jeudi 25 septembre 2014

Comment faire face aux haters en 3 étapes

J'avais eu cette idée il y a une semaine de cela, mais au vu des événements d'hier, je me sentais plutôt motivée pour rédiger cet article.
Je pense que ce guide s'adresse aussi bien à moi qu'à vous tous, du coup.

Quoi que l'on fasse, qui que l'on soit, on fera toujours face aux haters à un moment donné. Vous pouvez tout faire pour entrer dans un moule, ne pas vous faire remarquer, ne rien avoir à vous reprocher, il y aura toujours quelqu'un pour ne pas être content de vous.

Vous pouvez être la plus mûre et la plus juteuse des pêches, il y aura toujours quelqu'un qui déteste les pêches - Dita von Teese

Il faut savoir qu'il y a différents types de haters :

-Le hater classique : il n'entre dans aucune catégorie en particulier. Il est juste là, et il n'aime pas ce que tu fais. Et le fait qu'il n'aime pas est très important. Vraiment très important. Au point qu'il faut absolument que tu arrêtes. Le hater n'aura pas peur d'utiliser les insultes les plus basses, le mépris le plus condescendant, pour te forcer à te sentir mal et te faire rebrousser chemin par peur que ça recommence.

- Les trolls : ceux-là, tu les connais. Souvent anonymes (mais pas toujours), ils prennent un malin plaisir à critiquer gratuitement tout ce que tu fais (sur Internet), à porter des jugements sans fondement, à insulter, etc. C'est parfois franchement relou, parfois un peu mignon.

- Les faux intelligents : Ceux-là, ce sont des vicieux. Leur message est bien construit, l'orthographe est respectable, ils ont même des arguments, et tout déconfit sous les reproches que tu reçois de façon fort aristocratique, tu finis par te demander si cette personne fort instruite n'a pas raison.
Je vais te spoiler : non.

- Ceux qui ont décidé que tu avais tort : Ne cherche pas, avec ceux-là, tu n'auras jamais raison. Tu pourrais marcher sur l'eau, ils te diraient que c'est parce que tu ne sais pas nager. N'essaie pas de te justifier, d'argumenter, d'apporter des preuves, tu as tort ! Qui a crié "mauvaise foi" dans le fond ? Mmh, oui, il s'agit bien de ça.

- L'ami qui n'aime pas ce que tu deviens : Le pire, je pense. C'est quelqu'un de proche, n'importe qui (ta famille, ton ami, ton copain), et cette personne ne voit pas d'un très bon œil que tu oses évoluer, tenter de nouvelles choses, sortir de la matrice. Ça peut être par jalousie, ou juste par inquiétude ignorante, ou même par besoin de te contrôler. Sache une chose : ce n'est pas parce que c'est un proche qu'il a raison. Fais un tri.

Bien. Forts de tout ceci (sortie de l'école, je n'ai plus de prof de math, mais je garde son tic de langage. Séquelle ? Traumatisme ? Nul ne le sait), trouvons les techniques pour se préserver de cette faune étrange.

Etape 1 : Se préserver

Quoi que tu aies fait, quel que soit l'objet de ton article, de la discussion, quelle que soit la motivation du hater pour te rouler dessus avec une Hummer, tu dois savoir que personne n'est en droit de te manquer de respect.

a) N'hésite pas à supprimer les messages insultant ou trop blessants. Si les haters se manifestent sur ton blog, ta page, etc, n'oublie pas que tu as toujours l'option "supprimer". Peut-être l'idée de bafouer la liberté d'expression te freine-t-elle, mais je vais dire une chose : toute la liberté d'expression du monde ne peut excuser le manque de respect et les insultes. Si tu es visé, n'hésite pas à te préserver et à supprimer directement la cause de ton trouble. Est-ce que quelqu'un qui te traite de "con-ne" ou de "minable" a le droit, ensuite, de t'en vouloir de "bafouer ses droits" ? Et tes droits à toi, alors ?

b) Si tu ne peux pas supprimer (parce que décidément, ça te gêne trop) ou simplement parce que cette fois-ci, les reproches ont lieu dans la vraie vie, sache que tu n'es pas obligé non plus de répondre. Explique clairement les raisons de ton mutisme (par exemple : "ce que tu dis est offensant, ça ne vaut pas la peine que je m'y attarde") et brise la discussion directement. Si on t'accuse d'être méprisant ou condescendant...rappelle-toi que tu ne fais que te protéger en évitant de la fatigue inutile.

Etape 2 : Répondre

Parfois, une question importante peut être amenée dans la discussion, aussi désagréable soit-elle, et on peut être tenté de répondre tout de même.  Voici quelques conseils :

a) Réfléchis bien au contenu de ton message. Relis-le plusieurs fois et supprime toute insulte ou propos vraiment désagréable à l'encontre de ton interlocuteur. Il n'est pas sympa, il t'a insulté, mais il ne faut jamais tomber dans le piège du "oeil pour oeil, dent pour dent". Comme je l'ai lu un jour, je ne sais plus où (je suis quelqu'un de fort crédible) : ce qu'il t'arrive, c'est ton expérience. Comment tu réagis, c'est ton karma. Sauve ta conscience et ta personnalité, reste calme et posé !

b) Si à nouveau, la discussion a lieu dans la vraie vie, il est souvent plus difficile d'attendre plusieurs minutes, voire plusieurs heures, pour réfléchir et garder son calme. N'hésite pas à faire part de tes sentiments à ton interlocuteur (par exemple : "ce que tu dis me choque profondément, alors j'espère que la discussion ne s'éternisera pas. Je voulais surtout dire que..."). Reste ferme, émets ton opinion de façon à ce que tout soit dit sans que tu n'ais besoin de rajouter autre chose et de revenir à la charge. Si ton interlocuteur insiste pour continuer (parfois, les gens ont vraiment envie de passer du mauvais temps), rappelle ton désir de ne pas entretenir une discussion néfaste et clôs le tout.

Etape 3 : Restaurer sa confiance en soi

Après une bonne attaque de haters (surtout sur Internet), on peut souvent éprouver des doutes sur nous-même. N'ont-ils pas raison ? Et si j'étais complètement idiot ? C'est vrai que je suis nul, bête, égoïste, tyrannique, etc...
Ca ne vous donne pas envie de vous terrer dans votre lit avec un bouquin pour ne plus jamais rien accomplir qui puisse faire l'objet de reproches ? Moi, si, toujours.
Si c'est le cas, suivez le guide :

a) Analyse ton acte : Par "acte", j'entends "ce qui t'a attiré des foudres". Personnellement, je suis toujours cette règle-ci : Ce que je fais fait-il du mal à moi ou à autrui ?
- non : tout est nickel, continue de vivre ta vie, fais ce que tu veux, ce que tu as fait relève de ton choix et ne fait de mal à personne. Que reprocher à cela ?
- oui : Est-ce que l'idée, du coup, de tout annuler, pourrait te faire souffrir toi ? Dois-tu faire souffrir quelqu'un pour te préserver ? Que ressens-tu face à cela ? Essaie-tu de rattraper les pots cassés ? Si oui, à nouveau, on ne peut pas avoir un parcours parfait et tu fais ce que tu peux. Si non...peut-être vaudrait-il mieux se remettre en question.
Si votre acte n'a pas de conséquence d'un point de vue éthique, s'il ne fait du mal ni à vous, ni à autrui, ou si vous n'aviez vraiment pas le choix et que vous essayez de rattraper les choses pour équilibrer la balance, votre acte n'est pas mauvais. 
b) Rappelle-toi que tu n'es pas en tort. Ton acte ne justifie pas qu'on te manque de respect. Tu n'es pas ce qu'on dit de toi. Tu as le droit d'être respecté. 
c) Sincèrement...concernant les haters d'Internet...comment une personne qui ne t'a jamais vu pourrait-elle savoir que tu es gros/moche/bête/égoïste/demeuré/prétentieux ? A méditer...
d) Reprendsdu poil de la bête, et si tu te sens de bonne humeur, tente de rebondir sur ce qui t'est arrivé. Par exemple, en...publiant un article sur les haters.

J'espère que ce petit article sans prétention vous aura aidé.
Je vous souhaite une bonne soirée,
Des baisers,
Canalis  





8 commentaires:

  1. Tu vois hier, je me suis sentie dans la catégorie des faux intelligents :/ Et je suis contente d'avoir ouvert les yeux dessus !! (sinon t'as une coquille à "reprends du poil de la bête" :))

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    1. (oula oui, violente coquille)
      Non, je ne t'ai jamais sentie dans la catégorie des faux-intelligents, tout simplement parce que je ne toruvais pas que ce que tu disais était offensant :)

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  2. J'avais peur qu'on te retrouve en petits morceaux. Contente que tu positives assez pour surmonter ça par la raison ! J'ai halluciné devant les réactions. Courage.

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    1. Non, franchement, je vis bien les choses xD Finalement ça commence même à me faire rire !

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  3. Comme tu le dis si bien "Quoi que l'on fasse, qui que l'on soit, on fera toujours face aux haters à un moment donné." et cela que l'on aussi bien dans le virtuel que IRL. Savoir réagir face eux n'est pas toujours facile. D'ailleurs j'ai souvent hésiter à commenter tes articles sur ta relation polyamoureuse de peur justement d'être prise pour une haters ayant un avis différent du tien. En lisant ton témoignage et cette article je me rend compte que peut import l'avis que j'aurai sur un sujet il y aura toujours quelqu'un quelque part qui ne trouvera quelque chose à y redire. Dans des commentaires j'ai lus que certain trouver ça "égoïste" de vouloir une personne rien que pour sois mais l'amour n'est pas un sentiment parfait, il est à l'image de celui qui l'éprouve. Toi même tu dis "égoïstement" ne pas vouloir renoncer a l'idée d'un mariage même si cela perturberai l'égalité dans vos relations. Tu angoisse à l'idée de créer un déséquilibre plus grand encore en vivant avec l'un mais pas avec l'autre mais en même temps tu comprends qu'il serait "égoïste" de les pousser à cohabiter pour toi si il ne le veulent pas. Il a beaucoup de façon d'être égoïste en amour et ça que l'on soit amoureux d'une, deux ou trois personnes. Je comprend sincèrement qu'il puisse arrivé de tombé amoureux de plusieurs personnes ( même si je ne l'ai jamais vécus moi même ). Cependant, je sais que si mon copain venais m'annoncer qu'il en aime une autre aussi, je le remercierai de son honnête mais je lui demanderai de choisir. Je suis peut être "égoïste" en lui demandant de me réserver son amour, en lui demandant de faire un choix mais je l'assume totalement. Et si il refuse de faire ce choix alors je le ferai à ça place; pas parce que je ne l'aime pas assez pour "partager" son amour mais parce que je l'aime assez pour ne pas "partager" là souffrance que j’endurerai. Je vous (Mercutio, Thomas et Toi ) admires sincèrement pour avoir réussi à surmonter ça, et pour être heureux maintenant. J'ai été à la place de Mercutio et mon Thomas à moi n'était même pas une personne IRL, juste un profil perdu au fin fond de l’Indonésie mais moi "égoïstement" je n'ai pas pu. Je n'ai pas pu surmonter cette période de souffrance, je me suis blesser et failli me détruire pour ça. (Désolé je raconte un peu ma vie...).Tu as raison on ne choisie pas de qui l'on tombe amoureux mais je pense que l'on peut choisir la façon que l'on a d'aimer que l'on soit dans une relation polyamoureuse ou non.
    J'espère que tes angoisses sur votre avenir trouverons une réponse et que vous arriverez tous les trois garder et préservé l'équilibre et le bonheur que vous avez acquis.

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    1. Non, tu n'es pas égoïste de ne pas pouvoir supporter une telle situation. On ne ressent pas les choses de la même façon, on ne vit pas les mêmes expériences...on en peut pas non plus se forcer à souffrir. Si Mercutio m'avait dit "non, je ne veux pas que tu sortes avec Thomas, ça me ferait trop de mal", je ne l'aurais pas fait, et je ne lui en aurais pas voulu. Parce que ce n'est pas quelque chose d'anodin, on ne peut pas nier les sentiments de l'autre, etc...
      Si quelque chose est trop difficile à endurer, on n'est pas obligé de le faire :)

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