dimanche 29 septembre 2013

Anthropocentrisme permanent

Attention mes petits amis, aujourd'hui nous allons parler massacre hitlerien.
Et végétarisme.
Dans le même article.
J'suis comme ça, moi, Madamoiselle.

Donc, pour remettre les pendules à l'heure, le massacre hitlerien, c'est le jour où Hitler a décidé de descendre toute personne ne correspondant pas à sa vision de la race parfaite (donc les Juifs, mais AUSSI les tziganes, les communistes, les artistes, les handicapés et les homosexuels).
C'est le jour où cet espèce de psychopathe a décidé de foutre tout le monde dans un wagon à bestiau (tiens ?), d'humilier chaque personne (tiens tiens tiens ?), de faire travailler de façon exagérée et surhumaine (ohoooo ?), de torturer, d'effrayer (ça me rappelle quelque chose...) puis finalement de tuer (ah, voilà, je me rappelle).

Et donc, quel est le rapport avec le végétarisme ?
Eh bien...
Tout.

AH ! J'entends les gens hurler derrière leur PC. "Maiiiiis Decay, t'as fumé quoi ? Y a genre AUCUN RAPPORT t'as encore craqué ton slip Hitler c'est quelque chose de SERIEUX !"

Donc, je vais parler des conditions animales.
Une vache, par exemple, lorsqu'elle doit être tuée, est emmenée dans un wagon/camion avec une multitude de congénères (pour des chevaux, par exemple, ils sont une cinquantaine par camion, tu peux pas test'), elle sait pas où elle va, et généralement, une grosse partie des bestioles meurent de soif ou piétinées par leurs potes.
Ca te rappelle rien ?
Je continue.
Une fois arrivé à bon porc (HAHAHAHA) (pardon), le bestiau, complètement terrorisé t'imagines bien, est pendu par les pattes (la grande joie), étourdit (parfois ça rate) en recevant une décharge électrique (pas du tout barbare), puis égorgé. Et donc je te laisse imaginer ce qu'il se passe si l'étourdissement a été bâclé.
Donc il est ensuite tué.

Ca, c'est pour l'abattoir.
Les conditions d'élevage sont pas top non plus. Bourrés de médocs, entassés dans des cages, personne ne s'inquiète de leur sort ou de leur bien-être.
Là non plus, ça ne te rappelle rien ?
C'est pas grave, j'avais pas fini.

Prenons à nouveau une vache. Il faut faire du lait (oui, on entre dans le domaine du végétalisme, et alors ?). Donc, on l'insémine. Donc elle fait un veau. Le veau, hop, abattoir. on trait le lait qui devait normalement nourrir le veau. Quand on a plus de lait, on insémine de nouveau.
Cycle de la vie.
Quand la vache ne fait plus assez de lait, on la tue. Généralement à 6 ans.
Non, une vache, ça ne vit pas jusque 6 ans, normalement.

Pour gaver un canard, tu lui fais bouffer la moitié de son poids en grains en...5 secondes.
Non, ça, on le faisait pas aux Juifs. Même ça ils osaient pas.

Bref, tu as compris. Transport de merde, peur, angoisse, travail acharné, torture, meurtre.
Tout y est.
Donc oui, il y a un rapport.

Oh ! J'entends encore la voix de la colère !
"Mais les Juifs sont des ÊTRES HUMAIIIIINS!"

Et c'est là que je vais vous parler d'anthropocentrisme. Voyez comme cet article est bien foutu, j'ai tout prévu.

L'anthropocentrisme, c'est la croyance selon laquelle l'être humain est l'espèce autour de laquelle tourne l'univers. Il est donc supérieur aux autres espèces du règne animal.
Ah oui, l'Homme est un animal.
Donc je suis un animal, tu es un animal, et les Juifs et Cie qu'Hitler a tué étaient AUSSI des animaux.



Cette vidéo nous montre bien que l'Homme est tout à fait similaire aux autres animaux. Il suffit juste de regarder la Création de l'homme, son foetus, pour voir à quel point il est proche des autres bestioles.
Les animaux ont des sentiments, des sensations, des instincts, des peurs, des envies, une certaine faculté d'intelligence. Tout comme nous.

Y a-t-il donc vraiment une raison de penser que la Shoah et la condition animale ne sont pas comparables ?

En fait, si. C'est tout à fait comparable.
La condition animale est mille fois pire.
Pourquoi ?
Lorsqu'Hitler a organisé la tuerie, il y avait des milliers de personnes contre ses plans qui ont été forcées d'abdiquer. Ils avaient peur d'être tués, d'être envoyés à leur tour dans des camps.
Ils étaient forcés d'accepter ces lois, cette tuerie. Il y avait bien des gens courageux risquant leur peau pour aider des gens, mais bien sûr, tout le monde ne peut pas avoir un tel courage.

Nous, maintenant, nous n'avons pas besoin de courage. Personne ne nous met de couteau sous la gorge pour qu'on accepte la tuerie animale. Les produits alimentaires d'origine animale seraient même plus néfastes qu'autre chose.
Nous ne sommes obligés en rien.

Mais nous acceptons le massacre. Nous acceptons la tuerie. Sous des arguments ignobles tels que "ce sont des animaux, ils valent moins que nous."
Il me semble que ce mode de pensée n'est pas loin que celui d'Adolf, nein ?
"Il n'est pas comme moi, il n'est pas des miens, il doit mourir".

C'est cela qui me fait gerber.
L'année passée, le cours d'Histoire et de morale étaient consacrés au massacre des Juifs. Nous avons même été visiter des camps.
Sauf que le prof de morale et d'Histoire, du haut de son courroux, mange de la viande à tous les repas et ne s'est pas une seule fois posé de question.

Parfois, je me demande si nous ne nous offusquons pas de la traite des Juifs par simple égoïsme. Si ça leur est arrivé à eux, pourquoi pas à nous, vu que nous sommes de la même espèce ?
Nous nous offusquons par peur pour nous-même et finalement, ces Juifs, on s'en fout.
La preuve : nous nous foutons que les animaux subissent un traitement similaire : leur souffrance n'est pas importante vu que ce sont des animaux.
Lors de la Shoah, ce n'est pas la souffrance des victimes qui nous a choqués, mais le fait qu'ils étaient humains.
Nous avons juste peur pour nous, et je trouve ça d'une hypocrisie sans nom.

Je me demande combien de temps nous allons continuer de nous voiler la face et nier le massacre, la tuerie, la torture, sous couvert que ce n'est pas comparable à nous.
Combien de temps nous allons taxer les végés de tarés extrémistes parce qu'ils osent dénoncer les meurtres.
Combien de temps nous allons dire "ça, j'aime pas qu'ils me montrent ça, je me sens agressé" lorsqu'on tombe sur une photo de vache avec écrit "elle avait une famille avant" posée sur les steaks au supermarché.
Combien de temps nous allons fermer les yeux et rester complices d'une horreur sans nom, sous prétexte qu'ils ne parlent pas comme nous et ne pensent pas exactement comme nous.

vendredi 27 septembre 2013

Un petit tag pour ce petit vendredi -- Little tag for a little friday

(English version below)

J'aime bien être taguée. Je trouve ça rigolo. En plus, lorsque ça arrive, je suis toute contente de savoir que quelqu'un a songé à moi en me taguant.
Et cette fois-ci, j'ai été taguée par Mademoiselle Vio, jeune maman over stylée de son état, pour un petit truc pas bien compliqué: il y a 10 questions, les même pour chaque personne taguée (pas besoin de me creuser la tête pour en trouver d'autre, donc), on y répond, tranquille Emile, puis on tague 5 personnes.
C'est parti!

1) Raconte-moi ton futur projet, celui qui te tient à coeur et que tu souhaites réaliser dans un avenir assez proche (moins d'un an).
Il est assez difficile pour moi de répondre à cette question étant donné que mes projets vont sans doute tous me prendre un peu de temps.
J'aimerais pouvoir écrire mon """roman""" en entier d'ici un an, ou du moins les 100 pages visées (si je vais plus loin, ce sera tout à mon honneur), même si cela dépendra énormément de ma motivation, de mon temps (je te jure, avec l'école, les devoirs, et le sport, mes journées se terminent vraiment très vite) et de ma régularité.
Sinon, j'aimerais me retrouver avec un costume pour mon numéro burlesque, sauf qu'avec la vitesse où ça va, je pense que pour dans un an, je peux à peine espérer la jarretière.
Sinon, si j'arrive à être assez régulière, à proposer des articles intéressants et à passer la barre des 300 abonnés avant un an (jusque là, ça a été mon rythme de croisière, donc pourquoi pas), je serai pas mal contente.
Pour terminer, j'aimerais pouvoir traduire au moins une cinquantaine de mes anciens articles en anglais avant l'année prochaine.

2) Il ne te reste que cinq villes au monde dans lesquelles tu peux vivre : New York, Londres, Paris, Barcelone et Biarritz. Laquelle choisis-tu et pourquoi?
Londres, sans hésiter. J'aime aussi beaucoup Paris, mais depuis plus d'un an je rêve de pouvoir habiter à Londres plus tard. Donc en fait je suis bien contente qu'elle soit dans la liste, ça va pas trop me compliquer la tâche.
J'aime énormément cette ville pour son architecture, sa langue, la mentalité des gens qui y habitent, sa diversité...c'est comme un paradis pour moi (le premier qui me rappelle mon expérience EF, je l'assassine).

3) Qu'est-ce qui t'a décidé à ouvrir un blog, ou plutôt quel a été le déclic?
 Hu hu hu, j'ai dû déjà raconter cela 3-4 fois.
Lorsque j'avais 15 ans, les cheveux rouges et un style vestimentaire assez sombre, j'étais persuadée que personne ne voudrait jamais de moi parce que tout le monde fuirait toujours mon apparence.
Je suis ensuite tombée sur le blog de Tête de Thon, j'ai vu ses cheveux bleu-vert, ses maquillages, et j'ai surtout vu son copain. Je me suis rendue compte que même avec un look atypique, on pouvait être aimé (si si, à 15 ans c'est un concept difficile à assimiler), j'ai lu son blog en entier, et elle est devenue mon modèle. Ainsi j'ai créé Vaste Blague, qui fut d'abord un blog Beauté avant de devenir un blog Humeur plus complètement militant.
Et ce qui me fait sourire, c'est de voir que la ligne éditoriale principale de ce blog rejoint celle que j'étais avant : un bon gros tourbillon sur l'acceptation de la différence.

4) Ta meilleure astuce pour faire des économies? Un bon plan à partager?
Cela ne fait que quelques semaines que je suis devenue moins dépensière. Je me suis fixé de ne dépenser que l'argent de poche que mes parents me donnent pour manger (donc je n'utilise que les 5 euros qu'il reste à la fin de la semaine, et je les accumule petit à petit) et de ne pas toucher à l'argent sur mon compte. Comme ça, lorsque je n'ai plus assez d'argent dans mon porte-feuille, je brise le suspense et je peux aller voir combien de sous sont à ma disposition sur mon compte. Généralement c'est la joie.
Ensuite, je privilégie la qualité à la quantité. Je n'achète que des pièces qui me plaisent vraiment, j'essaie de limiter le lèche-vitrine sur Internet, et du coup, même si les pièces coûtent plus cher, le fait que j'en achète moins souvent rattrape le coup. Je préfère n'acheter qu'une pièce de temps en temps plutôt que cinq d'un coup, sauf en cas de "loose" (du genre "je me suis rendue compte que les robes courtes à l'école ça le fait pas, je n'ai que 5 robes longues dans mon armoire ça va poser soucis") où j'achète généralement 3-4 pièces d'un coup.
Pour les livres, je n'achète que des poches, je fuis les livres à 20€ comme la peste et j'essaie aussi d'acheter au Pêle-Mêle, où les livres vont  de 0,50 à 2€
Sinon, je ne fume ni ne bois, et ça, ça peut faire de jolies économies.

5) Ce soir, tu dînes quoi?
Je vais au restaurant japonais avec Mercutio, je vais sans doute me faire un katsudon au porc (c'est là que tu vois que je n'ai toujours pas quitté la maison, que je n'ai toujours pas la possibilité de remplir mon propre frigo et que je ne suis donc pas encore passé du côté végétarien de la force).

6) Le produit de beauté miraculeux  qui t'a surprise et que tu ne quitteras pas de sitôt?
Le Rafistoleur de Lush, duquel j'ai déjà parlé ici. Après un décapage d'1h30, mes cheveux menaçaient de tomber, avaient le volume d'une crinière de lion (en moins sexy) et tout le monde me voyait déjà avec la boule à zéro. Puis j'ai acheté le Rafistoleur, j'ai laissé poser des heures entières, et tout ce que j'ai dû couper à la fin, c'était mes pointes.

7) Je ne supporte pas...
L'école secondaire. Je crise, je pleure, je stresse, je menace de tout plaquer et d'aller faire de la couture en enseignement professionnel, on appelle la médiatrice scolaire, tout le monde panique, tout va mal. Bref, si tu pensais que les gens de qui je parle sur ce blog étaient la chose que je détestais le plus, tu t'es planté.

8) Gros plan sur un oeil
Comme je ne sais pas trop ce que signifie cette question, je vais misérablement plagier Vio. Voilà mes yeux.



9) Dans quelle série tu voudrais te réveiller?
Mmh...pas Supernatural, en tout cas.

10) Avec quelle blogueuse voudrais-tu aller boire un verre?
Avec Remucer . Mais Remucer est un homme. Alors Remucer fera semblant.


Voili voilou! Donc, pour taguer 5 personnes...
-Remucer, tiens.
-Marie-May
-Rondinette
-Betta Splendens
-ChickLunar

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I love to be tagged. I find it funny. Therefore, when it happens, I'm happy to know that someone though about me while tagging.
And this time, I've been tagged by Mademoiselle Vio, young super mom, for a not to complicated thing: there are ten questions, the same for each tagged person (then I don't have to ruminate to find others), I answer, cushy like hell, and then I tag five other persons.
Let's go!

1) Tell me about your future project, the one which takes you to the heart and that you want to realise in a close future (less than one year).
It's difficult for me to answer to this question because my projects will certainly take more than one year.
I want to write and finish my """novel""" , or at least 100 pages (if it's longer, it would be great), even if it will depend a lot on my motivation, the time I have (I swear, with school, homeworks, sports, my days finish very quickly), and my regularity.
I'd also love having a costume for my burlesque performance, but whe I look at the time I take to create it, I think that, one year later, I can just hope for the garter.
And if I can stay regular enough, offer interesting posts, and get 300 subscribers before one year (until now, it had been my main stride, so why not), I'll be very happy.
For the end, I'd like to translate in english at least 50 posts (in the archives) before the next year.

2) You have to choose between thoses five cities: London, Paris, Barcelona, Biarritz, and New York. Which one do you choose? And Why?
London. No hesitation. I also love Paris, but since more than one year I'm dreaming about living in London. Then I'm satisfied to see its name in the list, so it's not to complicated for me to choose.
I love this town so much for its architecture, its language, the mentality of people living in it, its diversity...it's like heaven for me (the first one who remember me about my EF experience, I murder him).

3) Why did you create your blog?
Hu hu hu, I think I already narrated about it three or four times ^^
When I was fifteen, had red hair and dark clothes, I though no one would love me because everyone would always run away from my appearance.
Then I found the blog of Tête de Thon, I saw her blue-green hair, her makeups, and I mostly seen her boyfriend. I figured out that even with an atypical look, I could always be loved (yeah, at fifteen, it's a concept very difficult to assimilate), I read her whole blog, ans she became my model. Then I created Vaste Blague, which had been first a Beauty Blog before to become a talk-about-everything blog.
And it makes me smile because I see that the principal topic of this blog join the girl I was before: A huge storm of self-confidence.

4) Your best tip to economize? A good plan to share?
It had been only some weeks since I became less spendthrift. I decided to spend only the money my parents give me to eat (then I use the remaining five euros at the end of the week and I amass gradually) and to save the money on my bank account. When I don't have money on my purse anymore, I break the suspense and I can see how many money I have on my account. Usually it's a joy.
Then, I focus on the quality more than the quantity. I only buy clothes which I like the most, I try to limit the window shopping on the Internet, and even if the clothes I buy are more expensive, because I buy less I save a little bit.
For books, I only buy paperbacks, I avoid 20 euros books like the plague and I try to buy books on the "Pêle-Mêle", where price are like 0,50-2€.
So, I don't smoke and I don't drink alcohol, the I save a lot of money!

5) What do you eat this evening?
I'm going to the japenese restaurant with Mercutio, I'll probably eat a katsudon (and then you see that I haven't leave the family house yet, that I don't have the possibility to fill my fridge on my own and that I didn't become vegetarian yet...)

 6) The miraculous beauty product which surprised you?
Retread by Lush, about which I already talked here. After a bleach of 1h30, my hair threatened to fall, had the volume of a lion's mane (but less sexy), and everybody thought I'd become hairless. Then I bough Retread, I put it on my hair during many hours, and if I had to cut something in the end, that was my tips.

7) I can't stand...
High school. I cry, I stress, I threaten to leave everything and to do sewing in vocational education, they call the school mediator, every one panics, everything is awful.

8) Zoom on an eye
I don't really know whet means this question, the I'm going to do like Vio. So here are my eyes.


9) In which TV serie would you like to wake up?
Obviously not Supernatural.

10) With which female blogger would you like to go drink something?
With Remucer. But Remucer is a male. So Remucer will pretend.

samedi 21 septembre 2013

Tatouages de couple -- Couple tattoos

(English version below)

J'ai déjà abordé le sujet des tatouages ici, et il y a un type de tatouages mal vu d'à peu près...tout le monde, et duquel j'ai envie de parler.

Les tatouages de couple. Ceux que tu fais quand t'es amoureux, que ce soit le prénom de ta moitié, sa date de naissance, un symbole la représentant, etc.

Source

Alors, pourquoi est-ce mal vu ?
Parce que les relations amoureuses durent rarement toute la vie. Parce que ça risque d'être compliqué le jour où tu te remettras en couple avec quelqu'un d'autre. Parce que t'auras l'air con lorsque tu te retrouveras seul.
Etc.
Seulement, un couple n'est pas la seule chose qui puisse être temporaire. Nos envies peuvent être temporaires, nos goûts peuvent être temporaires, notre vision du monde peut se modifier également, etc.
Rares sont les tatouages qui reflètent toujours exactement notre "nous", et ce durant toute notre vie.
Et nous en sommes parfaitement conscients ; notre tatouage est le reflet d'une personne que nous avons été à un instant T, c'est une trace qui reflète notre histoire, et c'est pour cela que peu de gens tatoués regrettent leur tatouage: parce que même s'ils n'écoutent plus tel groupe, ils ne regrettent pas le logo de ce groupe tatoué sur leur bras: parce que cela reflète leur amour pour ce groupe lorsqu'ils étaient plus jeunes.

Maika Houde

C'est pour cela que j'adore les tatouages de couple : pour les raisons citées plus haut. Si une relation est importante pour moi, je ne vois pas le problème dans le fait d'en garder une trace sur mon corps.
Parce que j'ai assez confiance en mon copain actuel, par exemple, pour me dire que s'il y a rupture, celle-ci sera douce, et que ce tatouage ne me rappellera pas des souvenirs amers, mais au contraire une union profonde.
Parce que si un homme me drague, mais recule devant le tatouage représentant un ex, cela veut dire qu'il n'a peut-être pas l'esprit assez ouvert pour comprendre que j'ai peut-être eu d'autres hommes dans ma vie auparavant. Normalement, ils s'en doutent tous. Je trouverais donc déplacé qu'ils s'insurgent devant un tatouage avec le prénom de mon ex. Ne restons pas dans le déni, voyons...

Je ne sais pas si vous avez entendu parler de l'histoire de cet homme dont l'épouse était morte quelques mois après leur mariage, et qui avait voulus se faire encrer son portrait pour garder son souvenir. Le tatouage avait été raté, et quelques temps plus tard, un autre tatoueur plus expérimenté et plus talentueux, touché par l'histoire de l'homme, avait accepté de corriger le tatouage gratuitement pour que celui-ci soit plus ressemblant.
Malgré la beauté de cette histoire, il y avait toujours des gens pour n'avoir rien d'autre à dire que "ouais, et quand il voudra se remarier, personne ne voudra de lui parce qu'il a le portrait de son ancienne femme sur le bras".
Ouais.
Je vois bien la femme faire "roh putain, t'as tatoué le portrait de ta femme morte sur le bras parce que t'étais amoureux! Moi j'aime pas les gens amoureux!"
Soyons réalistes...si une personne est freinée par un putain de tatouage que tu as sur ta peau, te stresse pas, c'est pas une grosse perte.

Scott Versago, qu'il s'appelle, le tatoueur. Et j'ai pu voir qu'il a souvent fait des trucs similaires.

Pour suivre ce raisonnement, je ne ris pas non plus devant un bras avec plusieurs prénoms tatoués dessus. Quand a-t-on parlé de "femme de sa vie" ou d'"homme de sa vie" au singulier ? Y a-t-il des copains ou des copines qui valent moins que d'autres ? Si une relation nous rend heureux, pourquoi ne pas se l'encrer parmi les autres relations qui nous ont rendu heureux?

Source
Personnellement, si quelqu'un a envie de représenter son union sur son corps, mais a peur du regard des autres, que ce soit après la rupture ou même si celle-ci n'a jamais lieu, je trouve que l'option des tatouages similaires est vraiment pas mal. Tu te mets d'accord avec ta moitié, vous faites un motif identique ou ressemblant, personne n'a besoin de savoir ce que cela représente et que l'autre l'a fait aussi, et vous êtes peinards côté jugement. C'est-y pas génial, ça.

Source

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I had already talked about the tattoos' topic here, and there's a type of tattoos frowned by almost...everyone, and I want to talk about it.

Couple tattoos. Those you ink where you're in love; it can be the name of your lover, his/her birth date, one symbol describing him/her, etc.

Source
Then, why is it frowned?
Because love relationships continue rarely all life long. Because it would be complicated the day you'll be in a relationship with someone else. Because you'll look like a plonker when you'll be single.
Etc.
But couple isn't the only think which is temporary. Our desires can be temporary, our tastes can be temporary, our worldview can vary too, etc.
Rares are tattoo which ALWAYS reflect exactly our "us", and throughout our life.
And we are perfectly conscious about it ; our tattoo is the reflect of a person we had been at a moment in our life, it is a marck which reflect our story, and that's why few tattooed people regret their tattoo : because even if they don't listen this band anymore, they don't regret the name of the band inked on their arm : because it reflects their love for this band when they were younger.

Maika Houde
That's why I love couple tattoos : for the reasons that I quoted above. If a relationship is important to me, I don't see the problem in keeping a track on my body.
Because I trust my actual boyfriend enough, for exemple, to told myself that if we break up, this slip-up will be sweet, and this tattoo won't remember me bitter memories, but a deep union.
Because if a man is flirting with me, but shrink a tattoo describing my ex-boyfriend, it means that he maybe doesn't have an open mind to figure out that I had other men in my life before. Usually, they know it. So I'd find it inappropriate if he's chocked because of a tatto with the nickname of my ex. Don't be in denial, poor little boy...

I don't know if you heard about the sory about a man who lost his wife in a fire just after their marriage, and who wanted to have her face tattooed on his arm to keep a track of her. The tattoo was missed, and some month after that, another tattooist more experienced and more talented that the first one, affected by the story of the man, accepted to change the tattoo for free to have this one more true to life.
Despite the beauty of this story, there's always people who have nothing to say but "yeah, and when he'll want to marry again, no one will accept because of his ex-wife's picture on his arm."
Yeah.
I imagine the girl saying "oh shit, you tattooed the picture of your dead wife on your arm because you were in love! I don't like loving people!"
Be realist...if someone is disgusted because of a tattoo you have on your skin,  don't worry, it's not a big loss.

The tattooist's name is Scott Versago. And he made a lot of similar things.
To follow this reasoning, I don't laugh at an arm with plenty of nicknames on it. When did we talk about "love of his/her life" with singular? Is there any boyfriend or girlfriend who worth more or less than others? If a relationship makes us happy, why can't we just have it tattooed with all the others relationships which made us happy?

Source
Personally, if someone wants to represent his/her union on his/her body, but os afraid by other's judgement, whether it's after the slip-up or even if they're always together, I find the similar-tattoo option not to bad. You concert with your love, you decide about identical or resembling tattoos, no one needs to know about the meaning or if the other made the same thing, and you are cushy from judgements. Is it no great?

mardi 17 septembre 2013

La nouvelle Miss America est indienne. A part ça, les gens sont des connards.

Donc, tout récemment, la nouvelle Miss America a été élue.
Elle s'appelle Nina Davuluri et elle est indienne.

Tadaaaa! Pas dégueu

Qu'est-ce qu'on en pense? "Omagaaaad, trop bieeeeen, diversité, tout ça, ouaiiiis!"

Enfin non. A première vue, certaines personnes ne le voient pas de cette manière. On crie à l'illogique, Miss Amercica n'est pas américaine (euuuuh....si), Al Qaida au secouuuurs, etc.
J'avais oublié un instant que les gens étaient cons, je suis désolée.

Oui oui, si vous allez faire un petit tour sur Tweeter, ça envoie du pâté.
Miss Al Qaida, terroriste, tout y passe.
Parce que c'est bien connu, comme je suis belge, je suis Marc Dutroux.
C'est logique.
Surtout que Nina Davuluri est indienne, et non arabe (et au pire, elle serait arabe j'en aurais rien à taper non plus). A première vue, les gens un peu racistes sur les bords ont un petit soucis géographique. Mais on leur pardonne, ils doivent déjà avoir assez d'emmerdes dans leur petite vie simple comme ça.

Sinon, on se plaint aussi du fait qu'elle ne soit pas assez américaine.
C'est pas comme si le mot "Indien" n'incluait que ses origines et qu'elle était bel et bien américaine.
Les mecs. Barack Obama est noir ET CA N'A PAS L'AIR D'AVOIR RENDU LES GENS MOINS DÉBILES!
L'Amérique se diversifie et on ose encore crier à l’infamie.
Trop d'amour, c'est mal. On a besoin de fermeture d'esprit, sinon, rien ne va plus!

Sinon, bande de petits aryens, tout le monde ne sera pas toujours blond aux yeux bleus comme vous, va falloir vous faire une idée.
"Mais c'est pas comparaaaaaable!"
Rien à fiche, à première vue Miss America est terroriste, y a plus de "à voir" ni rien je fais ce que je veux.

Sinon, à part ça, d'autres personnes s'étonnent que les gens s'insurgent sur la nationalité d'une Miss alors que déjà, ce concours fait preuve d' immoralité à grand coup de femmes-objets.
Je vais faire court: Une femme ne doit jamais être traitée comme un objet, mais ce n'est pas pour cela qu'on doit avoir honte de sa beauté, qu'on doit la cacher. Ce concours reste un concours, et j'imagine que toutes ces jeunes femmes n'ont pas été forcées à participer.
Vuala vuala.

Sinon je merde le monde.
Merci.
Au revoir.
Maintenant je vais me coucher et oublier.

[A fait la Une Hellocoton le 18 septembre 2013]

samedi 14 septembre 2013

Les livres qui m'ont marquée

J'ai dû le dire plusieurs fois (de façon plus ou moins élitiste, cela dépend de mon humeur du moment) (ou de mon degré de fermeture d'esprit), j'aime lire. Cette année-ci, j'ai plutôt beaucoup lu, et finalement, je me suis rendue compte que je ne faisais jamais aucun article sur le sujet.
Et aujourd'hui, j'ai envie de partager mes livres préférés, ceux qui m'ont émue, bouleversée, changée.
Je ne sais pas faire de critiques, je peux donner mon avis, mais je suis désolée d'avance si celui-ci s'avère être un peu court.
En fait j'ai un peu peur de ne rien vous apporter.
Mais bon, pourquoi se retenir?


1) Bram Stocker - Dracula 


A la base, je n'étais pas enchantée à l'idée de lire ce livre. Seulement, j'étais dans ma période gothique, et j'avais envie d'approfondir ma culture en matière de macabre. Mon Papy l'avait (v'la pour ça que je vous montre la vieille édition de 1976), je le lui ai emprunté, et...comment dire...
J'ai découvert Jonathan Harker.

Le livre s'offre à nous sous forme de journaux intimes: celui de Jonathan Harker (owi), de son épouse Mina Harker, du docteur John Seward, et si je me souviens bien, il est possible que d'autres personnages aient rajouté leur brique (Van Hellsing et Lucy Westenra, peut-être). Ma mémoire est un peu nulle sur ce coup-là, je suis désolée.

Par contre, je vous le dit tout de suite, Francis Ford Coppola, dans son adaptation du roman, vous raconte de la merde, et il en est de même pour Kamel Ouali: non, Dracula n'essaie pas de bouffer Mina parce qu'elle lui rappelle sa fiancée décédée et elle ne tombe pas amoureuse.
Y a pas de fiancée: Dracula est un monstre sans sentiment, point barre. Et Mina elle a peur.

Le livre est assez long, mais vraiment intéressant. Je l'ai lu deux fois, car à force d'entendre ces histoires de fiancée décédée, je me suis demandé si je ne m'étais pas trompée dès le début et que Stoker en parlait vraiment (non).
Et ni la première, ni la seconde lecture ne m'ont ennuyée.

Ainsi donc, Dracula, c'est l'histoire d'un vampire (sans déconner) invitant un jeune homme, Jonathan Harker, à se rendre dans son château en Transylvanie pour discuter de la maison qu'il compte acheter (Jonathan Harker, c'est un peu l'équivalent d'un agent immobilier, on va dire). Là-bas, il le séquestre, Jonathan chouine, il croit qu'il va mourir, alors il s'échappe, il devient fou et il persuade sa fiancée Mina d'aller buter le méchant pas beau. Sauf que de son côté, Mina a d'autres soucis, parce que sa meilleure amie, Lucy Westenra, commence à avoir un comportement étrange et se réveille (plus ou moins) chaque matin complètement exsangue. OLALA, MAIS COMMENT CELA SE FAIT-IL?
Voilà.
Comme ça, vous connaissez mon talent pour donner envie de lire un livre.
Je vous pardonne si vous ne l'achetez pas.


2) Oscar Wilde - Le portrait de Dorian Gray


Le plus gros "faites ce que je dis, pas ce que je fais" de l'histoire de la littérature.
Pour parler de l'auteur: Oscar Wilde était un mannequin renommé avant d'être écrivain, il était célèbre comme tout, et il avait les chevilles grosses comme des citrouilles. Sinon, il trompait sa femme avec un homme (le père de l'homme en question lui a d'ailleurs fait un procès pour sodomie), fumait de l'opium et n'était pas tellement un enfant de choeurs. Selon ma prof de français (et je devrais d'ailleurs acheter des livres sur Wilde, histoire de vérifier tout ça, car ma prof a déjà fait de nombreuses fautes dans son cours et j'aimerais bien être sûre de mes dires).
Alors que je voyais Le portrait de Dorian Gray comme une sorte de morale ("la dépravation c'est mal", en gros), ma théorie s'est vue heurtée par la brève biographie de l'auteur faite par mon enseignante. Ainsi, Wilde aurait écrit ce livre sans penser un seul mot de ce qu'il disait? Pourquoi pas...

Le portrait de Dorian Gray, c'est l'histoire d'un jeune homme, Dorian (il faudrait que j'arrête de dire des trucs évidents dans mes résumés), beau, jeune, gracieux, intelligent, et ami de Basil, un peintre qui lui demande de faire son portrait. Pendant la séance, Lord Henry se tape l'incruste et, lors d'une pause, émerveille le jeune homme à grand coup de tirades sur les plaisirs de la chaire, de la jeunesse, du stupre et d'autres choses plus gaies encore, mettant l'accent sur le côté éphémère de la jeunesse.
Apeuré par la perspective de vieillir un jour, Dorian évoque le souhait de faire vieillir son portrait à sa place.
Malheureusement, vous vous doutez bien que son vœu ne s'évanouit pas dans les airs.

Sinon, le livre a été adapté deux fois au cinéma, la dernière adaptation datant de 2009. A noter que Ben Barnes joue le rôle de Dorian et qu'il est plutôt ognomgnomgnom.

3) Anaïs Nin - Journal


Pour mettre les pendules à l'heure, Anaïs Nin est connue pour être l'une des premières romancières érotiques. Elle est principalement connue pour son Journal, qu'elle tiendra tout au long de sa vie, et pour ses nouvelles érotiques.

Cela faisait un moment que je voulais lire son journal, j'en ai trouvé la première partie chez mes grand-parents et j'ai adoré. Elle a une écriture charmante, très élaborée pour un journal (qu'elle a toujours avec elle et dans lequel elle écrit quasi sans cesse), très précise, et j'ai surtout adoré le fait de me sentir proche d'elle par de nombreux sentiments et impressions: le fait de se sentir "obligé" de tenir un journal, comme un réflexe, la pression des autres scandant que c'est inutile, l'incapacité de préserver des relations, l'angoisse face à la pensée du père, etc.
(Voilà, je dois être la réincarnation d'Anaïs Nin et je vais mourir d'un cancer. Merci au revoir.)

4) Mathias Malzieu - La mécanique du coeur


J'ai hésité à mettre ce livre dans cet article, mais malgré ses défauts, je dois avouer que l'histoire est réellement bouleversante. Je l'ai terminé il y a trois jours et c'est le donc le plus récent de mes amours littéraires.

Jack naît le jour le plus froid du monde. A cause de la basse température, son coeur se gèle et la sage-femme, le docteur Madeleine, décide de relier les artères de son coeur aux aiguilles d'une horloge à coucou. A partir de son enfance, elle lui interdit de tomber amoureux, car la mécanique du coeur ne saurait supporter la douleur d'un chagrin d'amour.
Lol, tu devines bien que la jolie nana sur la couverture ne va pas servir qu'à balayer le trottoir.

Alors, honnêtement, c'est beau. C'est genre VRAIMENT beau. C'est un peu le genre d'histoire d'amour que je me délecte de lire (et qui fait grandir la psychopathe qui est en moi "Mercutiooooo, pourquoi tu m'aimes pas comme dans les liiiiiiivres? -Mais parce que ce sont des fictions, coconne"), mais malheureusement, il y eut quelques défauts qui m'ont gâché ma lecture.
Premièrement, le style est beaucoup trop simpliste. Je ne m'attendais pas à plus de la part d'un roman récent, mais ça fait quand même mal à mon petit coeur. Ensuite, on retrouve une légère vulgarité dans la narration (con, gueule, etc) et personnellement, je ne raffole pas. Ça explique peut-être pourquoi j'exècre Stephen King.
De plus, s'il y a une chose que je trouve déplacée dans les romans, c'est d'utiliser comme protagoniste une personne ayant réellement existé. Ici, c'est Georges Méliès, qui se voit vivre des choses qu'il n'a pas vécues. Dommage, on plonge moins dans le livre en sachant cela, comme un sentiment d'imposture.

Ce qu'il y a de stylé dans l'histoire, c'est que l'auteur, Mathias Malzieu, chanteur d'un groupe de rock français, a créé un album complet pouvant servir de BO au livre (et qui servira d'ailleurs de BO au film qui sort en 2014), dans lequel il y a du bon (COUNNILINGOUS MON AMOURRRR) et parfois du moins bon. Mais j'ai trouvé le résultat final vraiment sympa!



5) Oscar Wilde - Teleny


AH!
IH!
COMMENT VOUS PARLER DE CE LIVRE OMAGAD!
L'histoire est présentée comme une histoire vraie, sous forme de dialogue (enfin...le narrateur raconte, et de temps en temps l'autre fait une petite remarque. Ça ne casse pas le récit) entre Oscar Wilde et un ami à lui présenté sous un pseudonyme : celui de Camille de Grieux (nous sommes à l'époque où Camille et Marie sont des prénoms d'homme, n'oublions pas).
Donc, Camille des Grieux, mourant, décide de raconter à son ami la plus belle histoire d'amour de sa vie :
Lors d'un récital de piano auquel il accompagnait sa mère, Camille est transporté par la performance musicale de René (ouin) Teleny, durant laquelle il entre presque en transe.
Après le concert, il a l'occasion d'échanger quelques mots avec l'artiste, et ils découvrent tous deux que cette transe qu'avait ressentie Camille n'était autre qu'une sorte de transmission de pensées qu'il avait eue à son insu avec Teleny.
De là, il comprends qu'il y aura entre lui et le jeune homme un lien inexplicable et intense.

Sinon, c'est du porno qui tache, avec une scène que Mercutio n'a même pas réussi à lire (ça se comprend), faut pas avoir peur des situations glauques (tu connais l'histoire de la prostituée atteinte de consomption dont la poitrine éclate presque et qui meurt alors que sa collègue lui jouit dans la bouche? Ben voilà) mais à côté, c'est aussi une histoire d'amour vraiment belle et profonde.
Bref, mon bouquin préféré. Oh, et j'ai envie de vous laisser un extrait.

" Teleny, qui avait entendu aussi bien que moi, haussa les épaules.
- Une voiture m'attend, me dit-il en passant son bras sous le mien ; cependant si vous préférez marcher...
- De beaucoup, car il faisait une chaleur étouffante dans la salle.
- Étouffante, en effet, dit-il, répétant ce mot mais songeant évidemment à autre chose.
Puis, tout à coup, comme frappé par une idée subite :
- Êtes-vous superstitieux ?
- Superstitieux ? m'exclamai-je, étonné de l'imprévu de cette question. Oui, un peu.
- Moi, je le suis excessivement. C'est dans ma nature où l'élément bohémien domine. On dit que les gens bien élevés ne sont pas superstitieux. D'abord j'ai reçu une éducation pitoyable ; mais je crois que si nous connaissions réellement les mystères de la nature, nous pourrions probablement expliquer les étranges coïncidences qui se présentent constamment à nous. Mais nous ne savons rien.
Puis, s'arrêtant brusquement : 
- Croyez-vous à la transmission de la pensée, des sentiments, des sensations ? 
- A dire vrai, je n'ai jamais songé à ces problèmes...
- Il faut y croire, cependant, ajouta-t-il impérativement. Ainsi, ce soir, bous avons eu tous les deux la même hallucination, au même moment. Vous allez vous en rendre compte : ce qui vous frappa d'abord ce fut une vision de l'Alhambra étincelant sous les feux du soleil. Est-ce cela ?
- C'est bien cela, fis-je stupéfait.
Et vous éprouviez à ce moment l'impression d'un brûlant amour qui vous secouait le corps et l'âme ? Vous ne répondez pas ? Après vint l'Egypte, puis surgirent Antinoüs et Hadrien [NDDecay: Hadrien était un empereur romain, et Antinoüs (ou Antinoos) un jeune esclave qui était en quelques sortes son amant, et qui se noya, selon Oscar Wilde dans le Nil, selon mon prof de latin dans la piscine de l'empereur. Fou de chagrin, Hadrien fit dressé des statues d'Antinoos dans la Rome entière]. Vous étiez l'empereur, j'étais l'esclave...
Il ajouta plaisamment, parlant presque pour lui seul :
- Qui sait ? Peut-être mourrai-je pour vous, un jour, comme Antinoüs pour son maître.
Et ses traits prirent l'expression douce et résignée que l'on voit sur les statues antiques des demi-dieux.
Ma stupeur augmentait.
- Oh, vous pensez que je suis fou, continua-t-il, mais je ne le suis pas, j'établis des faits. Vous ne vous sentez pas dans la personnalité d'Hadrien, parce que vous n'avez pas l'habitude de ces visions ; mai tout cela s'éclaircira pour vous quelque jour ; quant à ce qui me concerne, je dois vous le dire, un sang asiatique coule dans mes veines et...
Il n'acheva pas. Nous cheminâmes quelques temps en silence, puis il reprit :
- N'avez-vous pas remarqué que je me tournais de votre côté pendant la gavotte. Je venais de sentir votre présence, je vous cherchais des yeux sans pouvoir vous découvrir ; vous en souvenez-vous ?
- En effet, vos regards se tournaient de mon côté.
- Et vous étiez jaloux.
- Oui, murmurai-je.
Pour toute réponse, il pressa mon bras contre lui, et après une pause il ajouta précipitamment et à voix basse:
- Il faut que vous sachiez qu'aucune fille au monde ne m'a jamais fait la moindre impression. Je ne pourrai jamais aimer une femme.
Mon coeur battait violemment ; j'avais la gorge serrée.
" Pourquoi me raconte-t-il cela ? " me demandai-je.
- N'avez-vous pas aussi respiré comme un parfum ?
- Un parfum ! Quand ?
- Pendant que je jouais la gavotte. Vous l'avez peut-être oublié ?
- Attendez donc, vous avez, ma foi, raison ; quel parfum était-ce ? Ah ! De la lavande ambrée.
- Oui, c'est bien cela. C'est une odeur que vous n'aimez pas et que je déteste. Quelle est votre odeur favorite ?
- L'héliotrope blanc, fis-je.
Sans me répondre, il tira son mouchoir et me le fit sentir.
- Nos goûts, vous le voyez, sont exactement les mêmes.
Et, ce disant, il m'enveloppa d'un regard si passionné, si voluptueux, que l'ardeur charnelle qui en jaillissait me fit presque défaillir.
- Vous le voyez, je porte toujours sur moi un bouquet d'héliotropes blancs ; permettez-moi de vous l'offrir ; son parfum me rappellera à vous, cette nuit, et peut-être serai-je dans vos rêves.
Détachant les fleurs de sa boutonnière, il les plaça dans ma main, tandis que de son bras gauche m'entourant la taille, il m serra contre lui pendant quelques secondes qui me parurent être une éternité.
Il effleura mes lèvres de sa respiration haletante. Nos genoux se touchèrent alors, et je sentis un objet dur se presser et se mouvoir contre mes cuisses.
Mon émotion fut telle que je pouvais à peine me tenir debout ; je cru un moment qu'il allait m'embrasser, la pointe seule de sa moustache chatouillait ma bouche, me produisant une délicieuse sensation. Ses yeux, en même temps, plongeaient dans les miens avec une fascination diabolique.
Le feu de son regard pénétrait dans ma poitrine, descendant plus bas. Mon sang était en ébullition et je sentis à mon tour que l'objet appelé par les Italiens l'oiselet, et qu'ils représentent muni d'une paire d'ailes, commençait à s'agiter dans sa prison, levait la tête et répandait quelques gouttes du crémeux fluide de vie.
Mais ces quelques larmes, loin d'être un soulagement, furent plutôt comme les gouttes d'un caustique et produisirent une forte, une insupportable irritation.
J'étais à la torture ; j'avais l'enfer dans la tête, le feu dans le corps.
" Souffre-t-il autant que moi ? " me demandai-je.
Son bras, en ce moment, se détacha de ma taille et retomba inerte le long de son corps.
Il se recula, chancela comme sous le coup d'un violent choc électrique. Je cru qu'il allait défaillir ; il essuya son front en sueur et poussa un profond soupir.
Ses couleurs avaient disparu ; il était affreusement pâle.
- Vous me croyez fou? dit-il.
Sans attendre la réponse, il continua :
- Qui est sain d'esprit, qui est fou dans notre monde ? Qui est vertueux et qui est vicieux ? Le savez-vous ? Moi pas.
Une pause. Un long silence. Il avait enlacé ses doigts dans les miens et nous marchâmes ainsi sans mot dire. Mes veines étaient encore gonflées, mes nerfs raidis, les conduits spermatiques gonflés à déborder. L'érection continuait. Je ressentais une douleur cuisante autour des organes de la génération, tandis qu'une prostration étreignait le reste de mon corps ; et cependant, en dépit de la douleur et de l'accablement, j'éprouvais un plaisir indicible à marcher aisi à ses côtés, silencieux, les doigts entrelacés, sa tête penchée sur mon épaule.
- Quand avez-vous senti pour la première fois mon regard sur le vôtre ? me demanda-t-il à voix basse.
- Quand vous êtes sorti pour la seconde fois.
- Exactement. Nos yeux se sont rencontrés et il s'est établi entre nous un courant pariel à une étincelle électrique le long d'un fil.
- Oui, un courant ininterrompu. 
- Je n'ai jamais connu d'homme dont les sentiments coïncident si bien avec les miens. Dites-moi, croyez-vous qu'une femme puisse ressentir la même impression avec une telle intensité ? 
J'inclinai la tête, ne trouvant rien à répondre. Il me prit les mains.
- Alors, nous serons amis ?
-Oui, fis-je timidement.
- Oui, mais grands amis, bosom friends, comme disent les Anglais.
- Oui.
Il me serra de nouveau contre sa poitrine et murmura à mon oreille quelques mots d'une langue inconnue, si basse et si musicale qu'elle me parut un chant du ciel.
- Savez-vous ce que cela signifie ?
- Non.
- " Ô ami ! mon coeur soupire pour toi. "

Tapé à la main. Ne me remerciez pas.

6) Honoré de Balzac - Mémoires de deux jeunes mariées


J'ai déjà mentionné ce livre plusieurs fois sur ce blog, car il a joué un rôle capital dans ma relation avec Mercutio. Pour expliquer un peu la situation initiale, deux amies pensent tout doucement à un mariage futur. La première tombe doucement mais sûrement amoureuse de son professeur d'espagnol, qu'elle trouvait pourtant au début repoussant, tandis que la seconde n'a pas peur d'attendre tranquillement l'homme de sa vie et tente tant bien que mal de freiner les ardeurs de sa jeune amie.

Lorsque je lisais ce livre, c'était dans le car pour le voyage scolaire à Cracovie. J'étais encore amoureuse de l'Absent mais je me rendais compte que mes pensées avaient tendance à bifurquer plus facilement et plus souvent vers Mercutio, à l'égard duquel, déjà quelques semaines avant de partir, je doutais de mes sentiments.
Seulement, Mercutio, je ne le trouvais pas franchement beau, ce qui me retenait grandement de laisser mes sentiments s'épanouir à leur aise.
Et je lisais ce bouquin, avec cette jeune femme qui tombait tout doucement amoureuse d'une personne qu'elle ne trouvait pas bien belle, et je me suis lentement rendue compte que chaque sentiment qu'elle traversait, chaque doute qu'elle avait, se retrouvait également en moi.
Et finalement, j'ai ouvert mon esprit et considéré sérieusement l'idée que si mes pensées voguaient si souvent en direction de Mercutio, ce n'était pas pour rien.
Donc, merci Balzac je te love.

7) Rick Riordan - Percy Jackson


Alors, qu'on soit clair.
Ce livre est une daube. J'ai été fan, et à partir du deuxième cycle, quand je n'étais plus aveuglée par la présence de Luke, j'ai commencé à déchanter.
Rick Riordan, c'est un peu le genre de type à te sortir des personnages tous plus clichés les uns que les autres (ça me rappelle quelqu'un...), à exploiter une idée jusqu'au trognon (Percy Jackson parle de demi-dieux grecs. Une autre saga du même auteur, Kane Chronicles, parle de demi-dieux égyptiens, et il a avoué récemment travailler sur une saga de demi-dieux nordiques), à écrire de façon simpliste et à cracher sur la logique, la cohérence et sur d'autres choses assez importantes du même genre.
Sauf qu'il est impossible pour moi de ne pas mettre ce livre dans cette liste.
Parce que ce livre, lorsque j'avais 15 ans, a peut-être sauvé ma vie.
(Roh putain je vais devoir m'étendre sur le sujet publiquement j'aime pas)
(En fait non, je vais pas le faire.)
Donc, ce bouquin m'a sauvé la vie et a inspiré mon premier tatouage qui ornera mon bras d'ici 3-4 mois.
Donc je suis reconnaissante.
Mais c'est de la daube en boîte je pourrai pas le nier.


samedi 7 septembre 2013

Photos de vacances...avec de vrais morceaux de Mercutio dedans

Cet article est une énorme arnaque: ces photos ont beau avoir été prises en vacance, elles n'inspirent...rien de bien vacanciers. En fait, c'est juste une sorte d'énorme vomi de photos de moi et de Mercutio (qué souspense!).
Donc ça n'a aucun intérêt.
Mais je vous les mets quand même.
Pour que Mercutio soit affiché au monde entier.











L'intérêt de cette photo, c'est que Mercutio, après avoir placé allègrement la noire juste devant ce trou, a été mettre sa dernière boule dans le trou juste à côté. Donc pas du tout à l'opposé. Bien joué Mercutio.






Et en fait, j'ai une petite vidéo dans mes bagages:

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