mercredi 16 janvier 2013

Pour qui ce blog a-t-il changé de direction?

Je pense, entre nous, que ce blog n'a pas dérivé, passant d'un blog beauté quelconque (je ne dirai pas "relativement inintéressant", je le trouvais plutôt bien, comme Baby Blog, et de plus, je n'avais commencé les make up "élaborés" qu'après avoir créé Vaste Blague, donc bon, tout ce que je pouvais lui reprocher, c'était de ne pas apporter grand chose à la blogosphère) (relativement inintéressant, donc, en fait, oui) à un blog humeur coup-de-gueulien et pro-personne-ne-se-moque-de-personne pour rien.
Donc, aujourd'hui, je vais vous parler d'Elena.
Elena, je l'ai rencontrée il y a quelque chose comme trois ans, sur un forum. Elle, elle se souvient de la date exacte, mais moi, je n'ai jamais réussi.
Je voulais devenir gothique, je lui parlais des transformations qui s'opéraient sur ma personne (vêtements, couleur de cheveux...) et elle, elle avait l'air de trouver ça assez cool. Alors elle m'a suivie. Elle est devenue gothique à son tour, arborant toujours des tenues plus poussées, plus jolies, et c'est une chose que j'admirais énormément chez elle.
Sauf qu'Elena, elle était immigrée et habitait dans un quartier près de la gare occupé uniquement par d'autres immigrés.
Et ce quartier n'était absolument pas safe. Je ne mettrai pas la faute sur le fait que les personnes qui habitaient là-bas étaient toutes d'origine étrangère (ce serait un raccourci assez odieux et sans rapport), mais une grande partie de ces gens-là étaient foutrement mal élevés. Ma mère a vite fait le rapprochement "immigrés = mal élevés", et pour moi, ça se rapprochait plus du "mal élevés = mal élevés".
La palme de la connerie humaine revenait au collège Notre-Dame, collège de pseudo-catholiques qui pensaient sûrement que mettre toute leur méchanceté sur le dos de leur foi les rendrait enfants de Dieu (je ne pense pas que ce statut devrait être attribué aux gens sur un simple baptême, quand je repense à cette histoire).
Et Elena, athée et désormais gothique, allait tous les jours dans ce collège. Et son look n'est absolument pas passé.
Elle n'a pas tardé à se faire critiquer à longueur de journée, à se faire insulter et se faire traiter de sataniste si elle avait le malheur de lever la main en classe lorsque l'enseignante demandait qui ne croyait pas en Dieu.
L'effet boule de neige a commencé, ses "amis" ont arrêté de lui parler car elle refusait de retourner dans le droit chemin et bientôt, elle finissait ses récréations entourées de 200 élèves (ceci n'est pas une exagération, si tu te le demande pour te rassurer) qui la traitaient de "Satan" et de "salope". Rapport choucroute.

Vous vous doutez bien de ce qu'est devenue Elena: complètement dépressive (ça a même dégénéré en un syndrôme encore plus grave et encore plus chiant à faire disparaître).
Et s'il y en a un ici qui rigole devant son écran parce que c'est bien connu, les gothiques ne sont que des adolescents mal dans leur peau en soif d'attention, et que du coup, il fallait bien qu'elle commence à se plaindre comme quoi sa viie é trop kruel, qu'il se barre de mon blog et n'y remette plus jamais les pieds.
Elena n'était pas une stupide ado en soif d'attention. C'était la meilleure personne au monde, qui m'écoutait lorsque je n'allais vraiment pas bien et que je n'étais même pas capable d'écouter en retour, trop concentrée que j'étais sur ma si importante vie.

Elle s'en est rendue compte, et un jour, elle m'a dit qu'elle ne voulait plus me parler. Je ne l'avais jamais aidée. Ni quand elle se faisait insulter, ni quand les enseignants remettaient la faute des bagarres sur elle "parce qu'elle les avait provoquées" (ça ne vous rappelle rien?), ni quand ses parents n'acceptaient pas son look, ni quand elle se réfugiait aux toilettes pour se griffer méchament les poignets au compas en espérant que cela la calmerait, ni quand elle est devenue agressive parce que c'était le seul moyen qu'elle avait de se défendre, ni quand elle a à moitié éborgné un élève qui l'avait encore insultée, ni quand...rien.

Et alors qu'elle m'avait littéralement et en toute justice larguée, je n'étais pas là quand elle a arrêté de se nourrir et quand une fille chez qui elle s'épenchait lui a dit "si ça te fait du mal de manger ne serait-ce qu'un carré de chocolat, retiens-toi d'en manger".

Et je n'étais pas là lorsqu'elle a essayé de se tuer.
Lorsque la fille à qui Elena parlait me l'a appris, j'ai cru que j'allais en tomber de ma chaise. J'ai écrit une lettre, et je l'ai apportée chez elle.
Sa mère ne m'appréciait pas du tout. Pour elle, j'étais la fille qui avait rendu sa fille gothique, et donc agressive, mal fringuée, rejetée, dépressive et à l'hôpital (si vous voulez savoir, j'ai fini par calquer mon raisonnement sur le sien).
Le week end suivant, j'ai vu Elena connectée sur Facebook. En moins de trois secondes, je l'avais saluée. La première chose que j'ai faite après a été de lui demander si elle avait bien reçu ma lettre.
Non.
Sa mère n'avait pas voulu la lui donner, tout simplement parce qu'on ne se parlait plus. Oui, à partir de là, compons tout contact et n'arrangeons surtout pas les choses, ça ira mieux.
Elena a exigé la lettre, l'a lue, et m'a accordé une seconde chance.
J'ai été la voir deux fois à l'hôpital. La première fois avec Céline. Nous avions attendu plusieurs heures, car ce n'était pas l'heure des visites.
La seconde fois, j'y ai été seule, j'ai fait le trajet habituel d'une heure en métro, et on m'a annoncé qu'Elena était "en activités" et qu'elle ne serait de retour qu'à 18h.
Il était 14h, je suis rentrée chez moi.

A l'hôpital, elle s'était faite une amie que nous appellerons Fleur et qui me détestait. Pour elle, je n'étais autre que la bisexuelle qui voulait draguer sa meilleure amie.
Mébiensûr.
J'ai attendu que ça se tasse, et finalement, Elena a remarqué que Fleur était complètement malade, en gros (les psychologues lui déconseillaient d'ailleurs fortement de la fréquenter) et elle est revenue vers moi.

C'était pendant les grandes vacances, et Notre-Dame lui avait donné le programme de l'année scolaire. Elle s'essayerait aux examens de passage en septembre.
Pendant environ une semaine, tous les jours, je venais chez elle et nous faisions des équations et de la géométrie. Tout ce qui pour moi était d'une facilité déconcertante lui demandait d'énormes efforts. Il faut dire qu'elle tentait de passer en troisième et que moi, j'entrais en première (ma première première, si j'ose le préciser).
Chaque fois, nous faisions une pause où nous allions manger une glace au restaurant Hägen Dasz (ne juge pas l'orthographe, c'est comme "schtroumph" ou "schwarstkopf", ça s'écrit au feeling). On papotait, je la regardais manger sa glace et j'étais terriblement heureuse de la voir rire ainsi.

A la rentrée, elle a raté ses examens, est allée au Portugal et y est restée.
Elle est revenue une fois, fin juin dernier, et à nouveau, c'est moi qu'elle a aidée, alors que mes ennuis étaient bien petits par rapport aux siens.

Quand elle était au Portugal, je ne venais jamais lui parler lorsqu'elle se connectait sur Facebook. Je ne savais pas quoi lui dire pour l'aider. Alors j'ai fui.
Je sais que jusqu'à présent, elle a fait trois tentatives pour se suicider. Toutes de la même façon, toutes ratées, toutes quand je n'étais pas là.

Maintenant, ce que je voyais comme un moyen de mettre fin à sa vie, je vois ça clairement comme un appel à l'aide.
Je traduis ses "j'essaie de survivre" par des "je n'y arriverai pas toute seule".
Ses "j'ai perdu treize kilos, je suis contente, je suis à nouveau maigre" comme des "bordel de merde, faut que tu me dises de bouffer".
Et ses "je hais mon corps" comme des "faut que tu m'apprennes à l'aimer".
Je vais y arriver, vous savez. Réussir à être là pour elle, et pas qu'en pointillés.

Sauf qu'Elena, elle n'est pas la première à voir sa vie exploser juste à cause des autres.
A votre avis, comment Celine s'était-elle retrouvée en seconde à 18 ans?
Comment la lolita de l'école est-elle encore en troisième à 16 ans?
Et pourquoi Mercutio ne voulait-il plus foutre un pied à l'école, en quatrième?
Tu penses que c'est parce qu'ils ne bossaient pas?

On me dit souvent qu'il est normal et humain de critiquer les gens dans leur dos, que tout le monde a déjà reçu des moqueries, et ce n'est pas pour ça qu'il en est mort.
"Faut se réveiller, on est pas au pays des bisounours!"
Mais c'est quoi, cette mentalité de merde?
Depuis quand se moquer et dire des méchancetés dans le dos des gens est un comportement normal? C'est devenu habituel, certes. Mais est-ce pour autant normal?

Est-ce normal d'humilier une fille, de la rabaisser, de l'insulter, de lui dire que ce n'est après tout que pour rigoler, et que si elle se suicide, c'est elle qui l'a choisi?
Après tout, faut se sortir le balai du cul! Faut rigoler, dans la vie!
Personnellement, j'ai appris à m'amuser sans que cela n'affecte le moral des autres. J'ai appris à prendre confiance en moi sans rabaisser celle d'Untel.
Et quand je vois des blogueuses influentes se moquer des autres blogueuses, que ce soit directement en commentaire ou dans le dos de la personne (au risque que celle-ci s'en rende compte d'une manière ou d'une autre), ça me fout la gerbe. Comment tu peux te dire adulte et te comporter comme ça?

Ce blog a donc pris cette tournure entre deux articles plus personnels pour que les gens qui me lisent se rendent compte de la connerie humaine ordinaire. Pour qu'ils se rendent compte de la dure franchise sans gant de velours, de l'égoïsme récurrent et des moqueries meurtrières.
Pour que vous, maman-blogueuses et papa-blogueurs, vous pensiez à apprendre les "ne te moque jamais de tes camarades" en même temps que les "ne joue pas avec la nourriture".
Pour que vous autres, vous repreniez vos amis lorsque ceux-ci s'écrient "c'est moche" sans se soucier d'être entendus en voyant passer une lolita dans la rue, à peine à un pas d'eux, ou "il y a des originaux", expression hautaine au possible, en voyant une personne au comportement insolite.
Je voudrais que cela rentre dans les moeurs.
On ne critique pas.
Lorsque j'entre dans le métro, je ne peux m'empêcher de me dire que sur la cinquantaine de passagers, l'un d'eux aura sûrement dû tuer quelqu'un, indirectement, au cours de sa vie.
Juste parce qu'après tout, ils faisaient ce qui leur chantait et parlaient de la manière qu'ils voulaient.
Après tout, ce ne sont que des mots.

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25 commentaires:

  1. Merci pour ce bel article. J'espère que des gens réfléchiront, après t'avoir lue.

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    1. J'ai un doute, mais je l'espère.

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    2. Je me dis tout bêtement que tant qu'il y aura des gens comme toi pour le dire, il y a de l'espoir. ;-)

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  2. Super article encore une fois, tu as su trouver les mots justes et je suis entièrement d'accord avec toi.

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  3. Ce que j'aurais envie d'ajouter, c'est que parfois, si on défend les moqués, on passe dans leur camp...et d'un point de vue absolument égoïste, je comprend ceux qui du coup laissent passer sans montrer à quel point ça fait mal (je fais partie de ceux là, j'ai (parfois) honte :/).
    Très bon article en tout cas, tes mots sont absolument justes et percutants. Comme chacun de tes articles, il me donne envie de prendre des résolutions que j'arriverai sans doute pas à tenir à cause de la pression sociale, je suis FAIBLE.

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    1. Ce que je trouve triste, c'est que justement, c'est devenu grave à un tel point que ça en devient une menace: tu n'oses plus défendre les gens de peur de te faire moquer à ton tour.

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  4. Magnifique article...
    Le collège a été la pire période de ma vie. Mais grâce à ca maintenant je ne me préoccupe plus du regard des autres, je suis comme je suis, spontanée, et maintenant je n'ai plus peur de tenir tête.
    J'espère que mes enfants seront respectueux et ne critiqueront pas juste pour rentrer dans la masse...
    Je pense que les gens qui s'assument son beaucoup plus heureux et sains que ceux qui critiquent pour ce sentir plus forts.
    Bisous et courage.

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    1. Ceux qui critiquent, j'ai remarqué que souvent, rien ne changeait en eux. je vois là un manque d'épanouissement (c'est peut-être un jugement hâtif, mais rester la même personne à 19 ans qu'à 13, je trouve ça inquiétant)alors oui, je pense que les personnes qui s'assument sont BIEN plus heureuses que celles qui critiquent et n'oseront jamais par peur de leurs propres moqueries.

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  5. Les commentaires avant moi ont déjà tout dit, je me sens un peu bête du coup d'écrire pour ne rien dire.. enfin, ton article m'a touchée, vraiment.
    merci.

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  6. Très bel article, comme d'habitude.
    Je fais partie de ces personnes qui critiquent les autres, mais plutôt intérieurement, je n'en fait part à personne mais c'est plus fort que moi, j'ai un avis sur tout. Si dans le bus je vois une fille habillée avec une jupe très courte (cliché boujour), je ne vais pas pouvoir m'empêcher de penser "Putain elle doit se cailler les miches avec sa chatte à l'air" (vulgarité bonjour). Et au fond, c'est juste parce que je manque de confiance en moi et que jamais de la vie je n'oserais sortir comme ça. C'est comme si je l'enviais, en quelque sorte. Et je crois que c'est ça, la plupart des personnes critiquent, parce que c'est humain d'avoir un avis et qu'on a tous été conditionnés à ça. Mais je pense que le mieux c'est encore de le garder pour soi et d'essayer de ne pas faire de cette apparence ou de cette première impression un critère décisif sur la personnalité de cette personne.

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    1. Je pense que tu as raison. On ne peut pas se forcer à tout apprécier, et il serait pure illusion d'espérer qu'il n'y aurait plus qu'un avis sur terre. Seulement, je préfère que les gens gardent cet avis négatif pour eux: ainsi, cela ne fait de mal à personne.
      Je trouve ta façon de voir les choses très bonne. merci :)

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  7. Cet article <3.

    Quelle belle plume !

    Inutile de préciser que je partage ton opinion.

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  8. Un article m'avait pas autant remué depuis longtemps.
    ca me rappelle tellement de choses...
    Merci.

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  9. Voilà, hm, je sais pas vraiment par où commencer.
    Je lis ton blog depuis des mois, mais j'ai jamais commenté parce que j'avais pas de blog, et que j'aurais eu l'air anonyme en postant un commentaire avec aucun lien nulle part, même avec mon prénom ( tu vois ce que je veux dire ? Pas du tout ? Okay )

    Bref. Et plus je te lis, et plus je te trouve... je sais pas, charismatique, intelligente, enfin voilà, j'ai un peu envie de t'adopter quoi. ( Ce commentaire est bizarre, et ça ne va pas aller en s'arrangeant alors accroche-toi à ta chaise de bureau).
    Je dois avoir hm, un an de plus que toi, il me semble, et je donnerais n'importe quoi pour avoir une petite soeur comme toi ( pas que j'aie une petite soeur et que je l'aime pas hein, je suis pas fourbe à ce point )
    Tu fais partie de ce genre de personnes que je ne connais pas, mais je sais rien qu'à te lire que si on habitait au même endroit et que je te croisais dans la rue, je voudrais être ton amie. Dieu que ce message est étrange.
    Enfin bref. Je voulais juste laisser un long commentaire bizarre pour te rappeler que même si parfois tu ne crois pas en toi-même, et bien, y a une inconnue quelque part en Suisse qui est persuadée que tu es quelqu'un de bien.
    ( Aussi, tu aime Marina & the Diamonds, ce qui fait de toi quelqu'un de cool )
    Continue d'écrire, et s'il te plaît, ne pense pas que je suis une psychopathe :'D

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    1. Ne t'inquiète pas, j'accepte tout à fait les personnes expansives (je ne sais pas si c'est le bon mot). les gens sont trop facilement effrayés par les démonstration d'affection-amitié-amour-appréciation, mais moi, ça me touche beaucoup ^^ Merci, dis :)

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  10. Ton article est vraimebt touchant.
    J'espère qu'Elena va mieux, et qu'elle peut désormais porter les habits qu'elle aime sans conséquences pour elle.

    En 2nde, quand on voyait mes ongles couleur prune (à l'époque j'avais pas de noir) et mon t-shirt noir on ne peut moins goth, on se moquait de moi.
    Maintenant, je suis en école d'ingénieurs, et quand je mets un bustier, une jupe à froufrous, mon bonnet Bisounours ou récemment mes nouvelles New Rock, je n'ai que des compliments, je n'en reviens pas. Je pense que le fait que je sois dans une filière Textile y est beaucoup, pas mal de filles ont un look vien affirmé, pas forcément extravagant, mais différent, bien à elles. Ou alors que la mentalité est bien meilleure. Bref, ça me permet de m'assumer mieux, d'oser.

    Et encore je parle de moi >_<
    Tchou <3

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    1. Pour te répondre, elle ne va toujours pas mieux, même deux ans plus tard. Je ne sais pas si ça s'arrêtera un jour pour elle, en fait.

      Je pense que plus les gens grandissent, moins il y a de remarques. Avoir un look marqué en début de secondaire, c'est impensable (Elena en a subit les conséquences), alors qu'à l'université, c'ets plus facile.

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  11. Et donc, je viens aux nouvelles : tu as pu l'aider cette année ? As-tu fais ce que tu as dit que tu essaierais de faire ?

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    1. Non, je n'ai pas réussi. J'ai essayé de lui faire voir les choses d'une autre façon, mais non, elle n'aime rien, ne veut rien faire, ne veut rien comprendre. Je suis trop loin d'elle géographiquement pour aller l'aider physiquement, donc j'ai lamentablement échoué et je ne pense pas que je pourrai l'aider un jour.

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    2. Qui sait, un jour elle va se rappeler tes propos et ça fera tilt et elle commencera à changer. Faut pas perdre espoir :/

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