jeudi 28 juin 2012

Tu fais ce que tu veux.

Ces temps-ci, on prône de plus en plus la Tolérance.
La tolérance.
Qui peut encore se proclamer tolérant? Tu peux être gay friendly, anti-racisme, avoir des potes au look étrange, il y aura toujours quelque chose.
Ce n'est pas parce que tu remplis "les conditions de base" que tu es tolérant.
Il y a toujours des petits trucs, comme ça, que certaines personnes ne voient pas comme quelque chose qu'ils devraient laisser couler.
Parce que ça ne se fait pas?
Je ne sais pas.

Source
Combien de personnes traitent telle ou telle fille de "cagole" à cause de son look un peu trop putassier ou de son maquillage? Moi la première, je l'avoue, et je me dégoûte moi-même. Réflexe à désintégrer.
Ces filles s'habillent comme elles veulent et font ce qu'elles veulent. Si elles se sentent bien comme ça, où est le problème?

Et ce mec qui porte des perruques et se maquille? Pourquoi est-ce qu'il dégoûte tant de gens?
Oui, carrément, dégoûter. Je retiens les commentaires que j'entends.
C'est une perruque. C'est du maquillage.
Qu'est-ce qui te gêne là-dedans? Parce que c'est un mec? Mais quelle est cette logique à la con?

Et parce qu'on est jamais mieux servi que par soi-même, je me choppe un moment déjà vécu qui témoigne bien de l'hypocrisie constante que je me prends dans la gueule.
"Oh, moi, je trouve ça super cool que tu oses faire tes cheveux en rose. Franchement, tu t'assumes, c'est cool. Ils sont qui, les autres, pour te critiquer?"
Et quelques secondes plus tard:
"Comment ça, la frange en vert? Mais t'es MALADE? En VERT? Mais t'es complètement folle, ma fille!"
Je ne sais pas vous,mais moi, j'appelle ça de la schizophrénie.

Et je ne parle pas des règles corporelles à appliquer.
Pas de mini-jupe sans épilation minutieuse.
Pas de jambes blanches comme des cadavres.
Pas de sortie avec les cheveux mouillés.
Et il y a encore des gonzesses qui osent dire "Moi, je m'épile pour moi, pas pour les autres."
Ah, alors tu abandonnes tous tes principes en hiver.
Quand personne ne peut te voir.
Coïncidence étrange.
Si tu t'épiles pour toi, pourquoi tu me reproches de ne pas m'épiler...pour moi?

Source
Et le string qui dépasse? Le soutien gorge apparent? Les bottes blanches (je n'ai jamais compris le raccourci "bottes blanches = prostiputes")? Les faux ongles de deux centimètres?
Vulgarité-monstrueuse-des-enfers-qui-tue-des-bébés-chatons-à-Pigalle.
C'est triste. C'est vraiment triste.

Lorsqu'une personne m'envoie une remarque dans la rue, j'ai toujours quelqu'un pour me dire "Qu'est-ce qu'elle a, cette pute, avec son maquillage de travelo?"
Super combo pute-travelo-critiquegratuite.
Du soutien comme ça, je n'en veux pas. Ce n'est pas parce que cette personne a l'air d'avoir le respect d'autrui inexistant qu'elle en devient une personne au physique de merde. Le physique et le mental sont deux choses bien distinctes, n'oubliez pas.

Attention, je vais dévier un peu, mais ne vous inquiétez pas, je sais ce que je dis.
Les sujets tabous.
Qu'est. Ce. Que. C'est. Que. Ce. Principe?
Règles. Clitoris. Vagin. Pénis. Incontinence. Érection. Tampon. Bondage. Cunnilingus. Fellation.
Ça va, vous êtes encore là?
Ces mots-là sont interdits dans la société. Pourquoi? J'en fais les frais chaque jour, moi-même je n'arrive pas à les prononcer (et Dieu inventa les synonymes et les métaphores).
Mais pourquoi? Tout ce qu'on obtient alors, c'est de l'ignorance, de la gêne inutile pour quelque chose qui ne devrait pas être choquant.
J'ai des potes qui sont dégoûtés à la vue d'un tampon. Encore emballé, le tampon.
Ça va, c'est qu'une boule de coton, en gros.
Ignorance? Je ne sais pas. Visualisation de ce qu'il va lui arriver ensuite, à ce tampon?
Il n'y a rien de dégueulasse là-dedans.
Encore une fois, je ne comprends pas.

Source
Et cette habitude de critiquer chaque action, chaque facette d'une personne, pour la modeler à notre façon, pour en faire ce que nous voulons qu'elle soit. Parce que sa vue, ses habitudes, nous rebutent? Nous gênent?  Parce que ça nous surprend?
Je ne comprends pas pourquoi les gens ne laissent pas les autres vivre leur vie comme ils l'entendent. Pourquoi faut-il avoir toujours peur de la critique? Chaque minute de ma vie était calculée en fonction de ce que les autres en penseraient. Je ne faisais rien pour moi, j'agissais pour les autres et la façon dont ils me jugeraient si je sortais de la route.
Même encore récemment.
Je suis fatiguée. Je n'ai plus envie d'écouter les gens.


Tu fais pitié.
Mais c'est pour les gamins!
Tu devrais te lisser les cheveux.
Pourquoi t'as fait ça?
Tu es complètement dingue.
Tu feras comment, plus tard?
T'as pas peur de regretter?
Mais pourquoi tu sors avec lui?
Mes parents me tueraient si je faisais comme toi.
Tu fais comme tu veux, mais je te le dis, c'est moche.
Moooooon Dieu...
C'est quoi, ce ventre que t'as?
T'acceptes pas les critiques,en fait.
Je serais trop gêné si j'étais toi.
Et tu vas sortir comme ça?
236 calories, je te rappelle.
Et...il ne te viendrait pas à l'idée de t'épiler?
C'est flashy, quand même...
Avec ce rouge à lèvre, on dirait que tu vas vendre tes services.
Pourquoi t'essaie pas d'avoir ta couleur de cheveux naturelle?
T'as une tache sur tes ongles. Ah non, c'est ton vernis.
Avec ta frange en blond, on dirait un lama.
J'aime pas ton look.
Comment tu te prends pas pour de la merde!
T'as des jambes de cadavre!
Tu devrais manger plus, t'es anorexique.
Tu devrais faire attention, tu vas finir obèse.
J'aime pas la déco de ta chambre.
Quitte-le!
Cette robe est immonde.
Trois couleurs dans tes cheveux? Ça va être bizarre.
Je ferais pas ça, si j'étais toi.
Mais c'est que mon avis.
Avec la gueule que t'as, personne ne voudra jamais de toi.
Et tu vas jamais en boîte? T'as une vie de merde!
Tu t'amuses jamais?
T'as pas de vie, en fait.
Mais t'as vu la gueule de tes potes?
Il a aucune qualité.
T'es vraiment qu'une salope, en fait.
Je ne te comprends pas.
Pourquoi tu mens?
Tu l'aimes pas.
C'est trop étendu, ton maquillage. C'est moche.
Le noir à lèvre, ça te va pas.
T'écoute de la musique de merde, en fait.
On dirait un clown.

Mais tu fais ce que tu veux.





[A fait la Une Hellocoton le 29 juin 2012]



dimanche 24 juin 2012

Mahal Kitta

Pour vous expliquer en quelques phrases la situation dans laquelle j'étais avant...
J'avais commencé à en faire un article, puis j'ai bloqué. J'ai du mal avec cette histoire, en fait.
En gros.
Vous avez l'Absent, que j'ai déjà mentionné quelque part (dans le tout premier article sur Mercutio, si ma mémoire est bonne). L'Absent, j'ai fait sa connaissance sur un forum, et j'en suis tombée...on va dire...très amoureuse.
Ce n'était pas partagé, bien entendu (genre, c'est évident) (ben oui, c'est évident). Mais je suis restée amoureuse de ce type une année entière.
Sans jamais l'avoir vu une seule fois autrement qu'en photo ou par Webcam. Bullshit.
Mais ça va, je ne passais pas des soirées à pleurer seule dans mon lit, limite si je ne trouvais pas la situation confortable. Si j'étais amoureuse de lui, je ne tombais pas amoureuse de quelqu'un d'autre (j'ai prouvé que cette théorie était bidon => Mercutio). Si je ne tombais pas amoureuse de quelqu'un d'autre, j'arrêtais les râteaux. Si j'arrêtais les râteaux, j'évitais les grosses déprimes.
Et de plus, si jamais j'avais de la chance et que râteau il n'y avait pas, j'évitais l'amourette adolescente d'une durée approximative de deux semaines et trois jours. Durée acceptable pour Soeur (Soeur est folle, je vous l'ai déjà dit?).
J'avais pas envie d'amourette adolescente inutile. Pour moi, des peines de coeur, c'était à éviter. Je voulais rencontrer le bon, et j'étais prête à être patiente. Parce que je savais qu'un jour, je rencontrerais quelqu'un qui serait Le Bon et qui remplacerait l'Absent à mes yeux, comme par enchantement. Et on vivrait d'amour et d'eau fraîche en discutant bouquins et vie de rêves, ce serait la grande classe.
Joyeux programme.



Et puis voilà, vous connaissez la partie suivante de l'histoire. Voyage en Pologne, doutes, appel téléphonique, et Biquette est devenu Mercutio, tout ça tout ça.
J'ai beau m'être mise à douter un si grand nombres de fois dans cette histoire, l'avoir quitté, m'être battue avec ma raison (et l'avoir baisée, cette connasse), maintenant, je n'ai plus rien. Ni angoisse, ni tergiversations, ni raison pour me dire "tu ne l'aimes paaaaas, la la la la laaaaa" (connasse). Rien, nada, wala.

Et je suis là, assise devant mon bureau, à penser à lui.
Un peu comme il y a cinq minutes. Et ce midi. Et hier.
Et la semaine passée.
Et je me rends doucement compte qu'il me manque. Horriblement.
Je l'ai vu ce matin (en costard) (c'était assez important pour être noté, oui). Et je le verrai demain.
Mais il me manque quand même.
Et c'est comme ça chaque jour depuis plusieurs semaines, et c'est lorsque je me rends compte de tout ça que je commence à me poser des question.
Je suis restée amoureuse de l'Absent un an, et je ne l'ai jamais vu.
Comment ai-je fait? Comment ai-je tenu? Comment ai-je fait pour ne pas péter une durite pour me mettre à pleurer comme une dingue en hurlant à la mort? (Je suis sûre que j'en suis capable, vous savez)
Je saurai jamais, je pense. Déjà que maintenant, quand je repense à cette année, j'ai cette drôle d'impression. Comme s'il ne s'était rien passé, comme si je n'avais jamais aimé l'Absent, comme si je ne l'avais jamais vu comme Dieu en personne (ou presque). Je pense à lui, et je ne le vois que comme un mauvais souvenir de plus. Un souvenir qui ne m'aimait pas et pour qui je ne comptais pas. Et à ce moment-là, je le déteste.
Et quand les gens me demandent si je suis toujours amoureuse de lui, ça me fait doucement rire.
S'ils savaient à quel point il ne compte plus pour moi, à quel point penser à lui me blase.

Vous savez, à cause des vacances, Mercutio et moi, on risque de ne pas se voir pendant trois semaines, voir un mois. Si vous saviez comme cette idée me panique. Je ne tiens pas 24 heures. Comment tenir ne serait-ce qu'une semaine?

Maintenant, je vais commencer à parler de la partie niaise de ce que je pense de tout ça.
Je tenais à prévenir. Je suis consciente que ce n'est qu'un beau rêve, mais ça ne m'empêchera jamais d'espérer. Et vous verrez que ça rejoindra mon raisonnement premier, celui abordé au début de cet article. La boucle sera ainsi bouclée, et je pourrai arrêter de me presser.
Ah bah oui,il est 22h45, un programme fait s'éteindre l'ordinateur à 23h00, et je sais que demain, je ne voudrai plus écrire tout ce que je vous dévoile maintenant. Même avec toute la bonne volonté du monde, je serai bloquée, je le sais. Vous saviez que j'avais ouvert cinq brouillons rien que cette semaine, et que je me vois très mal les terminer, ou ne serait-ce que les commencer? (oui, il y en a des où seul le titre est écrit).
Excusez-moi.
Par où commencer?
Le 14 février 2010, comme à toutes les Saint-Valentin, les rhétos passaient dans les classe distribuer des roses qu'on avait pu, si on le désirait, "réserver" quelques jours auparavant pour qu'elles soient ainsi données à notre (potentiel-le) Valentin(e), le jour-J.
Figurez-vous que j'en acheté une pour lui.
Et. Je. N'ai. Jamais. Su. Pourquoi.
Je ne ressentais rien pour lui, on ne se parlait pas particulièrement (ou alors, je ne m'en souviens pas, preuve que ça ne m'a pas marquée), et on ne s'est pas plus parlés du reste de l'année.
Mais je me souviens avoir dit une fois, à Petit Rocher "Tu sais quoi? J'ai l'impression que, je ne sais pas quand, peut-être dans trois mois, dans deux ans, ou à 45 ans, Mercutio et moi, on finira ensemble."
Je me souviens parfaitement bien de ce jour-là, et encore une fois,je serais incapable d'expliquer mes paroles. Incapable.
Qui le croirait?
Incapable je l'étais.
SI! SI SI SI SI! Je me souviens d'un truc! (t'as vu, l'article écrit en direct de mes neurones, quoi).
Je ne me souviens pas du pourquoi j'ai dit ça (j'en suis toujours incapable), mais nous nous sommes bel et bien rapprochés en mars 2010 (tout se passe toujours en mars, t'as vu). On était en voyage à Rome (tout se passe toujours en voyage, aussi, tiens), et étrangement, nous étions perpétuellement fourrés ensemble, lui et moi. Même que ça paraissait louche aux yeux du monde. Super potes de la mort qui tue en trois jours, quoi. Effrayant.
Nous sommes rentrés en Belgique, et plus rien.
Rien. De rien.
Du coup, moi, t'imagines bien que j'ai refourgué cette histoire tout au fond de mon esprit.
Et l'année dernière, j'y ai brusquement repensé, et je me suis demandée pourquoi cette brusque amitié avait si vite disparu. Je lui en ai parlé(par Skype, moi pas avoir les couilles de lui dire en face), il a dit que c'était comme ça, qu'on pouvait rien changer.
Bref, il avait l'air de s'en foutre complètement, quoi.
Maintenant, je l'imagine en mode "Fuck yeah" devant son écran et ça me fait rire doucement.
Ça va, pas trop décousu, l'article? Vous suivez?

Enfin...entre Mercutio et moi, il y a toujours eu quelque chose. Et c'est pourquoi je m'étais autant posé toutes ces questions plusieurs mois-même avant de partir. Parce que ce garçon m'avait toujours troublée.
Et quand je me demande si c'est pas lui, le bon, pour la première fois de ma vie l'idée ne me paraît pas saugrenue. N'en déplaise à Soeur, persuadée qu'avec les bas (non, pas les hauts, ça, elle s'en fout) qu'on a traversé, elle donne pas 6 mois à notre relation.
Je suis prête à prendre les paris.
Qui est avec moi?

Quand je repense à ces trois ans, à ce qu'on traverse maintenant, à tout ce que je pense de lui, et à tout ce que je ressens, je n'ai qu'une phrase qui me vient à l'esprit.
Et il a beau être français, je préfère l'écrire en philippin.
Trop de meringue tue la meringue.






*regarde le compteur*
Plus que 60 secondes avant que l'ordi ne s'éteigne. Bien joué.




mardi 19 juin 2012

Mercutio la Nail Polish Addict

Je m'en fous, dans mon monde à moi, nous sommes toujours lundi.
Et je m'en fous, je laisse pas tomber un article pareil.
Parce que je pensais que je POURRAIS pas le faire, ce défi.
Voyez-vous, ma bande de pote tiennent un peu de l'homophobe qui se refoule. Ne RIEN faire qui pourrait faire "efféminé", ne JAMAIS dire le mot interdit ("*~gay~*") sans une pointe de dégoût (sinon ça fait friendly), bref, sont géniaux.
Alors t'imagine, convaincre Mercutio de tenir un PINCEAU de VERNIS A ONGLES dans le but de me COLORER mes ONGLES de GONZESSE, non. Non non non, ça n'allait pas se passer. Ca n'allait pas arriver. Pas. Possible.
C'est rigolo, comment je parle, ça me rappelle l'article où je vous racontais mes doutes par rapport à lui. "Je ne pouvais pas sortir avec lui. Ce n'était pas envisageable."
Bon, okey, ici, on parle de vernis à ongle, mais soit.
Eh bien figurez-vous que Môssieur Mercutio a accepté.



Facilement, en plus.
Et même que j'ai pas eu besoin de lui demander de faire des petits dessins, il en a eu l'idée tout seul.
Oui, moi contente et fière.
Il a un peu râlé pour la forme et m'a demandé de choisir moi-même les couleurs "parce que -oh-, je veux au moins m'enlever CE POINT-LA du massacre."
Bah du coup, je lui ai refilé mon bleu-vert Sinful Color dont je ne sais plus le nom et mon Rainbow Connection (mais si, tu sais, celui avec toutes les paillettes de toutes les couleurs!) d'O.P.I
Il lui a dit qu'il lui fallait du rouge clair.
Bah oui, ça va bien avec le bleu. Couleurs correspondantes, tout ça.
Ah bon.
Finalement, il n'a pas utilisé le rouge que je venais de lui refiler. Il s'est d'abord efforcé d'appliquer...péniblement...mon ersatz de bleu sur l'ensemble de mes ongles. Et sa technique était très étrange. Il galérait comme un malade, en fait, et je me foutais bien de sa gueule (mais gentiment, hein, faut pas déconner).
On obtenait ça.
Il a fait "Dis, t'aurais pas des couleurs un peu plus tueuses, nan?"
Je lui ai parlé d'un légendaire mauve aux reflets dorés (si tu as reconnu le It's My Year d'O.P.I tape dans tes mains, clap clap clap), il a été le chercher sur l'étagère, et quand il a ouvert, il a juste été un peu estomaqué de la taille du pinceau.
"T'aurais pas du vernis avec un plus petit pinceau?"
Yes sir, que j'avais. Je lui ai refilé mes trois vernis Claire's, là, le lot de trois flacons "spécial nail art", avec tout petit pinceau intégré.
Il était content.
"Fais voir le bleu?"
Il l'a trouvé très laid. Il s'est rabattu sur le rose et a commencé ses petits dessins. Petits dessins censés représenter "la porte".
Ne me posez pas de question.
Et Mercutio il était dégu' de voir que le rose adhérait trop au bleu et ressortait mauve comme ça. Moi, je m'en foutais, j'étais contente.


Voilà. Je lui ai demandé s'il comptait faire quelque chose du Rainbow Connection, il a demandé si ça allait pas recouvrir tous les dessins, j'ai dû lui montrer l'espace entre les paillettes en me passant une couche de vernis sur le dos de la main. Après, ça a séché et j'ai galéré quand j'ai voulu tout retirer (en arrachant comme une barbare, donc). Après, je lui ai dit qu'avant de passer une couche de paillettes, fallait attendre une bonne grosse heure pour être sûr que tout était bien sec et que le vernis ferait pas tout baver. Ça l'a fait hurler.
On a laissé tomber les paillettes.
En plus, on avait d'autres choses à foutre.

dimanche 17 juin 2012

Plein la vue ~2

Voilà. Nous sommes dimanche, il fait beau, j'ai même trop chaud (j'l'avais dit que tout rentrerait dans l'ordre, mais bien sûr, personne ne m'a écoutée. C'est toujours comme ça. Je vous emmerde), et j'ai eu dans l'idée d'arrêter le stock de photos et de vous balancer le deuxième article de cette rubrique hautement intéressante n'est-il pas.
Mais vous faites pas d'illusions, je continue d'accumuler pour le troisième article. Avouez, vous avez même pas regardé celui-ci et vous voulez déjà connaître les photos du troisième, petites coquines.
Ou pas. Beaucoup de chances pour le "ou pas".
Bon, soit.
Cette semaine/mois/période/unitédetemps, nous avons du Phatpuppy, du Renoir, du Ana Cruz, du Kiyo Murakami, des "filles tumblr" (on peut aussi appeler ça des Suicide Girl, mais comme je suis une rebelle, j'appelle ça des filles tumblr). J'ai même des donuts et des Oréo's intergalactiques, du gâteau à étages encore plus tueur que le rainbow cake de la fois dernière, et j'ai inséré un poisson dans le tout, pour varier un peu.




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mercredi 13 juin 2012

Je n'ai absolument pas peur de passer pour une psychopathe

Hier soir, vers 22h10, je suis sortie de chez moi comme à mon habitude pour ma balade nocturne. Balade nocturne qui, en été (ou à l'approche de cette merveilleuse saison), commence toujours au crépuscule, pour s'achever dans le noir.
J'ai beau faire ma fière quand on me demande si je n'ai pas peur, à marcher seule la nuit, lorsque je croise quelqu'un dans ces moments de noctambulisme, j'ai souvent tendance à flipper pour des prunes.
Et hier, alors que je marchais, la musique à fond dans les oreilles, j'ai vu sur mon chemin des jambes dépasser.
Une personne était donc assise sur le muret, un peu plus loin, et un buisson cachait le reste de son corps.
De suite, je commence à imaginer quel genre de personne cela pourrait-être.
Bien sûr, mon répertoire ne sort pas énormément des psychopathes et autres tueurs en séries que j'appréhende d'habitude. Je me force à me dire que c'est sans doute quelqu'un de tout à fait normal, une personne parmi tant d'autres, comme tous les autres soirs.

J'avance, un pas devant l'autre, jusqu'à ce que je puisse voir la personne dans son entièreté. Une fille. Une jeune fille. Une jeune femme, un individu de sexe féminin dans la fleur de l'âge, prenez le qualificatif qui vous plaira.
Un peu rassurée (ben ouais, j'ai tout de suite plus de chances de m'en sortir face à un psychopathe femelle), je presse le pas et lui jette un coup d'oeil, suivi d'un petit sourire plus dû au réflexe qu'à autre chose. Je remarque son look un peu particulier, ses chaussures galaxie, son piercing au nez, et je continue ma route.
En une seconde, mon cerveau m'a sorti tout un discours:
C'est drôle, tu ne croises pas souvent des gens avec un style aussi chouette, dans la rue. Tu pourrais la saluer, je ne sais pas, lui demander ce qu'elle attend là. Parce que bon, si elle est sympa, vous pourriez faire connaissance. Au pire, tu t'en iras. Et puis, ce n'est qu'une affaire de courage, tu n'as qu'à te retourner maintenant et lui parler. Allez, MAINTENANT.
J'arrête de réfléchir, je tourne les talons, et alors que j'allais obéir à mes neurones et lancer un joyeux "Qu'est-ce que vous attendez ici?" (on ne fait pas plus sociopathe), elle se lève et me dit:
"Excuse-moi, je peux te poser une question? T'es cheveux, tu utilises quoi, comme produit? Parce que j'avais essayé de faire mauve, mais c'est parti au bout d'un shampoing."
God bless mes cheveux.


Et c'est ainsi que je me suis retrouvée à donner les références de ma teinture, à décrire combien de temps elle durait, etc.
Ça s'est finit en échange de prénoms, d'âge, de Facebook, et je l'ai invitée à aller boire quelque chose un autre jour, si le coeur lui en disait.
Ce qu'elle a accepté, d'ailleurs.
Le lendemain, en rentrant des examens, elle m'avait envoyée une invitation Facebook.
Je ne sais pas vous, mais moi, j'avais pas arrêté de me traiter intérieurement de grosse psycho qui parle à de parfaites inconnues pour les inviter à aller boire un café/thé/coca/verre d'eau et qui espère sympathiser.
Pourquoi pas, après tout.
Elle habite tout près de chez moi, ce serait trop con de laisser passer ça.

Mais n'empêche. QUI invite à prendre à café de parfaits inconnus qu'ils croisent dans la rue, hein?

[A fait la Une Hellocoton le 14 juin 2012]

mardi 12 juin 2012

Descends de ton cheval, connard

On dit souvent que les gothiques, ce sont tous des gens super sympathiques, super ouverts, super gentils, super tolérants.
Forcément, avec tous les passants qui les font chier dans la rue, manquerait plus qu'ils soient comme eux!
Sauf que...

On dit que la musique dite "gothique" est constituée de batcave, de musique post-punk, de rock gothique, de dark wave, de metal indu, etc etc.
J'ai déjà essayé d'écouter, j'ai pas accroché. Je pense que c'est bien mon droit si ma préférence va au métal, à la pop ou à tout ce que je veux jusqu'à la dubstep.
Sauf que pour certaines personnes, si t'écoutes pas de musique gothique, t'es pas gothique. T'es qu'un petit con qui ferait mieux de se renseigner sur les origines du mouvement (que tu as déjà lues 8 fois) et qui devrait fermer sa gueule et retourner lire Twilight et écouter Manson.
Pourquoi pas.
Il y a que moi que ça dérange?
Bien sûr que oui, le mouvement gothique, c'était avant tout la musique à la base. Mais on ne va quand même pas nier qu'il a gagné de la culture, que ce soit littéraire, cinématographique, artistique, tout ce que tu veux.
Il s'est enrichit, le mouvement, et certaines personnes ne comprennent pas ça.
Je les appelerai les Puristes.

Les Puristes ont un petit côté intolérant très attachant. Enfin...hurler à la mort du mouvement gothique parce que les autres le modifient quelque peu, ce ne serait pas un peu exagérer, des fois? Non? D'accord.
J'ai l'impression que si le monde les écoutait, rien n'aurait bougé et on serait tous en train de traquer la bête pour ramener de la bouffe à la grotte.
Le mouvement gothique est loin d'avoir disparu, d'avoir dégénéré, il a évolué en bien. Il a gagné des branches, des ramifications, il s'est agrandit, et le monde s'en porte bien mieux. Arrêtons de hurler à l'infâmie.
"Gothic is not dead." On se calme.

Les Puristes sont des hipsters.
Tim Burton? Marilyn Manson? Within Thempation? Lacrimosa? Evanescence? Too mainstream!
Les Puristes aiment bien étendre leur laaaarge culture musicale à grands coups de groupes que tu ne connais absolument pas, tellement ils sont tirés des tréfonts d'Internet. Toi, évidemment, si toute ta vie, tu t'es contentée des permiers groupes dont tu entendais parler (donc, Marilyn Manson, Within Temptation, Lacrimosa, Evanescence pour ceux du fond) (non, Tim Burton n'est pas un groupe, pour ceux qui seraient un peu trop du fond), juste parce que tu les aimais bien, parce que t'avais pas besoin de fouiller, fouiller, fouiller, creuser encore et encore pour trouver toujours plus de groupes à découvrir, t'es de nouveau qu'un petit con qui n'y connait rien et qui ferait mieux d'ouvrir ses oreilles et de découvrir d'exceeeeellent groupes comme...comme...ah mais non, excusez-moi, je ne vais pas pouvoir terminer cette phrase, je ne suis qu'une petite conne qui ne connaît pas d'excelleeeeent groupe.

Les Puristes n'aiment pas les fringues. En tout cas, c'est à les écouter lorsqu'ils rabaissent plus bas que terre "toutes les pétasses superficielles en Queen of Darkness". Excuse-moi, mon petiot, mais j'aime bien développer mes tenues et porter les marques que j'aime. Si toi, tu te contentes de tes fringues noires et de tes docs, c'est ton problème. Si j'aime me transformer en panneau publicitaire de diverses marques "bateau" (TOO MAINSTREAAAAM!!) comme Queen of Darkness, justement, Hell Bunny, Sinister, ou que sais-je, ça me regarde.

Les Puristes sont puristes. Non, franchement, pour ce point, je me suis foulée, ça se voit pas comme ça. Tu vois, quand t'es dans ta période pré-ado qui vient de découvrir son mouvement gothique à lui et qui ne jure plus que par les fringues noires, les converse noires, le métal (ou la musique dite gothique), et le reste, c'est que de la musique de merde commerciale bonne pour les moutons? Voilà. Les Puristes ressemblent très fort a ça. On appelle ça la fermeture d'esprit, ma p'tite dame.

Les Puristes crachent dans ton Yop.

Les Puristes calculent leur crédibilité en années. "Je suis gothique depuis 18 ans et..." "Moi, c'est depuis une bonne vingtaine d'année et je peux dire que..."
Je peux te dire. Que quand t'essayes de leur présenter ton avis. Et que tu as 16 ans. C'est mort.

Les Puristes voient des fakes partout. Surtout quand tu n'écoutes pas de musique gothique. Surtout quand tu écoutes de tout. Surtout quand t'es ado. Surtout quand t'es pas du même avis. Surtout quand tu fais gaffe à tes fringues. Surtout quand t'es un peu mélancolique à tes heures perdues. Surtout quand tu lis Twilight. Bref.

Les Puristes ont un peu perdu de vue que si être gothique signifiait uniquement "écouter de la musique gothique", le gothique n'est plus qu'une musique. Et pas un mouvement.

Les Puristes ont donc, par a+b, tué leur propre mouvement. Balot.





Quand je relis cet article, j'y lis une satyre, une petite parodie. Ben non. Depuis hier, j'ai discuté avec un groupe de ces gens-là sur Facebook (ce site est un nid à problèmes) (mais on l'aime quand même), et c'est tout ce que j'ai retenu de cette discussion. Les citations ne sortent pas des tréfonds de mon esprit malade, je n'ai rien inventé (bon, pour le Yop, je sais pas), et j'ai été profondément agacée par ce genre de personnes que j'ai vraiment trouvé hautaines et oui, intolérantes et fermées d'esprit. Au départ, j'étais venue hurler ma frustration dans cet article, mais peu à peu, il s'est transformé en quelque chose de peut-être bien plus construit qu'une gueulante écrite en caps lock, et peut-être sera-ce moins désagréable et plus compréhensible à lire pour vous.

Le mouvement gothique, est, je trouve, un sujet piquant. Personne n'est jamais véritablement du même avis, alors finalement, il y a deux groupes qui se forment. Et forcément, quand ça se rencontre (SUR FACEBOOK, EXEMPEUL), ça explose et on est pas content.
Ils ont leur vision à eux, j'ai ma vision à moi (peut-être un jour la développerai-je, je suis assez motivée quant à cette idée), et je ne pense pas que l'une ou l'autre soit la mauvaise ou la bonne. Mais comme l'a dit l'une d'entre eux: "il n'y a pas de "tu as ta vision, j'ai la mienne", c'est comme ça, c'est tout".
Le ton est donné.

[A fait la Une Hellocoton le 12 juin 2012]

jeudi 7 juin 2012

Vaste Blague, qu'est-ce que tu deviens?

A la base, je n'avais pas envie que cet article fasse penser à un article larmoyant qui commence par "ça fait XX mois que ce blog existe et c'est une merveilleuse aventure!" mais en fait, je fais ce que je veux.

Ca fait 9 mois que ce blog existe et c'est trop d'la balle.
...
Attendez.
...
NEUF MOIS?
GENRE VRAIMENT NEUF MOIS?
Genre en fait si j'étais tombée enceinte le jour de sa création, j'aurais accouché?
Sauf s'il était prémat'.
Mais c'est la merde, les prémat'.
D'ailleurs, saviez-vous que j'étais née prémat'? De deux mois. Et ma soeur aussi, mais elle s'est pris moins d'emmerdes que moi. Un moment, mon coeur s'est arrêté de battre mais est reparti. Ben oui, forcément, sinon, vous ne liriez pas ce message ET LE MONDE S'EN PORTERAIT BIEN MIEUX!
Et un autre jour, ma perfusion a été mal placée et j'ai failli perdre mon pied. Du coup, ils ont dû masser comme des cons (pour que le sang retourne dans mon pied), ce qu'ils ont fait, et ma cheville s'est solidement ouverte et j'ai une mignonne cicatrice en force de grosse limace. Un jour, je vous ferai une photo. Mais d'abord, faut que j'épile autour. Je suis si glamour du peton, si vous saviez.
1.5 kg pour une quinzaine de centimètres. Ma soeur et moi, hein, pas la cicatrice. C'était trop rock n' roll. En fait je m'en fout, je réfléchissais pas, je pensais pas, j'étais trop occupée à chialer comme une loutre (mais si...) PARCE QUE CES CONS DE MEDECINS N'AVAIENT PAS ETE CAPABLES DE PLACER MA PERF' CONVENABLEMENT!
(J'aime pas les médecins)

Pardon.
Neuf mois.
Là, voyez-vous, je devrais être en train de pleurer comme une loutre (mais si...*bis*) en comparant le blog des autres qui se sont pris 300 abonnées Hellocoton en 4 mois, et ce en me disant que mon blog n'est pas du tout prématuré (si vous suivez) mais un bon gros retardé de la life.
Mais c'est là que je vais être fière de moi, c'est que je m'en balance, en fait. J'ai eu deux blogs dans ma vie (si mince) avant celui-ci, et leur succès était assez médiocre. Celui-ci, il marche plutôt bien, et je suis toute fière de mes 45 abonnées dont certaines commentent à chaque articles et ces filles-là, elles sont trop cool.
Voilà.
Je pourrais avoir 7 abonnées, elles seraient de la partie que je serais quand même contente.

C'est bien, je voulais faire un article parlant du thème de mon blog (eh oui, c'était ça le but, à la base), et je me mets à causer de ma naissance (désastreuse) et du nombre de mes abonnées (égal au NUMERO DES T-SHIRT CLUB MED OHMAGADWHATHAVEIDONETOYOU ON NE BOUGE PLUS).

Mon blog.
Vaste Blague.
C'était quoi, le but?
Je voulais avoir un blog. Un blog où je posterais n'importe quoi. Mes looks, mes makeup, mes aventures rocambolesques de lycéenne, ce serait la fête.
Mais je ne sais pas, je n'ai pas tenu le rythme. Je postais jamais.
Puis, j'en ai fait un blog beauté. Je l'ai inscrit sur Hellocoton dans la catégorie des Blog Beauté. Il est resté un moment blog beauté, et c'était la joie, et c'était mon bébé.
Puis, vous avez dû le remarquer, les billets makeup ont petit à petit disparus, remplacés par des billets Humeur de plus en plus abondants.
Ben en fait...je préfère.
Parce que vous voyez, moi, j'aime écrire. Je ne sais pas, j'ai beau accumuler les fautes de syntaxe, les figures de style foireuses, tiens attends je te fais une liste:

1. Je ne finis pas mes phrases. Tiens, regarde, juste au dessus. "J'ai beau accumuler les fautes de syntaxe, les figures de style foireuses..." ouiiiii? Et ensuiiiiite? Mais c'est bien connu, il y a deux types de personnes. Ceux qui vont au bout de leurs pensées.
2. Les mots collés entre eux, ça pue. S'il ne s'agissait que de tes hommages à Dieu-que-lui-as-tu-fais (ohmagadwhathaveIdonetoyou, remember) ça passerait, Decay, mais ce n'est pas le cas.
3. Ah bah oui, changer de personne d'un coup, comme ça, c'est sympa. Et un peu schyzophrène, aussi.
4. Et ON NE GUEULE PAS DANS SES ARTICLES! (merde...)
5. Et on ne dit pas "merde". (Ah merde, pardon) MAIS PUTAIN!
6. Et on n'accumule pas les fautes dans un seul point. Le 5, il en a pris plein la gueule, là.
7. Trop de parenthèses tuent la parenthèse (rien à f'...) (les parenthèses, c'est cool) (là, j'illustre, vous voyez) (et cet article part de nouveau en couilles)
8. Surtout qu'après, je mets tellement de parenthèses que j'oublie qu'il y avait une vraie phrase commencée avant et qui demande un point après tout le schmil-blick.
9. Le n'importe quoi à grands coups de "voilà-t-y pas", de "et c'est alors que là donc" et autres carrefours de phrases, c'est juste moche. En plus, même moi, quand je me relis, je dois relire la phrase, histoire de voir si j'ai pas loupé un mot ou quoi. Mais non, c'est vraiment la phrase qui est vraiment construite comme ça.
10. La réponse D.

Bref. J'ai beau accumuler les fautes de syntaxe et les figures de style foireuses, écrire, c'est mon truc. Mais si, je vous jure, quand je m'y mets, je fais de jolies phrases potables. Mais pas aujourd'hui.
Nan, en fait, je ne sais pas pourquoi, mais sur ce blog, j'ai vraiment l'impression de ne pas savoir écrire correctement. Tout roule à côté, mais dès que je vous écris quelque chose, c'est fini, j'ai le même niveau de français que la 5D (dans mon école, tu pourrais croire que le niveau se voit à la lettre de la classe. Les A sont les plus cool, les D sont les plus cons. Mais je suis en C. Alors on va dire que ce raisonnement, c'est de la merde) (en plus, je risque de me faire lyncher à la récré, si je défends une façon de raisonner pareille).

Mais que j'écrive bien ou mal, ça revient au même: j'aime écrire. J'adore écrire. Des nouvelles, des petits textes, et oui, des articles.
Et dans mes articles Beauté, je ne m'y retrouvais pas. Déjà, prendre à chaque fois des photos, ça m'a vite énervée, et ma façon de causer lorsque je présentais un produit ou un makeup changeait. Je me bloquais, en fait. C'était pas moi. J'aime énormément lire certains blogs beauté, mais finalement, c'est pas un truc pour moi.
Entre nous, présenter mes makeup, j'aime beaucoup, mais les revues de produits, son père la pute sur sa mère la fougère avec sa soeur le tracteur...
En plus, j'ai l'impression d'être chaque fois déçue.
D'ailleurs, n'achetez pas les gloss Limecrime. Ils collent comme des fous et le doré fait très diarrhée.
Désolée.
Par contre, le rose et le rouge sont sympas, mais ne payez pas 16 euros dans un gloss rose ou rouge.
Leurs packaging sont canonissimes, et ils sentent vraiment le chocolat blanc, mais. Ça. Ne. Vaut. Pas. Seize. Mothafuckin'. Euros.
Et les nettoyant visage L'Oréal, là, avec leur packaging un peu WTF par leur forme, ne les achetez pas non plus. Ma peau s'est désséchée, je pelais du pif, des tempes, sous l'oeil, et j'avais mal.
Voilà. Ma Mission de la Justice est achevée.
Je peux revenir au blog en lui-même (OH OUI DECAY RETOURNE AU SUJET!)
Une copine m'a fait la remarque aujourd'hui-même, à l'heure où je vous écris cet article: ça fait trois plombes qu'un article Beauté n'a pas franchit la porte de ce blog.
Ben ouais. Je sais. Mais j'aime bien. Un blog lifestyle, c'est pas bien méchant, je trouve ça plus rigolo à lire (et à écrire!), et comme on dit toujours: "il ne faut JAMAIS se forcer pour bloguer".
Et je suis bien.
J'écris quand je veux, je ne prévois rien, je ne prends rien en photo, j'improvise sur le moment, et j'adore ça.

Parfois, je me fais un coup de stress un brin superficiel et contradictoire. Il y a des blogueuses qui me suivent et que j'adore, et elles sont blogueuses Beauté. Et j'ai ce coup de stress qui me dit "si ça se trouve, les billets Humeur, elles s'en branlent. Dis-leur au revoir!"
Ce serait hypocrite de dire que pour ces blogueuses Beauté (qui se comptent sur les doigts d'une main) (j'en sais rien, en fait, j'ai pas compté), je me foutrais totalement qu'elles me lisent ou pas. C'est précieux, c'est tout.

Enfin, je ne sais pas vous, ce qui vous intéresse. Si ce que j'écris vous ennuie ou vous amuse, si vous préfériez ce que je faisais avant, je voudrais savoir ce que vous pensez de tout ça, vous.