mardi 31 juillet 2012

OH OUI, HAÏSSEZ-MOI, J'AIME CA!

Oh oh, mon premier titre en caps lock.
Plus de ton, tout ça.

Je n'ai aucune idée d'introduction, là, tout de suite. J'ai horreur des introductions. D'habitude, je n'en mets pas. Sauf que là, j'ai mis deux petites phrases, et vous amener directement au vif du sujet, CLAC, comme ça, serait trop étrange.
Alors il me faut une introduction. J'en ai pas. Alors je vais mettre une jolie image.

Oh oui, ça, c'est bien.

"Tu...ta frange verte, là, c'est pour la provocation, en fait? En tout cas, c'est réussi.
-Pardon?
-Ta frange.
-Mmh?
-T'as réussi ton coup, côté provocation.
-He...
-Attends, tu fais ça pour l'esthétisme?"

Est-ce qu'il y a vraiment des gens qui s'amusent à se teindre les cheveux dans l'unique but de choquer les gens? Est-ce que mes grands-parents pensent vraiment qu'en mélangeant la poudre bleue décolorante avec la crème (c'est cool, d'utiliser le mot "crème" pour désigner ce truc. Ça fait genre tu peux le manger. J'ose même pas imaginer ce qu'il se passerait)qui va avec, je me dis "ho ho ho, ils vont détester, ça va être énooooorme! Et les enfants me montreront du doigt, et les gens me feront des remarques négatives, et on me regardera, ce sera AWESOME!"
Mais POURQUOI?
Est-ce qu'ils pensent vraiment que je m'amuse à m'habiller avec des vêtements que je déteste, à me maquiller parfois de façon, oui, outrancière, et que je n'aime pas le résultat, mais que je laisse quand même parce que je cherche à être moche, et est-ce qu'ils pensent que je brûle mes cheveux au décapant dans l'espoir d'obtenir des couleurs que je haïrai chaque jour, parce que mon seul but est de choquer et qu'on me regarde?
Franchement?
Est-ce qu'il y a vraiment des gens qui font ça?
Enfin, je ne comprends pas, si je me teins les cheveux en rose et vert, c'est bien parce que j'aime ces couleurs, parce que ça m'amuse d'avoir des couleurs dans les cheveux, et je suis bien heureuse quand je me vois dans le miroir chaque matin. C'est évident, non? Quand une femme s'éclaircit les cheveux, c'est parce qu'elle trouve le blond joli et qu'elle aimerait, elle aussi, être blonde. Si une blonde se teint en roux, c'est parce qu'elle aime le roux.
Alors pourquoi ce ne serait pas pareil pour moi?
Pourquoi est-ce qu'ils ne réfléchissent jamais avant de me poser des questions? Est-ce qu'ils sont si sûrs d'eux, est-ce qu'ils pensent vraiment être dans ma tête? Est-ce qu'avant de me parler, pensent-ils que ce que j'ai en tête, moi, n'est pas ce que eux vont me dire?

Pourquoi est-ce si dur d'accepter que les goût d'Untel ne seront pas les mêmes que ceux d'un autre?
Personne n'a le monopole, après tout.
Et penser qu'un "excentrique" n'a pour seul but que de se démarquer des autres ou de choquer, je trouve ça tellement idiot.

Avant, j'étais persuadée qu'en effet, mon seul but était de me démarquer des autres. Parce que je supportais pas d'être une fourmi parmi les fourmis, qu'on écrase avec les autres sans l'avoir remarquée.
Mais je me suis trompée.
Je ne supporterais pas de m'habiller comme les autres parce que je n'aime pas la façon dont ils s'habillent. Autant je peux croiser des gens vraiment bien fringués, autant je ne remarque même les vêtements d'une autre parce que je les vois partout, parce que je n'aime ni la coupe ni la couleur, parce que je n'aime pas, tout simplement.
Si tout le monde dans la rue s'habillait pareillement à moi (genre ça va arriver), est-ce que je me forcerais à changer totalement de look pour le seul plaisir de me démarquer?
Idiot.
Inutile.
Illogique.
Il n'y a pas encore de loi traitant des tenues vestimentaires dans ma ville, j'ai le droit d'enfiler ce qui me plait avant de sortir dans la rue, j'aimerais que mes connaissances arrêtent de m'inventer des façon de faire les choses "parce que c'est comme ça", et j'aimerais qu'on arrête de me faire des remarques moqueuses ou quoi que ce soit, parce qu'à première vue, je dois être quelqu'un de très amusant. Je fais sans doute exprès. Rions, mes frères.

[A fait la Une Hellocoton le 1er août 2012]

jeudi 19 juillet 2012

Plein la vue ~3

C'est la joie, c'est la joie, il y a trop de photos, avec Audrey Kitching par milliers, avec de la nourriture colorée (franchement, je ne sais pas si vous comprenez, mais putain, j'adore la nourriture colorée), des paillettes, des chaussures, des jolies femelles, des chats, des gambettes, des porte-jarretelle, c'est la joie, vous avais-je dit!

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Audrey Kitching

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Pandora
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Phatpuppy Art. "Bring her Back"
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Terri Richardson (Vogue)
Eclipsy
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dimanche 15 juillet 2012

J'aime. Pourquoi, en fait?

Bon bah ça va, on l'a toutes remarqué, on y est toutes passées un jour, on a toutes cliqué dessus au moins une fois.
Le bouton "j'aime" Hellocoton.

 Je ne sais pas vous, mais moi, quand je l'ai vu pour la première fois, dans mes débuts Hellocoton, j'ai soupiré. Je me suis dit "et allez, encore un site en mode Facebook" et ça m'a donné une super mauvaise impression de ce bouton. J'ai pas cliqué dessus pendant tout un moment (je suis révulsée de la proportion que prend Facebook sur l'ensemble d'Internet, d'où l'allergie).
Mais petit à petit, je me suis mise à "aimer" certains articles que je croisais, cliquant sur ce fucking bouton de plus en plus.
Et dernièrement, j'ai remarqué que la plupart du temps, cliquer sur ce bouton ne voulait pas dire que j'aimais bêtement cet article. Il pouvait avoir une signification exacte, il pouvait être l'échos d'une pensée précise, un souhait, un encouragement...Florilège de ce qui me traverse le plus souvent la tête quand "j'aime un article".

Félicitations!
Quand une blogueuse nous apprend qu'elle attend un bébé, ou même que ce dernier est arrivé, quand quelqu'un réussit un entretien d'embauche, un examen ou que sais-je, je clique. C'comme ça, c'est mon "good game, meuf" à moi.

Bonne chance!
Quand une blogueuse VA accoucher dudit bébé, quand quelqu'un s'apprête à passer un entretien d'embauche ou quand une jeunette part pour son examen, ça marche aussi.

Courage!
Burn out, tristittude, découragement (d'où le "courage", nous sommes d'accord), emmerdes, lassitude, voyage annulé...Keep calm and carry on my wayward son.

Si toi aussi t'as bugué sur le "e" pendant l'épisode, viens, on devient potes.

TMTC
Quand tu te retrouves dans la même situation qu'une blogueuse, quand tu as traversé ce qu'elle traverse sur le moment et quand tu en gardes un souvenir marquant, tu ne peux t'en empêcher, c'est ton "je connais, ça" à toi.

J'aimerais être à ta place
Celui-là me vient en tête de plus en plus, ces derniers temps. Sans doute à cause des photos de vacances que beaucoup de blogueuses nous balancent. Alors tu te surprends à rêver que ce soit,à toi aussi, ton tour d'être en vacances (je dis ça, mais au moment-même où cet article est posté, je me prélasse), de rencontrer telle personne, d'accomplir telle chose. Mais tu n'es pas frustrée, tu es juste heureuse pour elle. En tout cas, c'est ce que j'espère.

Condoléances...
On n'ose souvent pas "aimer" un article annonçant la perte d'un proche. Mais ce "j'aime" perd alors tout son sens, devient une main sur l'épaule, un plissement de sourcils inquiets, un bref mot de soutient. Quand on ne sait comment réagir, on "aime". Et puis c'est tout.

Jolie chute!
Un article a pu être insipide, pas plus transcendant qu'un autre, mais la fin, le dernier paragraphe, la dernière phrase t'a laissée avec les yeux comme deux ronds de flans. Tu ne peux PAS fermer cette fenêtre sans rien dire, mais juste lâcher un petit "joli fin!", c'est un peu pauvre.
Alors tu aimes.
Et la blogueuse ne saura jamais pourquoi.
Mouahaha.

[A fait la Une Hellocoton le 14 juillet 2012]

jeudi 12 juillet 2012

Vis comme un artiste




Depuis quelques temps, j'ai commencé à changer ma méthode, à voir la vie un peu autrement.
J'étais loin d'être malheureuse, avant ça. Il y a déjà quelques mois, j'arrivais à adopter une attitude un peu plus positive, à cultiver la personne que j'aurais voulu être, et j'aimais beaucoup ça. J'en étais même venue à ne plus vouloir absolument un homme (ou une femme) dans ma mince vie pour être heureuse. Mais siii, tu sais, cette espèce de check-list "quand j'aurai un copain, je serai heureuse", "quand j'aurai ma propre maison, je serai heureuse", etc.
Mais parfois, va savoir pourquoi, une petite contrariété (ou une grosse) me mettait dans tous mes états, et la déprime revenait pour quelques heures. Parfois un peu plus.
Et c'est là que j'ai commencé à voir les choses autrement.




Vous voyez, quand on pense à un artiste, on pense à quelqu'un qui dessine, écrit, peint, sculpte, ou exécute toute forme d'art.
Mais...si on ne sait faire aucune de ces choses? Le qualificatif d'artiste nous est alors de suite retiré?
Je n'étais pas d'accord. Alors j'ai réfléchit.
Le terme d'artiste ne s'attribuerait-il pas plutôt à une personne sachant apprécier la beauté de chaque chose, un poète dans sa tête, un esthète?
Quelqu'un qui verrait une certaine poésie dans le monde, qui observerait, écouterait, penserait, et ne se contenterait pas de marcher tête baissée en râlant sur tout ce qui bouge.
Quelqu'un d'optimiste ou non, de joyeux ou non, qui formulerait les plus belles pensées dans sa tête sans forcément parvenir à les extérioriser.
C'est en songeant à ça que j'ai commencé à regarder autour de moi.
A remarquer le moindre rayon de soleil, le vert des feuilles d'arbre lorsqu'elles se balançaient à la fenêtre de la classe, m'offrant un mur de verdure annonciateur des beaux jours.
Hier, j'ai été me promener, vers 21:20. Le ciel était couleur pêche, et à mesure que je marchais, prenait une teinte rouge vif qui m'a émerveillée. J'ai dû m'arrêter de marcher, il m'était inconcevable de continuer ma course alors que quelque chose d'aussi beau s'offrait à moi.
Ça faisait des années que le ciel prenait cette teinte chaque soir d'été. Et jamais je ne l'avais remarqué. Jamais je n'avais pris la peine de m'arrêter pour contempler.
Jamais, lors des trajets en voiture, je n'écoutais ma mère lorsqu'elle me disait d'admirer le paysage.
Mais le monde est beau, en fait.
Le ciel en soirée est le plus beau du monde, les feuilles d'arbre ne sont que des morceaux de jade, les nuages restent des mégalodons de coton (des leoplurodon de coton. A magic leoplurodon!).
Il faut voir de la poésie en tout. Dans la douceur de l'air, dans la chaleur du soleil, dans le bruit de la pluie (Voilà, comme ça, qu'il vente, qu'il pleuve où que vous soyez dans le cagnard, vous serez content), dans le regard des passants, partout.
Et je vous écris ça, alors que si ça se trouve, vous allez me prendre pour une tarée optimiste.
En attendant, c'est moi l'ado, c'est moi qui suis censée faire mes crises existentielles hormonales, et c'est moi qui vais bien.
Prenez le temps de vivre, de vous arrêter, de regarder autour de vous et de savourer chaque petit instant. Concentrez vous sur chaque bouchée que vous avalez, sur chaque musique que vous écoutez, sur chaque sentiment qui vous traverse.
Vivre, en soi-même, est quelque chose d'énorme. A chaque seconde. Remarquez-le.



Cela fait seize ans que j'habites dans ce quartier, et jamais, au grand jamais, je n'avais fait attention à ce qui se dressait autour de moi. J'étais on ne peut plus indifférente, je ne remarquais rien, et maintenant, je me rends compte à quel point ma vision de ce qui m'entourait était bien pauvre.
A présent, j'observe beaucoup plus, j'ouvre les yeux, je m'arrête, je contemple, et quand mon moral baisse, il me suffit de faire attention au moindre détail m'entourant pour y déceler de la beauté et voir mes pensées sombres se volatiliser en quelques secondes.