vendredi 31 janvier 2014

Bonjour, février.

Nous arrivons aujourd'hui au dernier jour du mois de janvier. Je n'ai pas particulièrement l'impression que le mois soit passé spécialement vite ou lentement, mais je suis soulagée de voir que le temps passe et que juillet arrive, pas à pas.
Je me suis dit que je pouvais faire un petit bilan des résolutions que je m'étais fixées en début d'année. Début 2013, mes résolutions étaient assez abstraites et je jugeais leur respect de façon très subjective. Vous aviez donc droit à "respecté" ou "raté", avec quelques variations selon l'humeur. Ici, vous n'aurez qu'une note sur 31 ainsi que quelques précisions sur la manière avec laquelle j'ai vécu cette résolution. Je pense qu'ainsi, ce sera moins redondant ou barbant pour vous.

Ma première résolution était donc d'écrire 1000 mots par jour, et ce durant tout le mois de janvier. J'ai donc respecté cela 20 jours sur 31, ce qui est à peine au-dessus de la moitié. Au début, j'écrivais uniquement sur ma fiction, et rarement sur les articles de mon blog, mais je me suis finalement imposé un rythme différent : j'écris la semaine mes 1000 mots recommandés, et le week end, j'écris tous mes articles de la semaine. Du coup, mon nombre de mots quotidiens monte vite à 3000 le samedi et le dimanche, mais je ne prends pas cela comme un grand succès étant donné qu'écrire des articles me demande bien moins d'efforts qu'écrire ma fiction. Je dirais donc qu'écrire 3000 mots d'articles est équivalent à écrire 1000 mots de fiction.
A la base, je devais augmenter le nombre de mots de février à 1500, mais étant donné que j'ai été assez irrégulière ce mois-ci, je n'ai pas acquis assez de facilité à la fin du mois et j'ai senti que mon muscle d'écriture était sévèrement atrophié à cause de la longue pause que j'ai prise en décembre. Je vais donc fixer ce nombre à 1200 pour février, et j'espère que je pourrai augmenter considérablement en mars.

Une autre résolution, toujours dans le but d'améliorer mon écriture, était de lire au moins 50 pages par jour. Ce fut plus difficile et je ne l'ai fait que 10 jours sur 31, ce qui me fait assez honte. J'ai pu terminer mon livre de psychologie Les six clés de la confiance en soi de Nathaniel Branden et j'ai considérablement avancé dans La Chartreuse de Parme de Stendhal, pour lequel il ne me reste plus que 150 pages à lire, environ.
Pour m'améliorer, je pense que je dois surtout me donner un bon coup de pied dans le fondement lorsque je suis devant l'ordinateur. Lire des billets de blog en anglais, c'est bien, mais ce n'est pas dans mes résolutions. Ça devrait donc passer après ! Et que dire du nombre de fois où j'ai terminé sur viedemerde.fr... alors que cela faisait des mois que je n'y avais plus remis les pieds, car voir les malheurs des autres me dégoûtait. Je ne comprends pas pourquoi ce n'est plus le cas.

Ensuite, je voulais faire un peu d'exercice chaque jour, pour booster ma confiance en moi et ma volonté ainsi que pour faire du bien à mon corps et à mon chakra racine. Pour cela, j'ai eu droit à plusieurs aides. Le lundi, j'ai cours de danse orientale, ce qui est en soi assez physique. Deux vendredis dans le mois, nous avons eu droit à des cours de zumba pour changer des cours d'éducation physique habituels à l'école. Ce fut quelque chose de vraiment agréable à faire, mais aussi éreintant, et j'ai donc compté cela comme de l'exercice physique (et largement !). De plus, j'ai suivi plusieurs "challenges" trouvés sur le net.


Ce petit tableau fut, les deux premières semaines, très amusant et je le respectais avec plaisir. Mais j'ai arrêté après le 21ème jour, car cela devenait trop dur, et donc désagréable. Et comme ce n'était pas ce que je recherchais dans le sport, comme je voulais en faire pour m'amuser et me faire du bien, j'ai fini par abandonner et passer à un autre programme.

"Si tu fais ce que je te dis tu vas ressembler à cette jolie femme avec des jambes très longues."

Pour le moment, je n'ai fait que les exercices du lundi et du mardi, suivis de la cardio de la semaine 1 (forcément). Personnellement, j'adore ce nouveau tableau. Les exercices sont variés, travaillent toutes les parties du corps, leur nombre change chaque jour et les exercices en eux-mêmes peuvent varier, que ce soit dans l'ordre ou en étant remplacés par d'autres. De plus, en tapant le nombre de chaque exercice sur google image, il devient facile de savoir duquel il s'agit.
Souvent, on me demande si je fais ça pour garder la ligne, et on a du mal à me croire quand je réponds que non. Pour rappel, je suis le genre de nana qui aimerait prendre du poids, mais qui a un métabolisme qui le lui empêche. Je stagne autour des 60 kilos depuis des mois et je me suis résignée. Du coup, je n'ai plus peur de faire du sport même si cela annihile mes dernières chances de prendre du poids.
Personnellement, j'adore ça. J'adore la sensation de l'effort, le relâchement après chaque série d'exercices. Je sens à chaque fois ma volonté croître et cela aide ma confiance en moi. Je me dis aussi que cela aide mon chakra racine à être plus équilibré, et il en a grand besoin.
Parfois, je me demande si il n'y a pas un peu de loi de l'attraction là-dedans. Depuis 2014, je ne mange (presque, voire ci-dessous) plus de viande ni de poisson, je fais du sport tout le temps, je médite plus, et lors de mon intervention d'hier pour mes dents de sagesse, j'ai pu manger normalement tout de suite après et je n'ai ressenti aucune douleur. J'ai l'impression que mon corps me dit "regarde, tu prends soin de moi, alors je vais faire attention à ce que toi aussi, tu puisses te sentir bien". J'ai donc fait mes exercices 27 jours sur 31. Je suis donc très satisfaite de ce côté-là, et j'espère garder le rythme. Je ne pense pas que celui-ci va baisser, je suis tout le temps en train de me dire "je veux faire du sport, je veux faire du sport, je veux faire du sport !".
J'ai aussi commencé le yoga, que j'essaie d'apprendre seule chez moi (même si, je le sais, les cours sont préférables). J'aime beaucoup, je trouve cela à la fois physique et relaxant.

Je voulais aussi méditer tous les jours, toujours dans l'optique de me sentir mieux dans mon corps et dans ma tête, mais je n'ai tenu que 11 jours sur 31. Je suis un peu déçue, je m'attendais à mieux de ma part. 

Attention, la catastrophe va commencer à apparaître. Par exemple, je m'étais fixée de me brosser les dents deux fois par jour. Pour rappel, j'ai toujours eu des problèmes avec l'hygiène corporelle, et bien que ma psy m'explique que tant que ça ne gêne ni moi, ni personne, ça ne pose aucun problème, je complexe tout de même. Donc ici, je n'ai réussi que 4 jours sur 31. Les autres jours, soit je les brossais une seule fois, soit je zappais complètement. J'espère vraiment que ça ira mieux en février parce qu'à 18 ans, je pense qu'il est temps de me prendre sérieusement en main.

On remonter légèrement la barre avec mon journal dans lequel j'ai pu écrire 14 jours sur 31. J'ai dit "légèrement". Je suis vraiment surprise de ce score, car vers fin 2013, j'écrivais 7 pages par jour sans me lasser. Les vacances de Noël devaient vraiment m'inspirer. Promis, j'essaierai de mieux faire. La vie est trop riche pour se permettre de n'en rien recenser. 

On continue de rigoler encore un peu avec les six verres de non-soda que je devais boire chaque jour. Je n'ai réussi 6 jours sur 31, justement. Généralement, soit je ne buvais que du soda (c'est très très mal, Decay), soit je n'en buvais que 4 ou 5. C'est triste.

Sinon, nous pouvons retourner dans le domaine de l'hygiène corporelle avec une douche que je devais prendre tous les deux jours au moins. Promis, en 2015, je la voudrai quotidienne. Et donc, ici, j'ai tenu 19 jours sur 31 (le premier qui me rappelle que cela fait 10 douches sur le mois, je vous jure que je lui en colle une). Oui je suis sale. Et. Alors. A part ça mon pubis est rasé en forme de cœur, de ce côté-là je bats tout le monde.
Toujours des excuses...

Sinon, j'ai laissé le plus important pour la fin : le végétarisme. Et bien figurez-vous que si le score est élevé, je suis tout de même déçue et honteuse, car il est de 27 jours sur 31.
Cela fait donc quatre victimes mangées par ma petite personne égoïste. La première fois, ce fut le 8 janvier, lorsque j'ai été manger chez ma grand-mère à qui mon père avait dit que je pouvais manger du poisson (le vilain mensonge). J'ai donc eu droit à un saumon. La seconde fois, ce fut le 12 janvier où j'ai découvert que ma délicieuse quiche chèvre-épinard contenait des lardons. La prochaine fois, je penserai à regarder les ingrédients en petit caractère et en chinois. La troisième fois, ce fut le craquage du 27 janvier où, après avoir bavé devant le poulet que mon père et ma soeur mangeaient, je me suis jetée sur un paquet de bonbons à la gélatine. Oui, je commence à ressentir le manque. Et je veux me battre contre ce manque.
La dernière fois, ce fut aujourd'hui-même : il n'y avait pas grand chose à manger chez ma grand-mère, et comme mes steaks végétariens étaient trop durs pour mes dents douloureuses (nan, je déconne, mais quand je mangeais fallait quand même faire gaffe), j'ai eu droit à une sole. 
Je suis donc relativement déçue de moi-même et j'espère que février sera placé sous l'absence de cruauté. J'espère trouver la volonté nécessaire. 

Je ne sais donc pas vraiment si je peux être satisfaite de mon mois de janvier. Il y a des améliorations considérables dans certains domaines, mais une absence totale dans d'autres. J'espère donc que le mois prochain, je pourrai donc être totalement satisfaite de moi-même.

J'espère que ce mois de janvier se sera bien passé pour vous et que cette année s'annonce merveilleuse.
Je vous souhaite un mois de février rempli de bonheur.
Avec tous mon amour,
Decay


dimanche 26 janvier 2014

Pause.

J'ai quitté Mercutio ce matin. Pas pour toujours, certainement pas.
Avec tout ce qu'il s'est passé ces derniers temps, les doutes, les baisses de sentiment, je n'arrivais plus à rien gérer et je rendais tout le monde malheureux.
J'ai besoin de me poser, de réfléchir, de remettre de l'ordre dans ma vie, que ce soit au sens propre comme au figuré. J'ai besoin de me ressourcer, de gérer mes problèmes, d'y voir plus clair.
Je ne sais pas combien de temps cela durera.
Je vais prier pour que tout aille mieux.

"Un couple, à la base, c'est fait de deux personnes. Mais y a toujours une salope qui sait pas compter" Decay salope.

Bon.
Mercutio, ne lis pas cet article, tu vas encore te faire du mal, promis je t'en voudrai pas.
Même si je sais que tu vas quand même le lire.
Petit rebelle, va.

Mon blog a toujours donné une image de mon couple plutôt parfaite et néanmoins véridique. Malgré quelques petits travers dus au fait que je suis quelqu'un de chiant, tout se passait relativement bien et de façon sereine. Mercutio et moi, nous formions un peu une sorte de dream team plutôt sympathique. Même les profs à l'école savaient que nous sortions ensemble.

Puis, comment dire, il s'est passé un truc récemment, ma connexion inter-neuronale a pas dû faire son boulot comme prévu et je me suis mise à tout compliquer.

Ainsi, récemment, je me suis mise à discuter avec un mec de ma classe (toute ma classe n'est pas fait de débiles arriérés comme je parais souvent le faire croire dans mes articles) et comment dire.
Le courant est bien passé.
Genre très bien passé.
Genre trop bien passé.

Je me suis mise à parler avec ce garçon tous les soirs, et petit à petit, j'ai commencé à ressentir quelque chose pour lui qui m'aurait arrangé de ne pas ressentir.
Genre des papillons dans le ventre, oui.
Ouais, cette connerie existe. Pas que dans les livres. Nul.

Puis, j'ai appris que ce garçon (à qui je dois absolument donner un pseudo sur ce blog pour être sûre que personne ne sache de qui il s'agit) ressentait aussi quelque chose pour moi.
Tu la sens, la situation délicate ?

Qu'est-ce qu'une personne normale aurait fait ?
Option 1 : Elle aurait oublié Pomme (mon tumblr m'a affiché une énorme photo de pommes alors que je cherchais l'inspiration pour son pseudo. Approuvé.) et aurait continué sa vie de couple peinarde.
Option 2 : Elle aurait quitté Mercutio pour sortir avec Pomme et aurait commencé une autre vie de couple peinarde.

Mais comme Decay aime bien faire chier le monde, Decay a d'abord mis Mercutio au courant de tout ça.
Puis a mis Pomme au courant du fait que Mercutio était au courant.
Comme ça tout était clair pour tout le monde.
Et ensuite, Decay a eu une idée qui lui paraît pourtant être la solution de tous les problèmes :

Avoir une relation polyamoureuse.

Mercutio ne partage pas ma vision des choses. Mercutio est au désespoir. Mercutio s'est griffé tout le torse dans un mouvement de colère et Mercutio n'est pas d'accord du tout.
J'aurais eu exactement la même réaction si la situation s'était inversée, c'est certain.
Mercutio est définitivement une personne normale.

Cela doit faire une semaine et depuis une semaine, je me sens complètement perdue. J'ai l'impression qu'il n'y aura pas de bonne solution. Que quoi que je fasse, je vais rendre quelqu'un malheureux. Que ce soit Mercutio, moi ou Pomme.
Mon cul.

J'ai aussi l'impression de manquer à tous mes principes, à ne plus celle que j'aurais aimé être. Sur ce blog, grâce à mes derniers articles, on m'a dit des choses adorables. Je suis devenue, pour certaines personnes, un modèle, voire une idole.
Et j'ai l'impression de trahir tout le monde.
J'ai donné l'image d'une fille qui fait du sport, qui mange plus équilibré, qui se remplit d'amour et de compassion, qui est équilibrée.
Je fais du sport tous les jours, je mange plus équilibré, je me remplis d'amour et de compassion, mais j'ai surtout l'impression d'être une salope. 
J'ai l'impression de faire une énorme gaffe. Et j'ai aussi l'impression que je ne peux pas revenir en arrière, sinon je me rendrai malheureuse. Et je rendrai quelqu'un d'autre malheureux.
J'ai peur de foutre mon couple en l'air.
Je suis une salope.

jeudi 23 janvier 2014

L'école est-elle une perte de temps ?

Toute mon adolescence, j'ai pensé que l'école était une perte de temps, et ce pour des raisons multiples, diverses et surtout changeantes. Je me disais sans cesse que c'était l'effet de la crise d'adolescence (encore elle !), qu'il était immature de penser cela, et j'essayais toujours de me persuader que je me trompais et que l'école allait certainement m'apporter des tonnes de choses.
Mais chaque fois, quelque chose clochait.

Récemment, cette pensée selon laquelle je perdais mon temps au lycée m'est revenue, et ce pour une toute nouvelle raison.
J'ai participé au NaNoWriMo, chaque minute était précieuse car elle me permettait d'ajouter quelques nouveaux mots à mon roman. Puis, 2014 est arrivé, et avec lui toutes les bonnes résolutions (vous allez d'ailleurs avoir à nouveau droit aux bilans à chaque fin de mois, mais promis, cette fois-ci, il n'y aura pas que du rouge et tout sera plus précis. Je pourrai même parler de ce que j'ai lu, vu, de ce que j'ai fait, de ce qui m'a aidée, etc. Vous allez voir, on va bien s'amuser). Je me suis réveillée chaque matin avec le besoin d'écrire encore et encore, de développer de nouveaux projets, de méditer, de faire du sport, de danser, de lire, de découvrir, de méditer, de m'épanouir.
Et en même temps, il y avait l'école.
L'école et son bruit, son mépris des élèves. L'école et son conformisme, l'école et ses règles (j'ai 18 ans, je peux voter et aller en prison, mais je ne peux toujours pas aller aux toilettes en dehors des récréations), l'école et les autres. Les autres peuvent être gentils, drôles, intéressants, merveilleux. Mais les autres peuvent aussi être bruyants, irrespectueux, destructeurs d'énergie, ils peuvent poser des questions alors que les réponses sont évidentes, ils peuvent te donner l'impression que tu n'es pas à ta place.

Que ce soit clair : le principe d'école est excellent. Le savoir est précieux, et l'école est là pour nous aider à l'atteindre. Mais souvent, son potentiel n'est pas assez exploité.
L'école primaire est excellente. Elle nous apprend les bases de l'écriture, de la lecture, du calcul. On se sert de l'entièreté de ce que l'on apprend au cours de notre vie.

A l'école secondaire, tout se corse. Lors des premières années, je peux encore admettre que tout ce que nous y apprenons est relativement utile, et jamais je n'ai ressenti, avant ma troisième, ce que je ressens aujourd'hui lorsque je me retrouve derrière les bancs d'école.
Seulement, à partir d'un certain moment, tout devient bien trop recherché. Par exemple, en Belgique, si tu veux faire un métier littéraire, tu peux prendre une option un peu plus littéraire que les autres comme latin-grec ou latin-espagnol.
Mais tu auras toujours des cours de chimie, de biologie, de physique et de mathématiques.
Le problème est le suivant :
Dans ma vie, je n'aurai jamais besoin de savoir que le nombre "e" est égal à 2,71, ou que la réciproque d'une fonction exponentielle est appelée fonction logarithmique.

Par contre, dans ma vie, j'aurai besoin de savoir comme gérer mon stress, comment être plus prolifique, comme relativiser, comment méditer, comment être plus empathique, comment trouver le courage d'aider les autres, comment m'aimer, comment m'épanouir, comment améliorer ma qualité de vie, comment me persuader que je suis importante et que je peux changer les choses...
Mais ça, on ne l'apprend pas à l'école, alors que ce sont les choses les plus importantes qui puissent être.

L'école est une perte de temps car tout ce qu'on y apprend est superficiel, théorique. Même après avoir fait notre choix de métier, ou au moins d'orientation, on continue de nous apprendre des choses qui ne nous correspondent pas, dont nous ne nous servirons pas.
On nous bourre le crâne, on nous vide de notre énergie, et le soir en rentrant chez nous, nous sommes bien trop fatigués pour nous instruire sur ce qui est important.

Il serait excellent que les cours soient mieux agencés. On devrait pouvoir choisir entre continuer vers un enseignement plus mixte si on hésite encore au sujet de notre orientation future, et on devrait aussi pouvoir avoir des cours plus adaptés lorsqu'on est sûr-e de notre choix.
On devrait aussi avoir des cours sur notre développement personnel, car c'est la base de la vie, et sans cela, on ne peut pas s'en sortir. Que l'on soit diplômé de médecine ou non.

Je ne me suis réveillée qu'en cette année de rhéto (terminale), au dernier moment, juste à temps. J'ai commencé à avoir des projets sérieux, de l'ambition, à m'enrichir spirituellement, à grandir à une vitesse folle. Enfin, je me développe.
Si ce n'était pas arrivé, je serais sortie de 16 années d'études, aussi vide qu'une coquille d'huître après un repas de Noël. J'aurais appris des tonnes de choses : la conjugaison de tous les temps, l'espagnol, l'anglais, le néerlandais, le latin, l'alphabet grec, les dérivées, les limites, les logarithmes, la guerre froide, la décolonisation, la création du pétrole, les fonctions rédox, l'évolution des êtres vivants, le système génétique, les ondes...
J'aurais appris tout cela et je me serais rendue compte que je ne savais rien.


mercredi 22 janvier 2014

Préfèrerais-tu... ~2

Comme promis, j'ai répondu aux 14 dernières questions avec une joie non feinte (je voue une sorte d'amour profond pour les questionnaires) et j'espère que vous allez prendre autant de plaisir à lire ces réponses que moi à les écrire. Bonne lecture !

15) Préfèrerais-tu avoir une mémoire photographique ou le don d'oublier tout ce que tu veux ?
J'ai déjà la mémoire photographique, je fais quoi ?
Sinon, pour tous les films d'horreur que j'ai pu voir dans ma vie dans un moment de perdition et qui m'ont profondément aidée lors de mes nuits d'insomnie, je peux dire que pouvoir oublier tout ce que l'on désire est un pouvoir vraiment, vraiment, vraiment non négligeable.
Après, pouvoir retenir ton cours de bio à l'emplacement des mots près pour ton examen, c'est légèrement secondaire.
Les films d'horreur, mes poussins. Les films d'horreur.

16) Préfèrerais-tu pouvoir mentir sans que jamais quiconque ne le devine ou pouvoir deviner les mensonges de quiconque ?
Je suis incapable de mentir. Dès que j'essaie, on devine directement si je dis la vérité ou non. Avec moi, The Mentalist n'a plus aucun intérêt, de toute façon tout le monde peut deviner ce qu'il se passe dans ma tête dès que je commence à mentir.
Et je n'en souffre pas le moins du monde, donc l’habilité à deviner les mensonges des autres me semble tout de suite plus intéressante. Je pourrais faire confiance à n'importe qui, sans hésiter, sans peur de la tromperie. Le pied.



17) Préfèrerais-tu être un clown étant chargé de distraire le taureau, ou le chevaucheur de taureaux étant sur le taureau en question ?
Je préfèrerais être un clown. Qui court très très vite.

18) Préfèrerais-tu être connu-e comme un dealeur de drogue ou comme un-e menteur-se ?

J'ai comme l'impression qu'entre mentir et dealer de la drogue, il y a comme un monde de différences. Et comme je voue une sainte horreur à la drogue (sans déconner, si ça ne tenait qu'à moi, elles seraient toutes interdites. Oui, même l'alcool), je me dis que le mensonge n'est pas un si horrible péché.

19) Préfèrerais-tu manger exclusivement KFC pour un mois ou Taco Bell pour un an ?

Et si je suis végétarienne, je réponds quoi ?

20) Préfèrerais-tu être ton personnage de jeu vidéo préféré ou ton personnage de film préféré ?
En partant du principe que je ne joue pas aux jeux vidéos, à part Alexandra Ledermann en début d'adolescence, et que mon personnage de film préféré est Luke Castellan, je préférerais largement être la petite nénette dans Alexandra Ledermann qui est heureuse et qui fait du cheval et qui devient célèbre et qui va au marché le dimanche et qui a plein d'amis.

21) Préfèrerais-tu courir 40 kilomètres ou nager 8 kilomètres ?
Je suis ablutophobe, ce qui signifie que la simple pensée de la noyade me colle des sueurs froides. J'ai donc développé une aversion considérable envers toute étendue d'eau, et j'ai toujours détesté nager. Par contre, la course à pied me donne un sentiment de force et de pouvoir, ma volonté croit, et je tire un grand nombre de bénéfices de mes joggings quotidiens.

22) Préfèrerais-tu te retenir d'uriner toute la journée, ou aller à la toilette toutes les cinq minutes ?
Si je suis en vacances, je préfèrerais largement aller aux toilettes toutes les cinq minutes. Je peux dire que se retenir est la sensation la plus atroce et la plus angoissante de toutes.

23) Préfèrerais-tu être dévoré-e par des zombies ou brûlé-e sur un bûché ?

Dévorée. Dévorée, dévorée, dévorée.
Le feu est ma plus grande phobie, la seule pensée du moindre petit incendie me colle des sueurs froides, j'angoisse à la simple perspective de rester seule toute la nuit chez moi car un incendie pourrait se déclarer. De plus, la sensation de la brûlure ne doit pas être des plus exquises ; on raconte même qu'elle est la plus forte de toutes.
Les zombies, à côté, c'est de la piquette.

24) Préfèrerais-tu ne plus jamais boire de soda, ou ne plus jamais manger de pizza ?
Je préfèrerais ne plus jamais boire de sodas, car il y a pas mal de pizzas végétariennes qui sont vachement bonnes (celle aux épinards, par exemple). Par contre, je trouve beaucoup de sodas dégueulasses (*touss touss* coca *touss touss*), et mon soda préféré est un produit Monsanto, donc je commence à le considérer avec méfiance.

25) Préfèrerais-tu tout voir flou ou en noir et blanc ?
Sans hésiter, je préfère le noir et blanc. L'impression de flou est certainement l'une des pire plaies au monde, et ça me colle un mal de tête pas possible. Alors que le noir et blanc est encore largement vivable, on peut tout distinguer, la beauté de choses reste intacte.

26) Préfèrerais-tu être enfermé-e dans une pièce avec des cadavres, ou manger cinq araignées ?
Je suis arachnophobe. Est-ce que cela répond à la question ?

27) Préfèrerais-tu être sourd-e et ne pas avoir de jambes, ou être aveugle et ne pas avoir de bras?
Ces questions sont devenues très étranges, au fur et à mesure du questionnaire. Je ne sais pas ce que vous en pensez.
Personnellement, je n'aimerais vraiment pas être aveugle. Par contre, la surdité me semble encore vivable, même sans jambes.

Ce questionnaire arrive à sa fin (ce n'est pas une si mauvaise chose, si on réfléchit au tour que prenaient les questions...), j'espère que cela vous aura amusé et que vous prendrez plaisir à y répondre à votre tour.

Sur ce, je vous souhaite un mercredi des plus agréables.
Avec tout mon amour,
Decay

mardi 21 janvier 2014

Préfèrerais-tu...

Tumblr peut parfois être une assez bonne source d'inspiration pour qui en a le plus besoin. C'est ainsi que ce matin, en flânant tranquillement sur ce merveilleux site après une partie de jambes en l'air fort matinale, je suis tombée sur une série de questions "Préfèrerais-tu..."
Après avoir parcouru rapidement les questions, je me suis dit qu'il serait sans doute intéressant d'y répondre en essayant, bien sûr, de développer mes réponses le plus possible.
Les questions originales sont en anglais, mais je les réécris ici en français. Nous ne sommes pas tous bilingues.

1) Préfèrerais-tu avoir congé le vendredi ou le lundi ?
Le vendredi n'a jamais été un jour difficile pour moi. La perspective d'un week end proche m'a toujours donné la motivation nécessaire pour passer la journée avec bonne humeur, quel que soit le cours (après, si tu me donnes trois heures de mathématiques de suite, je ne garantis plus rien). Par contre, le lundi a toujours été un calvaire. L'idée du week end fini et la perspective de devoir recommencer une semaine entière d'ennui, de frustration, de perte de temps (oui, je pense que l'école est une perte de temps et si tu veux qu'on en parle, ça peut toujours faire l'objet d'un futur article, soyons fous) et de fatigue (surtout depuis que je suis passée du côté végétarien de la force et que ma période d'adaptation n'est toujours pas terminée).
Donc, sans hésiter, je préfèrerais que le lundi saute.

2) Préfèrerais-tu trouver le véritable amour ou gagner 10 millions de dollars ?
J'aurais aimé dire que j'aimerais gagner 10 millions de dollars comme j'ai déjà trouvé l'amour, mais je pense que ce serait de la triche.
Il est vrai que pouvoir s'acheter tout ce que l'on veut est assez tentant, surtout en partant du principe qu'à chaque fois que je vais chez Swarovski, je trouve d'office quelque chose qui va m'obséder pendant des semaines (là, c'est le nouveau collier libellule).
Seulement, comme le dit si bien Rajshree Patel, on a trop souvent tendance à confondre confort et bonheur.
Et même s'il est bien beau de se pavaner sans cesse avec un collier libellule en cristal diaphane et or filigrané (j'ai bien appris ma leçon), s'il n'y a personne à notre bras, c'est un peu triste.
Surtout en partant du principe que l'amour, c'est la vie.
Donc je préfèrerais avoir un mari aimant plutôt qu'un collier libellule.

3) Préfèrerais-tu perdre la moitié de tes cheveux ou la moitié de ton ouïe ?
J'ai découvert récemment que j'avais perdu presque le quart de mon ouïe (je n'ai plus que 16000-17000 Hertz alors que je devrais être à 20000), donc je n'aimerais pas encore faire baisser ce précieux organe.
Par contre, j'ai un volume capillaire assez impressionnant. Moins depuis que j'ai tout coupé, mais on sent que mes cheveux n'attendent que la repousse pour pouvoir s'épanouir à leur aise et rivaliser avec la crinière de Mercutio.
Donc à choisir, je préfèrerais perdre quelques cheveux.

4) Préfèrerais-tu être pauvre mais avoir un job que tu aimes, ou être riche et avoir un job que tu détestes ?
Cela dépend du degré de pauvreté. Si je n'arrive même plus à me loger, en effet, cela risque de poser problème. Mais si je dois juste faire plus attention à mes dépenses futiles (et renoncer à ce collier libellule...), là, il est tout à fait envisageable de renoncer à cet argent pour avoir un job qui me permet de m'épanouir.
En effet, l'école m'aura au moins appris une chose : je ne suis pas très endurante quand il s'agit de faire quelque chose que je déteste à longueur de journée. Donc, devoir continuer ce calvaire même après avoir eu mon diplôme en poche n'est pas vraiment envisageable pour la petite chose sensible que je suis.

5) Préfèrerais-tu te retrouver sans Internet ou sans voiture, et ce pendant un mois ?
Je préfèrerais amplement me retrouver sans voiture, surtout quand on part du principe que le seul usage que j'en fais, c'est lorsque ma mère me conduit chez le kinésithérapeute depuis que ma cystite m'a donné des angoisses à l'idée de prendre le métro trop longtemps (l'hôpital est à l'autre bout de la ligne, donc à une heure de trajet en métro). Tous mes déplacements se font à pied ou en tram.
Par contre, je suis tout le temps sur Internet, que ce soit pour enrichir mes connaissances sur divers sujets, pour lire les blogs des autres ou pour avancer sur mes projets d'écriture. Il est donc impensable que je m'en passe durant un mois entier.

6) Préfèrerais-tu devoir être assis-e ou debout toute la journée ?
Je ne pense pas que mes petites jambes supporteraient mon poids toute la journée, sans interruption. Donc je pense que la position assise est préférable, même si je pense que ça corsera pas mal de trucs dès qu'il s'agira de se déplacer !

7) Préfèrerais-tu abandonner quelqu'un ou être la personne abandonnée ?
Je pense que c'est une question assez difficile à laquelle répondre, et je ne sais même pas si j'en aurai la capacité. En effet, j'ai vraiment horreur de faire du mal à autrui, donc je n'aimerais certainement pas abandonner quelqu'un. D'un autre côté, une sorte d'instinct de survie me pousse à rejeter l'option selon laquelle je serais la personne abandonnée.
Donc j'hésite énormément, et je ne pense pas que je pourrai avoir de conclusion sur cette question.

8) Préfèrerais-tu boire une tasse de lait périmé ou uriner dans ton pantalon en public ?
Excellente question ! Très cocasse, très difficile !
Le lait périmé est vraiment quelque chose d'horrible, et l'idée d'en vomir après m'horrifie bien plus que celle d'avoir un accident devant des gens que je ne verrai sans doute plus jamais et qui ne le remarqueront peut-être pas.

9) Préfèrerais-tu que ton vol soit retardé de 8 heures, ou perdre tes bagages ?
Sans hésiter, je préfèrerais que mon vol ait du retard. Je peux me promener, aller manger quelque chose, m'occuper pour patienter, ou même retourner chez moi si le vol que je dois prendre est celui de l'aller. Si cela se passe la nuit, je suppose qu'on nous propose de passer la nuit à l'hôtel, donc encore une fois, il n'y a pas trop de problèmes.
Par contre, perdre ses bagages est autrement plus angoissant.

10) Préfèrerais-tu être en pyjama ou en costume toute la journée ?
En pyjama, sans hésiter. C'est bien trop confortable, et je n'ai jamais eu de scrupule à sortir en pyjama dehors pour aller faire mes courses ou me rendre au Quick avec l'Artiste.
Les costumes, c'est moins drôle.

11) Préfèrerais-tu avoir un doigt en moins, ou un orteil en plus ?
Je préfèrerais avoir un orteil en plus, les pieds se voient moins que les mains. En plus, une main à quatre doigts, ce ne doit pas être pratique. Enfin, nous dirons que cela dépend du doigt qu'on nous enlève.

12) Préfèrerais-tu ne plus jamais aller sur Internet ou ne plus jamais regarder la télévision ?
Jamais vu une question aussi évidente, en tout cas pour moi. L'Internet m'est indispensable et je ne regarde jamais la télévision, sauf lorsque je suis chez Mercutio. Là, on aime bien regarder Castel ensemble, le lundi soir. Sinon, je trouve la télévision bien trop chronophage et pas assez enrichissante. Cela dépend des programmes, dirons-nous, il y a des émissions vraiment très intéressantes. Il suffit de regarder le programme et voir ce que l'on prend et ce que l'on jette.



13) Préfèrerais-tu être invisible ou être très rapide ?
Je trouve la rapidité vraiment inutile, je ne saurais jamais quoi faire de ce don. Alors que l'invisibilité offre pas mal de possibilités : espionner quelqu'un (oui, je suis fourbe), rentrer tard le soir sans risquer une agression, que ce soit vol ou viol, quitter l'école en pleine journée sans me faire arrêter en chemin par un éducateur pour me faire ramener fissa en classe. L'invisibilité offre décidément tout plein de bonnes choses.

14) Préfèrerais-tu avoir une heure supplémentaire chaque jour ou 40 dollars dans ton porte-monnaie, et ce quotidiennement ?

Je me demande si j'ai bien compris la question, parce qu'à choisir entre travailler pour avoir ces 40 dollars, et les avoir gratuitement, il n'y a pas photo...

Ainsi, la première partie du questionnaire s'arrête ici. J'ai préféré tout diviser afin d'éviter d'avoir un article interminable, j'espère que cela ne vous dérange pas. Vous aurez la suite demain, sans faute.
N'hésitez pas à répondre aux questions de votre côté !

J'espère que vous passez une journée des plus épanouissantes.
Avec tout mon amour,
Decay

lundi 20 janvier 2014

Critique l'oeuvre, non l'auteur

Nous faisons souvent l'erreur de penser que lorsqu'une personne crée quelque chose, que ce soit une peinture, un dessin, un collage, un blog, un roman, il est de notre bon droit de critiquer tout cela.
Le soucis est celui-ci : nos critiques ont bien trop souvent tendance à viser le créateur lui-même plutôt que son œuvre. Combien de fois n'avons-nous pas entendu "bah écoute, si tu fais un blog, c'est pour recevoir des critiques !"
En effet, les critiques ont toujours été une bonne chose lorsqu'elles sont bien construites.
Mais pas quand elles visent la personne en question.
J'ai déjà été humiliée plusieurs fois à causes de propos que j'avais dits sur un article. On ne m'a pas dit "je ne suis pas d'accord avec cette phrase, cette phrase et cette phrase", on m'a dit "tu es immature, tu dis de la merde, tu me fais rire".
Un créateur n'est jamais sa création. Il peut en être le reflet, certes, mais on ne peut définitivement pas juger une personne à son œuvre. Ce serait un raccourci honteux et facile, et complètement à côté de la plaque.

Souvent, les critiques ne sont même pas en rapport avec l’œuvre elle-même ou le sujet. Par exemple, il est assez fréquent de voir une blogueuse dire à une autre qu'elle a des mollets énormes et qu'elle n'est pas très jolie alors que son blog parle de voyages.

D'où vient ce droit de pouvoir blesser les gens sous prétexte qu'ils "s'exposent" ? Vient-elle de la liberté d'expression ? Cette liberté nous donne-t-elle pour autant le droit de faire du mal à quelqu'un en le rabaissant, en l'injuriant ?
Cette seule phrase est la fautive, la cause de tout ceci :
"Lorsque tu crées quelque chose, tu t'exposes à la critique."
Cette phrase était tout à fait juste à la base, elle insinuait qu'on ne devait pas être surpris de recevoir des avis sur notre œuvre si on la montrait.
Seulement, toute personne a son interprétation de chaque chose, et ainsi, "recevoir des avis sur notre œuvre" est devenu "recevoir des avis sur notre propre personne".
Et cette interprétation a fini par devenir la seule vérité.
La façon dont tu prendras la critique sur ta propre personne ne compte pas. Seule la liberté d'expression importe. Après tout, tu as montré ton œuvre.
Ce que je trouve vraiment triste, c'est que même après explication, même après avoir souligné qu'une critique envers ta propre personne te blesse, on te rabâche toujours la fameuse phrase.
Tu t'es exposé-e à la critique.

Avant d'être des créateurs, nous sommes des personnes. Nous avons un niveau de sensibilité variable, nous avons nos humeurs, nos sensations, nos émotions. Pensez à cela avant de commenter, pensez à ce que pourrait ressentir votre interlocuteur, pensez à lui avant de penser à votre liberté d'expression. Nous méritons tous, même vous, cet égard : être considéré-e en tant que personne.

Vous êtes des personnes et vous méritez le respect, que vous montriez vos créations ou non.
A présent, je vous souhaite une très agréable journée.
Avec tout mon amour,
Decay

dimanche 19 janvier 2014

La crise d'adolescence est-elle une vérité ?

Depuis que je suis entrée dans la puberté, cette plaie hormonale qu'on attrape lorsqu'on change d'établissement scolaire pour entrer dans l'école secondaire et lorsqu'on commence à se chopper des saloperies comme des boutons ou des menstrues, j'ai remarqué que les adultes aimaient bien utiliser la même explication, entre eux, pour excuser pas mal de choses :
La crise d'adolescence.
Je pense. Que ce truc. Est la plus grosse connerie. Qu'on ait pu trouver pour minimiser les problèmes des adolescents.
Et pas que des adolescents, car j'ai remarqué maintenant que même à 18 ou à 22 ans, on continue à t'envoyer ces deux mots en pleine gueule dès que tu as le malheur de revendiquer quelque chose.

Comme j'ai pu entrer dans cette merveilleuse période il y a maintenant cinq ans, j'ai eu le temps d'en entendre beaucoup parler, de cette crise d'adolescence.
Au début, j'y croyais vraiment, et encore maintenant, j'ai encore du mal à me détacher de cette idée.
Seulement, après avoir développé mon empathie, lu des livres de psychologie, après m'être intéressée au bonheur de l'être humain, j'en ai conclu une chose :
La crise d'adolescence n'existe pas.
La crise d'adolescence n'est qu'une explication au bouleversement hormonal relatif à chaque individu à partir de sa puberté.
Ce terme n'est absolument pas légitime car à partir du moment où nous commençons à avoir des bouleversements hormonaux, nous en avons toute notre vie. Ça ne s'arrête pas quand on sort de l'école, ou quand on a des gosses, ou quand on se marie.

Non seulement ce terme n'est pas légitime, mais en plus, il a été l'outil pour bien des adultes afin de minimiser les soucis de leur progéniture, et ce jusqu'à un âge bien avancé.
Il a été l'outil pour d'autres adultes afin de minimiser les problèmes et sentiments d'autres personnes qui n'étaient même pas leurs gosses.
Il a été l'outil pour des adolescents afin de minimiser les problèmes d'autres adolescent.
Il a été la raison pour laquelle bien trop de personnes, en plus d'avoir des problèmes, culpabilisaient de réagir mal à leurs soucis en pensant que ce n'était pas légitime de leur part : après tout, ils étaient en pleine crise d'adolescence.

Que ce soit clair entre nous : la vie est une chienne galeuse. La vie est un pédophile en camionnette blanche. La vie est une araignée qui tombe dans tes cheveux quand tu passes en dessous d'un arbre. La vie est un tampon mal placé.
La vie peut être quelque chose de fantastique quand on y travaille, mais elle nous offre aussi de sacrées merdes. A tous.
Si tu es malheureux parce que tu te sens incompris par la quasi totalité de ta famille, ne commence pas à penser aux petits Éthiopiens qui meurent de faim.
La seule raison valable qui te permettrait de penser à eux est si et seulement si tu projettes de leur envoyer de la bouffe.
Si tu penses à eux pour te dire qu'il y a plus malheureux que toi, tu arrêtes, ça ne sert à rien. Ce n'est pas le genre de truc qui fait relativiser. C'est le genre de truc qui te fait culpabiliser parce que tu oses être malheureux quand d'autres ont plus de raisons de l'être.
Et la culpabilité n'arrangera rien.
Te dire que tu ne peux pas être malheureux parce qu'il y a plus malheureux que toi revient à dire que tu ne peux pas être heureux parce qu'il y a plus heureux que toi.
Connerie.
Un ami de ma classe m'a avoué qu'il ne pouvait s'empêcher de trouver ses malheurs futiles parce qu'il devait sans doute être en pleine crise d'adolescence.
En lisant l'article Mon corps m'appartient, j'ai pu voir ceci dans les commentaires :

"[...]Après concernant ta photo de profil, ça se voit que t’as un problème d’image de toi. Et puis bon, les mains entre les jambes comme si tu te masturbais, no comment… Je suis sûre que tes parents et ton employeur seront contents quand ils tomberont dessus.
Un mec qui se met torse nu sur facebook, ça fait kéké et bah une meuf a poil dans sa baignoire ça fait p***. Et c’est plutôt de prétendre le contraire qui me choque.
Vous voulez plus vous faire insulter et hypersexualiser? Bah finissez votre crise d’ado. Être féminine c’est pas forcément s’exhiber."


Je ne sais pas vous, mais j'ai trouvé ça délicieux. Seule la fin correspond au sujet que nous traitons aujourd'hui, mais je tenais à laisser le reste du commentaire, pour faire profiter à mes lecteurs des judicieuses paroles de cette jeune femme (oui, c'est une femme, je tiens à le préciser comme elle l'a précisé au début de son commentaire, histoire d'éviter les amalgames. Il est vrai qu'au vu des paroles dégradantes envers la gente féminine, on pourrait facilement se tromper). Personnellement, c'est à se demander s'il ne serait parfois par préférable de censurer les commentaires qu'on reçoit en fonction de leur taux d'insulte et de mépris.
Nous avons donc ici une accusation de crise d'adolescente, alors que l'auteur de l'article ici commenté a 19 ans.
Il faut croire que ça vous poursuit longtemps.





Personnellement, je suis quelqu'un d'hypersensible. J'ai mis ça sur le compte de ma pilule pendant des mois, mais ma psy a fini par me faire comprendre que ma pilule n'avait rien à voir avec ça.
En plus de cette hypersensibilité, j'ai la fâcheuse tendance à remettre pas mal de choses en question (comme l'existence de la crise d'adolescence, comme tu as pu le voir).
Il est donc clair qu'un grand nombre de personnes est tenté de me placer dans la case "adolescente en crise, ça va passer".
Seulement, je pense que cette manière de tout expliquer par un seul terme est une faute grave, car cela enlève la part d'humanité de beaucoup de jeunes personnes. En nous rappelant que nous sommes en crise d'adolescence, on nous fait comprendre que nos sentiments ne comptent pas, que tout ce que nous faisons n'est qu'une passade, que nous sommes un brouillon, que nos problèmes ne sont pas légitimes, que nous ne méritons pas de recevoir de l'aide.

Donc, vous qui me lisez, sachez le : quel que soit votre âge, vos problèmes existent, votre peine est réelle, vos actions sont valables, et vous méritez l'aide dont vous avez besoin.
Que vous postiez des photos de vous nu-e sur Internet, que vous désiriez porter un sweat avec des pubis multicolores dessus, que vous développiez votre esprit critique, vous faites ça parce que vous pensez que c'est le mieux pour vous. Et vous seul pouvez savoir cela.
Vous n'êtes pas en crise, vous n'êtes pas juste un adolescent, vous êtes plus que cela.
Vous êtes une personne.
Vous êtes une personne et vous méritez d'être pris-e en considération, que vous correspondiez à la norme qu'on vous impose ou que vous viviez votre vie en freestyle total. Ou que vous soyez un mélange des deux. Vous n'êtes pas juste une crise hormonale, vous avez des envies, des réactions, des humeurs, et vous n'êtes pas différent-e d'un adulte de 40 ans.

Vous êtes vous-même.
Et qui que vous soyez, je vous souhaite une journée merveilleuse.
Avec tout mon amour,
Decay

jeudi 16 janvier 2014

J'ai testé pour vous : poser nue

Il y a deux ou trois jours, je contemplais une énième fois le blog de Miss Pandora, quand une vague d'envie me saisit.
Envie de quoi ? De créer quelque chose, de faire quelque chose qui montrerait une facette de moi en tant que femme, et non en tant qu'ado, de me trouver belle, et non jolie. Des motivations du genre. Comme je traînais sur ce blog, j'ai tout de suite pensé à une séance photo.
Quel genre de séance photo ? Pourquoi pas du nu ? Cela faisait des mois que l'idée me plaisait, mais chaque fois, je voyais ça comme un truc à faire plus tard, une fois adulte.
J'ai merdé le "une fois adulte", j'ai parlé du projet à Mercutio, ça lui a plu. J'ai demandé à l'Artiste s'il faisait de la photo, il en faisait. Je lui ai demandé si faire une séance de nu avec moi ne le dérangerait pas, il a dit oui.

C'était à la base prévu pour les vacances, puis il m'a prévenu le 22 octobre dernier qu'il serait disponible uniquement le lendemain. Donc ce fut pour le 23.
Le 23 octobre, donc, je rentrai chez moi en début d'après-midi, le trac m'accompagnant jusqu'à ma maison, et m'épilai consciencieusement. Les aisselles, je les épile ? Je les laisse ? Je fais quoi avec le pubis ? Et les jambes ? Finalement, j'ai laissé les jambes, j'ai un peu dégagé le pubis et j'ai débroussaillé mes aisselles. J'eus juste le temps de faire mes ongles laissés en friche pendant trois semaines et il était déjà l'heure de passer devant l'objectif.
J'avais prévu de faire des photos en lingerie, nue avec quelques accessoires et entièrement nue. Je me disais qu'ainsi, si je n'avais pas le courage de tout enlever, je pouvais tout de même faire quelques photos sympa en string.

J'ai été vraiment surprise par l'attitude de l'Artiste. Pas un regard déplacé, pas une remarque sur mon physique, juste une conversation sur les clichés qui allaient être pris ensuite, avec quels accessoires, de quelle façon, sous quel angle. On commence soft, avec un string noir auquel javais ajouté des rangées de perles des mois plus tôt dans un esprit un peu "burlesque", un boa pour cacher ma poitrine et un haut de forme. On ajoute des gants de scène blancs et des talons, et après une demi-heure, j'enlève le tout pour terminer entièrement nue sur mon petit matelas. J'ai pu même interrompre la séance après avoir perçu la respiration quasi asthmatique de mon chat, et j'ai été la chercher pour prendre quelques photos avec elle. Cacher sa chatte avec une chatte, rien de plus chic n'est-ce pas.
Mercutio m'aide à choisir quelques poses, on me montre de quel côté poser mon regard, on me rappelle de fermer un peu ma gueule parce que ça fait des têtes cocasses une fois la photo prise (tu la connais, la tête entre deux expressions ? Voilà.) et finalement, je propose, après une bonne heure, de s'arrêter là et de regarder les photos prises. J'ai été surprise. Il y avait des ratés, mais un nombre incroyable de réussites, de photos où je me trouvais non plus jolie, mais carrément belle. Je m'exclamais toutes les cinq secondes "Celle là est super ! Regarde !" J'étais émerveillée. Même si toutes les Mini-Moi du passé ont gueulé "What have you dooooone?" Mais c'pas leur faute.

Ce fut vraiment une expérience incroyable et amusante. Elle m'a aussi aidée à apprécier mon corps, et ce encore plus qu'avant. Je n'aurais jamais pu deviner que mon corps ressemblait autant à celui d'une femme, que je pouvais être aussi séduisante. Les commentaires que j'ai reçus lorsque j'ai montré la totalité du shooting à des connaissances m'a confortée dans cette pensée, et je me sens aujourd'hui vraiment bien dans ma peau.

Au sujet de la publication des photos, j'ai beaucoup hésité à les mettre. Au début, il en était hors de question, à cause des dangers dont j'ignorais pourtant la nature.
Puis, petit à petit, j'ai douté. Je suis fière de mon corps, pourquoi devais-je le cacher ?
Finalement, je suis tombée sur un article d'Une jeune idiote (c'est son pseudo) et cela a suffit pour déclencher quelque chose en moi. J'étais furieuse contre cette intolérance qui m'avait manipulée à mon insu. J'avais moi-même fini par croire que je ne pouvais pas montrer mon corps.
Je me bats chaque jour un peu plus pour ma liberté, et cette liberté passera aussi par le fait de pouvoir enfin montrer mon corps si je le souhaite.
Je n'ai pas peur de ce qu'on pensera de moi.
Et je n'ai pas peur de me faire virer par un boss futur.
Je ne travaillerai pas avec un enculé.
Je suis libre.



mercredi 15 janvier 2014

Bref, je suis devenue végétarienne.

Comme vous pouvez l'avoir vu dans mes résolutions pour 2014, je suis végétarienne depuis le 30 décembre. A la base, je ne voulais devenir végétarienne qu'après avoir emménagé seule, car mon père n'avait pas l'air enthousiaste du tout à l'idée de me faire à manger à part (mon père a de gros bras).
Seulement, quelques semaines plus tard, je visionne la vidéo "Le Jugement" qui sera le coup de grâce dans ma volonté bancale, menant ma culpabilité à son paroxysme. Je décide alors d'arrêter de manger toute forme d'animal mort et, alors que je devais me rendre avec Mercutio, le soir-même au Anata, mon restaurant préféré mais néanmoins complètement carniste, nous changeons d'avis et mangeons dans un bar à petite restauration choisi complètement au hasard. Sur la liste du menu, un seul plat sans viande ou poisson : les raviolis aux quatre fromages.
Je n'aime pas les raviolis aux quatre fromages.
Je les ai pris et mangés.
Ce n'était pas un repas qui avait bon goût. Ce n'était pas un repas agréable.
Mais c'était un repas pour lequel aucun être vivant n'avait été tué.
Et pour cela, il restera un repas duquel je me souviendrai longtemps pour l'absence de culpabilité que j'ai pu ressentir.
Enfin, ça s'arrêtait. Je ne me sentais plus coupable lorsque je mangeais. Je ne me sentais plus égoïste.
Je me sentais enfin intègre. En accord avec mes principes.
Comment pouvais-je me battre contre l'intolérance et manger de la viande? Comment pouvais-je blâmer les gens qui se moquent d'autres personnes alors que je mettais en bouche des êtres assassinés à chaque repas que j'ingurgitais?
A présent, je me sens mieux. Cela fait à peine neuf jours et j'ai déjà pu constater des améliorations dans ma santé.
J'ai aussi commencé à faire les courses et la cuisine. Maintenant, c'est moi qui fais les repas de la famille, en collaboration, le plus souvent, avec mon père, car cuisiner me prend énormément d'énergie à cause du manque d'habitude.
On m'a beaucoup dit que ce n'était pas une bonne chose, car j'obligeais mon père à manger végétarien.
Je veux dire...mon père n'a plus à faire la cuisine.
Il se fiche de manger végétarien. Il n'a plus à devoir rester à la cuisine le soir pour préparer le souper. Il est tranquille.


Ce nouveau régime est un énorme changement pour moi. Je n'avais jamais cuisiné de ma vie, à part des pâtes, et j'ai dû me mettre aux fourneaux. Au bout de neuf jours, je sais désormais cuisiner un couscous royal, un hachis parmentier et des plats simples comportant les trois éléments de base : féculents, légumes, substitut de viande pour les protéines.
Je sais que ces substituts ne sont pas indispensables car ils peuvent être remplacés par certains légumes, mais étant donné que je n'ai jamais été très branchée légumes, j'en ai encore besoin.
Pour le moment, j'essaie d'en manger de plus en plus pour rester en forme.
De plus, étant donné que je n'avais jamais cuisiné de ma vie, réfléchir au menu et préparer le repas me demande une énergie considérable par manque d'automatisme. Du coup, j'ai tendance à faire des plats très simples et à ne pas me montrer très inventive. Après, cela ira sans doute mieux lorsque j'aurai pris mes aises et quand tout sera plus facile à faire. Mais pour le moment, c'est beaucoup de changements en très peu de temps.

Source
Je ne sais pas si je deviendrai végétalienne un jour. J'aimerais, en tout cas, mais pour le moment, c'est impensable. Tout d'abord, mon père n'aime pas du tout le végétalisme, porte un jugement très dur dessus et comme je ne suis pas très à l'aise à l'idée de le contredire trop fermement, je ne pourrai donc pas devenir végétalienne devant lui.
Mais il y a aussi, toujours, le problème des débuts en matière de cuisine. J'ai beaucoup de mal à avoir l'énergie et la motivation nécessaire, le soir, pour faire les courses et me placer derrière les fourneaux, alors il est juste impossible de commencer à lire toutes les étiquettes au supermarché et transformer les recettes pour qu'elles soient plus éthiques. J'y mettrai des heures.
Mais encore une fois, ce n'est que partie remise, et dès que je serai plus à l'aise, je compte bien faire quelques changements supplémentaires dans ma façon de manger. Pour le moment, nous remplaçons quelques briques de laits par du lait de riz, d'amande ou de soja, et même si ce n'est pas grand chose, c'est déjà un chapitre en plus ajouté au roman.

Je suis parfois surprise en comparant celle que j'étais avant et celle que je suis maintenant. Quand j'étais petite, j'aimais tellement la viande que je me disais "carnivore", pour plaisanter. J'inspectais même mes canines de temps en temps pour voir si elles n'avaient pas poussé. Il y a encore deux ans, je disais que jamais je ne pourrais devenir végétarienne, car j'aimais trop la viande.
Soyons clairs. J'adore toujours la viande.
Le foie gras sera toujours, certainement, la chose qui aura le meilleur goût pour moi.
Seulement, cela ne suffit plus pour fermer les yeux. Le foie gras pourra être aussi bon qu'il pourra, cela n'enlèvera pas la culpabilité lorsque je l'avalerai.
Et il est hors de question, à présent, que je laisse tomber mon intégrité.

J'ai l'impression de me priver, certes. Soyons honnêtes. Mais je sais que je fais du bien à mon corps et à mon esprit, et c'est le plus important pour moi.
Pour le côté pas glamour, toute ma vie j'ai été constipée. Pour être précise, j'allais à la selle tous les cinq jours. Il arrivait même que je n'y aille pas pendant une semaine.
C'était une catastrophe.
Et lorsque je suis devenue végétarienne, en quatre jours très exactement, ça s'est arrangé. Je vais à la selle tous les jours, et je pense que même si ça ne paraît pas très fin, comme exemple, cela restera le plus flagrant que j'aurai à donner.
Être végétarienne fait du bien à mon corps.
Certes, la transition a sans doute été brutale et il arrive que j'aie moins d'énergie. Dans ces cas-là, j'ai toujours une petite boîte remplie de fruits secs à disposition, pour pouvoir recharger mes batteries entre deux cours.
Cela me convient vraiment.

Le végétarisme est, de plus, arrivé dans ma vie en même temps que les nouvelles résolutions. Je ne mange plus de viande ni de poisson, je mange des fruits secs, je fais du sport tous les jours (je vous en parlerai, d'ailleurs !), je médite, et mon hygiène s'améliore de jour en jour.
J'ai vraiment l'impression que ma qualité de vie s'est transformée. Je me sens saine.
Je sais qu'il y a des éléments désastreux qui influencent sur mon bonheur, mais je sais que de mon côté, je remplis de mon mieux ma part du travail.
Et je sens que je suis partie pour un long voyage qui me mènera, je l'espère, vers une existence meilleure.


J'aimerais terminer avec une petite note à l'égard des non-végétariens. J'espère que cet article ne vous aura pas paru moralisateur, rabaissant, ou autre. Je sais que j'utilise beaucoup les termes "animal mort", "cadavre", mais c'est la façon dont je vois à présent la viande, et je suis désolée si cela vous offusque, vous lasse, ou vous agace.
Je ne veux rabaisser personne et je ne veux presser personne. Etant sur un groupe Facebook végétarien, végétalien et vegan, j'ai remarqué qu'on y est souvent exposé à la critique. On ne se bat jamais assez pour les animaux, on mange toujours trop de produits d'origine animale, on ne fait pas assez ceci, pas assez cela. le jugement est constant, et je trouve ça réellement toxique.
Oui, je trouve le végétalisme meilleur que le végétarisme. Et je trouve qu'être végétarien est meilleur que de manger de la viande. Mais je n'ai pas à vous rabaisser et à vous juger. Je pense que si quelqu'un, ici, est assez empathique, arrivera le jour où il choisira de faire le grand saut.
Mais c'est le choix de chacun, et ce n'est pas en vous insultant que j'arriverai à quelque chose. C'est une tactique que j'ai trop souvent faite et qui a trop souvent été une erreur.
Les conseils valent mieux que les jugements. Les avantages d'Untel valent mieux que les inconvénients de l'Autre.

J'espère que vous tous, végétaliens, végétariens, omnivores, vous passez tous une agréable soirée et une semaine fantastique.
Je vous embrasse, de tout mon coeur.
Decay

[A fait la Une Hellocoton le 16 janvier 2014]

mercredi 8 janvier 2014

Ma préparation pour l'année 2014 ~2

Après un premier article sur ma préparation pour la nouvelle année, je vous laisse la suite et fin ci-dessous, dans la joie et la bonne humeur.

♥ Hydrate-toi ! Hydrate-toi ! Hydrate-toi !
Non seulement j'ai fait aussi attention que possible à boire plus d'eau nature ou au sirop, mais l'hydratation fait également partie, à présent, de mes résolutions pour 2014. Je pense que cela apportera pas mal d'améliorations dans ma vie en général, et surtout du côté santé. De plus, depuis que je dissocie mon esprit de mon corps, je ressens de plus en plus le besoin de le chouchouter, le voyant comme un allié.

♥ Ais un but passionnel pour écrire.
Je pense que ma principale motivation pour écrire est le plein pouvoir que cela m'octroie. Je peux tout créer, tout inventer, tout devient possible pour moi. Je peux également communiquer et  parler de mes valeurs. L'écriture est un outil merveilleux pour améliorer les choses, je pense.

♥ Fais des objectifs pour 2014.
Pour 2014, j'aimerais énormément pouvoir terminer le premier jet de mon roman, La treizième arcane, puis corriger et réécrire celui-ci. J'aimerais également écrire ce fameux article sur la confiance en soi (je viens de terminer de lire un livre sur le sujet, j'ai souligné chaque passage intéressant et je compte bien m'en servir pour vous écrire un article pertinent) et commencer le plan de mon projet Futile bataille qui deviendra, je l'espère de tout cœur, un livre que vous pourrez trouver dans les rayons de votre librairie.

♥ Crée un joli environnement pour écrire et des décorations qui inspirent la créativité.
J'aurais aimé vous montrer des photos de ce joli environnement, mais mon père et moi n'avons pas encore pris le temps de mettre mes nouveaux cadres et ma jolie broderie (Coffin Rock, tiens-toi prête, bientôt tu auras droit à un coup de pub) au mur, donc côté "joli environnement", ce n'est pas encore parfait. Mais il y a du masking tape sur les étagères et une jacinthe toute rose qui sent bon.

♥ Prépare une playlist.
Ma playlist contient un peu de tout. De la pop, des bandes originales, de la musique orientale et celtique. Elle contient, pour le moment, les titres suivants :


♥ Essaie de nouvelles techniques de productivité pour voir si elles te vont.
Pour être honnête, je n'ai encore rien essayé. A vrai dire, je ne sais même pas quelles techniques je pourrais essayer. Je devrais peut-être faire des recherches sur Internet ou même...vous demander des idées ?

♥ Complète ton planning de stratégies en terme de santé, d'argent, etc...
Et c'est là qu'entrent en scène les...résolutions !
Santé : 
-Méditer tous les jours.
-Faire de l'exercice physique, n'importe lequel et durant n'importe quelle durée, tous les jours.
-Me laver les dents au moins deux fois par jour.
-Me laver au moins tous les deux jours.
-Boire six verres de non-soda par jour.
Argent : 
-Ne pas utiliser la carte s'il y a de l'argent dans le porte-monnaie.
-Trouver un job !
-Finir mes livres avant d'en acheter de nouveaux.
Beauté : 
-Me maquiller plus.
-M'épiler plus souvent (genre...allez...toutes les trois semaines environ).
-Refaire mon vernis dès qu'il est écaillé.
Ecole:
-Faire les gros travaux à l'avance.

♥ Fais la liste de tes engagements d'écritures.
Et c'est là qu'entre en scène...la suite des résolutions !
-Ecrire quotidiennement dans mon journal et le plus précisément possible.
-Ecrire un certain nombre de mots par jour (en janvier, c'est 1000. On verra l'augmentation de mots suivant mes difficultés à atteindre les 1000 mots au fil des jours).
-Lire 50 pages par jour. Pas facile.

♥ Arrête d'avoir peur quand tu écris.
Dès que j'ai une idée, j'ai toujours un mauvais réflexe qui resurgit : je me demande ce que pourrait en penser autrui, si ce serait publiable, éditable. Puis petit à petit, je me suis dit que quel que soit l'accueil que recevra un projet, il contribuera toujours à mon apprentissage en matière d'écriture et ne sera donc jamais vain.

♥ Essaie de te trouver un coach d'écriture pour atteindre tes objectifs.
Pour ce faire, j'ai L'Artiste qui se plait à me donner des objectifs de bâtard ("oh, écris-moi 10000 mots pour samedi ! -Mais c'est dans trois jours T^T") et Noémie qui est toujours là pour me motiver tout en positivité ("ARRÊTE DE GLANDER ET ÉCRITS! OU JE DIS A ADRIAN DE TE PRIVER DE FESSÉE!").

♥ Mets des tags à tes textes.
Comme je ne savais pas trop ce que cela voulait dire, je me suis contentée de créer des sous-dossiers dans mon dossier "écriture" pour trier mes textes par catégories : "textes", "romans", "articles", etc. Oui, je mets un "etc". Je suis une rebelle.

♥ Ajoute des photos à tes textes.
Ce point-ci ne m'a pas pris beaucoup de temps car je n'avais pas beaucoup de textes auxquels ajouter mes photos (mes articles en ayant déjà et mon roman n'en demandant pas). Mais ce fut plutôt amusant.
Un jour, je vous montrerai mes petits textes.

♥ Imprime tes textes et fais un carnet de tes textes de 2013.
Puis, je me suis rappelée que ça allait coûter cher en encre et en papier. Alors je me suis contentée de dresser la liste dans mon carnet de ce que j'avais écrit durant l'année.
73 textes en tout.
130615 mots.
Pour une moyenne de 358 mots par jour.
Ridicule.

♥ Trouve de l’encens.
Il y a quelque chose qui m'attire dans l'encens. Peut-être le côté "boudoir de femme mystérieuse" qu'il pourrait sans peine apporter à ma chambre (ou alors, c'est juste moi qui délire) ou que sais-je.
Puis, je me suis rappelée comment ça s'allumait, de l'encens.
Avec du feu.
Espoirs déçus.
Du coup, je l'ai remplacé par une jacinthe toute rose qui emplit la pièce d'une mignonne odeur. Je crois que je vais en acheter cinq autres. Pour mourir étouffée dans la flagrance fleurie. Adieu.

♥ Retire tes messages de blog périmés.
Et oui, mes amis, j'ai effacé des articles. Mais ne vous inquiétez pas, ils sont dans un fichier, bien au chaud, bien protégés.

 Vérifie que tes liens fonctionnent toujours.
Non, ils ne fonctionnaient pas toujours. J'ai parcouru le blog entier pour cliquer sur chaque lien donné et vérifier que tout menait bien ou cela devait mener. Et lorsque ce n'était pas le cas, je devais retrouver le bon site. Et ce fut long. Et ennuyeux.

♥ Organise ton bureau d'ordinateur.
Un petit tri s'imposait à moi tel un moustique en soir d'été. Mon bureau affichait des programmes dont j'ignorais même jusqu'à l'utilité. J'ai donc tout viré, gardé l'essentiel, et j'ai tout placé en forme de coeur.
Je vais bien.

♥ Approvisionne-toi en thé !
Ah ! Le seul point qu'il me reste encore à faire ! Je n'ai pour le moment aucune idée de ce que je vais me prendre. On m'a conseillé un thé à la châtaigne et, bien que je n'ais jamais goûté de châtaigne, j'ai grande envie d'essayer. Ce qui est sûr, c'est que mes recherches se concentreront exclusivement sur le thé noir.

Ainsi, ma préparation pour 2014 s'achève ici. Cela n'a pas été inutile du tout car cela m'a aidée à commencer l'année du bon pied, d'y voir plus clair par rapport à ma productivité, et de pouvoir ainsi m'améliorer en 2014.
Pour ce qui est des résolutions, oui, nous pouvons dire que la liste est exagérément longue. Seulement, ce sont essentiellement des points stricts, et non des choses vagues. Je procède donc comme avec une to do list qui devrait être perpétuellement refaite, et ça marche plutôt bien. Je m'évalue consciencieusement en fin de semaine et je regarde ainsi quels points doivent impérativement être faits chaque jour la semaine suivante. Nous verrons bien où cela me mènera.

mardi 7 janvier 2014

Ma préparation pour l'année 2014 ~1

Deux semaines avant la nouvelle année, je suis tombée, lors de mes pérégrinations sur le net, sur une liste de choses que l'on pouvait faire avant la nouvelle année pour nous préparer et ainsi améliorer notre écriture au mieux. Cette liste contenait, en tout, 50 points. Je n'en ai gardé que 35 que j'ai traduits en français et inscrits dans un carnet pour pouvoir les remplir à mon aise.
J'ai donc arrêté d'écrire durant plus de 15 jours pour pouvoir me reposer un peu après un NaNoWriMo exténuant, et j'ai rempli presque tous les points de cette liste. En voici la première partie :

 Critique ce que tu as écrit durant l'année.
Sur ce point, je n'ai pas compté mon roman, car étant inachevé, je refuse de le relire avant qu'il soit terminé, prêt à être édité, relu, corrigé, réécrit.
La liste de ce que j'ai commenté s'avère donc être quatre courts textes écrits pour des concours ainsi que l'ensemble de mes articles de blog écrits en 2013.
Rien que pour ces derniers, j'ai dû faire 377 commentaires en tout. J'ai détesté mon écriture, et j'en ai dressé une liste d'erreurs que je fais le plus souvent. Il y en a 46 en tout.
1. Ne pas inventer de mots (exemples: tranquillou, aminche, etc).
2. Me relire attentivement pour éviter les fautes d'orthographe, de grammaire et de frappe.
3. Prêter attention à la formation des phrases, voir si les mots sont bien agencés.
4. Eviter le caps lock. Je n'ai pas besoin de crier et de m'énerver : j'écris. S'il y a moyen, mettre la phrase en gras. Sinon, la laisser telle quelle, voire la supprimer.
5. Eviter l'anglais (exemple: c'est trop cute).
6. Ne pas rabaisser mes propres articles pour ne pas en donner une mauvaise impression au lecteur.
7. Eviter les lettres multiples. Je ne suis pas à l'oral, je n'ai pas à m'exprimer "comme dans la vraie vie" (exemple: maiiiieuuuh).
8. Ne pas me contredire moi-même.
9. Ne pas déformer les propos des autres, les singer ou les citer.
10. Ne pas agresser le lecteur, lui parler avec mépris ou condescendance.
11. Eviter les private jokes.
12. Ne pas me rabaisser.
13. Faire attention à bien expliquer tout ce que je dis.
14. Faire attention aux mots que j'emploie. Sont-ils appropriés ?
15. Vérifier l'utilité des phrases.
16. Eviter de placer les parenthèses les unes à la suite des autres ( )( ) mais les placer l'une dans l'autre (( )). Vérifier qu'elles apportent toutes quelque chose au lecteur.
17. Ajouter un lien lorsque je fais référence à un ancien article.
18. Eviter le sarcasme.
19. Ne rabaisser personne.
20. Être complète, éviter les "etc".
21. Ne pas me prendre de haut. Ce n'est pas moi contre le monde entier.
22. Ne pas paraître haineuse.
23. Si j'ai un mauvais pressentiment par rapport à ce que j'écris, il faut le laisser reposer quelques heures.
24. M'assurer que je suis compréhensible.
25. Ne pas dénigrer le problème.
26. L'introduction est-elle nécessaire ?
27. Eviter les "je remarque/vois souvent".
28. Vérifier la présence de répétitions.
29. Eviter les "tu".
30. Eviter les "c'est parti" et autres exclamations du même genre.
31. Eviter les mots parasites et les tics de langage.
32. Faire attention à la ponctuation : trop ou pas assez de virgules ?
33. Eviter les exclamations et les expressions adolescentes ou amateures.
34. Bien choisir mes titres.
35. Rendre mes lecteurs neutres. Je ne m'adresse ni à des femmes, ni à des hommes exclusivement.
36. Ne pas être feignante.
37. Utiliser la négation complète : je ne.
38. Ne pas jurer.
39. Eviter les smileys.
40. Garder le même temps.
41. Faire attention à l'interprétation que pourraient faire les lecteurs face à mon texte.
42. Eviter les abréviations.
43. Me renseigner. Ne pas écrire en aveugle.
44. Ne pas être pessimiste.
45. Quand je dois me répéter, faire comme si c'était la première fois.
46. Étoffer les articles courts.

♥ Finis tous les articles et textes inachevés.
Je me suis lourdement fait avoir sur ce plan-là. Le seul texte que je voulais voir terminé dans un futur proche était mon journal intime des années 2005 à 2009 que je devais recopier sur mon ordinateur. Je me suis donc consacrée à ce projet-là et...lorsque j'ai voulu rouvrir le fichier, la sauvegarde n'avait pas été enregistrée. Tristesse.

♥ Regarde pourquoi certains textes sont restés en suspend.
J'ai pensé tout d'abord que je n'arriverais tout simplement pas à trouver une réponse à cette question. Puis, en regardant mes travaux, la réponse m'a sauté aux yeux : je ne savais pas où j'allais, ce que je devais écrire ensuite. J'avais le début, une éventuelle scène finale (pas toujours) et quelques petites scènes sympathiques à caser entre les deux. Seulement, je ne savais même pas dans quel ordre les caser ni ce que j'allais bien pouvoir raconter entre chaque moment-clé.
Je manquais de plan.
Je sais que certains écrivains trouvent les plans et autres préparations théoriques anti-créatives, et cela est peut-être vrai en un sens mais personnellement, j'ai remarqué que ne pas avoir de plan nuisait grandement à ma productivité et aux chances de survie de mes projets. Je me trouve créative, car je laisse ma créativité s'exprimer  à tout moment, lors de l'écriture d'un plan, mais aussi en pleine écriture du roman en lui-même (je dois trouver des scènes intermédiaires chaque jour, ce qui demande à ma créativité d'être sans cesse stimulée).
Maintenant que je suis consciente de cela, je songe doucement à reprendre l'écriture de mes anciens romans, pour plus tard.

♥ Abandonne ce que tu ne veux pas terminer.
Ce point contient essentiellement des articles laissés en brouillon durant des mois et que je ne peux plus terminer ou même commencer, tout simplement parce que ce qui avait fait ma motivation à l'époque ne me motive plus autant aujourd'hui.

♥ Mets en place un environnement d'écriture pour méditer et faire le point.
Ce lieu était tout choisi : ma chambre. Cette pièce de la maison reflète grandement ma personnalité, avec ses murs dorés, ses tarots, ses livres de toutes sortes (surtout de l'érotique, ces temps-ci). C'est l'endroit où je me sens le plus à l'aise pour écrire et m'inspirer, mais elle n'offrait pas beaucoup l'envie de s'y attarder. En effet, je ne suis pas une pro du ménage et ma chambre avait atteint un point critique en la matière. J'ai donc retroussé mes manches et enlevé tous les cartons, papiers, sacs et bibelots auxquels je n'étais plus attachée, et j'ai tout balancé dans l'ancienne chambre de ma soeur afin de pouvoir ignorer leur existence (non, ce n'est pas très pro).
J'ai même plié mes vêtements dans la garde-robe, c'est tout dire.

♥ Mets-toi en jachère en décembre et retourne du côté écrit de la force en janvier.
C'est maintenant chose faite, car après de longs jours sans écriture, j'ai rouvert mon programme dès le premier janvier, sans perdre une minute.

♥ Mets ton site à jour.
Après un court examen du site en question, j'ai remarqué qu'il manquait certains boutons de liens sociaux. Vous pouvez donc, à présent, admirer à droite du site les boutons menant à mes deux tumblr (l'un tout à fait basique, l'autre ayant pour thème les femmes de profil), mon Pinterest et mon compte Ask. Vous pourrez aussi bientôt voir apparaître un bouton Instagram.

♥ Fais-toi une nouvelle coupe.
Comme mes cheveux ont été coupés récemment, je me suis contentée d'en changer la couleur.


♥ Ajoute quelques nouvelles pièces à ta garde-robe.
J'ai été faire les soldes le week end juste avant la rentrée et j'en suis revenue avec une petite robe bien mignonne, quelques accessoires et un ensemble de lingerie mauve. Je ne fais jamais les soldes sans acheter un ensemble de lingerie.
Hier encore, j'ai profité des soldes sur Corset-story pour acheter un corset de mariage à une quarantaine d'euros au lieu des 105 initiaux. C'est lui.

♥ Prends soin de tes problèmes de santé (émotionnels, spirituels, physiques).
J'ai traité ma cystite avec succès, même si j'en garde un léger traumatisme (tu connais l'histoire de la fille qui se met à angoisser dès qu'elle doit prendre les transports en commun trop longtemps ?), et pour mes problèmes émotionnels, je prends des antidépresseurs et je vois trois médecins : une psychologue, un psychiatre et un kinésithérapeute spécialiste en hypnose et en sophrologie. Ça va, je gère.
(Qui a hurlé "et ta vie privée ?", là-bas au fond?)

♥ Organise tes fichiers.
Pour ce faire, j'ai renommé mes programmes. Photofiltre est devenu "pour faire de jolies images",  Skype a fait place à "pour parler avec de jolies personnes", Google Chrome s'est changé en "pour découvrir de jolies choses", Itunes s'appelle désormais "pour écouter de la jolie musique", Word répond au doux nom de "pour écrire de jolis textes", et le dossier "écriture" est devenu..."jolie écriture".
Je vais bien.
J'ai aussi créé des dossiers "journaux", "textes", "fanfictions", "romans", "articles" "exposés" et "concours", ainsi que "inachevés" et j'ai donc classé tous mes anciens textes à qui j'ai ajouté la date de leur écriture. Tout est clair, net et précis.

♥ Mets ta liste de contacts à jour.
Très simple, un petit tri, un petit balayage radical, et on y voit tout de suite plus clair. Il y avait des noms qui ne me disaient même plus rien, dans mes contacts Hotmail, c'est tout dire.

♥ Mets ton logiciel à jour.
Comme j'écris toujours sur 750 words avant de copier/coller sur Word, c'est mon interface d'écriture sur ce site que j'ai modifiée. En changeant le fond blanc en rose. On ne change pas une équipe qui gagne.

♥ Commence à planifier les événements auxquels tu veux aller en 2014.
Japan Expo soit le 31 octobre, soit les deux premiers jours de novembre.
Foire du livre du 20 au 24 février.
Spectacle "le gala des étoiles" le 6 mars. Qui coûte cher.

 Achète de nouvelles fournitures.
J'ai trois bics à paillettes, un nouveau journal intime, du masking tape et un agenda 2014, les deux carnets étant illustrés par Benjamin Lacombe. J'ai bon, docteur ?

♥ Repose-toi.
Je veux dire, j'étais en vacances. J'ai eu largement le temps de me reposer.

Je pense que cet article est déjà assez long, je vais donc vous laisser pour aujourd'hui et continuer plus tard. Less is more !

dimanche 5 janvier 2014

Tricks for happiness (4) - Osez être vous-même

Remucer, BettaAmaranth et moi avons récemment eu l'idée d'une petite collaboration en matière d'articles. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais souvent, mes articles sont remplis de leçons de morale et de paroles bien pensantes. Seulement, toute cette théorie apporte bien peu de choses, surtout si on n'est pas habitué à se remettre en question ou à changer notre façon de voir les choses.
Je n'ai commencé que récemment à le faire, et il faut savoir prendre le temps de comprendre qu'on a droit à l'erreur et à ne pas être parfait.
Ainsi, nous avons donc eu l'idée, tous les quatre, de faire des articles où nous pourrions écrire des conseils pour améliorer votre façon de voir la vie et les autres et pour vous aider à êtres plus heureux et épanouis. Je vous donnerai les liens des autres articles après celui-ci.

J'ai remarqué, ces derniers temps, que beaucoup de personnes se cachaient véritablement. Par peur de ce que les autres vont penser, on n'ose pas porter tel vêtement, on ne fait pas le métier de nos rêves, on n'adhère pas à la religion (ou non-religion) qu'on aimerait, etc. On vit à moitié, et en faisant semblant d'être quelqu'un que l'on n'est pas.

Il y a forcément quelque chose que vous n'osez pas faire. Que ce soit quelque chose de futile ou d'important. Dans un tag qui a tourné en fin d'année, l'une des questions était celle-ci : "quel est le plus gros changement osé et audacieux dans ta collection maquillage cette année ?" et souvent, la réponse était la même : le rouge à lèvre. Est-ce votre cas aussi ? Ou est-ce autre chose ? Quel est votre rouge à lèvre à vous ? La chose que vous n'osez pas tenter ?

Pensez-vous depuis des semaines à faire un strip-tease pour votre copain ou votre copine, sans pour autant oser vous lancer, de peur de paraître trop coquin-e ?
Rêvez-vous de cheveux roses ?
Envisagez-vous de quitter votre travail pour vous lancer dans une entreprise qui vous branche vraiment ?
Vivant dans une famille très catholique, voulez-vous vous débaptiser pour que votre statut colle enfin avec vos croyances ?
Ou pensez-vous que vous convertir à l'Islam serait justement meilleur pour vous ?
Rêvez-vous d'abandonner les slips et les pantalons larges contre une robe moulante et une perruque ? Rêvez-vous, en plus, de pouvoir vous revendiquer comme travesti sans honte ?
Lorgnez-vous du côté des livres de philosophie ou de psychologie lorsque vous allez dans une librairie, sans pour autant oser acheter cet ouvrage sur la confiance en soi de peur que votre entourage ne vous taquine ?
Depuis que vous avez lu Cinquante Nuance de Grey, fantasmez-vous sur une éventuelle domination lors de vos prochains ébats, sans pour autant en parler avec votre partenaire ?
Pensez-vous que, malgré les choix principalement carnistes de votre mère, le végétarisme collerait plus à votre intégrité et à votre éthique ?
Voulez-vous ce tatouage, oui ou non ?

Vous n'avez pas à subir votre vie, ni à subir les autres. Nous avons tous un rouge à lèvre que nous aimerions assumer, mais nous hésitons par peur des conséquences négatives, sans penser aux conséquences positives qui pourraient en découler : intégrité, épanouissement, vérité, bonheur, liberté.


J'en avais déjà parlé dans un article : chacun a si peur de sortir de la masse qu'il est rare qu'une personne le fasse enfin. Et ainsi, il devient véritablement étrange pour certaines personnes que quelqu'un d'autre soit différent. Parce que j'étais différente, et parce que j'avais des goûts différents en tous points des filles d'un groupe Facebook, on m'a traitée de menteuse. Seulement, vous qui me lisez, savez-vous quelles sont les opportunités qui s'offrent à vous ? Croyez-vous que le choix s'arrête entre vêtements basiques et vêtements gothiques ?
Entre cheveux longs et cheveux courts ?
Entre missionnaire et levrette ?
Entre athéisme et catholicisme ?
Entre arachnophobie et agoraphobie ?
Entre JK Rowling et Camus ?

Même s'il a été prouvé qu'un trop grand choix ne rend pas heureux (Gala Darling en parle ici), il faut que nous soyons conscients des perspectives qui s'offrent à nous. Oui, vous pouvez vous habiller chez Abercrombie, écouter Rihanna, être athée, lire Hunger Games et être bisexuel-le. Et c'est bien. C'est même très bien. Mais vous pouvez aussi avoir les cheveux teins en gris, écouter Mix Bizarre, adhérer à la religion wiccane et fêter tous les sabbats de l'année. Vous pouvez aussi garder vos cheveux châtains, écouter Eminem et dévorer les livres du Marquis de Sade. Vous pouvez être passionné d'équitation et de football, comme de taxidermie ou de broderie sur tambourin. Vous pouvez être vous-même, vous libérer, et cela sera un soulagement pour vous, comme cela a été un soulagement pour moi.

Il est difficile de ne rentrer dans aucune case. On aime faire partie d'un groupe, avoir une petite étiquette que l'on peut se coller, pour pouvoir mieux s'identifier, se présenter. Même si on n'entre pas dans la case lambda (par exemple, en étant gothique), on entre tout de même dans une case et cela nous rassure. Mais quand on commence à dépasser tout doucement les frontières, comme un gâteau débordant d'un moule, alors on panique. On ne sait plus comment se qualifier, on ne sait plus si nous sommes vraiment normal. On ne peut plus se dire "si j'aime ça, c'est parce que je suis gothique", "si je porte ceci, c'est parce que j'aime la mode", ou "si j'aime ceci, c'est parce que je suis hipster". On n'a plus ces cases pour nous donner des excuses et nous rassurer : on commence à assumer nos choix et nos goûts. On commence à comprendre que si on est ondiniste, c'est parce que nos goûts sont comme ça. On commence à comprendre que si on est attiré vers le taoïsme, c'est parce que notre façon de voir la vie nous y conduit.
Nous n'avons plus l'éducation ou la pression des autres pour nous excuser ou nous retenir et nous devenons enfin nous-mêmes.
Et lorsque vous commencez à vous rendre compte que cela n'entraîne aucune conséquence, vous vous sentez libre.

Je suis née dans une famille profondément adepte de l'athéisme. La religion est très mal vue, et toute ma vie, j'ai cru que jamais je ne pourrais me convertir à quoi que ce soit.
Et bien si.
Je peux.
Si un jour, je veux me baptiser, je peux le faire. Et si un jour, étant baptisée, j'ai envie de fêter les sabbats, je peux le faire, et sans rendre de comptes à personne.

Nous sommes des êtres infinis, nous avons mille opportunités.
Ne nous privons pas à cause des préjugés ou de la peur.
Je vous souhaite un excellent épanouissement.


Pour ce qui est des autres articles, Remucer vous parle dans cet article de la gentillesse naturelle et de la serviabilité.
Tricks for happiness - Le petit guide du bonheur (1)
Bettasplendens vous donne de petites astuces, de petits conseils délicieux et faciles à exercer au quotidien pour cultiver votre positivité.
Tricks for happiness ~ Petites choses à faire au quotidien
Ama Lemuria aborde le sujet des relations humaines et du temps à prendre pour en prendre soin.
Tricks for happiness (3)