mardi 25 février 2014

Article à quatre mains : nous sortons tous les deux avec la même personne

Comme mon dernier article soulevait quelques interrogations au sujet de ma relation avec Pomme et Mercutio, j'ai pris la décision de les laisser écrire un article à quatre mains pour qu'ils puissent vous donner eux-même leur point de vue. 
Et comme il s'agit de leur article, ce seront aussi eux qui répondront aux commentaires. Comme ça, vous serez libre de poser d'avantage de questions ou de lancer plein de discussions passionnantes et passionnées.

Decay allumeuse

Au départ, comment avez-vous pris l'idée d'une relation polyamoureuse ?
Pomme : Une relation polyamoureuse ? Au tout début, premiers instants, je n’y ai pas tellement réfléchi, je me suis dit que ça aurait pu être chouette, marrant, je ne m’étais même pas posé la question de si ça aurait pu marcher, je me suis dit qu’on allait voir ce que ça allait donner. Ensuite, j’ai commencé à trouver ça complètement absurde, ça n’avait absolument pas l’air d’une relation sérieuse, je me suis dit qu’à un moment j’aurais quand même dû partir car ça n’allait pas marcher, et donc pour moi, continuer ne servait à rien … Surtout que je n’étais pas vraiment certain de mes sentiments, je me posais plein de questions…Car non, je n’étais jamais tombé amoureux auparavant. Surtout qu'à chaque fois que je voyais Anaïs en compagnie de Mercutio, c'est à peine si j’osais approcher, et ça n’a toujours pas changé ; je trouvais ça perturbant, je ne pensais pas pouvoir arriver à quelque chose dans une relation telle que celle-ci. Je ne peux pas vraiment dire ce que je ressentais à ce moment-là, j’avais surtout peur de n’être qu’amoureux car elle l’était aussi, mais j’évitais ce genre de questions car sa présence était vraiment agréable, et ça m’embêtait de devoir chaque fois me torturer pour savoir si je l’étais vraiment, amoureux, alors que c’était presque évident. En plus de tout ça, je me sentais aussi de trop. Oui, lorsque une personne totalement innocente (Mercutio) te fixe  pour avoir entravé sa vie, tu commences à avoir de gros remords (en même temps d’avoir peur pour ta peau, mais c’est autre chose). La relation polyamoureuse était complètement inconcevable, et ça me rendait vraiment triste, non pas pour moi mais pour elle, je ne savais pas qu’elle avait autant de sentiments pour moi. Je n’avais pas vraiment l’habitude de ce genre de choses. Et donc, on va dire que je me suis un peu « forcé » pendant ces moments-là, à ne pas paraître triste (ce n’était absolument pas convaincant), à espérer que notre relation, à deux, se développerait, car je la sentais bloquée. Ça n’avançait absolument pas pour moi. C’était un stress permanent.


Mercutio : Ma première réaction à la mention d’une relation polyamoureuse fut « merde, je vais partie de ces mecs qui ne savent pas rendre leur copine heureuse », et bien que cela a été démenti un nombre incalculable de fois par Decay (je sais pas comment il faut l’appeler sur ce blog), je garde encore ce sentiment en moi.
J’ai eu énormément de mal à accepter que quelqu'un puisse « s’introduire » dans mon couple, dans cet environnement idyllique que je m’étais construis. J’ai eu le sentiment d’être trahi, puis d’être un salaud, puis d’être à nouveau trahi, et ce en boucle pendant pas mal de jours.
J’ai mis  à peu près quatre semaines à accepter cette situation, quatre semaines de pleurs, de regards haineux à Pomme (hé sérieux ‘faut changer ce nom) (d’ailleurs je m’en veux beaucoup de m’être abaissé à regarder les gens de cette manière), quatre semaines que j’ose qualifier de merdique. Pendant ces semaines j’ai navigué entre des émotions allant de la joie pure (quand je pensai que toute cette relation allait s’achever) et des moments de tristesse intense et si déprimants que je n’oserai pas les décrire ici, de peur que vous n’essayiez de vous auto-étrangler pour mettre fin à vos jours.
Mais bon, maintenant tout va bien, regardez, le soleil brille, les oiseaux sont en fleurs et cette relation s’est, je l’espère, stabilisée. 

Qu'est-ce qui vous a amené à accepter cette relation ?
Pomme : Ensuite, je lui ai avoué que je n’y arrivais pas, que c’était trop dur, et je trouvais ça pathétique de ma part. Je me sentais égoïste. Mais ça m’a permis de déstresser, si ce n’est qu’une journée (peut-être que cela n’a aucun rapport), et finalement, ça a mieux été. On a repris, et la relation avait l’air d’avancer au final. Après il y a toujours le même problème, je pense que ça ne pourra pas avancer très loin, et pour ma première relation j’aurais pensé à une relation permanente (je rêve beaucoup). Alors ça me rend toujours triste, mais j’ai découvert que j’étais amoureux, oui cette énorme montée de sentiments lors de ces discussions me l’a fait comprendre, et je me suis dit que ça valait quand même le coup d’essayer. On a toujours énormément de gêne l’un à côté de l’autre, je n’arrive pas du tout à m’approcher lorsque Mercutio est là, et c’est peut-être mieux comme ça, mais cette relation n’a plus du tout l’air bloqué.

Mercutio : Si j’ai accepté, c’est parce que je me suis souvenu d’un truc qu’avait dit un connard benêt genre Gandhi, un truc du style « le bonheur ne sert à rien si on le garde pour soi » (je sais même pas s’il a dit ça, en tout cas il aurait pu le dire) . Je me suis dit que je ne pouvais pas m’occuper de ma gueule pour toujours en sachant que Decay était triste à côté de moi, et j’ai accepté pour la rendre heureuse.
...
(excusez moi je lis la liste des questions auxquelles je dois répondre en même temps, c’est pour ça que je galère...)
(bon en même temps à la lecture vous le verrez pas que je galère à répondre-enfin, que j’ai galéré à répondre...)
(...ces parenthèses n’ont pas de sens...)

Que pensez-vous de la situation ?
Pomme : Cette situation me donne des remords, beaucoup, en même temps que du bonheur. Je me pose souvent la question de savoir si je suis à ma place, Mercutio a l’air moins stressé de son côté malgré que je sente toujours un côté tendu (que je trouve normal), et Anaïs aurait tout de même préféré ne pas tomber amoureuse, ce que je comprends aussi, j’ai l’impression d’être la personne en trop (je suis venu en dernier en même temps, c’est normal). Mais je suis perdu dans mes sentiments qui m’ont fait retrouver le sourire dans cette vie qui n’était pas facile tous les jours, ce serait se voiler la face que de se dire que tout va bien se passer. Donc dans cette situation, je suis amoureux, mais ce ne serait pas drôle si ce n’était pas compliqué.

Mercutio : Je pense que c’est une relation un peu instable, où il y aura toujours une personne qui se sentira lésée (pour ce coup là Decay dois assurer). Je sais que personnellement je n’aurais jamais pu m’engager dans une telle relation, à cause de sa complexité. Vivre avec la perspective qu’une des personnes que j’aime puisse être insatisfaite me rendrait malade et me pousserait sans doute à aller tuer des gens dans la rue. 

Comment aimeriez-vous voir la situation évoluer ?
Mercutio : Je pense que la relation serait parfaite si tout le monde pouvait être heureux, ce qui me semble assez tendu à accomplir. A moins que je ne me trouve moi-même une fille pour soulager mon bonheur meurtri (il faut savoir que dans mes pires cauchemars je me fais pas attaquer par des monstres, mais je vois Decay partir avec un-e autre. Vous pouvez désormais imaginer le traumatisme quand elle m’a annoncé qu’elle avait des sentiments pour un enfoir...un mec de ma classe). Une fille disai-je, peut-être plus petite que moi, élégante et pulpeuse, intelligente et drôle et compréhensive et dotée d’un sens artistique, imaginative et énergique (s’il se trouve que vous possèdez toutes ces qualités, contactez-moi). 

Comment pensez-vous que la situation va évoluer ?
Pomme : Comment la situation va évoluer ? Si ça ne tenait qu’à moi, je me serais retiré de cette relation, ça aurait sûrement été mieux pour tout le monde. Cela voudrait dire que je me force ? Non, pas du tout, seulement je pense que je vais devoir m’en aller un jour ou l’autre, faisant plus de peine que si je m’en allais directement (c’est ce que je pense, mais ça peut bien se terminer) (je rêve beaucoup trop). Et même, je pense qu’il y aura toujours un certain blocage, évidemment que j’aurais préféré être seul dans cette relation (complètement dégueulasse de dire ça), et de plus on ne va pas dire que je « sors » avec elle depuis longtemps, c’est difficile d’imaginer ce que ça va devenir. S’il faut que je parte, je le ferai. 

Mercutio : Je sais pas. Je pense que ça va pas très bien finir ; après tout, les histoires d’amour (polyamoureuse) finissent mal, en généraaaaaal (hohoho). 

Comment vivez-vous cette relation ?
Pomme : La situation, en même temps de me rendre assez heureux (car oui, l’amour), me rend malheureux par ce que je pense de celle-ci. Je me demande même si je ne me voile pas la face en disant que je suis heureux. Si je ne pense pas à tous les problèmes de couple qu’il y a, je le suis, mais sinon ça en devient difficile. Je suis triste, vraiment, de penser que cette relation ne marchera pas, et ça me rendrait assez mal de devoir commencer quelque chose sans conviction que ça dure, j’aurai l’impression d’avoir volé de l’amour à quelqu'un pendant quelques temps, et je ne sais pas si je me remettrai de la tristesse qu’aurait pu avoir cette personne. Donc c’est vraiment difficile de dire si je suis « heureux », car ce mot est vaste. Je n’ai juste jamais été aussi heureux, mais il y a le malheur venant du fait que je fais du mal à deux personnes. Oui, j’ai foutu une relation en l’air. Je me demande même toujours comment je peux être aimé, j’ai peur que ce ne soit qu’une erreur. Cette situation est vraiment compliquée, aussi bien en elle-même que dans ma tête.

Mercutio : Je suis heureux pour Anaïs. Quant à moi, les cicatrices que je me suis faites au couteau sur les bras et le torse afin de me soulager témoignent d’elles-même (j’ai du en accumuler plusieurs centaines en quelques semaines). Et si j’ai l’air si heureux, c’est parce que j’essaie de relativiser, de me calmer, et que pour le coup, l’humour ça marche bien.

Comment qualifieriez-vous votre relation chacun avec l'autre ?
Pomme : Ma … relation … avec … Mercutio … Bon, au début, on ne s’était jamais parlé, donc c’est normal que ça ait été vite tendu. Je pense avoir été assez traumatisé avec ces regards, en même temps que tout ce qui se passait dans ma tête (remords, culpabilités, toussa). Donc je n’ose plus vraiment approcher, et j’attends patiemment un autre jour où on sortira, rien qu’à deux. Et avec tout ça, j’ai fini par penser à certaines exagérations de sa part, car après les fixations, il y a eu de ce que je considérais comme des moqueries, mais ce n’était surement pas le but. En fait j’interprétais tout mal, il y a sûrement eu de la jalousie (ce serait logique, mais je n’en suis pas certain). Mais je suis étonné qu’il ait accepté que je sorte avec elle en même temps qu’il continue sa relation, et j’en suis assez reconnaissant. Mais je ne pense pas pouvoir me lier d’amitié avec lui, je ne l’apprécie pas vraiment en fait, mais je le respecte et essayerai de faire le mieux pour ne pas trop l’ennuyer avec tout ça (bon, c’est déjà un peu trop tard).

Mercutio : Pomme est un infect connard. Non je déconne, revenez ! Pomme c’est le genre de mec que j’aime bien, qui pourrait partager les mêmes centres d’intérêt que moi. Bon après je le charrie beaucoup, et il aime pas ça –je m’en veux souvent d’ailleurs, je n’aime pas me moquer des gens, car je sais que ce qui peut, pour moi, être juste une boutade gentille et sans méchanceté, ne sera pas la même chose pour quelqu'un d’autre. 
Malgré ça je ne pense pas que je pourrai vraiment tisser des liens d’amitié solide avec lui, vu qu’il a un peu chamboulé toute ma vie et pourri mon bonheur. Mais je l’aime bien quand même !

Question sexe, comment faites-vous ?
Mercutio : Ben c’est simple ma p’tite, avec Decay on se fait des levrettes, je filme le tout en secret et je l’envoie à Pomme pour le faire bader. [NdDecay : S'ils prennent ça au sérieux Adriàn je te jure que je t'éclate les rotules en chantant du Stromae.]

Mercutio, est-ce que l'accident de Decay a joué un rôle dans ta décision ?
Mercutio : Non, je ne pense pas que ça ait pu jouer un rôle dans ma décision. Mais après je vous dis ça, je me souviens pas hein, c’était il y a longtemps, j’étais jeune (18 ans ! Je dois en avoir 40 maintenant...), je ne fumais pas encore six boîtes de Havane par jour et je ne buvais pas pour oublier la précarité de mon existence.

Avez-vous des craintes sur le fait que Decay puisse vous quitter pour partir avec l'autre ?
Mercutio : OUI !OUI BON DIEU ! J’ai peur à peu près tout le temps qu’elle parte, même dans mon sommeil j’suis sûr que j’ai la flippe.
Voilà, j’ai finis de vous parler de ma vie au combien fascinante, ça m’a pris longtemps et j’ai eu du mal à écrire (j’ai plus écris depuis un bail- le syndrome de la glande), mais j’ai finis par le faire. 
Mets ses Ray Ban, fait rugir sa cadillac, prend un Havane et pars vers le soleil couchant avec comme musique de fond « All along the watchtowers 



lundi 24 février 2014

Absence

Je me disais que ces deux semaines d'absence méritaient quelques explications. De plus, il s'est passé des choses assez importantes dans ma vie, et comme j'ai l'habitude de vous parler de tout ce qu'il m'arrive, je me suis dit que ces choses-là ne devaient pas faire exception. Cet article justifiera en prime mon bilan des résolutions du mois de février qui sera, vous pourrez le voir, des plus catastrophiques.

Comme je l'ai dit dans un précédent article, j'ai quelques problèmes de couple. Les choses commencent tout doucement à s'arranger mais il y a quelques jours, quelques semaines, c'était l'enfer. Quand on tombe amoureuse de deux personnes, on n'a pas beaucoup de modèles desquels s'inspirer. Il faut trouver les idées et solutions tout seul. Mon idée à moi était de vivre une relation polyamoureuse. Souvent confondue avec une relation libre. Ce que je voyais était bien une relation où j'avais deux copains, mais cela restait une relation close : je ne comptais pas me mettre à batifoler à gauche et à droite.
Seulement, pour cela, il fallait que Mercutio et Pomme soient tous les deux d'accord, ce qui n'était pas quelque chose d'évident. Avec Mercutio, il y a eu beaucoup de disputes, beaucoup de pleurs, ça a été une période vraiment difficile. J'ai énormément culpabilisé et je culpabilise encore.
Seulement, il y a des choses qui ne se contrôlent pas. Quoi qu'en en dise, il y a des choses qui ne se contrôlent pas.
Parce que si ça se contrôlait, vous pouvez être sûrs que jamais je ne serais tombée amoureuse de Pomme. Parce que ça a tout compliqué, parce que ça a failli foutre mon couple en l'air (là, Pomme lit ce que je viens d'écrire et il se sent mal).
Si je pouvais contrôler tout ça, je n'aurais pas sans cesse peur de mal faire, de ne pas être à la hauteur, de les perdre tous les deux. Si je pouvais contrôler tout ça, on ne m'aurait pas sorti que Decay la salope prenait un amant.
Prendre un amant...
Pour moi, prendre un amant, c'est la femme mariée qui retrouve son "ami" à la sortie d'un bar et qui l'amène dans son boudoir en le tirant par la cravate. Prendre un amant, pour moi, ce n'est pas se retrouver à trois à l'école en se regardant en chiens de faïence parce qu'on ne sait pas trop quoi faire.
Oui, nous sommes tous les trois dans la même classe.
Ambiance.

Il y a deux semaines, j'ai fait ce qu'ils appellent une tentative de suicide.
Je m'étais fait insulter par mon cousin, personne n'avait réagi, je me sentais terriblement méprisée et ça a été la goutte de trop dans cette histoire. Je suis rentrée chez moi, j'avais juste envie de chopper le couteau dans la cuisine et faire quelque chose. Je me suis retenue, je suis montée dans ma chambre.
L'une de mes étagères avait cédé sous le poids d'un livre en trop et s'était fracassée sur le sol, cassant un verre au passage. En voyant ces bouts de verre brisé, j'ai craqué et j'en ai pris un.
Si je voulais me tuer...certainement pas. Je voulais surtout que les gens réagissent.
je me souviens que ma chatte est montée dans ma chambre et s'est assise sur le bout de verre lorsque je l'ai posé à côté de moi, sur mon lit.
Je me souviens avoir appelé Mercutio pour le prévenir et tout s'est accéléré. Parents inquiets, urgences, psy. Pendant une semaine il était interdit de me laisser seule et les gens se relayaient.

La semaine qui a suivi a été étrange, j'essayais de remettre de l'ordre dans ma vie, de ranger ma chambre pour en faire un espace de vie agréable, de trouver une solution quant à Pomme et Mercutio. La semaine dernière, j'ai commencé à aller à la salle de sport, j'y passe en moyenne une heure par jour. Puis j'ai avancé dans mon roman. J'ai un mal fou à me remettre à écrire, ma productivité est au 36ème dessous.

Voilà pourquoi j'ai été absente. A présent, je vais mieux. Mercutio a accepté que Pomme entre dans ma vie et même si parfois il y a encore des moments affreux, on essaie de régler nos soucis. J'espère pouvoir reprendre mon rythme d'écriture initial.

Quant à vous, j'espère que tout se passe pour le mieux dans votre vie.
Passez une agréable semaine.
Avec tout mon amour,
Decay


dimanche 23 février 2014

Femens, je vous aime

Le mouvement Femen a été créé en 2008. Depuis, rares sont ceux approuvant leur mouvement. Voilà pourquoi j'aimerais donner mon avis sur le sujet.
Personnellement, j'aime les Femens. Je les aime et les soutiens. Je trouve que ce sont les femmes les plus courageuses que la Terre ait connues.
Parce qu'elles osent, parce qu'elles agissent, parce qu'elles n'ont pas peur de se faire exiler pour défendre leurs droits.
J'ai entendu pas mal de trucs sur elles. Qu'elles étaient agressives, que c'étaient des putes, qu'elles étaient extrémistes, violentes, malades mentales, et j'en oublie des vertes et des pas mûres. Ce qui me choque dans tout cela, c'est que je ne peux pas dire que certains hommes détestent juste que les femmes ouvrent leur gueule, se défendent, se fasse entendre et essaient de faire bouger les choses.
Parce que des femmes aussi le disent.
Et je ne comprends pas. Et je ne peux pas comprendre.
Parfois j'aimerais dire que ces femmes là se sont fait conditionner, presque lobotomiser. Mais ce serait les insulter que de minimiser leur esprit critique. Mais parfois, oui, assise dans un coin de ma chambre à réfléchir, je me pose la question.

J'ai connu toutes sortes de féministes.
Des féministes qui pensaient qu'une femme libre était une femme en pantalon et avec une indépendance totale. Qui pensaient que la femme libre ne portait pas de robe, ne marchait pas en talons, ne se laissait pas draguer et ne prenait pas le nom de famille de son époux lors du mariage.
J'ai connu des féministes qui pensaient que la libération de la femme ne passerait que par l'émasculation de l'homme.
J'ai connu des féministes qui pensaient que tout ce dont on avait besoin était acquis, que celles qui demandaient plus n'étaient que des enragées.
Mais les Femens ont adopté la forme de féminisme la plus pure au monde : la volonté de voir les femmes libres. Entièrement. De voir la femme porter un pantalon ou une robe, de voir la femme choisir entre garder son nom de famille ou prendre celui de son mari (j'ai par exemple appris récemment qu'en Belgique, nous ne pouvons pas prendre le nom de notre époux. Nous sommes obligées de garder le nôtre ou de les accoler). De voir la femme libre de revendiquer ses droits, libre de s'insurger contre ces horreurs faites contre nous (beaucoup de gens refusent de voir l'acte de Guillaume, d'NRJ, comme des agressions sexuelles alors que c'est clairement le cas).
Les Femens ne sont pas contre les hommes. Elles sont contre la patriarchie. Elles pensent que la parole ne doit plus être donnée exclusivement aux hommes et elles mettent la femme en avant. Mais contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, elles ne sont pas contre les hommes.

On accuse les Femens de religiophobie. Je trouve cela à moitié juste. Les Femens ont une dent contre la religion, c'est certain, mais la raison de cette haine est hautement justifiée.
Des gens pratiquent leur religion de façon intelligente et critique, j'en connais plein et les remercie. Mais d'autres écoutent aveuglément ce qu'on leur dit et font de leur religion un poison. Et c'est contre cela que ces femmes s'insurgent.

Il y a quelque temps, les Pussy Riots avaient organisé un concert durant lequel elles avaient tenu des propos insultants envers Poutine. Le dictateur avait, en réponse à cela, ordonné l'incarcération des jeunes filles.
Suite à cette affaire, Inna Shevchenko, leader des Femens, scia une croix orthodoxe et dû s'exiler en France. Cette croix se trouvait devant le Palais d'Octobre ayant servi de prisons pour les opposants soviétiques, et où avait eu lieu un grand nombre d'exécutions.
Cet acte n'était donc pas un acte religiophobe, mais un acte en opposition à la dictature.
Mais comme cette croix est un symbole religieux, vous imaginez bien que personne ne soutient Inna Shevchenko pour cela.
Après tout, un simple symbole (oui, "simple", car tout à fait subjectif dans sa définition de symbole) est bien plus important que la liberté d'expression et d'être des femmes. C'est bien connu.

Un autre sujet important est l'exhibition que font ces activistes lors de leurs actes militants. En effet, les Femens ont pour signature le fait de se montrer seins nus, peignant des slogans sur leur poitrine lorsqu'elles paraissent en publique.
Que peut-on lire sur ces poitrines?
"Pas de Jesus dans mon utérus."
"Le pape, on n'en veut plus."
"La mode dictaterreur" (lors du défilé Nina Ricci)
"La justice contre les violeurs."
"Le viol est un crime."
"In gay we trust."
Etc, etc.
Y a-t-il besoin de revenir sur ces slogans ?
J'imagine que oui.
Pour le premier d'entre eux, "Pas de Jésus dans mon utérus", je ne peux que penser à cette vilaine manie qu'on certains religieux de penser que, parce que leur religion dicte que l'avortement est un crime, il faut l'interdire à toutes les femmes. C'est un discours récurrent et oui, c'est lassant. C'est lassant parce que personne ne devrait nous dire ce que nous devons faire de nos corps. C'est un humain qui grandit dans notre corps, certes. Mais c'est justement dans notre corps qu'il grandit, et si une femme décide que personne n'a le droit de parasiter son corps, c'est son choix et pour moi, il devient donc une priorité qu'elle avorte, point. Notre corps n'appartient pas au foetus qui est à l'intérieur, que Dieu l'ait décidé ou non.
Quant au second slogan, "Le pape, on n'en veut plus", il ne faut pas oublier qu'on n'a pas encore vu un Pape qui n'eut aucune idée régressive. Soit il est contre le port du préservatif (en voilà une idée qu'elle est bonne !), soit contre le mariage homosexuel, soit contre l'avortement. Donc finalement, on a vu mieux et je comprends que ça énerve.
Quant au slogan ayant servi lors du défilé Nina Ricci durant de la Fashion Week, on ne voit pas plus parlant. A-t-on déjà oublié tous les dictas, les insultes envers les personnes grosses, la pression exercée sur les modèles ? J'aime la mode, j'aime les défilés. Mais je déteste ce climat destructeur qui pousse la femme à vouloir entrer dans un moule qui ne lui convient pas.
Pour les trois derniers...ai-je besoin d'en rajouter ? Si vous me suivez depuis un moment, vous savez ce que je pense de l'homosexualité et du viol : que du bien pour l'un et que du mal pour l'autre.

"Les activistes d'Italie supportent Vladimir Luxuria, la première membre ouvertement transgenre du Parlement en Europe. Elle a été récemment arrêtée deux fois par la police à Sochi car elle regardait les JO avec une bannière sur laquelle nous pouvions lire, en russe, "Gay is ok". Nous condomanons fortement cette acte comme une intolérable violation des droits humains! ÊTRE GAY N'EST PAS UN CRIME ! Nous manifestions notre solidarité envers le peuple russe qui est puni à tort pour ses propres choix sexuels et envers Vladimir Lucuria." ~Page Facebook des Femens.

Je soutiens les Femens car à côté de cela, elles se battent contre la patriarchie, le machisme, mais aussi le racisme et l'homophobie. Elles se battent pour la liberté.
On pense qu'elles sont hystériques et agressives, mais je vous pose une question : pensez-vous vraiment que les féministes d'auparavant, que Simone de Beauvoir, que toutes ces femmes sont restées silencieusement chez elles à écrire calmement et discrètement ?
Elles sont sorties dans la rue. Elles ont hurlé et elles se sont battues.



Différence ? Aucune. On sort, on gueule, on s'insurge.
Ah, attendez...
J'entends quelqu'un...
Oh, que dites-vous ?
Seins nus ?
Ah oui...juste...
En réponse à cela, je vais vous annoncer quelque chose que vous ne savez sans doute pas encore. Quelque chose d'inédit, d'inouï, et vous allez être heureux de suivre mon blog parce qu'enfin, vous allez connaître la vérité !
Les femmes ont des seins.
Même quand elles les cachent, elles ont des seins. Là, pendant que je vous écrits, j'ai des seins. D'ailleurs, vos amies en ont aussi. Et votre femme. Et votre copine.
Pas à temps partiel, non ! Pas juste quand elles enlèvent leur T-shirt !
Tout le temps !
Alors quel est le problème ? Quel est le problème avec les seins ? Ce ne sont pas des organes sexuels, ils ne servent pas à l'accouplement et ne libèrent aucune hormone. Ils sont là. Deux poches de graisse avec un petit mamelon mignon au centre. C'est tout.
Après, nous pouvons nous demander pourquoi manifester seins nus. J'ai deux hypothèses.
La première est basée sur les dires d'Inna Shevchenko :

"Femen est un nouveau type d'activisme féminin qui est, certes agressif, mais encore non-violent, provocateur mais délivrant un message clair. "

La deuxième est le fait que je pense, personnellement, que cette "exhibition" dénonce quelque chose : Notre corps de femme nous appartient, il n'est pas sale, il ne devrait pas être interdit. On ne devrait pas nous traiter de putes, de malades mentales, de folles, pour le montrer. Que ce soit sur le net, en rue ou sur la plage.
Nous pouvons voir des hommes se balader torse nu dans la rue, mais si une femme le fait, ce sera un an d'emprisonnement ou 15000 euros d'amende (en France notamment).
Voilà pourquoi les Femens manifestent seins nus.

"Nous sommes d'accord pour être nommées "immorales" par vous, parce que la seule femme morale pour vous est la femme silencieuse ! 
Nous aimons que vous nous disiez "intolérantes" parce qu'il est une honte pour nous de tolérer votre oppression.
Nous raffolons que vous nous accusiez de maladie mentale, comme "l'exhibitionnisme sexuel" parce que vous prouvez vous-même que la société n'accepte toujours pas la libération des femmes et continue de voir cela comme une maladie.
Vous voulez toujours que les femmes gardent leur bouche fermé et leur vagin ouvert." ~Page Facebook des Femens

Ne pensez pas qu'on peut rejeter le féminisme et accepter d'être complètement opprimées et rejetées. L'IVG est de plus en plus remise en cause, et elle a été interdite en Espagne récemment. Même si vous êtes contre, pensez-vous réellement que ça s'arrêtera là ?
L'IVG est un droit que les femmes ont durement acquis à force de se battre. Si nous acceptons qu'on nous enlève ces droits, d'autres choses y passeront aussi : les moyens de contraception, le compte bancaire privé, le droit de vote, le travail, tout cela nous sera enlevé aussi si nous nous laissons faire et si nous acceptons tout cela.

Il y a encore plein de droits que nous devons atteindre, qu'ils soient officiels ou officieux. Il y a encore plein de combats à mener, ce n'est pas le moment d'accepter qu'on nous fasse reculer. Nous sommes des femmes, pas des animaux. Nous sommes des femmes et dieu merci, nous ne sommes pas encore considérées comme des biens meubles (ce qui fut le cas auparavant). Nous sommes des femmes, pas des objets.
Les femens l'ont compris et le revendiquent, ne leur crachons pas dessus. Plus tard, ce sont elles qui nous libéreront.

"L'une des choses qui différencie les Femens des autres groupes est notre indépendance financière. Nous n'avons pas besoin de négocier avec des politiciens ou des sponsors. Les donations venant de http://femenshop.com/sawsextremism par nos supporters dans le monde entier sont la seule source de revenus qui rend possible nos protestations, investissements, site internet et sextrémisme." ~Page Facebook des Femens
D'ailleurs elles ont une petite boutique en ligne où tu peux acheter des mugs, casquettes et T-shirt c'est très mignon.

mercredi 5 février 2014

La productivité et moi

Lorsque j'étais ado, je passais mes journées sur l'ordinateur, sur des forums, à papoter avec des internautes sans jamais ressentir la moindre lassitude. J'ai ainsi rencontré des dizaines, voire des centaines de personnes. Je me suis fait des amis, j'en ai rencontré certains, je suis tombée amoureuses d'autres, et ça a été ainsi jusqu'à mes 17 ans.
Je fréquentais aussi des sites plutôt chronophages, comme viedemerde.fr, 9gag, danstonchat, etc. Je regardais des séries, j'avais mes personnages préférés et j'allais en parler sur des forums.
Encore.
Lorsque j'allais me coucher, je n'étais pas souvent dérangée par le manque d'actions exécutées dans ma journée. Souvent, je ne me rendais même pas compte que je ne faisais rien. Dans ma tête, il se passait tellement de choses avec mes discussions, les personnes que je rencontrais ou que je retrouvais.

Et parfois, ça me rattrapait. Je pleurais dans mon lit, bouffée de solitude. Derrière l'écran, un monde de gens de mon âge m'attendaient, mais dès que l'ordinateur s'éteignait, il n'y avait plus rien.
Je refuse de dénigrer les amitiés sur Internet, toutes ces choses merveilleuses qui arrivent grâce à ce réseau, mais il est pour moi indispensable d'avoir de solides piliers à côté de tout ça. Et ces piliers, je ne les avais pas.

Je serais incapable, je pense, de mettre le doigt sur ce qui a provoqué un tel déclic dans ma tête. Mais petit à petit, je suis devenue accro à la productivité. Ça a commencé doucement, j'ai ouvert un blog, j'y écrivais de temps en temps. Parfois tous les jours, parfois une seule fois par semaine.
Puis, voulant devenir danseuse burlesque, j'ai commencé à faire des étirements tous les jours, durant un quart d'heure environ. Parfois, je cousais pour avancer dans mon costume.
Ensuite, j'ai commencé un nouveau roman, l'été dernier. Après avoir fait un plan consciencieux, je me suis attachée à l'histoire, aux scènes, aux personnages. J'écrivais de temps en temps, parfois tous les jours, à nouveau. Parfois, je n'y pensais même pas.
La rentrée est arrivée, et j'ai arrêté d'écrire sur ce roman. Je n'étais plus que sur mon blog, j'avais peur d'à nouveau abandonner mon projet.

En novembre, le NaNoWriMo est arrivé, et avec lui les 2000 mots à écrire chaque jour. A la base, je ne devais en écrire que 1666, mais avec mon retard, je me suis retrouvée avec ces 2000 mots à écrire chaque jour, sans jamais lâcher. Il y a eu des jours où j'écrivais plus, des jours où j'écrivais moins, mais chaque jour, j'ai écrit.
à Lorsque le mois de novembre s'est effacé, laissant la place à décembre, j'ai continué à écrire durant deux semaines, toujours au même rythme. Puis, un peu fatiguée et ayant envie de mieux préparer mon année 2014 productivement parlant, j'ai tout à fait arrêté d'écrire, laissant mon clavier en jachère, et j'ai passé les deux dernières semaines de l'année à commenter mes anciens textes, à faire du tri, à me reposer, à compter le nombre de mots écrits, etc.

Cette année, je fais mon possible pour respecter mes résolutions et je ne me couche plus sans avoir fait quelque chose de ma journée, que ce soit bêtement lire quelques pages d'un bouquin ou faire un rangement intégral de ma chambre. Je me rappelle maintenant des anciens jours où j'allais parfois me coucher en me disant "ha ha, je n'ai rien fait de productif de ma journée !" et à présent, je me dis que je serais incapable de redire ça un jour. J'aime beaucoup trop la sensation de finir ma journée en me sentant fière du travail accompli, je me sens beaucoup trop bien dans cette sensation.d'accomplissement, de mouvement, de projets en cours, de progrès.
Lorsque nous sommes arrivés en janvier, j'ai dû recommencer à écrire. J'avais l'intention de commencer doucement, avec 1000 mots par jour, pour augmenter ce nombre de 500 mots par mois, pour arriver ainsi à 7500 mots par jour en décembre.
J'ai alors pu constater avec horreur qu'il suffisait de très peu de temps pour que le "muscle d'écriture" s'atrophie.
Qu'est-ce que ce muscle d'écriture, pourrions-nous nous demander ?
Lorsque nous écrivons et nous fixons un nombre quotidien de mots à écrire, si cet objectif dépasse les 500 mots par jour, nous pouvons vite constater une plus grande facilité à atteindre notre objectif, et ce au fil des jours. Nous pouvons ainsi augmenter cet objectif pour nous montrer plus efficace. Au début du NaNoWriMo, je mettais 3h30 à écrire 2000 mots. A bout de trois semaines, je ne mettais plus qu'une heure et demie. Au début, je devais me traîner jusqu'au deux-millième mot, j'étais crevée, je voulais arrêter.
Le dernier jour, j'ai écrit 3750 mots en une soirée.
Comme un muscle, notre capacité d'écriture augmente avec la pratique et la régularité.
Comme un muscle, notre capacité d'écriture diminue si on se laisse aller ou si on arrête d'écrire.
Et mon muscle à moi était donc, au premier janvier dernier, complètement atrophié.
Sur tout le mois dernier, je n'ai pu écrire 1000 mots qu'une vingtaine de fois. Et je mettais 3h30 à le faire. J'avais besoin d'une pause de cinq ou dix minutes tous les 100 mots.
C'était la catastrophe, et ça l'est toujours. Je m'en veux à présent d'avoir fait une pause aussi radicale, j'aurais dû écrire un peu, même ces minuscules 500 mots minimum.

Mais même si je n'écris plus assez à mon goût, je fais d'autres choses. Je fais du sport tous les jours (j'ai gagné 800 grammes de muscles en un mois), je médite, je fais du yoga, je lis beaucoup, et je peux vous dire un truc?
Le bonheur n'est pas loin pour moi.
Je me sens bien, je me sens remplie d'amour. Je rayonne enfin, je ne stresse plus, je n'angoisse plus, je passe ma vie à relativiser pour tout, et je sens une certaine loi de l'attraction ramener tout ce bonheur à moi.

J'ai besoin de me sentir productive car j'ai besoin de m'épanouir, de m'accomplir, d'apprendre de nouvelles choses, de m'ouvrir à ce qui m'entoure, au céleste, aux choses que je ne peux voir. J'ai besoin de me sentir accompagnée grâce à la méditation, besoin de transpirer, de sentir mes muscles qui travaillent, de savoir que mon corps se sent bien. J'ai besoin de créer de nouvelles choses, de bâtir un monde plus grand. J'ai besoin d'apprendre.

Il arrive, bien sûr, que je reste devant l'ordinateur à regarder des photos sur tumblr ou à lire les blogs des autres. Il arrive que je reste juste allongée dans un lit avec Mercutio, ou que je regarde la télévision à ses côtés. Hier, par exemple, tout ce que j'ai fait de la journée a été d'écrire 300 mots. C'est tout.
Et pourtant, je n'ai pas eu l'impression de procrastiner. Je savais que j'avais essayé, mais que c'était un jour sans où mon attention était sans cesse détournée. Maintenant, mes loisirs me servent à me reposer, à me ressourcer, à respirer un grand coup avant de repartir vers mes tâches quotidiennes. Ainsi, je me sens utile, accomplie, mais sans lassitude, sans fatigue.

J'ai à présent du mal à comprendre ceux qui ne font pas grand chose de leurs journées, qui veulent faire telle chose mais ne s'y mettent jamais, qui laissent tomber leur résolution très vite ou même, refusent d'en faire "car de toute façon, personne ne les tient jamais".
Ce n'est pas parce que je ne comprends pas que je fais un reproche, je pense que plein de gens sont heureux ainsi, mais par exemple, si j'avais ce rythme de vie, je serais malheureuse, je serais comme avant.
Personnellement, je pense que dans tous les cas, n'importe qui devrait essayer au moins une semaine d'être productif, de se fixer des objectifs, pour voir ce que cela fait. Peut-être certains verront leur vie changer à cause de cela, peut-être d'autres reviendront-ils à la normale, car ce rythme de vie ne leur convient pas.
L'important, je trouve, est de tout essayer pour voir ce qui nous rend heureux.

(Par exemple, salle de sport = caca. Gym à la maison = pas caca.)
(Stendhal = caca. Sade = pas caca.)
(Word = caca. 750words avec écran rose = pas caca.)
(Méditation concentrée = caca. Méditation guidée = pas caca.)
(Position du chien = caca. Position du cobra = pas caca.)

Vous l'aurez compris, tout est question de voir ce qui nous convient ou non, ce qui est caca et ce qui ne l'est pas.
Et j'entends déjà la Future Moi hurler en décembre 2014 lorsqu'elle relira cet article pour le commenter et verra le paragraphe ci-dessus.

mardi 4 février 2014

Tricks for Happiness (7) - Brisez la routine dans votre couple



Après 18 mois de couple, voir deux ans, la passion n'est plus produite chimiquement. Les sentiments changent, évoluent, et souvent, cela inquiète. Pourquoi l'amour peut-il prendre ainsi différentes formes ? Pourquoi n'éprouvons-nous plus les mêmes sentiments pour l'autre ? Aimons-nous encore ? Pourquoi nous mettons-nous à regarder d'autres hommes alors qu'auparavant, nous n'avions d'yeux que pour lui ? Je me suis posé toutes ces questions pendant deux semaines. Il y a quelques jours, j'avais quitté Mercutio parce que je pensais ne plus l'aimer. Puis, on m'a dit qu'avec les mois, il fallait briser la routine pour que la passion revienne tranquillement nous dire bonjour. On m'a dit qu'on ne pouvait plus se permettre de laisser aller notre couple sans faire d'effort, sans investir de son temps. On m'a dit qu'il fallait renforcer soi-même son amour. Alors, avec l'aide de quelques amis, j'ai pu dresser une liste d'activités sympathiques et néanmoins farfelues pour remettre un peu de pétillant dans votre vie de couple.

1) Se laver les cheveux mutuellement.
C'est définitivement un classique de tumblr, mais si vous n'avez pas les cheveux mouillés des autres en horreur, cela peut être très amusant. Surtout avec un bon massage du crâne en prime. Avec moi, Mercutio ne risque pas d'avoir trop de boulot, ça va. Par contre, pour en ce qui me concerne...

2) Écrire des textes d'amour. 
Parce que c'est mignon, parce que c'est mièvre, parce qu'écrire, c'est cool, et parce que (attention, la suite de cette phrase a déjà été ressortie 56 fois sur les blogs) alors que nous vivons dans une ère numérique où la technologie est sans cesse utilisée, nous perdons l'habitude d'écrire des lettres à ceux que l'on aime. Alors que les lettres, tu peux la parfumer, faire des perforations en forme de coeur et dessiner des pénis dessus. C'est mieux.


3) Monter un numéro burlesque mutuellement. 
On branche une petite musique rétro (ou pas du tout, c'est selon vos goûts), on enfile des cache-tétons, un joli ensemble de lingerie, un corset, une jolie robe longue et des bas, puis on se déshabille langoureusement, lentement. On aguiche, on fait attendre, on s'amuse... Puis on demande à l'autre de faire pareil. Comme ça c'est plus drôle.


4) Danser ensemble.
Vous savez pas danser ? Moi non plus, ça tombe bien. Choisissez un air qui bouge bien (que ce soit du rock n' roll ou de la salsa), veillez à ce que vous soyez à égalité au niveau des chaussures (il faut que vous soyez tous les deux chaussés, soit tous les deux pieds nus, sinon...bon...on a tous déjà vécu ça, hein...) et commencez à danser ensemble sans vous poser de question. De toute façon, vous êtes seuls, donc même si vous ne ressemblez à rien, personne ne sera jamais au courant !


5) Faire du sport ensemble. 
Comme je me plais à le dire, le sport, c'est le pied. Ça détend, ça envoie des hormones merveilleuses au cerveau au bout de vingt minutes, ça diminue le stress, augmente la confiance en soi et la volonté, et cela garde votre corps en bonne santé et améliore le système immunitaire. Et si vous le faites à deux, cela aura l'avantage, en prime, de vous rapprocher.


6) Faire du sport ensemble nus. 
Parce que c'est encore plus rigolo.


7) Couscous ! 
Parce que rien n'est meilleur qu'un bon couscous bien chaud avec plein de légumes et de pois chiches. Alors si vous sentez que les sentiments que votre moitié a pour vous faiblissent, préparez-lui un énorme couscous et le tour est joué !

8) Trouver un fantasme et le réaliser.
A la base, je n'étais censée dire que "réaliser un fantasme". Sauf que dans mon cas, ce con a déjà réalisé tous mes fantasmes. Du coup, je dois en trouver un autre. C'est malin, ça, tiens. Mais si vous vous posez la question, lui en a plein que je dois encore réaliser. Et je ne me suis même pas encore bougé le cul. Est-ce ma faute si ses fantasmes coûtent la peau du postérieur ?


9) S'appliquer du chocolat sur le corps. 
Ça, c'est la version classique du prochain point. Par contre, par pitié, pas de Nutella. Ou alors, vous direz que c'est vous qui avez eu l'idée tout seuls. Mon blog ne cautionne pas le Nutella. Je ne donne pas d'idée de Nutella aux gens. je suis un être innocent.

10) Prendre toute la nourriture qu'on trouve chez soi et se l'étaler sur le corps.
Champagne, beurre de cacahuète, sirop, cornichons, soyez créatifs ! Mais faites pas trop de mélanges étranges, parce qu'il ne faut pas oublier qu'il faut lécher après...

11) Lire Sade de façon théâtrale. 
"Oooooh, elle commence à branler comme un ââââânge!" 
Ce genre de phrases, oui. 
Fort. 
Avec des accents. 
Et sans rire.

12) Manger un repas entier en faisant l'amour. 
Comme ça, vous saurez quoi faire du couscous que vous aurez préparé au point 7 ! Ne me remerciez pas. Me demanderez-vous si ce sera facile ? Non. Me demanderez-vous si cela vaudra la peine ? Absolument.

13) Se rencontrer à nouveau. 
Présentez-vous, dites à l'autre comment vous êtes, ce que vous aimez...ne vous embrassez pas, ne vous touchez pas, vous ne vous connaissez que depuis cinq minutes ! Draguez-vous à nouveau, flirtez à nouveau, soyez à nouveau excités par la perspective d'une relation nouvelle.


14) Variante: Pendant une journée entière, jouez chacun un personnage tout à fait inventé.
Voulez-vous être une femme fatale aux cheveux roux et au regard mystérieux ? Un homme d'affaire plein aux as et à qui tout réussi ? (Cette dernière phrase n'est pas sponsorisée par Cinquante Nuances de Grey c'est promis.) Persuadez-vous (et persuadez l'autre !) que vous êtes cette personne et comportez-vous comme tel. Parlez comme cette personne, marchez comme cette personne, portez une tenue que cette personne pourrait porter, faites l'amour comme cette personne ferait l'amour !



15) Se caresser le corps avec une rose rouge, sur fond de musique de tango. 
Parce que la rose rouge. Et parce que le tango.

16) Se faire tirer le portrait.
Que vous sachiez dessiner ou non, essayez chacun de croquer l'autre, puis montrez lui le fruit de votre créativité.
 
17) Se faire maquiller et parfumer sur un fond de musique classique. 
Demandez à votre moitié de vous maquiller à l'aide de ses blanches mains. Montrez-lui votre nécessaire à maquillage et dites-lui que vous voulez qu'il vous transforme en femme fatale. Demandez lui ensuite de choisir le parfum que vous allez porter et bien sûr, faites tout cela sur un fond de musique classique. Mercutio, par exemple, aime bien Chopin.


18) Faire un défi écriture. *petit plaisir d'intello*
Prenez un défi d'écriture au hasard, par exemple dans L'agenda de l'apprenti écrivain (le principe de ce livre est de devoir écrire chaque jour un court texte en se basant d'un thème donné), et faites un concours avec votre moitié. Pour que cela ait plus d'intérêt, ajoutez un challenge supplémentaire, de préférence d'ordre amoureux/sexuel (placez quelque part le terme "callipyge" (se dit d'une personne pourvue de fesses parfaites (comme Decay, quoi (non, franchement, j'aime mon cul))) ou ajoutez du porno dans votre texte, tout ça...).

19) Aller à un événement culturel.
Donnez-vous rendez-vous au théâtre, au cinéma ou à une exposition. Discutez de ce que vous avez vu, donnez votre avis...Pimentez la soirée avec un resto pour terminer en beauté ou engloutissez un énorme paquet de pop corn...

20) Faites les mêmes choses qu'au début.
Vous souvenez-vous de ce que vous aviez l'habitude de faire au début de votre relation ? Avec Mercutio, par exemple, on allait manger une crêpe au café qui se trouve à côté du métro. J'étais tellement intimidée que je n'arrivais jamais à manger, de peur qu'un peu de chocolat chaud ne vienne couler sur mon menton. Du coup, je mettais souvent deux ou trois heures à manger et les serveuses devaient réchauffer ma crêpe en court de route. Faites la liste de toutes vos anciennes habitudes et essayez d'en réaliser quelques-unes. Qui sait, peut-être ressentirez-vous la même excitation qu'au tout début, grâce au stimulus des vieilles habitudes...

21) Apprendre le tango.
Le tango est une danse de couple où la femme porte souvent des talons et une robe. Si vous voulez vraiment faire dans le cliché, portez une rose rouge à la bouche. C'est donc une danse langoureuse, très érotique de mon avis, et qu'il serait sans doute très amusant d'apprendre. Vous pouvez trouver des tonnes de vidéos sur Youtube pour en apprendre les bases.



22) Puis la salsa.
Car tant que vous êtes encrés dans la danse de couple, autant en choisir également une qui bouge ! Ici encore, vous pouvez retrouver pléthore de vidéos sur Youtube. A vous d'en trouver une qui vous convient.

23) Acheter un sex-toy.
Boules de geisha, chapelet thaï, rabbit, fairy,...vous avez l'embarras du choix pour ajouter un brin de nouveauté à votre vie sexuelle. Je pense que de ce côté-là, il y a de quoi contenter tous les profils.

24) Et un déguisement.
Le fantasme actuel de Mercutio, c'est la soubrette. Moi qui durant toute mon adolescence voyais les costumes sensuels comme quelque chose de profondément kitsh et de mauvais goût, j'ai fini par réviser mon jugement. Et finalement, il y a quelques pièces de tissu franchement pas dégueu...
Je pense que cela vaut le coup d'essayer. Et au pire, ça vous aura bien fait rire.


 Vous avez ici, à présent, un florilège d'idées que j'ai pu avoir en une soirée. Vous pouvez piocher ce qui vous fait envie, ajouter vos propres idées, et pourquoi ne pas partager vos petits trucs à vous en commentaire ?  

Entretemps, dans les autres Tricks for Happiness, Remucer vous parle de la subjectivité du bien et du mal.

Tiphaine, quant à elle, vous donne quelques trucs pour apprendre à vous aimer.

Pour retrouver les anciens Tricks for Happiness, rendez-vous sur mon article Tricks for Happiness (4) - Osez être vous-même pour retrouver, en bas de page, les liens que vous recherchez.