dimanche 26 mai 2013

Y a-t-il un âge pour s'habiller?

Oh oh oh, mon premier article "polémique-débat-mothafucka" que je vais devoir écrire avec bonne humeur (sans insulter personne, donc)! Mais comment vais-je donc m'y prendre?


J'ai plusieurs exemples à vous soumettre:
Tu as, d'un côté, Sybille, 88 ans, qui fait du topless à la plage.
De l'autre côté, tu as Catherine, 45 ans, qui porte des jeans slim, des T-shirt Abercrombie et des converses.
Tu as aussi Katy, 11 ans, qui met des décolletés et des talons pour se rendre au collège.
Et en dernier lieu, nous avons Caroline, 7 ans, qui porte des T-shirt à imprimé léopard. Un peu comme sa maman, en fait.

Voilà. Vous avez ici des gens que tout le monde critique. La jeune enfant habillée comme sa mère qui, bien sûr, n'a pas du tout un style adapté à une enfant de 7 ans, une pré-adolescente hypersexualisée, une femme qui se prend trop pour une ado et une grand-mère qui te fout la gerbe.



Selon la populasse.

Je vais donc ici donner un avis personnel, dont je n'arrive pas à me défaire, tout en pensant parfois que si ça se trouve, je me plante.
Mon dieu c'est la première fois que je vous dits ça je me sens toute nue.

Je croise souvent des répliques du genre "Faut profiter, tant qu'on est jeune" (en voyant mes chaussures de couleur différentes) ou encore "si tu portes ça à ton âge, tu vas rater les charmes de l'adolescence" (bas nylon avant 65 ans niggaz').
Je croise aussi souvent des "T'as vu la vieille comment elle est zappée"? Ou encore des...
Enfin oui, bon, tu m'as comprise.
Et t'as aussi compris que ça me fait râler.
Mais je ne vais pas râler.
Parce que je suis gentille et mignonne et parce que je suis une blogueuse POSITIVE! ALLEZ!
En un sens, je me demande un peu si cet article a vraiment besoin d'être écrit. Parce que cela reste une évidence:
Si on s'habille comme on veut, on s'habille aussi comme on veut à tout âge.
Je ne pense pas qu'à 80 ans, je mérite de me faire insulter ou moquer parce que j'ai enfilé une mini-jupe et des bas résille. Qu'il y ait des rides sous la résille ou non.
Je ne pense pas non plus qu'il soit légitime d'associer le syndrome de Peter Pan à la première quinquagénaire en baskets venue.
Et pour le reste...
Quel est le soucis avec l'hypersexualisation vestimentaire des adolescentes? Les risques de viol, me direz-vous.
Je veux bien le croire. Même si je reste persuadée en dedans de moi que ce n'est pas parce que tu t'habilles en gros pull et pantalon que jamais (au grand jamais) tu ne te feras agresser de ta vie.
Ce qui me dérange surtout, c'est que je n'ai jamais perçu une once d'inquiétude dans la voix de ceux qui commentaient si allègrement le style vestimentaire des jeunes filles.
Ils se fichent de savoir si la gamine sait se défendre, si elle sait quoi faire si elle se fait agresser, si elle sait quoi faire après l'agression, si elle ne rentre pas trop tard et seule le soir.
"Elle ne doit pas s'étonner si elle se fait agresser."
C'est tout.
De la médisance.
Et j'en ai tout doucement assez de ressentir cette haine et cette sorte d'hypocrisie sur toutes les langues. Cette fille a autant de chances de se faire agresser que toi et tu le sais. Tu le sais, que toi aussi, tu peux te faire violer, ou que sais-je. Alors tu rabaisses cette personne, qu'elle l'entende ou pas, pour t'auto-persuader qu'elle se fera violer à ta place.
C'est ce que je vois, en tout cas. Et je sais aussi que je ne suis pas loin de la vérité.

La médisance naît souvent de la jalousie; je suis bien placée pour le savoir.
Elle fait ça dans le but de se faire remarquer, dis-tu? Lui as-tu posé la question en personne pour affirmer une telle chose?
Nous sommes d'accord.
Et cette dernière phrase fonctionne avec n'importe qui. Avec l'octogénaire en décolleté, la mère de famille en jogging, la mineure en talons.

Nous sommes bloqués par des normes imposées, par des moeurs dont nous avons oublié l'origine. Tu peux t'habiller comme tu veux, à n'importe quel âge. La loi te le permet. Fais le.
Et toute personne qui te dira le contraire est une bien triste personne; une bien triste personne bloquée dans ses dictas d'un siècle passé.
Tes fringues ne font pas ta personnalité.
Tes jupes ne font pas de toi une masochiste de l'agression sexuelle.
Tes leggins ne font pas de toi une adulte pathétique qui se prend pour une ado.
Ton look si déshabillé ne fera pas de toi une folle ridicule.

Voilà.
Et je n'aurai pas dit une seule insulte de tout l'article.
C'est fou.




vendredi 17 mai 2013

Bonjour Mercutio

Bonjour Mercutio,
J'écris cet article à même mon tableau de bord alors que l'idée de t'écrire vient à peine de germer dans mon esprit. Je devrais peut-être prendre une feuille et t'écrire comme l'autre fois une lettre privée que je ne montrerais qu'à toi, mais je n'ai pas de feuille à mes côtés et dans une heure j'aurai oublié.
Et il y a toujours cette envie de montrer mes pensées au monde et d'exploser encore une fois à la dynamite un éventuel jardin secret.

Je voulais te remercier.
Te remercier pour être tombé amoureux de moi en septembre 2009, pour m'avoir aimée avec les cheveux châtains et le look incertain, pour m'avoir aimée avec les cheveux noirs et les hauts à dentelle, pour m'avoir aimée avec les cheveux rouges et les robes à laçage, pour m'avoir aimée avec les cheveux roses, ou avec les cheveux verts, et pour m'aimer toujours quelle que soit mon apparence vestimentaire, que ce soit avec le poil lustré ou le cheveu gras, le sourire éclatant ou le rouge à lèvre sur les dents.
Te remercier pour avoir continué de m'aimer quand je me moquais de toi, quand je te rabaissais, quand je te disais que t'avait dû donner ta part de beauté à ton frère pour être aussi laid. Te remercier pour m'avoir pardonné d'être une connasse alors que je continuais de l'être.

Je voulais te remercier pour me laisser continuer de teindre mes cheveux, me laisser garder mes poils, me laisser choisir tout ce qui concerne mon apparence, me laisser oublier de prendre ma douche, même plusieurs jours d'affilée, me laisser enfiler mon pyjama moche quand tu dors à la maison.

Merci d'être franc avec moi, de me mettre le nez dans le caca. D'avouer que je suis intolérante, aigrie, râleuse, d'avouer que j'ai perdu toute bonne humeur et qu'une mine pleureuse se montre sur mon visage de plus en plus souvent.

Merci d'être à la fois mon copain, mon ami, ma meilleure amie, mon amant et mon maître.

Merci de supporter mes harcèlements constants, de répondre à mes sms, à mes "ça va?" trop réguliers parce que j'ai peur que tu meures entre les cinq minutes qui séparent un message du suivant.

Merci de m’accueillir tous les matins, à l'école, en me sautant dessus pour me faire un bisou baveux.

Merci de me laisser espérer que peut-être passerons-nous notre vie ensemble.

Merci d'être satisfait avec mon 85A. Genre vraiment.

Merci de ne pas fumer, ne pas boire ni te droguer, de ne pas m'emmener en boîte, de ne pas me faire courir de danger, de ne pas me tromper, de croire à une vie passionnante, même dans le calme plat.

Merci de supporter le fait que j'essaie sans cesse de corriger ce qui ne va pas.

Merci de me faire vivre des scènes que j'aurais crues à peine possibles avant d'être avec toi, de me faire vivre des discussions passionnées, de venir me chercher jusque chez moi après une dispute, d'oser pleurer devant moi. Merci d'être romanesque.

Merci de voir quand je pleure et de me consoler, même si je ne connais même pas la raison de ce chagrin.

Merci de répondre à ceux qui se moquent de moi.

Merci de m'aider à aller mieux, rien que par le fait d'être là.

Merci, mon amour.


mercredi 8 mai 2013

Petit guide de l'acceptation de son propre corps.

Ha ha ha.
Dans quoi je me lance...

Avant toute chose (bonjour!), je tenais à préciser que les conseils que je m'apprête à donner dans cet article ne sont que le fruit d'une réflexion qui dure depuis plusieurs mois, et que j'ai tirés sans me référer à aucune étude psychologique ni quoi que ce soit.
Mais peut-être qu'avec un peu de chance, ces conseils vous aideront peut-être comme ils m'ont aidée.

J'ai remarqué que depuis quelques temps, nous vivons dans un monde où non seulement l'apparence prime énormément (mais ça, on s'en fout, c'est pas le sujet), mais aussi, on nous apprend de plus en plus vite à complexer.
Je suis désolée, mais voir sur un forum un sujet appelé "11 ans 45 kg trop grosse?", ça me fait légèrement flipper.
Quand je vois des nénettes de 14 ans dire qu'elles commencent un régime parce que décidément, leurs cuisses sont beaucoup trop grosses, ça me fait flipper aussi.
Quand j'en vois d'autre casser du sucre dans le dos d'une fille parce que celle-ci est trop maigre pour elles, en la traitant d'anorexique et tutti quanti, sans même se demander une seconde si ce ne serait pas, par le plus grand des hasards, son métabolisme, ça aussi, ça me fait flipper.
Quand je vois des nanas se chopper des carences dans le seul but de faire un 32 (oui, un 32), ça me fait super peur.

Nous vivons dans un monde où il semble bien plus facile de s'affamer, de faire trop de sport ou de se gaver que de s'accepter.
Alors que c'est tout le contraire, soyons d'accord.
I swear.
Ça m'a pris moins de temps, en tout cas, personnellement.

Donc, j'ai fait un petit guide. Et je vous le donne ici. Si ça a marché pour moi, pourquoi pas pour vous?
Je m'adresse, dans cet article, aux femmes, car en étant une, j'ai plus de facilités, mais si tu es un homme, que tu as du mal à t'accepter et que quelques conseils ne seraient pas de refus, s'il te plait, sens-toi concerné, prends cette liberté, et fais abstraction de la syntaxe.



1) La meilleure chose à faire est de s'accepter.
Pour le moment, ça va, tu me suis.
La principale erreur que les gens font souvent tient en une réplique:
"Je m'accepterai quand je serai mince/grande/petite/plus ronde mais promis hein je m'accepterai".
Penser que la seule façon de vous accepter est d'atteindre la silhouette et le corps de vos rêves n'est pas la solution, loin de là. C'est trop facile: vous remettez à plus tard un travail sur vous-même qui devrait être réalisé tout de suite.
Si jamais, je ne sais par quel miracle, tu l'atteins, ton corps de rêve, tu ne seras jamais contente. Tu auras appris à toujours vouloir mieux, à toujours voir des défauts en toi, à toujours vouloir te modifier, et finalement, tu ne seras jamais heureuse.
Surtout qu'à tout moment, tu peux reprendre le poids perdu (ou reperdre le poids gagné), et c'est reparti pour un tour.
Veux-tu aussi que je te parle de la vieillesse qui arrivera et qui modifiera ton corps encore plus, et que tu seras incapable d'affronter?
Voilà. Accepte-toi. Si tu n'as pas de problème de santé, si la seule chose qui te fait enchaîner les régimes (ou toute tentative de modification de ton corps qui te rendrait le quotidien difficile) est l'esthétisme de ta personne, accepte ton corps.
Evidemment, si tu as des problèmes de dos dû à un surpoids, des essoufflements  ou que sais-je, je n'ai rien à te dire, parce que c'est justifié. Mais il faut savoir que ces inconvénients n'accompagnent pas forcément le surpoids ou quoi que ce soit. Certaines auront des problèmes dès le plus léger surpoids, d'autres se porteront très bien.
Ne pense pas qu'aimer ton corps soit impossible. Ne me dis pas que tu ne peux pas, que c'est comme ça, viscéral. Non, ce n'est pas viscéral! Non, détester notre corps ne fait pas partie de notre condition d'être humain!

2) La beauté ne vient pas de la silhouette.
Si tu penses qu'être mince t'assurera la magnificence absolue et qu'être grosse te rendra laide comme un pou quoi que tu fasses, retire-toi ça de la tête.
Personnellement, je trouve Fluvia Lacerda plus jolie que Coco Rocha.
Comme je trouve Veronica Varlow plus jolie qu'Adèle.
(J'espère que pour ces exemples, j'ai pris de bonnes photos, parce que je n'aime pas le fait de toujours prendre des photos moches pour illustrer une personne qu'on aime pas. J'ai fait de mon mieux pour choisir les photos qui me plaisaient le plus, où je trouvait la personne à son avantage.)
Comme j'essaie d'expliquer ici, la silhouette n'est pas un gage de beauté. Il te suffit de regarder dans la rue. Toutes les minces que tu vois ne sont pas belles. Et toutes les grosses que tu croises ne le sont pas non plus. C'est pareil pour les petites et les grandes.Et vice et versa: il y a des jolies dans les minces, dans les grosses, etc etc.
Si tu tiens à être à ton avantage, je te conseillerais plutôt de choisir des vêtements qui te vont bien, qui te mettent en valeur, un maquillage qui te plait, une coiffure que tu trouves jolies, et tu prendras bien plus confiance en toi qu'avec un simple régime (je prends l'exemple du régime dans cet article afin de ne pas toujours ressortir toutes les modifications de poids/apparence existants) qui ne changera pas ton charisme.
Je vois donc aussi des filles complexer parce qu'elles se trouvent trop petite. Personnellement, je connais une fille de mon école atteinte de nanisme. Beh elle est belle comme tout, super gentille, et elle a un copain d'une taille tout à fait standard. Comme quoi, ton mètre 55, il t'handicapera pas dans la vie, c'est promis. Je pense que cette fille est le meilleur exemple que je peux te sortir pour te faire comprendre que la silhouette, c'est BULLSHIT.

3) Le miroir.
Voici un petit exercice qui m'a beaucoup aidée de mon côté, avec mon ventre (que je ne pourrai jamais faire partir, vu qu'il vient de ma cambrure, et non d'un éventuel amas de graisse; j'ai donc été bien contente de l'accepter pour de bon).
Tu vas dans ta salle de bain, tu te tiens devant ton miroir, et tu te mets à poil.
(Oué, rien que ça.)
Et tu t'examines.
Je veux que pour ça, tu sois dans un état de bienveillance envers toi-même, prêt à faire le pas pour aimer ton body. Je veux que lorsque tu scruteras les vergetures sur tes fesses/cuisses/seins, tu te dises "elles sont là, elles sont à moi", et pas "shit, faut que je fasse disparaître tout ça".
Je veux que tu fasses l'inventaire de ton corps. Que tu examines ta silhouette, ta peau, ta graisse ou non-graisse, tes côtes saillantes, tes cheveux, la longueur de ton cou, la couleur de tes yeux, l'angle de tes orteils, TOUT.
Et je veux que tu te dises "Ça, c'est mon corps."
Le tiens.
Pas celui de la voisine, de ta soeur, de ta pote, de ta prof de français, du président des Etats-Unis, de Kim Kardaschtroumph ou que sais-je.
Il va t'accompagner tout au long de ta vie, ce sera ton allié, et il ne mérite pas que tu le détestes.
Il ne mérite pas que tu veuilles à tout prix le modifier, que tu le regardes avec dégoût.
Prenons l'exemple de ma petite personne:
Quand je me regarde dans le miroir, je vois:
-Des cheveux blond artificiel dotés de quelques nuances de jaune qui me hurlent de retourner au bleu. Et en plus, ils sont abîmés (BOOM DÉCAPAGE DANS LEUR DJEULE).
-Des seins un peu petits (à 17 ans, je viens de passer au bonnet B, et encore, je tangue avec mon ancien 85A).
-Des pieds secs, mycosés et aux ongles fendus dans leur milieu (je crois que c'est la partie la plus destroy de mon corps).
-Un ventre scoliosé.
-Des vergetures blanches sur les fesses et mauves à l'intérieur des cuisses.
-Un corps droit, aux hanches absentes.
Mais aussi:
-Des yeux bleus que, même si je les trouve un peu fadasse (ma préférence va envers les yeux foncés), Mercutio aime beaucoup.
-De jolies épaules.
-Une jolie forme attribuée à ces fesses qui avaient pourtant des vergetures.
-Des mains aux doigts longs et fins.
-Du volume dans la tignasse.
-Une jolie bouche, un joli nez, de jolies taches de rousseur.
C'est ce que je vois dans mon miroir. Mon corps ressemble à ça. Il détient de jolies choses comme il en détient de moins jolies. Il y a deux ans, je me trouvais énorme. Je trouvais que j'avais la forme d'une poire, que mes cuisses étaient gigantesques et que mes 60 kilos débordaient de partout.
Evidemment, quand tu dis aux gens que tu fais 60 kilos, ça leur fait peur.
Deux ans après, mon corps n'a pas changé d'un iota, mais -ô surprise!- mes cuisses sont invisibles (alors que, je le répète, j'ai le même corps qu'avant) et je suis aussi mince que le reste de la famille. Et j'ai des rondeurs au bide. That's it.
Il y a deux ans, je me serais jamais dit que mes 60 kilos seraient peut-être dû à des os lourds. Maintenant, j'ai adopté cette théorie.

4) Sois quelqu'un.
Nous passons tous plus ou moins de temps à travailler sur nous-même. A essayer de devenir quelqu'un de meilleur. Mais trop de personnes gaspillent ce précieux temps pour effacer ses défauts physiques.
Cela ne vous rendra pas meilleur.
Et devenir meilleure est pourtant la meilleure chose à faire.
Être gros est-il pire que d'être égoïste? Être maigre est-il plus affreux que d'être jaloux et perfide? Les vergetures sont-elles moins supportables que l'agressivité?
Travaille sur ton mental, ta vision des choses, ta créativité, ta réflexion, et arrête de te focaliser sur des détails physiques qui sont, au final, si peu de choses.
Sois la personne que tu aimerais être, pas celle à qui tu voudrais ressembler. Non, tu n'y arriveras pas toujours. Mais ce qui est bien, dans ce combat intérieur, c'est que quelle que soit la distance parcourue, tu seras toujours gagnant.

mardi 7 mai 2013

Plein la vue ~8 Et en plus je donne des nouvelles t'as vu

Bonjour à vous tous!
Je pense que ça fait un moment que je n'ai pas donné de bonnes grosses nouvelles, un petit truc pour vous dire que je vais bien étou étou.
C'est normal!
Je ne vais pas bien.

Déjà, j'ai les cheveux blonds.
Et ça m'énerve. J'aime pas avoir les cheveux blonds. C'est trop blond. Alors, j'ai pensé à un sidecut bleu. Mais mon père m'a dit d'attendre les grandes vacances, pour avoir deux mois pour réparer les dégâts si ça me plait pas. Un sidecut, ça ne se répare pas; ça se subit jusqu'au bout.

Après, il y a l'école. L'école. Avec les lettres d'"école", tu peux écrire "enfer". A peu de choses près.
Je pense m'en être plainte à maintes reprises. Je n'aime pas du tout aller en cours. Je voue une horreur complète envers certaines personnes de ma classe, envers leurs commentaires désobligeants, leur bêtise, ou leurs questions qui me semblent trop évidentes. Leurs bavardages, les retards qu'ils provoquent, leurs réflexions, leurs râleries. Leur mépris pour la lecture, pour le "vocabulaire", pour toute chose du genre me rebute. Le silence des professeurs m'énerve; jamais une remise en place, jamais un sermon, jamais une mise à la porte. Dans cette école, tu seras plus grondé pour ta tenue que ton comportement, aussi déplorable soit-il. Je me sens insultée d'être considérée comme étant au même niveau qu'eux. Je ne me sens pas bien parmi eux. Je ne veux plus passer la journée dans le bruit.
Les interrogations se font de plus en plus fréquentes, s'entassent pour atteindre le nombre requis de notes à donner avant la fin de la troisième période de cours. Les travaux se font plus pointus et embrouillent notre vision, nous empêchent de voir la fin d'année qui approche. J'ai peur de sortir du tunnel, soulagée de toute cette étude, et de me retrouver face à un ours que je n'avais pas vu. Un ours appelé Examens.

La nuit, je dors toujours aussi mal. J'ai découvert que la peur du noir pouvait encore attaquer l'adolescent, et même l'adulte. J'ai découvert que c'était de ça dont je souffrais. La terreur qui s'installe, la boule au ventre qui paralyse dès que la nuit tombe doucement. La solitude dans le noir de ma chambre, les fantômes dans la garde-robe, les monstres derrière le lit, le reflet assassin dans le miroir. Il est bientôt 19h, et je commence à avoir peur.

Pendant cette pause, je me suis sentie assez mal. Je n'ai presque rien écrit. Je n'ai pas pris de temps pour me relaxer. Je n'ai pas médité. J'ai à peine refait connaissance avec mon tarot. Je ne sais quelles questions lui poser.

Y a-t-il un cadavre sous mon bureau?

J'ai lu plus. Je n'ai pas encore commencé les livres philosophiques, mais j'ai découvert Anaïs Nin, magnifique et digne femme qui me ressemble si fort dans son besoin d'admiration et de beauté, et si peu dans sa prolifération artistique. Je n'ai rien appris sur la lithothérapie, à peine ai-je cherché. J'ai découvert comment faire des victory rolls, et je me suis entraînée quelques fois à former les rouleaux dans mes cheveux, mais je n'ai pas encore essayé de les faire tenir, faute de laque. Je n'ai presque pas cousu, je n'ai fait aucune crêpe avec Mercutio, je n'ai pas été à l'épicerie quémander pour du travail.
J'ai nettoyé les meubles de ma chambre.
Je ne suis pas devenue plus posée, moins aigrie, plus sympathique. Je pense avoir acquis une façon de parler si incisive que Mercutio ne doit sans doute plus me reconnaître.
Lecteurs, je n'arrive pas à me battre.

J'hésite à continuer cette pause. J'ai envie de retrouver le partage, les commentaires, vos avis. J'ai envie de vous montrer les articles que j'ai écrits, mon guide de l'acceptation de soi, je n'ai plus envie de rediffuser de vieux articles comme une machine à musique cassée.
Honnêtement, je ne sais pas quoi faire. Et je pense avoir besoin de votre avis.


Vakil Eelman et Seraphine Strange
Charlotte Louisa Moran
Cherry Dollface
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Fruit Salad Me
Fruit Salad Me

shedevilpinups:


2011 San Jose, CA
Trash A Rama Photography/She Devil Pin Ups
*Please do not remove credits*
Trash A Rama Photography

Evie Wolfe

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MADmoiselle Meli

Sabina Kelley
Sabina Kelley

This curvature…
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sealpond:
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sine-nube:

Untitled | via Tumblr on We Heart It. http://weheartit.com/entry/55415197/via/StaRsForWiSheS
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Dita von Teese

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