jeudi 31 octobre 2013

Politesse

J'ai mis exactement quatre ans à m'en rendre compte.

Quand tu as tes propres goûts, et que tu les affiches, par exemple avec des cheveux roses, avec des robes flashy, avec des vêtements colorés, etc, les gens aiment te regarder.

Quand on est petit, on nous apprend quelques règles de politesse à exercer dans la rue, en milieu public. On ne fixe pas quelqu'un, on ne montre pas du doigt. C'est impoli, c'est irrespectueux.

Quand tu affiches tes goûts, les enfants commencent à te montrer du doigt, à rire, à te fixer durant de longues minutes.
Les parents suivent leur doigt, te voient, te fixent. Ils te fixent même plus que les enfants.
Ils ne les réprimandent pas.

Pourquoi?
Parce que lorsque tu affiches tes goûts, lorsque que tu montres une certaine différence, lorsque tu ne te fonds plus dans la masse, la politesse ne s'exerce plus sur toi.

Parce que pour le monde, tu n'es pas quelqu'un sur lequel la politesse s'applique.
Pour eux, tu n'es pas autrui.
Tu es une attraction.
Tu es inférieur.


(Hors-sujet, mais L'Artiste participe à un petit concours de dessin, donc si vous trouvez son oeuvre jolie, vous pouvez voter pour lui en cliquant sur "j'aime". Merci beaucoup!
Suivez ce lien!)

vendredi 25 octobre 2013

Non, je ne suis pas une marginale

Récemment, j'étais encore sur un groupe Facebook de jeunes filles (entre 13 et 17 ans) sur lequel chacune se plaisait à raconter sa vie.
J'ai raconté beaucoup de choses, comme je raconte beaucoup de choses sur ce blog.

Et finalement, une théorie est ressortie.

"Quel que soit le sujet elle [càd moi] aura toujours un avis différent pour prouver qu'elle est différente, pas un gros mouton de la société comme nous. Elle essaie d'être marginale à un point où ça ne marche plus, il faut arrêter."
Sic.

D'abord, ma seule réaction a été "Bonjour la science exacte établie au hasard, partie d'une impression subjective."
Puis j'ai réfléchi à ces phrases prononcées contre moi. J'ai pensé à tout ce que j'ai bien pu dire, et tout ce qu'elles ont bien pu lire ici, sur mon blog (oui, certaines le lisent, se régalent de ce qu'elles y trouvent et s'en servent pour me lancer des bouts d'article traîtres dans un débat houleux. D'ailleurs, elles vont voir que je parle d'elles ici, vont lâcher le lien de l'article sur le groupe et faire des "krkrkrkr regarde comme on est importantes pour elle lol en plus en elle a cru qu'on allait partager le lien de l'article parce qu'elle parle de nous, trop prétentieuse mdr".
Bonjour, au fait).

Et je me suis dit que dans ce raisonnement à la base bien orchestré de leur part, se cachait un petit gravier rendant leur théorie fortement saugrenue.

Maintenant, je m'adresse à vous tous. Honnêtement. En toute franchise.

Est-ce que, par simple désir de vous rendre marginal, vous vous teindriez les cheveux en rose après les avoir décolorés en plusieurs reprises, en perdant votre temps dans la salle de bain et en sachant pertinemment que vous les abîmez?
Auriez-vous fait ça sans même aimer le résultat, juste par désir de vous différencier des autres?

Auriez-vous posé nu pour des photos par simple désir de ne pas faire comme les autres, même si votre pudeur est extrême et que vous détesteriez le faire?

Vous seriez-vous baladée en soutien dans la rue par simple désir de provocation?

Auriez-vous subi les insultes, les claques et les coups de votre compagnon en vous forçant à les accepter durant des mois et des mois par simple désir d'être différent? Par simple satisfaction de se dire que "haaaan, le BDSM c'est trop marginaaaaaal"?

Auriez-vous supporté de chaque fois émettre un avis différent à celui des autres pour avoir le plaisir de devoir répondre à chaque personne, pendant des minutes entières voire des heures, pour le plaisir de vous échauffer, de devoir jongler entre plusieurs remarques contre vous, et TOUT CA pour le simple plaisir de ne pas faire comme tout le monde?

Est-il vraiment possible de mener une vie pareille?
Personnellement, jamais je n'aurais pu.
Je vis ma vie comme cela parce que je m'écoute. Parce que je me demande réellement ce que j'aime, ce que je veux, ce à quoi je veux ressembler, à quelles valeurs je veux adhérer.
Je vis ma vie comme cela parce que j'ai arrêté de craindre le jugement des autres, les moqueries, parce que je voulais me ressembler à fond.
Je vis comme cela car c'est la vie qui me convient le mieux, qui me plait le plus.

Pourtant, cette théorie de la "marginalité désirée" est celle qu'on m'a le plus attribuée. Et c'est la plus absurde de toutes.
Qui aurait l'idée de faire tant de choses, choses qui ne leur ressemblent pas et qui ne leur plaisent pas, pour le simple plaisir de se différencier?
Personne.
Pas moi.

Le fait que nous soyons différents ne veut pas dire que nous n'existons pas. Sachez le.


mardi 22 octobre 2013

"Quelle est ton excuse pour ne pas m'embrasser?" Ou l'expert de l'agression sexuelle.

En écrivant mon post hier, je ne m'attendais pas à tomber sur ceci, ce matin :


Je vous laisse déguster.

Depuis que cette vidéo a été publiée sur le net, des dizaines de femmes ont dû subir la même chose venant de petits bouffons tentés de reproduire ces trois questions.

Si vous ne pouvez pas regarder la vidéo, je vous explique:
Un mec (qui travaille chez NRJ, il me semble) aborde des filles dans la rue et leur pose trois questions:
-T'as un copain?
-Tu me trouves comment?
-C'est quoi ton excuse pour ne pas m'embrasser là tout de suite?

Et profitant de la surprise de ses victimes, il leur roule une grosse pelle de force, parfois en leur maintenant carrément la tête.
(Si tu réponds à l'affirmative à la première question, ça change rien à l'affaire t'y passes aussi)

Cette vidéo a du coup amené un slutshaming de malade de la part des internautes (ce sont toujours les coincées qui se plaignent, de toute façon on est que des chaudasses à tournantes pourquoi est-ce qu'on s'offusque, etc).

Cet article de Madmoizelle aborde très bien le sujet, tout en vous laissant un florilège des plus gros blaireaux du net.

Personnellement, j'ai la nausée.
Parce qu'on nous prend véritablement pour des objets. Pas des objets à la "faut pas montrer son corps sinon on est trop utilisées par la patriarchiiiiie", mais de vrais objets sans âme, sans esprit critique, sans droit de se défendre.
Des putain de poupées gonflables à la merci de n'importe qui se prenant tout à coup pour le maître de la drague.
C'est quand que ça va s'arrêter? Quand foutra-t-on la paix aux femmes? Cette vidéo n'est ni drôle, ni divertissante. C'est de la merde pure, une atteinte à nos droits.

Et j'ai presque envie de lui demander quelle est son excuse pour ne se prendre un cactus dans l'urêtre.

dimanche 20 octobre 2013

Société psychopathe

Pour commencer cet article, je pense qu'il est bon de donner la définition d'un psychopathe.
La psychopathie se traduit par un manque d'empathie, le fait de nuire à autrui sans ressentir de honte, de culpabilité.
Je trouve que nous sommes très, très fort pour ça.
(Non mon coco, je n'utilise pas le mot "psychopathe" au premier degré, seul un psy peut diagnostiquer un truc pareil. Je le cite ici dans le but d'ébranler les cervelles, ne va pas me faire dire ce que je n'ai pas dit.)

Il y a une chose pour laquelle nous avons énormément de chance : nous pouvons donner notre avis sans crainte (liberté d'expression) et nous avons le droit au choix. Choisir notre travail, notre rythme de vie, choisir de fonder une famille, d'avoir des enfants (votre famille vous fera chier toute votre vie si vous n'en voulez pas mais je vous promets que personne ne viendra vous arrêter).
Seulement, nous avons été si heureux d'avoir ces droits (ce qui est tout à fait légitime!) que nous en abusons, et nous oublions autrui.
Et même si nous faisons du mal, même si nous blessons, personne ne pourra jamais rien nous reprocher.
A cause de la liberté d'expression et le droit de choisir ce que nous faisons.

Ma cousine fumait lorsqu'elle était enceinte et fume encore à présent. C'était son choix, après tout.
L'autre jour encore, j'ai pu lire d'une internaute "je me fiche de blesser les gens, je dis ce que je pense un point c'est tout." Après tout, pourquoi pas? Donner son avis, c'est important.
Nous mangeons de la viande en criant haut et fort que c'est notre choix, oublions effrontément le choix d'un individu dans l'histoire.
Lorsque ma soeur est sortie avec un mec déjà en couple, elle était parfaitement au courant mais a refusé d'arrêter de voir le type, même si ça pouvait blesser la copine si elle l'apprenait. Ma soeur était amoureuse, elle était donc dans son bon droit.

Sérieusement, ça ne gêne personne? N'y a-t-il pas un moment où il faut mettre ses petites envies personnelles de côté et penser un peu à la souffrance de l'Autre? Nous sommes libres, il est vrai. Pourquoi remettre cette liberté en doute?
Je pense que c'est cela qui vous dresse souvent contre mes propos : de quel droit puis-je vous enlever votre liberté.?
Je ne veux pas vous l'enlever, je cherche surtout à vous faire prendre conscience d'un truc : vous n'êtes pas seuls sur Terre.
Les autres n'ont pas à vous subir, à subir vos propos méchants, à devoir respecter votre choix de les rabaisser.

On m'a souvent répondu "si je ne peux pas parler des autres comme ça, je ne peux plus parler de rien", ou "si on arrête de se moquer dans l'humour, on ne peut plus faire d'humour du tout."
A entendre ce genre de chose, je croirais presque que nos vies, nos conversations et nos rires sont uniquement fondés sur le rabaissement des autres.
Les vies de ces personnes doivent être très tristes pour ne plus savoir quoi faire dès qu'on parle d'arrêter de se moquer.
(Si tu vois du mépris dans ce paragraphe, c'est normal.)

Quand j'écrit ce genre d'article, je reçois aussi plein de commentaires pas contents, me disant que j'ai tort.
Si j'étais plus influençable je croirais presque que la gentillesse est la chose la plus absurde qui soit et que la médisance et l'insulte est le pilier de l'humanité.

Au fait, on en parle de la liberté d'expression?
On la trouve où, la liberté d'expression? Dans les Droits de l'Homme.
Droit de l'Homme que bien des gens n'ont pas lu, sinon, noyés qu'ils sont dans les moqueries qu'ils lancent aux autres, ils connaîtraient aussi l'article 12 des mêmes Droit de l'Homme derrière lesquels ils se cachent comme derrière les jupes de Maman.
Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation.
Trop dommage.

En fait, je me sens un peu sidérée. Je ne comprends pas pourquoi l'idée de se rapprocher de la gentillesse dégoûte tant de personnes. Pourquoi nous ne pensons qu'à nous. Je ne veux pas parler de s'oublier complètement ; arrêter d'écraser autrui ne va RIEN changer à votre vie. Je le sais, puisque je l'ai fait. Ma vie est la même, mais en bien mieux : lorsque vous ne jugez plus, ne vous moquez plus, ne rabaissez plus...vous n'avez plus peur qu'il vous arrive la même chose car enfin, vous reconnaissez la bêtise extrême dont fait preuve celui qui vous rabaisse. Vous comprenez enfin qu'il est en tort, que ce n'est pas vous le fautif.
Et vous vivez mieux, finalement.
Et lorsque vous arrêtez de médire, vous vous rendez compte que vous avez plus de temps, plus de pensée libre, pour vous focaliser sur vous, sur vos besoins.
Votre égoïsme malsain devient un égoïsme positif : un égoïsme qui vous ressource sans pénaliser les autres.
Et c'est cool, en fait.
Donc non, je ne comprends pas pourquoi les gens refusent de passer ce cap. Refuser de s'en prendre à quelqu'un d'autre.

Après, si vous trouvez ça vraiment trop bénéfique de faire chier votre voisin, je vous invite à me donner des raisons censées. En fait, je vous invite à me dire que "faire du mal, c'est quelque chose de bien".
Oui, c'est un défi.
Ouvrez les yeux, bordel. L'Homme n'est pas FAIT pour faire du mal! NON, vous ne vous ferez pas écraser si vous êtes quelqu'un de gentil et de serviable! NON, personne ne vous regardera avec un air de pitié s'il s'avère que vous êtes plus serviable ou juste moins médisant que la normale.
Ce n'est pas une honte d'être gentil, ni un défaut, ni une tare. C'est quelque chose de foncièrement bien et de réellement libérateur.

Il n'y a pas d'équilibre entre le Mal et le Bien. C'est un mensonge. N'ayez pas l'impression de faire partie d'un équilibre parfait lorsque vous blessez quelqu'un : rien de ce que vous faites n'est équilibré.


  

dimanche 6 octobre 2013

"Tes cheveux tomberont, un jour." --- "One day, your hair will fall"

(English version below)

Peut-être.
Mais moi...
Je suis plus rapide.



Ca fait TELLEMENT bizarre d'avoir des cheveux aussi courts! Même lorsqu'on me les avait coupés quand j'avais 12 ans, ce n'était pas à ce point. Mais voilà, j'ai bien insisté, j'ai dit au coiffeur "non, je ne veux pas de coiffure fantaisiste, cool ou je sais quoi, c'est pas le but, je veux TOUT virer".
Donc j'ai plus rien sur le caillou ._.
Et je suis nulle en selfies.

Bref, je compte bien faire un max de soin pour repartir sur une bonne base, et ainsi ne faire qu'une seule décoloration des racines et...retourner au rose.

Je me sens comme un petit garçon.

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"One day your hair will fall."

Perhaps.
But I...
I'm faster.

It's SO strange to have short hair! Even when they had been cut when I was twelve, that wasn't so much. But here I am, I insisted a lot, I told to the hairdresser "no, I don't want fancy, cool or I don't know hairstyle, that's not the purpose, I want to cut it ALL".
So I don't have hair anymore ._.
And I'm a pain in selfies.

So, I intend to make a lot of treatment to restart with a clean base, and then to do just one bleach for roots and...come back to pink.

I'm feeling like a little boy.

samedi 5 octobre 2013

Ce tatouage --- This tattoo

Quand je parle du premier tatouage que j'aimerais me faire, j'ai souvent les réactions suivantes.
"A l'intérieur du bras gauche? Tu vas morfler! Choisis un autre endroit."
"Un loup? Mais genre tout le monde a ça!"
"Canalis? Hin hin et pourquoi pas Cannabis tant que t'y es!"
"En rose? Fais pas rose, ça va être moche."
"Tu devrais pas le faire en couleur. En noir et blanc, ça reviendra moins cher."
"Des ailes aux pattes? T'as pas plus ridicule?"


Quand j'avais 14 ans, je voulais mourir.
J'étais seule, je passais mes journées avec un groupe de personnes avec qui je n'avais pas envie d'être, avec un type dedans qui était toujours là pour me rappeler que j'étais conne, pour se moquer de moi. Je rentrais à la maison seule et je passais mes soirées seules.
J'avais la sensation d'avoir la vie la plus vide du monde, je voulais arrêter d'exister.
J'ai commencé à lire la saga "Percy Jackson". Dedans, il y avait Luke.
C'était mon préféré.
Je pensais à ce personnage tout le temps, sans cesse, je l'adorais. Il était marginal, il s'était senti seul aussi, il avait la classe.
A un moment, je pensais à mourir à chaque seconde de ma vie. Et j'ai commencé à rêver.
Je me disais qu'il ne fallait pas que je me tue, que je devais attendre, absolument, parce que Luke allait venir me chercher.
Oui.
Chaque fois que je voyais un mec qui lui ressemblait, mon coeur se mettait à battre plus vite parce que l'espace d'un instant, je me disais que ça y était, qu'il était venu me chercher, qu'il allait me guider loin de cette vie pourrie.
Ce n'était pas lui.
J'étais désespérée, je croyais follement qu'il allait venir m'aider. Un soir, j'étais seule dans la rue. Il pleuvait des cordes et mon moral était au plus bas. J'étais si désespérée, je l'ai appelé.
"Luke?"
Rien.
Mais j'espérais.
Et finalement, mon état s'est amélioré doucement, au fil des mois.
Et c'est la croyance de Luke qui m'a accompagnée jusque là.

Je ne sais pas si vous avez fait du grec au lycée, mais Lucas, cela vient de "lukos" (sans alphabet), le loup.
Alors votre dessin à la mode, il vous merde.

Ces temps-ci, je me sens à nouveau mal. Il est arrivé que ma psy s'inquiète.
Et j'ai besoin de ce tatouage, à CET endroit, avec CE loup, CETTE couleur, et ce putain de Canalis qui représente tout l'avenir que je veux.
Je me fous de la douleur, du prix, de la couleur, du regret lorsque je serai une bourgeoise au brushing blond.

J'ai besoin de savoir qu'il y aura toujours un putain de héros pour sauver ma vie.


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When I talk about the first tattoo I'd like to have, I have often those reactions:
"On the inner biceps? It will hurt a lot! Chose another place."
"Wolf? But everyone have it!"
"Canalis? Hin hin. And why not Cannabis, as you're there?"
"Pink? Don't do it pink, it will be ugly."
"Don't use color. Do it in black and white, it will be cheaper."
"Wings on the paws? Don't you have more ridiculous?"

When I was 14, I wanted to die.
I was lonely, I spent my days with people I didn't want to be with, with a boy in it who was always there to remember me that I was stupid, to laugh at me. I came back home lonely and I spent my nights lonely.
I believed I had the emptier life in the world, I wanted to stop to exist.
I began to read the "Percy Jackson" books. Inside it, there was Luke.
He was my favourite.
I thought about this character everytime, I loved him. He was a marginal, he felt lonely too, he was cool.
At a moment, I thought about death every second of my life. And I began to dream.
I told to myself that I hadn't to commit suicide, that I had to wait, definitely, because Luke would come for me.
Yes.
Everytime i saw a man who looked like him, my heart beated faster because for one second, I believed that it was the moment, that he came for me, that he would guide me far from this awful life.
That man wasn't Luke.
I was desperate, I believed madly that he would come for me. One night, I was alone in the street. It rained cats and dogs and my mood was very low. I was so desperate, I called him.
"Luke?"
Nothing.
But I was hoping.
And finally, my condition became better with months.
And that was the faith in Luke who helped me to get better.

I don't know if you had greek lessons in the college, but "Lucas" has like roots "lukos" (without greek alphabet). Wolf.
So your fashion drawing that everybody has, he tells you to go fuck yourself.

These time, I felt bad again. My psychologist worried.
And I need this tattoo, on THIS place, with THIS wolf, THIS color, and this fucking Canalis which represent the future I want.
I don't care about pain, price, color, regret when I will be a fucking business woman with blond hair.

I need to know that there will always be a hero to save my life.