mardi 26 mars 2013

"A travers les yeux d'un violeur": texte traduit

Je me suis dit que je pouvais publier cet article directement après son écriture, au lieu de le garder pour moi, car retarder sa publication serait sans doute une erreur.
De plus, je ne suis pas l'auteur de ce texte. J'ai l'ai trouvé sur Tumblr, et comme je trouvais beaucoup de points justes, je me suis dit que le traduire et le publier pourrait sans doute en aider certaines.
Je suppose que ces astuces ne sont pas exhaustives, car tous les violeurs ne sont pas les mêmes, mais je ne pense pas qu'il soit inutile non plus de les partager.
On parle ici de viol contre une femme, et je trouve dommage qu'on ait pas eu l'avis d'une femme pour ceci, car les viols contre les hommes par des femmes arrivent (tout comme les viols d'hommes par des hommes, en fait) (et les viols de femmes par des femmes) (Bon. Faites tous gaffe), contrairement à ce que beaucoup croient.

Je voudrais juste préciser que "ces hommes" englobe les hommes interrogés, car personnellement, j'ai mis un moment avant de comprendre qui étaient "ces hommes" (je ne suis pas très vive, hu hu).


"Il semble qu'un grand nombre de prédateurs essaient de tirer leur épingle du jeu par la violence. Peu de personnes savent comment s'en sortir face à une telle situation. Tout le monde devrait lire ceci, et tout particulièrement les filles de ce monde.

Un groupe de violeurs incarcérés ont été interrogés pour savoir ce qu'ils regardent en premier lorsqu'ils sont à la recherche d'une victime potentielle: voici quelques points intéressants:

1) La première chose que ces hommes regardent sur une victime potentielle est sa coiffure. Ils sont plus susceptibles de chercher une femme avec une queue de cheval, un chignon, une tresse et d'autres coiffures qui puissent être facilement agrippées. Ils sont aussi plus susceptibles de chercher une femme avec de longs cheveux. Les femmes portant les cheveux courts ne sont pas des cibles populaires.

2) La deuxième chose que ces hommes regardent sont les vêtements. Ils chercheront des femmes dont les vêtements sont faciles à enlever. Beaucoup d'entre eux gardent des ciseaux sur eux pour pouvoir couper le tissu.
(NDDecay: En gros, si tu portes une mini-jupe en latex, t'as direct moins de chance de te faire chopper qu'une fille en baggy. Méditez là-dessus.)

3) Ils regardent aussi les femmes utilisant leur téléphone portable, farfouillant dans leur sac ou faisant d'autres choses tout en marchant, car elles sont bien moins sur leurs gardes et peuvent être facilement prises au dépourvu.

4) L'endroit numéro 1 où les femmes sont enlevées sont les parkings d'épicerie.

5) L'endroit numéro 2 sont les garages et parkings de bureaux.

6) L'endroit numéro 3 sont les toilettes publiques.

7) Ce qu'il y a avec ces hommes, c'est qu'ils cherchent à attraper une femme et à l'emmener rapidement jusqu'à un autre endroit où ils ne devront pas s'inquiéter d'être pris.

8) Si vous vous montrez en position de lutte, ils sont vite découragés, car il leur faut une ou deux minutes pour réaliser que cela ne vaut pas la peine de rester avec vous, car cela leur coûtera du temps.

9) Ces hommes ont dit qu'ils ne choisiraient pas une femme en possession d'un parapluie ou de tout autre objet du genre qui pourrait être utilisé à distance.

10) Les clés ne sont pas dissuasives, car vous devez être vraiment proche du prédateur pour les utiliser comme arme, alors que l'idée est de persuader l'homme que vous ne valez pas la peine d'essayer de vous atteindre.

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Ce dont il faut se souvenir:

1) Si quelqu'un vous suit dans une rue, un garage, une cage d'ascenseur ou une cage d'escaliers, regardez le et posez lui une question, comme l'heure qu'il est, ou engagez une conversation simpliste et passe-partout: "Je n'arrive pas à croire qu'il fasse si froid dehors", "La météo est vraiment mauvaise", etc. Maintenant que vous avez vu son visage, vous pourrez l'identifier dans une foule. Vous perdez de l'intérêt en tant que cible.

2) Si quelqu'un vient vers vous, présentez vos mains devant vous et criez "Stop!" ou "Restez en arrière!" La majorité de ces violeurs ont dit qu'ils laisseraient une femme si elle criait ou si elle montrait qu'elle n'était pas effrayée à l'idée de riposter. Je le répète, ils cherchent une cible FACILE.

3) Si vous emportez des spray au poivre, criez "J'AI UN SPRAY AU POIVRE!" et brandissez le devant vous comme quelque chose de dissuasif.

4) Si quelqu'un vous attrape, vous ne pouvez le frapper avec force, mais en frappant au bon endroit. Si vous êtes attrapé par derrière et par la taille, pincez le (FORT) en retour sous le bras, entre le coude et l'aisselle, ou en haut de l'intérieur de la cuisse. Une femme du cours que l'interrogateur donnait lui avait raconté qu'elle avait utilisé la pince sous l'aisselle sur un homme qui essayait de la violer et qu'elle était si furieuse qu'elle a percé la peau et a froissé des muscles dont l'homme avait besoin.
Essayez de vous pincer à cet endroit du plus fort que vous pouvez. Cela fait vraiment mal.

5) Après le coup cité plus haut, visez l'aine. Je sais d'une expérience malchanceuse que si vous frappez les parties d'un homme, cela fait extrêmement mal. Vous devez penser que si vous mettez l'homme en colère, il tentera de vous faire mal en retour, mais ces violeurs ont dit qu'ils voulaient une femme qui ne leur causerait pas beaucoup de soucis. Commencez à faire mal, et il sera déjà loin.

6) Si l'homme lève une main sur vous, attrapez ses deux premiers doigts et tirez les vers l'arrière aussi fort que possible en exerçant un maximum de pression. Lorsque l'instructeur me l'a fait, il n'a pas eu besoin de beaucoup de pression pour me mettre à genoux, et mes doigts ont horriblement craqué.

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Finalement, souvenez-vous aussi de ça:

Je sais que vous êtes assez malin pour connaître la plupart de ces points, mais il y en aura sûrement où vous vous direz "Mmh, je ferais mieux de me souvenir de ça" après les avoir lus.
Partagez tout cela avec les personnes pour lesquelles vous vous inquiétez, cela ne fait jamais de mal d'être prudent dans ce monde malade.

1) Astuce de Tae Kwon Do: Le coude est l'endroit le plus dur de votre corps. Si vous êtes assez proche pour l'utiliser, faites le.

2) J'ai appris ceci d'un guide de tourisme en New Orleans: Si un voleur vous demande votre valise et/ou votre sac, NE LE LUI TENDEZ PAS. Jetez le loin de vous...il y a plus de chances qu'il soit d'avantage intéressé par votre valise/sac et non par vous et qu'il ira le chercher. COUREZ COMME UN MALADE DANS L'AUTRE DIRECTION.

3) Si vous êtes jeté dans le coffre d'une voiture: donnez des coups de pied dans les feux arrières, passez votre main dans le trou formé et bougez votre main comme un fou. Le conducteur ne vous verra pas, mais n'importe qui d'autre, si. Ça a sauvé des vies.

4) Les femmes ont tendance à entrer dans leur voiture après le shopping, après manger, après le travail, etc...et de juste d'asseoir (pour mettre leur chéquier en ordre, faire une liste, etc). NE FAITES PAS ÇA! Le prédateur vous regardera, et ce sera la parfaite opportunité pour lui d'aller s'asseoir sur le siège passager, de braquer un flingue sur votre tête et de vous dire où aller. AUSSI VITE QUE VOUS ENTREZ DANS VOTRE VOITURE, PARTEZ!

5) Quelques notes pour le cas où vous gagneriez votre voiture dans un parking ou un garage:
a) Soyez attentif: faites le tour de votre voiture pour voir si quelqu'un ne serait pas assis sur le siège du passager. Jetez un coup d'oeil dans votre voiture, sur le sol devant le siège du passager et sur les sièges à l'arrière (FAITES LE AUSSI POUR ENTRER DANS UN TAXI). 
b) Si vous êtes parqué à côté d'un grand van (NDDecay: Type grosse Renaud à portières coulissantes, tu vois le genre), et que celui-ci se tient du côté de votre siège conducteur, entrez dans votre voiture par le siège passager. Beaucoup de serial killers attaquent leur victime en les tirant à l'intérieur de leur van avant que celles-ci n'entrent dans leur voiture. 
c) Regardez à l'intérieur de la voiture parquée à côté de votre siège conducteur. Si un homme est assis seul sur le siège passager, donc juste à côté de votre place, retournez dans le centre commercial, ou au bureau, et  demandez à un garde de vous suivre. C'EST TOUJOURS MIEUX D'ÊTRE EN SÉCURITÉ QUE DÉSOLÉ (et parano que mort).

6) Prenez TOUJOURS l'ascenseur au lieu des escaliers (les cages d'escaliers sont d'horribles endroits pour être seul, et des scènes de crime fréquentes).

7) Si le prédateur a un flingue et que vous n'êtes pas sous son contrôle, COUREZ TOUJOURS! Le prédateur vous atteindra seulement (une cible qui court!) quatre fois sur cent (NDDecay: Six balles dans le flingue). Et même si ça arrive, ce ne sera sûrement pas un organe vital. COUREZ!

8) En tant que femmes (NDDecay: Comment il y va, l'autre), nous essayons toujours d'être sympathiques: ARRÊTEZ-ÇA! Cela peut vous amener à être violée, ou tuée. Ted Bundy, le serial killer, était un homme séduisant et bien éduqué qui jouait TOUJOURS avec la sympathie des femmes. Il marchait avec une canne, ou boitait, et demandait souvent "de l'aide" dans sa voiture ou avec sa voiture où il enlevait ses nouvelles victimes."

Vuala, j'ai fini ma besogne.
Je suis consciente que ces conseils n'aideront peut-être pas, mais les chances ne sont pas nulles, et je pense qu'il vaut mieux savoir tout ça que ne rien savoir du tout. Je sais que certaines de mes lectrices se sont déjà fait agresser, et je sais qu'elles doivent sans doute penser "Sauf que dans mon cas, tes conseils, je POUVAIS PAS les appliquer", et ça me rend triste de savoir que ces conseils n'aideront pas dans tous les cas.
Mais comme je l'ai dit, je préfère partager ça que ne rien dire du tout.
Voilà. Merci beaucoup d'avoir lu.


mercredi 20 mars 2013

Taguée par une mouette. MAYBIENSUR!

Le 21 septembre 2012 (ne me flagellez pas), j'avais été taguée par La Mouette (et je ne suis pas sûre qu'elle s'en souvienne). J'ai mis le tag dans ma liste de tags et j'ai plus touché.
Je fais jamais d'articles de tags.
Et comme ces temps-ci, j'évite d'écrire (sinon je me mets à râler), je compte en profiter pour enfin répondre à tout ça. Après des mois entiers de retard.
Narmol.

C'était donc un tag des 11 questions (je commence à me demander s'il en existe d'autres) (oui), et comme je parle déjà beaucoup de ma vie, je vais passer l'étape des anecdotes personnelles (sinon je risque de recycler) et juste répondre aux questions.
Et même qu'après je vais taguer personne. Parce que je suis une connasse.

1) Un souvenir d'enfance qui t'a marquée?
Les samedi et les dimanche où je passais des journées entières à jouer à la poupée (enfin...poupée...MyScene, quoi) avec ma soeur.

2) De quelle couleur sont tes chaussettes préférées?
Elles sont noires avec de grosses étoiles dorées à paillettes.

3) Si tu pouvais faire un métier dingue, lequel serait-ce?
DANSEUSE BURLESQUE OMAGAD (je suis constante dans mes choix)! Comme je trouve que c'est un métier relativement original, glamour, magnifaïque et inaccessible, je me suis dit que "dingue" lui convenait bien.

4) Si tu pouvais te mettre dans la peau de quelqu'un pour le restant de ta vie, laquelle serait-ce?
Dans celle de Gala Darling. Une femme qui s'aime autant, qui a l'air si gentille et qui a l'air de tellement vouloir aider les autres à s'aimer est une femme dans la peau de laquelle j'adorerais me lover pour toujours.

5) Quelle est la chose que tu veux le plus pour Noël / ton anniversaire?
Cette petite culotte en dentelle.

6) Une couleur?
Le doré. J'aime le doré d'amour. Au point d'avoir peint les murs de ma chambre en doré. Je l'ai déjà dit. Mais je le répète. Parce que j'aime le doré.
Et la couleur menthe.
Et le rose.

7) Pourquoi est-ce que ton nom de blog c'est "ça"?
Parce que l'année dernière, je jouais beaucoup plus que maintenant avec les looks, je prenais pas ce que je faisais au sérieux, je m'amusais, je faisais n'importe quoi (avec mes fringues, donc), et je me disais que "la vie, c'est qu'une vaste blague". Aucun rapport, quand j'y pense.

8) Si le génie de la lampe apparaissait avec trois voeux, qu'est-ce que tu demanderais?
Toutes les robes Hell Bunny, l'amour de Mercutio pour la vie et la promesse de mourir tranquille à 95 balais dans mon lit.

9) Votre petit plaisir de fin de journée?
Jouer à la Nintendo DS et lire dans mon lit en envoyant des sms à Mercutio. En buvant du lait aux noisettes.

Source
10) Tu préfères être une girafe avec un petit cou ou un hippopotame qui ne sait pas nager?
Je préfère le petit cou. C'est moins dangereux. Mais j'aurais l'air ridicule.

11) Qu'est-ce que tu as envie d'avouer en dernier?
Je comprends pas la question. C'est "le dernier truc que j'avouerais" ou "un bête truc que je pourrais dire"?

mardi 12 mars 2013

Tu la vois, la poutre?

Il y a quelque jour, j'ai réfléchi à propos de ce blog.
Je l'aime bien, j'aime le partage qu'il m'apporte, j'aime être lue, et j'aime la sensation de l'article écrit.
Mais je n'aime plus l'ambiance qu'il dégage.
Quand on me demande de le décrire, je n'ai qu'une phrase qui me vient à l'esprit:
"C'est le blog d'une adolescente qui râle."
Je râle. Tout le temps.
Je râle à propos des Pédangoth, je râle à propos de ma créativité, à propos de ma famille, de ceux qui donnent leur avis, qui insultent les femmes topless, je râle à propos de mes angoisses, à propos des bougies, des vexations que je ressens, de ma classe, des pseudo-féministes, des blogueuses méprisantes, des publicités sexistes, des gens qui blessent sans réfléchir, de ma négligence, des gens qui défendent les gays parce que c'est à la mode, des règlements scolaires, du sameshaming, de la répulsion du corps, de celles contre les rondes, des personnes qui parlent dans mon dos alors que je suis à 50 centimètres, des tolérants sélectifs, des gens qui écrivent une faute par mot, de ma peur de la grossesse, de l'humour qui finalement ne me fait pas rire, des bébés, de la procrastination, de la condescendance, de mon prénom, de ceux qui me disent provocatrice, de l'école, des Puristes, et je m'arrête là.

Ce blog n'est qu'un concentré de tristesse, de mauvaise humeur et de colère. Quand je le vois, je ne peux m'empêcher de me rembrunir encore plus, car il n'est fait d'aucune joie qui pourrait me rassurer.
L'Artiste l'avait remarqué, et moi je n'ai pas écouté.

Vous l'avez sans doute remarqué, je ne suis pas au top de ma forme. L'école me fatigue physiquement et psychologiquement, les devoirs m'angoissent, mes insomnies m'achèvent, et ma confiance en moi (absente) n'arrange rien.
Je suis une espèce de petite épave en ballerines à paillettes dorées.
Du coup, j'essaie de varier mes activités, afin de savoir quels domaines me plaisent.
Je lis beaucoup, je couds, je continue de m'amuser sur l'ordinateur, de lire d'autres blogs, de jouer sur Equideow, j'ai commencé une nouvelle histoire, je passe énormément de temps à m'amuser sur la Nintendo DS de Mercutio, et en fin de compte, je ne pense plus beaucoup au blog.
Ça m'a inquiétée, j'y ai réfléchi, et finalement, je me rends compte que je ne me reconnais plus dedans. Il ne me correspond plus.
Ecrire mes articles coup-de-gueule me plait, mais ne faire que ça m'étouffe. J'aimerais écrire des articles avec une meilleure humeur, mais ma vie en ces moments ne s'y prête pas.
Je me dis que tant que je n'irai pas bien, le blog n'ira pas bien.

Je passe mes journées à recommencer les mêmes choses. Ce sont des choses que j'aime, oui. Mais cela n'empêche pas l'impression que chaque jour est le même que le précédent.
Mon réveil sonne, j'ai du mal à me lever, je fais "snooze" quatre ou cinq fois, je me lève, je m'apprête, je déjeune, je vais à l'école, je passe une mauvaise journée, je rentre à la maison, je travaille pour mon exposé de latin, je vais sur l'ordinateur, je vais chez mon père, je prends ma douche, je fais mes devoirs (parfois), je joue à la DS, je mange, je vais faire un dernier tour sur l'ordinateur, je joue encore sur la DS, je lis, puis l'angoisse monte quand vient l'heure de dormir.
Tous les jours.

Je regrette énormément l'année passée. J'étais bien dans ma peau, bien dans ma tête, j'avais une classe géniale, je me sentais bien, je dormais la nuit, et il me semble que je déprimais rarement.
Là, c'est juste la débandade.

J'aimerais arrêter de bloguer un instant. Peut-être des articles sans intérêt. Laisser des images que j'aime, répondre enfin à mes tags en attente, donner des nouvelles de moi, faire le bilan de mes résolutions, écrire des choses qui ne me demandent pas de réfléchir.
J'aimerais prendre du temps pour me relaxer, lire encore plus, essayer les livres de philosophie, découvrir Anaïs Nin, approfondir mes connaissances sur la lithothérapie, apprendre à faire des victory rolls, exécuter mes projets créatifs, faire des crêpes avec Mercutio (habituellement, les couples font des bébés. Nous, on fait des crêpes), me renseigner enfin pour un job à l'épicerie près de chez moi, nettoyer les meubles de ma chambre, me relaxer encore, apprendre à reculer, à laisser glisser les choses, à ne plus me sentir agressée par la moindre parole intruse lancée en classe.
J'aimerais me pencher aussi sur ma nouvelle, étoffer les personnages, trouver des scènes, ne pas avoir l'impression que je n'avance pas.
J'aimerais lire en entier la Comédie Humaine de Balzac, ou au moins lire Scènes de la Vie Quotidienne (en y allant petit à petit, car lorsque j'avais lu Scènes de la Vie Privée d'une traite, je ne pouvais plus voir Balzac en peinture).
J'aimerais progresser, perfectionner mon français, me donner des défis pour mes rédactions, prendre plus confiance en moi de ce côté-là (je fais énormément d'erreur de prononciation et j'ai un mal de chien avec les double lettres).

J'aimerais devenir plus posée, moins haineuse, aigrie. Je vous donne des leçons de tolérance que je ne suis plus capable de tenir moi-même.
Je vois la paille dans l'oeil du voisin sans remarquer la poutre dans le mien. Et ça m'agace.
Ça m'agace de dire des choses méchantes et de me dire, tout en parlant: "Arrête! T'es horrible!"
Et pourtant, je ne m'arrête pas, parce que je suis persuadée qu'au fond, j'ai raison.
Et d'autres fois, je sais que j'ai tort, et je regrette.
Quand je blâme les filles aux ombre hair avec une théorie fumeuse de j'affiche-mon-originalité-alors-qu'en-fait-je-reste-juste-un-mouton-à-la-mode,  je me dis "Mais ARRÊTE, connasse, arrête! T'es juste en train de foutre en bouillie tout ce que t'a toujours dit!".
C'est une raison de plus qui me pousse à rester silencieuse. Je me sens hypocrite et fausse, et je ne veux plus jamais ressentir ça en vous écrivant.
Je veux revenir lorsque je me sentirai mieux.
Je veux réfléchir à ce que deviendra mon blog, à de nouvelles inspirations, de nouveaux genre d'articles, de nouvelles rubriques.
Je veux vous dire des choses vraies. Les choses que je dis à présent, mais en les appliquant.
Je veux être authentique avec vous, en paix avec ma vie, en phase avec mon blog.
Alors je vais attendre.

Je continue de lire les blogs, car j'adore ça. Je pense passer sur les blogs de toutes mes abonnées, pour voir qui me lit. J'aimerais prendre le temps de mieux vous connaître, de me souvenir de celles qui me laissent des commentaires quand elles en postent plusieurs.

Je reviendrai quand je me sentirai mieux. Peut-être écrirai-je quelques articles que je garderai en réserve pour mon retour.
Je vous souhaite beaucoup de bonheur, que vous aussi, vous vous sentiez en phase avec celui ou celle que vous voulez être.
Je vous aime beaucoup pour être là.

A bientôt.

Victory rolls. Personnellement, ça me fait
penser aux oreilles des chats american curl

mardi 5 mars 2013

Non, vous n'êtes pas une élite!

J'ai déjà abordé le sujet dans un court article, assez vaguement, et après la lecture de quelques messages laissés sur un forum, je ressens le besoin de m'exprimer à nouveau.

Pour établir le contexte, comme j'ai eu une longue période où je me disais gothique, j'ai fréquenté des forums du genre.
Le premier que j'ai essayé a été une horreur. Une mêlée de pauvres imbéciles qui déchaînaient leur frustration sur les nouveaux inscrits en passant leur présentation au peigne fin et en leur lançant des cailloux chaque fois que leurs dires ne faisaient pas assez "true".
Un amoncellement de prétention.
Tu te disais gothique, mais t'habillais en Queen of Darkness? Trop commercial. Lynché.
Tu te disais gothique, mais te teignais les cheveux en noir? Trop cliché. Lynché.
Tu te disais gothique, mais avais 14 ans? Lynché.
Tu te disais gothique, mais écoutais Justin Bieber en même temps que Sisters of Mercy? Dehors.

Heureusement, je n'ai pas été dégoûtée de la "mentalité gothique" (s'il y en avait une, ce n'était certainement pas celle-là) et j'ai été voir ailleurs.
J'ai découvert un autre forum, fort sympathique, avec une administratrice aussi adorable que ses membres, et où je me rends fréquemment. Un forum où l'on parle philosophie, esthétisme, culture, savoir, mythes, ésotérisme, mythologie, écologie, un truc de dingue.
Et là-bas, j'ai vu la pub pour un autre forum gothique, où je me suis aussi inscrite.
Autre ambiance.
Je suis toujours dessus, j'aime bien m'y rendre et y écrire, mais je vais casser du sucre, c'est certain.

Quand tu commences à te reconnaître dans le mouvement gothique, et que tu fais l'erreur de te mêler à tes "congénères", tu rencontres plein d'emmerdes.
D'abord, les débats sans fin  pour connaître QUI est gothique et QUI ne l'est pas. Aimer la musique gothique obligatoirement? le métal est-il autorisé? Le look est-il important? Obligatoire? Facultatif? Peut-on mettre du rose et être gothique? Et écouter une autre musique, comme de la pop, en plus de la New Wave ou du métal (si encore ce dernier est autorisé)? Chacun pour soi? Tout le monde dans le même bateau? Chacun fait ce qui lui plait? Ou c'est comme MOI je dis? Les ados sont-ils tous des "fake"? Et la littérature, dans tout ça?
Stop.

Rien que le style vestimentaire est une source de conflit.
Couleur? Pas couleur? Do It Yourself? Prêt à porter? Magasins? Pas magasins? Marque? Pas marque? Si marque, peut-elle être connue? Et blah, et blah, et blah.

Et la vie en elle-même prête à confusion.
Ado permis? Pas d'ado? Être gothique depuis vingt ans rend-il plus crédible? Hiérarchie de l'âge, tout ça? Naît-on gothique? Devient-on gothique ("Non, on ne devient pas fou, on NAÎT fou!" aurait dit Mercutio, dans Roméo et Juliette)? Peut-on dire que le fait qu'on se reconnaissait pas dans les autres enfants démontre un destin de gothique? Ou est-ce ridicule?

Et la musique...
Métal? Pas métal? Les groupes connus restent-ils gothiques? Evanescence? Lacrimosa? A l'aide?

Jeune padawan, toi qui aimerais tant faire partie du clan sacré des enfants de la nuit (BULL-SHIT), tu t'exposes à une grande interrogation.
Quel que soit ton avis, tu te feras lyncher. Direct.
Di-rect.
Pas besoin d'être un Puriste. Le Pédangoth (c'est beau, cette appellation) veut avoir raison.
C'est dans sa nature.
Parce que le Pédangoth est meilleur que toi.

Si le Pédangoth a dit que le mouvement, c'était à la base de la musique, tu DOIS écouter cette musique, et pas une autre. Même pas tu peux varier ton répertoire.
Tu peux écouter autant d'indu et de New Wave que tu veux, si tu as Marina and the Diamonds en fin de playlist, c'est MORT!

~L'avis de Decay qu'elle le met en rose parce que c'est plus joli~
Il est vrai, le mouvement gothique découle d'un courant musical. On ne peut pas lui retirer ça. Je pense, personnellement, que le savoir, et savoir ainsi les types de musique, est le minimum syndical. Après, tu en écoutes, tu cherches, tu creuses, tu vois ce que tu aimes et ce que tu n'aimes pas, tu te forges un avis, et de là, finalement, tu auras certainement deux ou trois morceaux qui te plairont.
Après, t'en fais ce que tu veux. Tu mélanges avec du Selena Gomez ou du Florent Pagny, ce sera pas moi qui viendrai te cracher au visage.

Mon avis est, je trouve, très laxiste. Je voue une sainte horreur au renfermement. Dis-toi gothique, mais ne sois pas que ça!
Si je commence à te demander d'essayer quelques morceaux, c'est parce que je sais que le choix est large, varié, et que tu ne mettras pas longtemps à tomber sur quelque chose qui te plait. Abney Park, Emilie Autumn, Lacrimosa et Sisters of Mercy, pour ne citer qu'eux, sont tellement différents! Si tu n'en aimes pas un, tu en aimeras forcément un autre.
Et finalement...si tu ne trouves rien...au moins, tu sauras de quoi il en est, et là encore, ce ne sera pas moi qui te ferai des reproches.

Mais le Pédangoth, lui, t'en fera, des remarques. Lacrimosa, c'est de la merde, Abney Park, trop récent, Emilie Autumn, tu ne sais même pas la caser dans un genre, et Sisters of Mercy...ah beh non, rien à dire.
Tu ne sauras jamais contenter tout le monde, et le gothique te le fera comprendre.
Parce que le Pédangoth est prétentieux.

Le Pédangoth aura une légère tendance à t'insulter si tu portes trop d'attention à ton look.
Parce que c'est pas ça l'importaaaaant, dans le gothiiique, enfiiin!
C'est la musiiiiique!
Haaaaan!

Et puis, il ne faut pas oublier que le gothique, c'est du DIY!
Tu dois faire tous tes vêtements toi-même.
Même si tu ne sais rien faire de tes dix doigts.
Débrouille-toi.

En fait, le Pédangoth s'en sort, alors le Pédangoth pense que tout le monde devrait faire comme lui.
Parce qu'il est persuadé que tout le monde est pareil, avec les mêmes facultés.

En fait, le plus gros problème du Pédangoth, c'est qu'il est incapable d'imaginer que les gens puissent adapter le mouvement à leur personne, vivre le gothique à leur façon.
Où est le problème?
Ah.
Ah oui. Juste.
"Ce sont des personnes pareilles qui divulguent une mauvaise idée du gothique! C'est à cause d'eux que la société nous prend pour des êtres superficiels et satanistes!"
Non, petite huître.
Les gens qui pensent ça sont cons, ont trouvé cette idée tout seuls, et qu'ils aient croisé des gothiques ou pas sur leur chemin, ça n'aurait rien changé.
C'est juste toi, en fait, petit être pédant de mes deux. Tu ne peux pas supporter que les autres ne fonctionnent pas comme toi.
En fait, t'es comme le reste de la société.
Celle que tu détestes.
Et qui te rend encore plus prétentieux.

Tu vois, ces êtres qui t'agressent parce qu'ils ne supportent pas que tu sois différent d'eux?
T'es pas bien différent.
Tu n'admets pas le changement et la diversité.
Je ne te dis pas d'admettre qu'une meuf aux cheveux bleus et roses, en petite robe pin up rose et coiffée d'un serre-tête à fleurs, écoutant si peu de gothique et détestant Baudelaire (SACRILEEEEEGE!) (Faut dire que ce mec a ce petit quelque chose de pathétique fort attachant) soit gothique.
Bien pour ça que je ne revendique pas l'être.

COUCOU SAY MOOOOI
Mais accepte au moins un minimum de variété, merde!
Et s'il te plait.
S'il te plait.
Arrête. De croire. Que le monde entier. Est une chienne. Et que toi. Tu vaux mieux que tout le monde.
S'il te plait.
Arrête de dire que tu aimes être différent, que toi, au moins, tu es unique, que tu adores te différencier, avoir ta propre personnalité etc, etc.
Parce que tu vis juste dans un monde étrange, là.
Les sosies, c'est rare. Et du coup, tout le monde est différent, unique, avec ses variations de look et de caractère. Tu n'as pas besoin de chercher à tout prix à te démarquer de cette société de merde, parce que ce n'est pas la peste! Tu es toi, les autres sont les autres, point barre!
Et tu n'es pas meilleur qu'eux. Et ils ne sont pas meilleurs que toi.
Chez les gothiques, y a des cons. Y a des moins cons. Y a des gens géniaux et d'autres tout de suite un peu plus chiants.
Ça ne te rendra pas exceptionnel.
Parce quand tu te plains de la discrimination, que tu racontes qu'une fille t'a traitée de sorcière, et que tu nous dis en retour à quel point c'était une petite salope en string et à mini-jupe, cette nana, excuse-moi...mais tu ne te démarques pas.
Tu l'imites.

Je ne sais pas comment finir cet article. Je le trouve décousu, un peu brouillon, j'ai peur d'avoir oublié des trucs, et finalement, je ne sais pas comment faire pour l'améliorer.
C'est brouillon, car ma pensée est brouillonne, car tout ce que j'ai vu à travers ces forums était brouillon.
J'étais juste fatiguée de cette sorte de guilde de la Difference, porte-paroles d'un monde meilleur, et pourtant faite d'une bonne part d'idiots, et j'ai voulu l'écrire.
Merci de m'avoir lue.