jeudi 17 juillet 2014

[Lecture] La trilogie "Cinquante Nuance" d'E.L. James

Lorsque Cinquante nuances de Grey a commencé à faire parler de lui (plutôt négativement en général, avouons-le), j'étais assez attirée par l'idée de le lire. Seulement, les livres de cette taille coûtant assez cher, j'avais mis cette idée de côté.
Puis, une amie de mon père, après avoir acheté le premier tome et me voyant plutôt motivée, décida de me le prêter.
C'est comme cela que j'ai pu commencer la grande aventure Fifty Shades.

Croyez le ou non, j'ai adoré.



Lorsque Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime chef d'entreprise Christian Grey, elle est à la fois séduite et profondément intimidée. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l'oublier -jusqu'à ce qu'il débarque dans le magasin où elle travaille à mi-temps et lui propose un rendez-vous. 
Naïve et innocente, Ana est troublée de constater qu'elle est follement attirée par cet homme. Quand il lui suggère de garder ses distances, elle ne l'en désire que davantage. 
Mais Grey est tourmenté par ses démons intérieurs et le besoin de tout contrôler. Lorsqu'ils entament une liaison passionnée, Ana découvre son pouvoir érotique, ainsi que la part obscure que Grey tient à dissimuler.

Petite note sur l'amorce : je n'apprécie pas beaucoup lorsqu'une amorce ne parle même pas du ton général du livre. Sans spoiler, je pense qu'il aurait tout de même été préférable de mentionner l'ambiance BDSM assez omniprésente dans toute la trilogie. Mais heureusement, dans notre cas, l'oeuvre a assez fait parler d'elle pour que tout le monde soit prévenu à l'avance.

J'ai dit plus haut que j'avais adoré la trilogie dans son entièreté. Elle m'a distraite lors de ma période d'insomnie et m'a introduite au BDSM (même si ce n'est vraiment pas la meilleure oeuvre pour s'inspirer, je vais l'expliquer plus bas), et je l'ai trouvé distrayante du début à la fin.
Mais je dois avouer qu'elle a un paquet de défauts.

D'un point de vue stylistique, l'écriture est archi-simple, très amateur. Les phrases n'ont aucune tournure digne de ce nom, et je dois même avouer que de temps en temps, c'était franchement mal écrit.
Certaines répliques étaient atrocement cliché ("suce-moi, bébé", la première fois ça calme) (oh, ai-je parlé de "ma folie va bien au delà de cinquante nuances" qui rendait pourtant tellement mieux en version originale avec "I'm fifty shades of fucked up" ?).
Anastasia est, je pense, la pire des Mary-Sue, presque hors catégorie, toute parfaite, toute mignonne, toute maladroite face au mystérieux Christian Grey qui passe son temps à dire "je suis un monstre", "je suis fou", "je suis dangereux" (comme l'a si bien dit Laci Green, Fifty Shades, c'est Twilight en version porno) (mais c'est beaucoup plus rigolo que Twilight).
Si vous êtes du genre sportif, faites 20 squats chaque fois qu'elle appelle Christian "mon Cinquante nuances", vous allez vite vous retrouver avec le boule de Jennifer Lopez. Si vous ne vomissez pas avant pour excès de mièvrerie.

Le point le plus important, sinon, que je ne peux omettre de dire, reste le côté malsain de la relation entre les deux héros. Christian Grey tient absolument à faire violence à sa copine malgré les réticences flagrantes de celle-ci. D'ailleurs, je ne pense pas avoir à un seul moment du livre lu "oui, je veux que tu me frappes / baises violemment / fasses mal / coucou hibou".
Moi, les enfants, j'appelle ça du viol.
Sinon, je ne dirai rien à propos du besoin compulsif de Christian à contrôler / stalker / harceler sa copine sinon vous allez finir par me demander, nom de dieu, pourquoi je dis avoir adoré ce livre.

(Parce que lorsque vous lisez du Sade en même temps tout vous paraît acceptable.)

Déjà, parce qu'en tant que fiction, Cinquante Nuance nous offre le droit d'ignorer ce qui nous ennuie, car aucune jeune femme brune n'a été malmenée pendant l'écriture de ce roman.
Sinon, malgré ses défauts, l'oeuvre présente une histoire que j'ai trouvé assez originale, avec des personnages, quoique clichés, vraiment attachants, et pour vous faire une idée, je mettrais bien cette trilogie dans mes livres préférés.

Ça se lit très vite, ça se dévore, même, et il faut bien l'avouer, il y a le passé de Christian qu'on tient absolument à savoir (j'ai harcelé ma prof d'anglais pour qu'elle me spoile la fin) (elle a gardé le silence).
De plus, à la fin du dernier tome, E.L.James a laissé deux passages bonus montrant une scène de l'enfance de Christian ainsi que la scène de la rencontre entre Ana et Christian du point de vue de ce dernier, ce que j'ai trouvé vraiment intéressant et m'a inspiré un chouïa de mélancolie.

Pour conclure, je conseillerais ce livre à qui veut un peu de distraction, mais avec le recul nécessaire pour ne pas prendre cette histoire d'amour, quoique bien belle, comme un exemple à suivre.

12 commentaires:

  1. sadique ta prof d'anglais.... ;)
    j'ai beaucoup aimé cette trilogie aussi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Finalement, elle n'a pas terminé la trilogie, donc elle était bien en peine de me répondre ^^

      Supprimer
  2. Malgré l'écriture plutôt faiblarde, des répétitions dans les répliques ("On dirait que tu es content de me voir", "Mon cinquante nuances" etc) j'ai beaucoup aimé cette série. Cela ne valait pas forcément tout ce foin médiatique, mais je pense qu'il faut prendre la trilogie telle qu'elle est : un Harlequin qui a bénéficié d'une excellente comm". Mais comme je suis très fleur bleue, j'ai aimé le lire en lecture de vacances pour m'oxygéner le cerveau ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je pense que c'est vraiment une bonne façon de le définir :D

      Supprimer
  3. je commence le 2°, c'est pas de la grande littérature, mais la recette est bonne, leur relation de dominé, dominant m'a beaucoup plu et le coté fleur bleue est bien agréable à lire l'été ;)

    RépondreSupprimer
  4. "he Fifty Shades trilogy was developed from a Twilight fan fiction series originally titled Master of the Universe and published episodically on fan-fiction websites under the pen name "Snowqueen's Icedragon". The piece featured characters named after Stephenie Meyer's characters in Twilight, Edward Cullen and Bella Swan. After comments concerning the sexual nature of the material, James removed the story from the fan-fiction websites and published it on her own website, FiftyShades.com. Later she rewrote Master of the Universe as an original piece, with the principal characters renamed Christian Grey and Anastasia Steele and removed it from her website before publication.[10] Meyer commented on the series, saying "that's really not my genre, not my thing... Good on her—she's doing well. That's great!""
    Juste pour expliquer pourquoi ça a pu te rappeler Twilight :p

    J'ai essayé de le lire mais franchement j'ai pas accroché, écriture trop simpliste, trop noir et blanc, et puis bon... Les livres érotiques c'est pas vraiment mon trip.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah merde, ça explique tout ! o_O :D

      Supprimer
    2. Héhé ouai c'est assez drôle je trouve quand on sait d'où vient ce bouquin XD

      En tout cas c'est mon premier comm ici (enfin maintenant ça fait deux) mais je voulais juste te dire que j'adore ton blog que je suis régulièrement depuis quelques mois :)

      Supprimer
    3. Ooooh, merci, c'est très gentil :D

      Supprimer
  5. Ce livre est sympa, sans prise de tête. Mais le côté "amateur" de l'écriture est le gros point noir...
    Je lirai quand même la suite, car ça se dévore en très peu de temps ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, le style d'écriture est vraiment basique, voire mauvais :/

      Supprimer