais me fiancer avec mon copain...bref, 18 ans semblait être l’âge d’or à mes yeux.

Puis j’ai eu 18 ans et j’ai vécu cette merveilleuse période en pleine conscience de mes privilège.
« Quand j’aurai 18 ans, quand j’aurai 18 ans, quand j’aurai 18 ans » est devenu « maintenant que j’ai 18 ans ».

Avoir 19 ans n’a jamais été au programme de ma vie. C’était une pensée abstraite, je n’y avais jamais consacré le moindre songe.
Et samedi passé, je me suis réveillée, et je n’avais plus 18 ans.

Honnêtement, changer d'année m'a fait du bien. Comme vous l'avez vu dans mon dernier article, les derniers jours de mes 18 ans ont été assez pénibles et difficiles à vivre. Mon anniversaire tombait, pour moi, à pic.
J'aime les occasions de repartir de zéro. La nouvelle année, la rentrée, Samhain (considéré comme le nouvel an païen), mon anniversaire...finalement ce ne sont, pour moi, que des occasions en plus de faire mieux qu'avant, de dresser de nouvelles résolutions, de laisser le passé derrière et de me reprendre en main. C'est une date butoir pour me sentir maître de ma vie.

Je me sens plus calme et détendue, je relativise davantage depuis.
J'ai rouvert mon agenda dimanche soir pour me motiver et j'ai ajouté quelques changements dans ma façon d'écrire dedans.
Alors qu'auparavant, j'étais plus du genre "ne dépassons pas, mettons les activités au bon endroit, prenons un code couleur pour le sport, l'écriture, les cours, les corvées et les rendez-vous", à présent, je suis plus axée dans une optique de motivation. Je fixe des buts, j'écris des citations et des mantras à me répéter en cas de doute...






Par exemple, ici, j'ai gardé le principe de prévoir mes articles pour chaque jour (oui, l'article d'hier n'est écrit qu'aujourd'hui ; vous n'avez rien vu), parce que c'est tout de même rudement plus facile après de rester constante, et je continue de noter chaque corvée à faire chaque jour (lundi et mardi, ce fut de réunir l'argent pour le photomaton et de m'y rendre pour imprimer une photo potable pour mon CV).

Mais à présent j'ose encadrer, ajouter des notes, et vous pouvez voir au-dessus de "danse" (2h30, oui) la citation "Everything is hard before it is easy" car ce temps-ci j'ai été très stressée à l'idée de retourner à mon cours de danse. 2h30, c'est vraiment physique et la dernière heure de cours est souvent très dure.
Mais hier, avoir cette phrase en tête a pu grandement m'aider lorsque je n'arrivais pas à reproduire certains mouvements et que je devais les reprendre lentement, à mon rythme, et par chance j'ai pensé à prendre de quoi boire et grignoter, ce qui m'a aidée à garder de l'énergie jusqu'au bout. Tout s'est ainsi très bien passé et je suis donc très contente.

En-dessous, il y a "Brossage dents semaine 5 : erreurs 6/56". Comme vous le savez depuis le début du blog, j'ai de gros soucis concernant mon hygiène dentaire, je suis très distraite et irrégulière. J'ai donc fait un tableau constitué de 2 cases à cocher par jours de la semaine et une récompense à la fin de la semaine. Je peux ainsi me motiver à me brosser les dents et donc encrer cette habitude définitivement.
Le tableau est constitué de dix semaines, je suis donc à la moitié de mon apprentissage de cette habitude et j'ai bon espoir.

"tatouage" est le thème d'un article. Je ne compte pas me faire tatouer une deuxième fois avant plusieurs mois   












Ici, j'ai écrit mes deux objectifs principaux de la semaine (à savoir, reprendre ce blog en main, vu qu'il est légèrement en jachère depuis quelques semaines, et avancer dans ma recherche de travail, étant donné que ça a été ma plus grande source de stress, ces derniers temps).
J'ai également ajouté "Owning our own story and loving ourselves through that progress is the bravest thing that we'll ever do" étant donné que cette semaine est mon premier pas pour reprendre ma vie en main depuis quelques temps.

Tout ça pour dire que je suis plus motivée et sereine. Le fait de décortiquer les étapes pour trouver un travail m'a grandement calmée et je me sens plus organisée.

Concernant mon complexe envers mes seins, j'essaie également de trouver des astuces. J'ai découvert une chouette technique de maquillage pour les faire paraître plus gros, et je compte demander à ce qu'on mesure mon bonnet la prochaine fois que j'entrerai dans un magasin de lingerie, histoire d'acheter un ensemble qui m'aille véritablement, avec un vrai effet push up, et qui m'aidera à avoir une plus jolie poitrine.
C'est une manière pour moi de m'accepter en attendant.

Enfin, cet article servait autant d'annonce pour mes 19 ans que de fourre-tout pour vous dire comment je vais depuis la dernière fois. Je suis toujours aussi en colère contre le jugement des gens mais je me sens beaucoup mieux.
Je vous remercie pour tous vos gentils messages (j'ai mis du temps à y répondre, je suis désolée), je suis vraiment fière d'avoir des gens comme vous qui me lisent et qui êtes là quand je ne vais pas bien.
Un grand merci !

vendredi 21 novembre 2014

Quand ma propre existence me dérange

Ces temps-ci, j'ai un peu de mal à gérer ma propre vie en général.
(Je sais, ça arrive souvent.)

Pour commencer, ça fait trois mois que j'ai fini ma secondaire pour de bon et je n'ai toujours pas avancé. Je n'ai toujours pas trouvé de travail et pour vous faire une idée, je n'ai même pas encore cherché. J'ai quelques pistes qui pourraient déboucher en un éventuel travail, mais ça s'arrête là.
J'ai du mal à gérer mon temps (je fais des nuits de 10 ou 11 heures, ceci explique peut-être cela), du coup j'ai du mal à faire tout ce que j'aimerais faire, et je remets sans cesse ma recherche d'emploi à plus tard.

Ensuite, je me suis fait tatouer le 4 novembre. Le sport m'est donc proscrit pour le mois, et je me sens...comme une larve sans intérêt. Je ne peux pas courir, je ne peux pas aller à la muscu...je me sens un peu nulle, flasque et bonne à rien.

Récemment, j'étais sur tumblr, et je suis tombée sur une photo d'un couple, où l'homme ressemblait fort (très fort) (trop fort) à Thomas, en plus vieux. Donc illico, sur Facebook.



Bon, pour ce paragraphe, on va parler de ma confiance en moi et de mes seins.
Pendant toute une partie de mon adolescence, je n'ai eu aucun complexe. Aucun. Je m'adorais.
Mais depuis que j'ai deux copains, je ressens sans le vouloir une pression supplémentaire. Je regarde les femmes autour de moi, je me compare, et il y a deux choses qui ne vont pas :
-Mon charisme inexistant et ma tête fade. Jolie, mais sans intérêt.
-Mes seins.
Je pensais à une éventuelle augmentation mammaire depuis plusieurs mois, mais sans me presser, car je me disais qu'étant donné qu'il n'y avait que moi qui remarquais leur taille, ce n'était pas bien urgent, ça pouvait attendre quelques années.
Autant vous dire que de cette publication, j'ai retenu deux choses : "T' ES MOCHE" (soutenu par 4 autres personnes) et "TES BOOBS SONT RIDICULES" (étant donné que le mannequin de la photo ne fait pas du E, si je peux me permettre).
Depuis, je suis obsédée par le fait que mes seins ne dépassent pas la taille 14 ans et ne grandiront plus jamais. Et que les gens qui m'entourent le remarquent.
Et j'ai beau passer ma vie à taper "Body positive" sur Pinterest et à remplir mon petit tableau, ça ne suffit pas. Je ne m'aime plus.
J'avais même commencé un régime dans l'espoir de perdre 3 kilos et je pleurais dès que je craquais. Cool.

De plus, comme vous avez pu le voir dans un article récent, ma vie avec mes copains est plutôt difficile à vivre au quotidien. Ma grand-mère m'a traitée récemment de "mangeuse d'hommes" et ça m'a rappelé qu'en effet, il me serait impossible de faire comprendre au monde que mes sentiments sont sincères et que je ne suis pas une connasse qui joue avec les sentiments des autres.
Même aux yeux d'une famille qui m'a vue grandir et évoluer.
Il devient difficile de ne plus pouvoir sortir dans la rue sans se faire reconnaître (oui) et juger.
En fait il devient difficile d'assumer au quotidien, 24h/24.

Récemment je me suis disputée avec Thomas, et je me suis sentie comme la pire des connasses. Je me suis comportée de la même manière avec Mercutio auparavant et ça ne m'aide pas à m'aimer davantage. J'ai l'impression d'être une copine de merde, inutile, moche et méchante. En partant du principe que le monde entier à l'air de s'échiner à le confirmer, il devient malaisé de se persuader du contraire.

Je vais être honnête : j'en suis arrivée au stade où ma propre existence m'est devenue insupportable. Dès que je me réveille, je commence à paniquer.
Nom de dieu, Actiris va pas tarder à m'appeler pour me demander où j'en suis dans ma recherche d'emploi. Et je ne suis nulle part. Adieu chômage.
Merde, c'est bientôt lundi, je vais devoir aller à la danse, pendant 2h30, je n'y arrive pas, c'est trop difficile à suivre et je suis une grosse merde.
Me lever ? Genre croiser ma gueule dans le miroir ? Vous n'y pensez pas.
Manger ? Nope. Pourquoi faire.
Du coup, je ne bouge pas, je ne mange plus, ou alors de la merde (qui m'amène à me sentir encore comme une grosse larve dégueulasse), je ne me lave plus, je ne m'habille plus,je ne suis plus les cours que je sèche par poignées, je ne fais plus rien.
Je lis un livre par jour parce que ça me permet d'oublier ma propre vie.

Bref, ça ne va pas trop.



lundi 17 novembre 2014

[Lecture] "Running man" de Stephen King (Richard Bachman)

J'ai fait l'acquisition de Running Man il y a plusieurs mois déjà, alors que je faisais quelques achats au Pêle-Mêle (alias "petit magasin sympa où les livres coûte de 0,50€ à 2€"). La quatrième de couverture me rappelait Marche ou crève, du même auteur et que j'avais beaucoup aimé. Ni une, ni deux, il passait à la caisse.
La déception.


Editeur : Le Livre de Poche
Année d'édition : 2005
Genre : dystopie
Nombre de pages : 315
Prix : 6,60€

Quatrième de couverture
"Premier quart du XXIe siècle. La dictature s'est installée aux États-Unis. La télévision, arme suprême du nouveau pouvoir, règne sans partage sur le peuple. Une chaîne unique diffuse une émission de jeux suivie par des millions de fans : c'est " La Grande Traque ". Ben Richards, un homme qui n'a plus rien à perdre, décide de s'engager dans la compétition mortelle. Pendant trente jours il devra fuir les redoutables " chasseurs " lancés sur sa piste et activement aidés par une population encouragée à la délation. Tous les moyens sont bons pour éliminer Ben Richards... Dans ce livre terrifiant, le maître incontesté du suspense, le grand écrivain américain Stephen King, alias Richard Bachman, nous fait vivre cette diabolique course contre la mort sans nous laisser un instant de répit. Fascinant."

Mon résumé
Ben Richards est donc le héros de cette histoire. Sans emploi et sans le sou, il doit s'occuper de sa femme et de sa petite fille atteinte d'une pneumonie la vouant à la mort. N'ayant pas les moyens de lui payer des soins adéquats, il décide de s'inscrire comme recrue pour apparaît dans une émission de télévision attribuée par ses supérieurs. Pour lui, ce sera "la grande traque", où il devra survivre 30 jours sans se faire tuer par les Chasseurs. Les règles ?
- Se filmer deux fois par jour avec une caméra et livrer des cassettes de 10 minutes chacune par la poste pour donner matière à l'émission
- Chaque heure qui passe, 100$ sont donnés à sa famille.
- Chaque fois qu'un chasseur est tué, 100 autres dollars sont versés.
- Au bout du mois : le milliard.
Seulement, la délation est encouragée : on propose 100$ pour toute piste permettant de retrouver Ben Richards. Et 1000$ si cela permet de le tuer.

Mon avis
Ben je vais vous étonner : ce livre est d'une mollesse accablante.De la part de Stephen King, je m'attendais à quelque chose d'effrayant, qui vous tient en haleine, qui vous remplit d'angoisse à mesure que l'histoire avance...
Et non, rien de tout ça.
Il y a de l'action, certes, mais de l'action de base, bien loin de ce à quoi je m'attendais. A mesure que le livre avançait, que les pages se tournaient, je me disais "mais...en fait, il ne se passe rien". Et la fin en elle-même m'a laissé un goût d'inachevé.
Je ne me suis pas ennuyée, loin de là, j'ai trouvé la lecture facile et agréable, mais ce n'était pas ce à quoi je m'attendais.

Points positifs
-Histoire intéressante, pour sûr. On est pris dedans dès les premières pages. C'est ce qui rend le livre plutôt agréable à lire.

Points négatifs
-La narration reflétant les pensées su héros est raciste et misogyne, ce qui m'a semblé désagréable et m'a empêché d'éprouver de l'empathie pour le héros.
- Juste décevant par rapport à ce que King m'avait habituée.

Je ne vais pas dire que c'était le livre le plus insipide que j'aie lu, loin de là, mais il reste, pour moi, une perte de temps.

Note : 10/20

dimanche 16 novembre 2014

Pourquoi j'ai abandonné le NaNoWriMo 2014

On dit que la semaine du Nano est la plus difficile, et où le plus grand nombre de participants abandonnent.
Je me suis fait avoir comme un bleu.
A cause d'une sinusite.
Je sais, c'est triste.
C'est super triste.
Mais je suis contente.
Pourquoi ?

1. Vacances !
Non, sincèrement, 1667 mots par jours, ça reste du travail. Du gros travail. Du travail qui fait gémir, pleurer le matin, qui te bouffe ton temps, qui te met les nerfs en pelote, et quand, à 23 heures, tu éteins ton ordinateur en poussant un "ouf !" fier et brave, tu vas te coucher, le cœur léger.
Et le lendemain, tu te rappelles que tu dois refaire la même chose.
En boucle.
Pendant 30 jours.

2. Ma vie reprend son sens.
Pendant le premier tiers du mois, soyons honnêtes, j'ai mis ma vie en jachère. Je n'ai pas pu écrire un seul article sur le blog, ma salle de bain ressemblait à une porcherie (une porcherie mignonne, mais une porcherie quand même), ma chambre était dégueulasse, je ne lisais plus, je laissais mes lettres dormir sur un coin du bureau sans y répondre, mes copains criaient famine...
...non, je plaisante, mes copains sont des êtres chastes.
...
Ils criaient famine.

3. Moins de stress, moins de pression
Honnêtement, me lancer dans un Nano avec une histoire pour laquelle j'avais très peu de motivation, ça me stressait pas mal. J'ai horreur de l'échec, du coup je me disais qu'il serait insupportable pour moi de rater et d'abandonner.
Mais la victoire me semblait un peu trop loin, du coup j'étais obsédée par ce Nanowrimo.


Alors vous imaginez, lorsque la sinusite a frappé, me donnant un mal de tête fort handicapant pour écrire et me faisant accumuler un retard que je ne me sentais pas prête à rattraper, j'ai vite décidé de tout arrêter.
Et je me sens libre, liiiiiibre !

Assurément, cette année n'était pas mon année, mais je garde espoir pour 2015, et je n'oublie pas de me remémorer ma victoire de 2013.
La prochaine fois, je ferai plus attention à mon système immunitaire, c'est promis.

Enfin, je vais pouvoir reprendre le blog en main. Cette semaine, il y aura pas mal de chroniques, mais aussi un article sur mon nouveau tatouage, un article de Mercutio sur sa relation avec un poney polyamoureux, mes débuts dans mon accomplissement de ma liste des 101 choses à faire en 1001 jours, et j'essaie de trouver de nouvelles idées pour améliorer ce petit coin.

A plus tard !
Des baisers,
Canalis


---

Vous aimez le blog ? Venez faire un tour sur la page Facebook de Vaste Blague ou n'hésitez pas à faire un tour sur les autres réseaux sociaux en cliquant sur les bouton dans la colonne de droite :) Des baisers !

jeudi 13 novembre 2014

Relation à trois, dettes, culpabilité, viol : il faut que votre discrimination cesse

Ca fait maintenant neuf mois que je suis dans une relation polyamoureuse avec mes deux copains, et après neuf mois seulement j'ai ouvert les yeux sur beaucoup de choses.
Qui me sont arrivées, et que l'on m'a dites.

D'abord, petit rappel de circonstance :
Vous connaissez la communauté LGBTQ ?
C'est une communauté regroupant les différentes orientations sexuelles (ici, les initiales signifient "Lesbian, Gay, Bisexual, Transexual, Queer").
Chaque orientation a son "drapeau de fierté". L'arc-en-ciel pour les homosexuels (que tout le monde connait), le bleu-mauve-rose pour les bisexuels, le noir-gris-blanc-mauve pour les asexuels, et bien d'autre.
Le point commun entre toutes ces orientations est que toute moquerie, tout rejet, tout propos insultant ou rabaissant envers ces orientation est perçue comme de la discrimination.
Dire à un homosexuel que ce n'est qu'un "pédé", c'est de l'homophobie.
Dire à une lesbienne que -tiens, étrange- elle ne ressemble pourtant pas à une camionneuse, c'est de l'homophobie.
Dire à un bisexuel qui se cherche, qu'il n'a juste pas encore fait son choix, qu'il est immature, c'est de la biphobie.
Dire à un asexuel qu'il a un problème, qu'il est juste coincé, c'est de la discrimination également.
Appeler un homme étant devenu une femme "il", c'est de la transphobie.
Je pense qu'on a tous compris ces principes de base.

Maintenant, on continue.

Vous voyez, ce drapeau ?

Lui, là
C'est le "polyamory/polysexuality pride". C'est mon mien.
Il est, en soi, la preuve que ce que je vis, que ma sexualité est tout à fait légitime.

Où est-ce que je veux en venir ?
En fait, tout cela veut dire qu'il serait peut-être temps qu'on arrête de me parler de ma sexualité sans peser ses mots, sans faire attention à ne pas me blesser, etc.

- Lorsqu'on me dit "je ne pense pas que ce soit possible d'aimer deux personnes en même temps", c'est tout bonnement renier mon orientation. Irais-tu dire "la bisexualité n'existe pas, tu n'as juste pas fais ton choix, tu te cherches" ? Non ! Parce que tu es une personne censée qui sait que c'est de la discrimination.

- Lorsqu'on me dit "en fait t'es juste un peu une salope" (sur le même ton que "passe-moi le sel", oui, c'est déjà arrivé), c'est de la discrimination. 

- Lorsqu'on me dévisage parce que j'ai parlé de ma relation, lorsqu'on montre sa désaprobation, tout simplement parce qu'on ne considère pas ma relation comme légitime ou normale, c'est de la discrimination.

- Lorsqu'on me demande "mais lequel baise le mieux ?" c'est de la discrimination parce que PUTAIN EST-CE QUE J'IRAIS DEMANDER A DES HOMOSEXUELS LEQUEL EST AU-DESSUS ? NON !

De plus, depuis que je suis en couple avec deux personnes, je me fais draguer à une vitesse phénoménale. Parce qu'aux yeux des gens je suis un peu devenue "une chaudière en libre-service", un plan-cul ouvert à tout le monde.
Autant vous dire que c'est aussi déplacé que de proposer, par fantasme d'hétéro, un plan à trois à un couple de lesbiennes.
Merci, je suis toujours la même personne qu'avant, aussi motivée pour faire l'amour sans sentiment que pour faire une belotte dans le Sahara. 

Et que dire sur le terme "égoïste" qui reviendrait à accuser un homme gay d'être mysogyne...

Et me dire que je n'ai pas le droit de me comparer à l'homosexualité, parce que ça revient à comparer l'homosexualité à la zoophilie ou la pédophile, ce qui revient donc à comparer la polysexualité à de la zoophilie ou de la pédophilie...je ne veux même pas m'exprimer sur cette façon de réfléchir que je trouve terriblement insultante, méprisante, dégueulasse, indigne de la race humaine.

Je pense qu'au niveau des comparaisons, je peux m'arrêter là.

Maintenant, autre chose.
Depuis que je suis en couple avec mes deux copains, la vision que j'avais de ma relation et que les autres avaient de ma relation a changé.
On me dit :
"Oh, ils sont bien gentils avec toi "
"Tu ne peux pas être jalouse, tu as imposé un autre mec à ton copain."
"Tu leur dois bien ça."
"Ah, quand on a deux copains on ne peut pas s'étonner d'avoir des problèmes."
"Mais que ferais-tu s'ils te faisaient le même coup ?"
Et toutes ces phrases ont instauré un tel climat dans ma vie, je ne sais pas si vous comprenez...pendant neuf mois j'ai été persuadée d'être quelqu'un de mauvais, qui avait fait une énorme bêtise et qui devait réparer en permanence, qui ne devait jamais se plaindre, qui devait s'en vouloir, se racheter, qui devait s'attendre à ce que sa relation se casse les dents parce qu'il n'y avait rien de mieux à espérer.
Comme si ma relation était basée sur du malheur.


Je vais vous dire une chose : c'est faux.
Je n'ai pas choisi de tomber amoureuse. Certains tombent amoureux après avoir fait connaissance avec la personne pendant un moment, d'autres après avoir couché ensemble, mais chez moi ça arrive bien plus vite et ça ne se contrôle pas.
La seule chose que j'aurais pu à peu près choisir était de ne pas me mettre en couple avec Thomas.
Ce qui serait revenu à être malheureuse, à regretter, à penser à lui sans cesse même avec Mercutio, à vivre dans une sorte d'insatisfaction perpétuelle.
Donc finalement, je ne vis pas ma relation comme un choix.
Ensuite, quand on se met en couple avec quelqu'un, avec son accord, on ne fait rien de mal.
Donc, quand on se met en couple avec deux personnes, avec l'accord des deux personnes par rapport à leur propre présence dans le couple, mais aussi à la présence de l'autre, on ne fait rien de mal non plus.

Je vais lancer un pavé dans la marre : je n'ai jamais fait souffrir mes copains.
C'est la jalousie et le doute qui les a fait souffrir.
Ce n'est pas moi qui ai créé cette jalousie, ce sont eux-seuls.
Connaissez-vous beaucoup de couples monogames sans jalousie ? C'est rare.
Parce que la jalousie vient de l'intérieur de la personne, des pensées qu'elle forme. Pas de l'autre. Pas du polyamour.


Je n'ai jamais eu de dettes envers mes copains et je m'en rends compte seulement aujourd'hui.
Il m'arrive d'être jalouse pour des raisons diverses. Et j'ai le droit de l'être, de ressentir cette jalousie. Parce qu'elle est humaine.
Il n'y a pas de "après ce que tu leur a fait tu ne peux pas être jalouse".
S'ils tombent amoureux d'autres filles, je serai jalouse. S'ils sont attirés, je serai jalouse. S'ils me trompent, je serai terriblement en colère (je rappelle que "tromper" n'est absolument pas comparable à ce que j'ai fait. C'est du mensonge, de la malhonnêteté, de l'abus de confiance).

Et vous savez quoi ?
Vous connaissez la meilleure ?
Si un jour ils tombent amoureux d'une autre fille, et me demandent mon accord pour sortir avec elle, je ne serai pas obligée de dire oui.
Fou, hein ?
Je peux, mais je ne dois pas.
Parce que je me suis rendue compte que si je me force à dire oui, ce ne sera pas une décision consentie. Ca revient à avoir le rôle de la femme qui sait que son mari la trompe mais ne dit rien
C'est donc une décision qui revient à moi seule, que je choisis, et personne n'a à me dire "tu ferais la même chose ?" sur un air de défi.
Parce que ce ne serait peut-être pas le cas.
Mais ça ne me rend pas malhonnête, ni égoïste, ni mauvaise.
C'est une décision qui revient à moi seule, et personne ne peut la juger. 
Parce que je suis désolée de le dire, mais il n'y a que moi, Thomas et Mercutio qui sommes concernés et qui avons notre mot à dire sur notre relation. Les autres n'ont pas d'ordre à donner ou de jugement à faire.

Il ne sert à rien de me faire culpabiliser pour quelque chose que je n'ai pas choisi. Il est même toxique de me faire croire que je dois me soumettre et tout accepter.
Par culpabilité j'ai laissé l'un deux me faire quelque chose de grave, et par culpabilité je ne m'en étais même pas rendue compte parce que "vous comprenez, avec tout ce que j'avais fait, je lui devais bien ça !"

Me faire croire que je dois tout accepter et ne plus rien demander parce que j'ai deux copains, c'est me forcer à me mettre dans une relation toxique, voire abusive.
Mon rôle est d'aimer mes copains et de vivre une relation épanouie avec chacun d'eux. Mon rôle est de donner beaucoup, de faire des concessions, mais de prendre aussi. On appelle ça l'équilibre.
Je remplis mon rôle. Le fait que mes copains soient deux, ce n'est pas un facteur sur ma relation.
Si je continue à m'écraser, si je me sens toujours autant redevable comme avant, je replongerai dans une relation abusive, et même si c'est ce que beaucoup de gens désirent, ce n'est pas correct.
Nos relations ne sont pas des relations basées sur la vengeance.
Je n'ai pas à me faire violer pour payer mes dettes.


Je vais vous apprendre quelque chose : cette situation me fait souffrir. Pour beaucoup de choses.
Parce que je n'ai presque plus d'alliés, parce que beaucoup m'ont tourné le dos, parce que même ceux qui me soutiennent ne le font jamais vraiment. Ce que j'ai raconté au-dessus, tout le monde me l'a dit un jour.
Parce que ça a pris six mois avant que quelqu'un me demande comment j'allais, comment je vivais tout ça. De la part de ma psy, et de la part de Thomas. Les autres n'en avaient rien à faire.
Parce que c'est fatiguant de faire face à la même réaction violente chaque fois que je dis que j'ai deux copains, et qui ne s'estompe qu'à peine quand j'explique en profondeur le pourquoi du comment.
Parce qu'il est impossible de faire des plans sur le futur. Parce que la loi me l'interdit. Parce que même si je suis malheureuse on m'a appris que je ne pouvais rien demander de plus.
Parce qu'on a peur 100 fois par jour de blesser quelqu'un. Parce qu'on apprend à être terrifié même par nos propres sentiments. Parce qu'on épie leur évolution avec méfiance.

Je n'ai pas "la bonne position dans l'histoire". Je ne suis pas celle qui a le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière. Je ne suis pas bien placée.
Alors j'aimerais qu'on arrête de me dire ce que je devrais penser, ce que je devrais ressentir, ce que je devrais accepter.
Je vais sans doute vous blesser, mais il faut vous rappeler que vous n'avez jamais été dans cette situation, elle vous est même complètement inconnue (on en parle presque nulle part), vous n'y connaissez rien.
Me donner des conseils, me faire la morale sur le sujet, est complètement déplacé. Parce qu'en vérité vous n'avez aucune idée de ce qu'il faut faire.

Cette relation n'est pas mon choix.
C'est un choix qui a été fait à trois.
Je n'ai forcé personne, je n'ai fait de mal à personne.
Je n'ai pas à me racheter, je n'ai pas à me taire s'il y a un problème.
Personne n'a à me faire culpabiliser.
Je ne suis pas coupable.
Mon amour est noble, il est légitime, je ne dois pas m'en vouloir pour le ressentir.
Je n'ai pas de dettes à payer.

“I reserve the right to love many different people at once, 

and to change my prince often.”   -Anaïs Nin

Je sais que cet article est sans doute le plus agressif et venimeux que j'aie écrit depuis un moment.
Mais c'est celui d'une femme blessée qui n'en peut plus.
Mais je vous remercie de m'avoir lue jusqu'au bout, j'apprécie vraiment votre patience et votre considération. Sincèrement.
Des baisers,
Canalis

lundi 3 novembre 2014

Novembre, le mois de tous les défis *tintintiiiin*

Un petit article pour vous donner en quelques mots mon programme de ce mois-ci, et les raisons pour lesquelles je risque de moins poster.

La raison pour laquelle je risque de moins poster s'appelle "NaNoWriMo". J'en avais parlé ici l'année passée, il s'agit d'un événement mondial pour scribouillards consistant à écrire 50000 mots en un mois.
50000 mots qui forment une oeuvre, hein, pour rappel. Parce qu'on m'a déjà posé la question.
Donc pas "cerise cerise cerise cerise cerise".
Ou "Leurs regards se croisèrent. Maintenant, je remplirai les 49996 mots restants en copiant des paroles de Taylor Swift".
Et ce n'est pas facile, tu sais, d'écrire 1667 mots par jours. Alors même si j'ai décidé des sujets de mes articles en avance comme d'habitude, et même si un article est prévu par jour, j'ai grand peur de ne pas tenir le rythme.
Donc je préviens. Parce que je suis quelqu'un de poli.
(D'ailleurs, tu peux me lire pendant que je parle du Nano ici.)
Mais ça va, par rapport à l'année passée, j'ai beaucoup plus de facilités (alors que je n'ai plus écrit depuis des mois, donc je pensais que j'allais douiller). Je n'ai aucun retard, donc j'ai 1667 mots à écrire au lieu de 2000 et tout paraît si simple...

Ensuite, je me fais tatouer demain (aaaah yiiiis). ce qui veut dire "pas de sport pendant un mois". En partant du principe que j'ai eu une grosse période de flemme depuis octobre où je n'ai plus fait de sport, mes beaux muscles se sont changés en gras et je vais te le dire, lecteur : je ne m'aime plus.
Donc j'ai décidé de faire ce qu'on appelle un "rééquilibrage alimentaire" (UN RÉGIME, QUOI). Plus de sucre, plus de sodas, et moins de gras (je garde le bon gras, celui qui donne des omégas 3).
Et je me suis fixée de marcher 30 minutes trois fois par jour (parce que ce n'est pas un sport, alors je gruge la machine).
Tous les matins je me pèse gentiment et regarde mes mensurations (j'ai la preuve formelle que ma poitrine et mon ventre ont les mêmes mesures, c'est MALHEUREUX).
Et le premier qui me reproche de faire ça, et donc d'arrêter le sucre et les sodas, voilà voilà, il faudra que cette personne revoie sa façon de juger autrui.
(Oui, on m'a déjà accusée d'être une "victime du diktat de l'horrible minceur" parce que j'avais mis une photo de salade de fruits sur Instagram.)
(Alors j'anticipe.)

J'écris comme une chèvre, aujourd'hui.