samedi 14 septembre 2013

Les livres qui m'ont marquée

J'ai dû le dire plusieurs fois (de façon plus ou moins élitiste, cela dépend de mon humeur du moment) (ou de mon degré de fermeture d'esprit), j'aime lire. Cette année-ci, j'ai plutôt beaucoup lu, et finalement, je me suis rendue compte que je ne faisais jamais aucun article sur le sujet.
Et aujourd'hui, j'ai envie de partager mes livres préférés, ceux qui m'ont émue, bouleversée, changée.
Je ne sais pas faire de critiques, je peux donner mon avis, mais je suis désolée d'avance si celui-ci s'avère être un peu court.
En fait j'ai un peu peur de ne rien vous apporter.
Mais bon, pourquoi se retenir?


1) Bram Stocker - Dracula 


A la base, je n'étais pas enchantée à l'idée de lire ce livre. Seulement, j'étais dans ma période gothique, et j'avais envie d'approfondir ma culture en matière de macabre. Mon Papy l'avait (v'la pour ça que je vous montre la vieille édition de 1976), je le lui ai emprunté, et...comment dire...
J'ai découvert Jonathan Harker.

Le livre s'offre à nous sous forme de journaux intimes: celui de Jonathan Harker (owi), de son épouse Mina Harker, du docteur John Seward, et si je me souviens bien, il est possible que d'autres personnages aient rajouté leur brique (Van Hellsing et Lucy Westenra, peut-être). Ma mémoire est un peu nulle sur ce coup-là, je suis désolée.

Par contre, je vous le dit tout de suite, Francis Ford Coppola, dans son adaptation du roman, vous raconte de la merde, et il en est de même pour Kamel Ouali: non, Dracula n'essaie pas de bouffer Mina parce qu'elle lui rappelle sa fiancée décédée et elle ne tombe pas amoureuse.
Y a pas de fiancée: Dracula est un monstre sans sentiment, point barre. Et Mina elle a peur.

Le livre est assez long, mais vraiment intéressant. Je l'ai lu deux fois, car à force d'entendre ces histoires de fiancée décédée, je me suis demandé si je ne m'étais pas trompée dès le début et que Stoker en parlait vraiment (non).
Et ni la première, ni la seconde lecture ne m'ont ennuyée.

Ainsi donc, Dracula, c'est l'histoire d'un vampire (sans déconner) invitant un jeune homme, Jonathan Harker, à se rendre dans son château en Transylvanie pour discuter de la maison qu'il compte acheter (Jonathan Harker, c'est un peu l'équivalent d'un agent immobilier, on va dire). Là-bas, il le séquestre, Jonathan chouine, il croit qu'il va mourir, alors il s'échappe, il devient fou et il persuade sa fiancée Mina d'aller buter le méchant pas beau. Sauf que de son côté, Mina a d'autres soucis, parce que sa meilleure amie, Lucy Westenra, commence à avoir un comportement étrange et se réveille (plus ou moins) chaque matin complètement exsangue. OLALA, MAIS COMMENT CELA SE FAIT-IL?
Voilà.
Comme ça, vous connaissez mon talent pour donner envie de lire un livre.
Je vous pardonne si vous ne l'achetez pas.


2) Oscar Wilde - Le portrait de Dorian Gray


Le plus gros "faites ce que je dis, pas ce que je fais" de l'histoire de la littérature.
Pour parler de l'auteur: Oscar Wilde était un mannequin renommé avant d'être écrivain, il était célèbre comme tout, et il avait les chevilles grosses comme des citrouilles. Sinon, il trompait sa femme avec un homme (le père de l'homme en question lui a d'ailleurs fait un procès pour sodomie), fumait de l'opium et n'était pas tellement un enfant de choeurs. Selon ma prof de français (et je devrais d'ailleurs acheter des livres sur Wilde, histoire de vérifier tout ça, car ma prof a déjà fait de nombreuses fautes dans son cours et j'aimerais bien être sûre de mes dires).
Alors que je voyais Le portrait de Dorian Gray comme une sorte de morale ("la dépravation c'est mal", en gros), ma théorie s'est vue heurtée par la brève biographie de l'auteur faite par mon enseignante. Ainsi, Wilde aurait écrit ce livre sans penser un seul mot de ce qu'il disait? Pourquoi pas...

Le portrait de Dorian Gray, c'est l'histoire d'un jeune homme, Dorian (il faudrait que j'arrête de dire des trucs évidents dans mes résumés), beau, jeune, gracieux, intelligent, et ami de Basil, un peintre qui lui demande de faire son portrait. Pendant la séance, Lord Henry se tape l'incruste et, lors d'une pause, émerveille le jeune homme à grand coup de tirades sur les plaisirs de la chaire, de la jeunesse, du stupre et d'autres choses plus gaies encore, mettant l'accent sur le côté éphémère de la jeunesse.
Apeuré par la perspective de vieillir un jour, Dorian évoque le souhait de faire vieillir son portrait à sa place.
Malheureusement, vous vous doutez bien que son vœu ne s'évanouit pas dans les airs.

Sinon, le livre a été adapté deux fois au cinéma, la dernière adaptation datant de 2009. A noter que Ben Barnes joue le rôle de Dorian et qu'il est plutôt ognomgnomgnom.

3) Anaïs Nin - Journal


Pour mettre les pendules à l'heure, Anaïs Nin est connue pour être l'une des premières romancières érotiques. Elle est principalement connue pour son Journal, qu'elle tiendra tout au long de sa vie, et pour ses nouvelles érotiques.

Cela faisait un moment que je voulais lire son journal, j'en ai trouvé la première partie chez mes grand-parents et j'ai adoré. Elle a une écriture charmante, très élaborée pour un journal (qu'elle a toujours avec elle et dans lequel elle écrit quasi sans cesse), très précise, et j'ai surtout adoré le fait de me sentir proche d'elle par de nombreux sentiments et impressions: le fait de se sentir "obligé" de tenir un journal, comme un réflexe, la pression des autres scandant que c'est inutile, l'incapacité de préserver des relations, l'angoisse face à la pensée du père, etc.
(Voilà, je dois être la réincarnation d'Anaïs Nin et je vais mourir d'un cancer. Merci au revoir.)

4) Mathias Malzieu - La mécanique du coeur


J'ai hésité à mettre ce livre dans cet article, mais malgré ses défauts, je dois avouer que l'histoire est réellement bouleversante. Je l'ai terminé il y a trois jours et c'est le donc le plus récent de mes amours littéraires.

Jack naît le jour le plus froid du monde. A cause de la basse température, son coeur se gèle et la sage-femme, le docteur Madeleine, décide de relier les artères de son coeur aux aiguilles d'une horloge à coucou. A partir de son enfance, elle lui interdit de tomber amoureux, car la mécanique du coeur ne saurait supporter la douleur d'un chagrin d'amour.
Lol, tu devines bien que la jolie nana sur la couverture ne va pas servir qu'à balayer le trottoir.

Alors, honnêtement, c'est beau. C'est genre VRAIMENT beau. C'est un peu le genre d'histoire d'amour que je me délecte de lire (et qui fait grandir la psychopathe qui est en moi "Mercutiooooo, pourquoi tu m'aimes pas comme dans les liiiiiiivres? -Mais parce que ce sont des fictions, coconne"), mais malheureusement, il y eut quelques défauts qui m'ont gâché ma lecture.
Premièrement, le style est beaucoup trop simpliste. Je ne m'attendais pas à plus de la part d'un roman récent, mais ça fait quand même mal à mon petit coeur. Ensuite, on retrouve une légère vulgarité dans la narration (con, gueule, etc) et personnellement, je ne raffole pas. Ça explique peut-être pourquoi j'exècre Stephen King.
De plus, s'il y a une chose que je trouve déplacée dans les romans, c'est d'utiliser comme protagoniste une personne ayant réellement existé. Ici, c'est Georges Méliès, qui se voit vivre des choses qu'il n'a pas vécues. Dommage, on plonge moins dans le livre en sachant cela, comme un sentiment d'imposture.

Ce qu'il y a de stylé dans l'histoire, c'est que l'auteur, Mathias Malzieu, chanteur d'un groupe de rock français, a créé un album complet pouvant servir de BO au livre (et qui servira d'ailleurs de BO au film qui sort en 2014), dans lequel il y a du bon (COUNNILINGOUS MON AMOURRRR) et parfois du moins bon. Mais j'ai trouvé le résultat final vraiment sympa!



5) Oscar Wilde - Teleny


AH!
IH!
COMMENT VOUS PARLER DE CE LIVRE OMAGAD!
L'histoire est présentée comme une histoire vraie, sous forme de dialogue (enfin...le narrateur raconte, et de temps en temps l'autre fait une petite remarque. Ça ne casse pas le récit) entre Oscar Wilde et un ami à lui présenté sous un pseudonyme : celui de Camille de Grieux (nous sommes à l'époque où Camille et Marie sont des prénoms d'homme, n'oublions pas).
Donc, Camille des Grieux, mourant, décide de raconter à son ami la plus belle histoire d'amour de sa vie :
Lors d'un récital de piano auquel il accompagnait sa mère, Camille est transporté par la performance musicale de René (ouin) Teleny, durant laquelle il entre presque en transe.
Après le concert, il a l'occasion d'échanger quelques mots avec l'artiste, et ils découvrent tous deux que cette transe qu'avait ressentie Camille n'était autre qu'une sorte de transmission de pensées qu'il avait eue à son insu avec Teleny.
De là, il comprends qu'il y aura entre lui et le jeune homme un lien inexplicable et intense.

Sinon, c'est du porno qui tache, avec une scène que Mercutio n'a même pas réussi à lire (ça se comprend), faut pas avoir peur des situations glauques (tu connais l'histoire de la prostituée atteinte de consomption dont la poitrine éclate presque et qui meurt alors que sa collègue lui jouit dans la bouche? Ben voilà) mais à côté, c'est aussi une histoire d'amour vraiment belle et profonde.
Bref, mon bouquin préféré. Oh, et j'ai envie de vous laisser un extrait.

" Teleny, qui avait entendu aussi bien que moi, haussa les épaules.
- Une voiture m'attend, me dit-il en passant son bras sous le mien ; cependant si vous préférez marcher...
- De beaucoup, car il faisait une chaleur étouffante dans la salle.
- Étouffante, en effet, dit-il, répétant ce mot mais songeant évidemment à autre chose.
Puis, tout à coup, comme frappé par une idée subite :
- Êtes-vous superstitieux ?
- Superstitieux ? m'exclamai-je, étonné de l'imprévu de cette question. Oui, un peu.
- Moi, je le suis excessivement. C'est dans ma nature où l'élément bohémien domine. On dit que les gens bien élevés ne sont pas superstitieux. D'abord j'ai reçu une éducation pitoyable ; mais je crois que si nous connaissions réellement les mystères de la nature, nous pourrions probablement expliquer les étranges coïncidences qui se présentent constamment à nous. Mais nous ne savons rien.
Puis, s'arrêtant brusquement : 
- Croyez-vous à la transmission de la pensée, des sentiments, des sensations ? 
- A dire vrai, je n'ai jamais songé à ces problèmes...
- Il faut y croire, cependant, ajouta-t-il impérativement. Ainsi, ce soir, bous avons eu tous les deux la même hallucination, au même moment. Vous allez vous en rendre compte : ce qui vous frappa d'abord ce fut une vision de l'Alhambra étincelant sous les feux du soleil. Est-ce cela ?
- C'est bien cela, fis-je stupéfait.
Et vous éprouviez à ce moment l'impression d'un brûlant amour qui vous secouait le corps et l'âme ? Vous ne répondez pas ? Après vint l'Egypte, puis surgirent Antinoüs et Hadrien [NDDecay: Hadrien était un empereur romain, et Antinoüs (ou Antinoos) un jeune esclave qui était en quelques sortes son amant, et qui se noya, selon Oscar Wilde dans le Nil, selon mon prof de latin dans la piscine de l'empereur. Fou de chagrin, Hadrien fit dressé des statues d'Antinoos dans la Rome entière]. Vous étiez l'empereur, j'étais l'esclave...
Il ajouta plaisamment, parlant presque pour lui seul :
- Qui sait ? Peut-être mourrai-je pour vous, un jour, comme Antinoüs pour son maître.
Et ses traits prirent l'expression douce et résignée que l'on voit sur les statues antiques des demi-dieux.
Ma stupeur augmentait.
- Oh, vous pensez que je suis fou, continua-t-il, mais je ne le suis pas, j'établis des faits. Vous ne vous sentez pas dans la personnalité d'Hadrien, parce que vous n'avez pas l'habitude de ces visions ; mai tout cela s'éclaircira pour vous quelque jour ; quant à ce qui me concerne, je dois vous le dire, un sang asiatique coule dans mes veines et...
Il n'acheva pas. Nous cheminâmes quelques temps en silence, puis il reprit :
- N'avez-vous pas remarqué que je me tournais de votre côté pendant la gavotte. Je venais de sentir votre présence, je vous cherchais des yeux sans pouvoir vous découvrir ; vous en souvenez-vous ?
- En effet, vos regards se tournaient de mon côté.
- Et vous étiez jaloux.
- Oui, murmurai-je.
Pour toute réponse, il pressa mon bras contre lui, et après une pause il ajouta précipitamment et à voix basse:
- Il faut que vous sachiez qu'aucune fille au monde ne m'a jamais fait la moindre impression. Je ne pourrai jamais aimer une femme.
Mon coeur battait violemment ; j'avais la gorge serrée.
" Pourquoi me raconte-t-il cela ? " me demandai-je.
- N'avez-vous pas aussi respiré comme un parfum ?
- Un parfum ! Quand ?
- Pendant que je jouais la gavotte. Vous l'avez peut-être oublié ?
- Attendez donc, vous avez, ma foi, raison ; quel parfum était-ce ? Ah ! De la lavande ambrée.
- Oui, c'est bien cela. C'est une odeur que vous n'aimez pas et que je déteste. Quelle est votre odeur favorite ?
- L'héliotrope blanc, fis-je.
Sans me répondre, il tira son mouchoir et me le fit sentir.
- Nos goûts, vous le voyez, sont exactement les mêmes.
Et, ce disant, il m'enveloppa d'un regard si passionné, si voluptueux, que l'ardeur charnelle qui en jaillissait me fit presque défaillir.
- Vous le voyez, je porte toujours sur moi un bouquet d'héliotropes blancs ; permettez-moi de vous l'offrir ; son parfum me rappellera à vous, cette nuit, et peut-être serai-je dans vos rêves.
Détachant les fleurs de sa boutonnière, il les plaça dans ma main, tandis que de son bras gauche m'entourant la taille, il m serra contre lui pendant quelques secondes qui me parurent être une éternité.
Il effleura mes lèvres de sa respiration haletante. Nos genoux se touchèrent alors, et je sentis un objet dur se presser et se mouvoir contre mes cuisses.
Mon émotion fut telle que je pouvais à peine me tenir debout ; je cru un moment qu'il allait m'embrasser, la pointe seule de sa moustache chatouillait ma bouche, me produisant une délicieuse sensation. Ses yeux, en même temps, plongeaient dans les miens avec une fascination diabolique.
Le feu de son regard pénétrait dans ma poitrine, descendant plus bas. Mon sang était en ébullition et je sentis à mon tour que l'objet appelé par les Italiens l'oiselet, et qu'ils représentent muni d'une paire d'ailes, commençait à s'agiter dans sa prison, levait la tête et répandait quelques gouttes du crémeux fluide de vie.
Mais ces quelques larmes, loin d'être un soulagement, furent plutôt comme les gouttes d'un caustique et produisirent une forte, une insupportable irritation.
J'étais à la torture ; j'avais l'enfer dans la tête, le feu dans le corps.
" Souffre-t-il autant que moi ? " me demandai-je.
Son bras, en ce moment, se détacha de ma taille et retomba inerte le long de son corps.
Il se recula, chancela comme sous le coup d'un violent choc électrique. Je cru qu'il allait défaillir ; il essuya son front en sueur et poussa un profond soupir.
Ses couleurs avaient disparu ; il était affreusement pâle.
- Vous me croyez fou? dit-il.
Sans attendre la réponse, il continua :
- Qui est sain d'esprit, qui est fou dans notre monde ? Qui est vertueux et qui est vicieux ? Le savez-vous ? Moi pas.
Une pause. Un long silence. Il avait enlacé ses doigts dans les miens et nous marchâmes ainsi sans mot dire. Mes veines étaient encore gonflées, mes nerfs raidis, les conduits spermatiques gonflés à déborder. L'érection continuait. Je ressentais une douleur cuisante autour des organes de la génération, tandis qu'une prostration étreignait le reste de mon corps ; et cependant, en dépit de la douleur et de l'accablement, j'éprouvais un plaisir indicible à marcher aisi à ses côtés, silencieux, les doigts entrelacés, sa tête penchée sur mon épaule.
- Quand avez-vous senti pour la première fois mon regard sur le vôtre ? me demanda-t-il à voix basse.
- Quand vous êtes sorti pour la seconde fois.
- Exactement. Nos yeux se sont rencontrés et il s'est établi entre nous un courant pariel à une étincelle électrique le long d'un fil.
- Oui, un courant ininterrompu. 
- Je n'ai jamais connu d'homme dont les sentiments coïncident si bien avec les miens. Dites-moi, croyez-vous qu'une femme puisse ressentir la même impression avec une telle intensité ? 
J'inclinai la tête, ne trouvant rien à répondre. Il me prit les mains.
- Alors, nous serons amis ?
-Oui, fis-je timidement.
- Oui, mais grands amis, bosom friends, comme disent les Anglais.
- Oui.
Il me serra de nouveau contre sa poitrine et murmura à mon oreille quelques mots d'une langue inconnue, si basse et si musicale qu'elle me parut un chant du ciel.
- Savez-vous ce que cela signifie ?
- Non.
- " Ô ami ! mon coeur soupire pour toi. "

Tapé à la main. Ne me remerciez pas.

6) Honoré de Balzac - Mémoires de deux jeunes mariées


J'ai déjà mentionné ce livre plusieurs fois sur ce blog, car il a joué un rôle capital dans ma relation avec Mercutio. Pour expliquer un peu la situation initiale, deux amies pensent tout doucement à un mariage futur. La première tombe doucement mais sûrement amoureuse de son professeur d'espagnol, qu'elle trouvait pourtant au début repoussant, tandis que la seconde n'a pas peur d'attendre tranquillement l'homme de sa vie et tente tant bien que mal de freiner les ardeurs de sa jeune amie.

Lorsque je lisais ce livre, c'était dans le car pour le voyage scolaire à Cracovie. J'étais encore amoureuse de l'Absent mais je me rendais compte que mes pensées avaient tendance à bifurquer plus facilement et plus souvent vers Mercutio, à l'égard duquel, déjà quelques semaines avant de partir, je doutais de mes sentiments.
Seulement, Mercutio, je ne le trouvais pas franchement beau, ce qui me retenait grandement de laisser mes sentiments s'épanouir à leur aise.
Et je lisais ce bouquin, avec cette jeune femme qui tombait tout doucement amoureuse d'une personne qu'elle ne trouvait pas bien belle, et je me suis lentement rendue compte que chaque sentiment qu'elle traversait, chaque doute qu'elle avait, se retrouvait également en moi.
Et finalement, j'ai ouvert mon esprit et considéré sérieusement l'idée que si mes pensées voguaient si souvent en direction de Mercutio, ce n'était pas pour rien.
Donc, merci Balzac je te love.

7) Rick Riordan - Percy Jackson


Alors, qu'on soit clair.
Ce livre est une daube. J'ai été fan, et à partir du deuxième cycle, quand je n'étais plus aveuglée par la présence de Luke, j'ai commencé à déchanter.
Rick Riordan, c'est un peu le genre de type à te sortir des personnages tous plus clichés les uns que les autres (ça me rappelle quelqu'un...), à exploiter une idée jusqu'au trognon (Percy Jackson parle de demi-dieux grecs. Une autre saga du même auteur, Kane Chronicles, parle de demi-dieux égyptiens, et il a avoué récemment travailler sur une saga de demi-dieux nordiques), à écrire de façon simpliste et à cracher sur la logique, la cohérence et sur d'autres choses assez importantes du même genre.
Sauf qu'il est impossible pour moi de ne pas mettre ce livre dans cette liste.
Parce que ce livre, lorsque j'avais 15 ans, a peut-être sauvé ma vie.
(Roh putain je vais devoir m'étendre sur le sujet publiquement j'aime pas)
(En fait non, je vais pas le faire.)
Donc, ce bouquin m'a sauvé la vie et a inspiré mon premier tatouage qui ornera mon bras d'ici 3-4 mois.
Donc je suis reconnaissante.
Mais c'est de la daube en boîte je pourrai pas le nier.


9 commentaires:

  1. C'est marrant ça, les deux premiers livres sont mes livres de chevet depuis moult années :) Tu as bon goût !

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  2. Oh la mécanique du cœur je l'ai acheté il y a pas mal de temps pour le lire ! Bien entendu, je ne l'ai pas encore fait, mais je suis contente de voir une critique positive ! Je ne savais pas que l'auteur était celui qui avait fait cette musique, j'adore le clip, c'est tout à fait l'univers que j'aime, et j'avais fait le lien avec ce livre, c'est ce qui m'a donné envie de le lire...
    Bref. Balzac, j'ai du mal. Je ne dis pas que ses histoires sont nulles, mais l'auteur, je ne peux pas le voir, ni ses livres dont l'histoire et les descriptions traînent toujours en longueur.
    Sinon le Portrait de DG je voulais le lire cet été mais étant prises par mes lectures obligatoires, je n'ai pas pu... J'ai vu le film mais ait moyen aimé la façon dont ça part trop en live à certains moments.
    En tout cas ça donne bien envie tout ça, merci de nous le faire partager ^^ !

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    1. Pour les descriptions de Balzac, il suffit de comparer avec Victor Hugo, qui fait des chapitres complets DÉDIÉS aux descriptions, ce qui est imbuvable. Ce que j'aime bien chez Balzac, c'est qu'il les dissémine subtilement tout au long du récit :)

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    2. De mon côté, j'avais entendu que Balzac décrivait bien plus qu'Hugo (en fait, je n'avais jamais entendu qu'Hugo était imbuvable), on m'a même dit qu'un de ses livres "commençait" vraiment à la page 160 xD

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    3. Pour Hugo, c'est dans son roman "Notre-Dame de Paris", où il y a deux chaîtres entiers de descriptions, le premier pour décrire Notre-Dame, le second pour décrire Paris.

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  3. Sinon (ouais, j'ai préféré séparer mes commentaires... cherchez pas), c'est marrant, mais en dehors de Percy Jackson (oui j'ai lu les 5 u_u), je n'ai lu que les deux premiers... En version simplifiée, et en anglais. En plus, le format épistolaire de la vraie version de Dracula me donne pas trop envie, alors je sais pas si je vais vraiment le lire, du coup xD

    Sinon, pour les autres, je vois que tu lis de la grande littérature (j'ai décidé de m'y mettre, cette année :p). Je retiendrai pour d'éventuelles lectures ultérieures :D

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  4. Je souhaitais déjà lire certains de ces livres, on m'avait dit du bien de ceetains autres, donc c'est absolument à rajouter à ma PAL je crois...sauf Percy Jackson. Je suppose que tu as des raisons personnelles de le citer avec toutes ces autres œuvres, mais personnellement je ne peux pas supporter ce bouquin. Et sinon, Balzac n'est pas ma tasse de thé mais je suppose que je ne devrais pas m'arrêter à la seule œuvre que j'ai lue de lui. Bref, ça me fait de la lecture tout ça...

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    1. Oui, je l'ai mis uniquement pour raisons personnelles. Ne lis pas ça xD

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