lundi 30 avril 2012

Beh quoi? Elle avait dit "color block"!

Voilà voilà, après une absence auprès des deux derniers défis du lundi, je reviens dans la course, comme d'habitude à la dernière minute. Ce défi consistait donc, aujourd'hui, à honorer le color block, à montrer ce qu'on avait de color block, à parler de color block, à illustrer notre relation avec le color block. Que de joie et de délicatesse en nos coeurs fleuris!

Il y a encore un an ou deux, j'étais dans un trip où pour moi, gothique, ça signifiait "noir, noir, noir". Le mauve était toléré, le rouge aussi, mais c'était basta.
Maintenant, j'ai viré "ersatz de gothique", avec les paillettes, les sequins, les accessoires décalés, et parfois quelques couleurs plus claires et osées.
Bref, avant, le color block, je le vomissais.
Maintenant, le style vestimentaire associé à ce terme ne m'attire toujours pas, mais en ce qui concerne le makeup, je suis moins difficile.
Alors quand My Beauty Quebec nous a dévoilé le thème du défi du lundi, j'ai tapé joyeusement dans mes petites mains et j'ai sorti les pigments orange fluo, le fard à paupière turquoise, le mascara vert et le bleu à lèvre de qualité médiocre.
J'ai pensé à mettre mes lentilles roses, mais mes yeux sont déjà naturellement color block (mais si, c'est vrai), ainsi que mes cheveux, donc de ce côté-là, pas trop d'effort.


De plus, je portais une robe dans les tons mauves, qui appartenait à ma Mamie lorsque celle-ci était plus jeune. Années 40.Elle est colorée, elle fait peur, quand je la mets mes potes me demande pourquoi je suis toujours en pyjama.
Et je suis sortie comme ça. Même pas peur. Quand elle m'a vue, Mamie n'a pas bronché, malgré les lèvres couleur de...de...d'océan. Je pense qu'elle était surtout contente de me voir avec de la couleur et avec sa robe, par dessus le marché.



C'est la première fois que j'utilisais mes pigments oranges fluo sur toute la paupière mobile. Je l'avait utilisé une seule fois auparavant, lors d'un maquillage encore une fois bleu et orange, en toute petite touche au milieu des cils. C'était chouette, j'aimais bien. Mais sur toute la paupière, je trouve que ça envoie pas mal de pâté.

Et parce qu'Anthisei m'a soufflé l'idée (comprendre "m'y a encouragé"), j'ai réessayé de me prendre en photo en entier, pour que vous voyez ma face dans toute sa splendeur peinturlurée. Vers la fin, j'ai un peu déconné devant l'objectif, vous avez un échantillon.




Voilà voilà, je ne sais ABSOLUMENT PAS comment terminer cet article, histoire de ne pas vous laisser en plan, genre "je place le contexte, je balance les photos puis je me tire", alors je vais juste vous dire un truc tout gentil-mignon, comme "j'espère que ça vous aura plu, et que ma participation au défi sera considérée comme validée", et rendez-vous demain pour un billet humeur moins coloré, moins gay gai et écrit...il y a quelques jours.

mercredi 25 avril 2012

J'ai été au concert d'Emilie Autumn. Depuis, j'essaye encore de me réveiller.

Je ne suis pas une fille à concerts. Certainement pas. Les seuls souvenirs que j'en ai, c'est le Brussel Summer Festival où l'on m'a traînée à deux reprise (la seconde fois, Soeur est tombée malade) (Merci, Soeur) (Elle était verte), ainsi que le concert de Julien Clerc auquel Père m'avait amenée quand j'avais 10 ans.
Pour vous dire ce que j'en ai retenu.
Et je ne sais même pas si j'ai écrit Clerc correctement. Je vérifie, attendez.
C'est bon, l'honneur est sauf.

Pour faire court, donc,on avait tendance à dire que je n'étais jamais allée à un concert. Je n'avais aucune idée de ce qu'on y ressentait, de comment ça pouvait être kiffant d'aller voir en vrai quelqu'un que vous adorez à mort, de qui vous écoutez les chansons en boucles, que vous admirez, bref. Votre Dieu à vous, quoi.
Et le jeudi 12 avril, j'ai enfin pu voir ce que ça faisait.

Emilie Autumn, voyez-vous, c'est une jeune femme au passé difficile. Son univers est basé de son "séjour" dans un asile psychiatrique, suite à une tentative de suicide. Elle fait passer toutes ses émotions et tous ses sentiments vis à vis de ça, à grands coups de hurlements, de colère, souvent de tristesse, voire de désespoir. Parfois, ses chansons sont dures à écouter, car elles sont loin d'être douces et mélodieuse (beaucoup le sont, hein, je rectifie le tir). Je cite Opheliac, dont le refrain crisse comme une craie sur un tableau.
Mais c'est ça que j'aime chez Emilie Autumn. Ses chansons, c'est pas de la guimauve pure et dure, aux accents amoureux et à la tristesse charmante, c'est quelque chose qu'elle a au font d'elle-même, et ça, je l'ai définitivement compris pendant ce concert.
On commence donc ledit concert avec Best Safety Lies in Fear, pendant laquelle les Bloody Crumpet (les sbires d'Emilie, donc, on va dire) entrent une à une en scène. D'abord Captain Maggot, la plus jeune, puis Blessed Comtessa, que je ne connaissais pas plus que ça (et que j'ai appris à ne pas trop apprécier par la suite, d'ailleurs...) et Veronica Varlow, la danseuse burlesque du groupe. Puis, Emilie Autumn, avec son habituel masque de rat, sa queue, ses griffes. La foule est en émoi, on ne se sent plus, tout le monde est content.


On commence avec 4 o'clock, heure emblématique, étant celle où Jack l'Evantreur charcutait (c'est bien le mot) ses victimes. Ce meurtrier est une des sources d'inspiration d'Emilie Autumn, plusieurs chansons sont tirées de ses meurtres.

Emilie Autumn

Il y avait énormément de chansons que je ne connaissais pas encore, en fait, quand j'y pense. Je ne me souviens que de Liar et 4 o'clock, qui faisaient partir du premier album, et de Fight Like a Girl et We Want Them Young que j'avais écouté une fois, avant de venir.

Veronica Varlow
Donc, après 4 o'clock,  c'est Fight Like a Girl qui s'est ramenée. Etant le titre phare du nouvel album, on a juste un peu hurlé plus fort que pour les autres chansons, c'est le girl power, limite, tout le monde était excité.
Après, zouh, celle que j'attendais avec ferveur, Liar. Nom de dieu, j'ai supplié Soeur de me tuer sur le chant. Elle m'a pris l'appareil photo des mains et a assuré la capture des évènement pendant une bonne partie du concert. Moi, cette chanson m'a mise dans le coma.


"I want to mix your blood and put it in the ground, so you could never leave"
Captain Maggot



"I want your beautiful suffering, I want to see your pain"
Soeur a eu la bonne idée de commencer une vidéo, qui aurait pu bien donner si le son n'était pas tout pourri. Si vous voulez cliquer, je vous conseille de baisser le volume, parce que les grésillements intempestifs, ce n'est bon pour personne.  Mais Emilie et Maggot, quoi!
Puis, pendant Time for Tea se fait amener un chariot de thé et de petits gâteaux, que les Bloody Crumpet s'amusent à grignoter avant de lancer dans le public (je m'en suis pris un dans le bras, mais gourde comme je suis je n'ai pas réussi à l'attraper). Blessed Comtessa s'est servi une tasse de thé avant de tout recracher dans le public. Soeur et moi étions à un mètre de la scène. Mes cheveux ont senti le Earl Grey Tea pendant 3 jours. Sympa.
C'était un peu le chaos, en fait, au bout d'un moment, avec le thé qui volait de tous les côtés, Veronica Varlow qui continuait à faire passer les biscuits (à force de moyens plus ou moins politiquement corrects) et juste parce que ça ne suffisait pas, Captain Maggot qui a décidé de se jeter dans le public pour un bain de foule. J'ai réussi à la tenir par la jambe pendant qu'elle passait. Joie.




Vient ensuite Take the Pill, qui est une chanson tellement oppressante que sur le moment, où je l'entendait pour la toute première fois, j'ai cru que j'allais faire un malaise. Si vous cliquez sur le lien et prenez le temps de l'écouter en entier, vous pourrez sans peine reconnaître ce moment, c'est sur toute la deuxième partie de la chanson, à partir de "He's a doctor, and you're just a crazy little girl! Wo would believe you?". Et même encore avant, en fait. Mais ce passage m'a marqué. Et quand les quatre petites madame vous hurlent en boucle "TAKE IT! TAKE IT! TAKE IT! TAKE IT!", c'est que du bonheur.



"He's a Doctor, and I, I'm just a crazy fucking bitch!"


"Who would believe you?"

On a enchaîné avec We Want them Young, puis avec le tant attendu Rat Game (roule bien le R et tout est parfait). Tout ceux qui ont été devant on allègrement levé la main très haut lorsque Veronica Varlow a voulu sélectionner l'habituel fan qui allait avoir la chance de se voir embrassée par cette (très) charmante bouche. Elle s'appelait Victoria, elle avait un collier à clous, elle était canon et elle avait une pancarte "Corrupt Me Veronica". On pouvait pas test'.
Et puis VLAN, en plein dans la gueule, un numéro de burlesque. Plus ensorcelant que ça, tu meurs bouche grande ouverte.



Là encore, ma soeur a pensé à faire une vidéo. Mais ce qu'elle ne savait pas, c'est qu'une vidéo, ça ne se pivote pas. Il faut donc tenir l'appareil à l'horizontal.
Mais c'est Veronica. Et Veronica qui fait du burlesque, même à 90°, c'est quelque chose.

Est venue ensuite Gaslight, qui est un peu THE chanson triste du spectacle, avec des pleurs, de la déprime, du piano, de la lumière bleue (du lourd, quoi).

Blessed Comtessa (moui, je sais, c'est pathétique, mais je n'ai pas d'autres photos d'elle)



One Foot in Front of the Others a été la chanson qui a clôturé le spectacle, à grands coups d'ambiance militaire et de tambours.

Nous n'avons pas eu besoin de rappeler bien longtemps avant qu'Emilie ne revienne sur scène, toute gentille toute mignonne, pour nous chanter Mad Girl et ensuite enchaîner avec Thank God I'm Pretty, que nous avons, nous, simple public, dû chanter.
C'était juste un peu une des seuls chansons dont je ne connaissais AUCUNE parole. Du coup, je faisais comme Soeur: je me dandinais en rythme. Great.

Bref, je suis sortie de la salle, j'avais encore des étoiles plein les yeux, je me suis accordé le plaisir de m'acheter deux posters, de Veronica Varlow et de Captain Maggot, donc, que j'aime toutes deux d'amour, et nous sommes rentrés à la maison, Père (qui était resté à l'arrière de la salle -on avait acheté une place de trop, et Mercutio avait refusé de venir), Soeur et moi. J'ai demandé à cette dernière comment elle avait trouvé le concert. Paraîtrait qu'à côté de ça, Stromae, Puggy, tout ce que tu veux, ce sont des p'tits joueurs. Au moins, c'est dit.

[A fait la Big Une (hu hu ho ho) Hellocoton le 26 avril 2012]

mardi 24 avril 2012

C'est le Rafistoleur qui a sauvé mes tifs. Mais vraiment.

Avoue que c'est beau, le mot "tifs". Ça envoie de la poésie, tout ça...
Comme vous avez dû le comprendre si vous me suivez sur le blog ou sur Hellocoton, récemment, j'ai changé de coloration pour passer au rose. Avant, j'avais une couleur rouge solidement délavée, et il a donc fallu passer par un solide décapage.
Comme je suis une éternelle impatiente, je n'y ai pas été par fragments de 20 minutes pour épargner le cheveux, non. On a laissé poser une heure et demie.
Une heure et demie.
Allo? Quand je me relis, je me dis "mais je suis MALADE ou quoi?" J'ai le cheveu de nature solide, j'ai cette chance, mais à ce point, je me demandais vaguement si leur solidité, elle allait pas morfler durablement. 
Et bien oui. Tiens, regarde, photo.



Avoue, toi aussi tu pleures.
Et cette couleur, mélange de pudding et de pâtes au saumon, mium mium mium!
Je me souviens, lorsque je me suis levée le lendemain du rinçage, je me suis passé la brosse dans les cheveux. J'ai arraché des mèches. J'ai pas arraché des cheveux, j'ai arraché des MÈCHES! Je les ai touchées, mon dieu, c'était de la paille. De la vraie paille! Couleur, consistance, taille, volume, tout y était. Là, je vous avoue que j'ai eu peur.
Je me suis rendue à l'école (réactions des potes, bonjour), ai attaché mes cheveux (non, je ne fais pas les choses dans l'ordre) et une fois sortie, j'ai filé chez Lush, persuadée que seuls eux pouvaient me sauver (pourquoi pas). J'entre, je vais au fond du magasin, près de la caisse, et je m'empare d'une pot de Rafistoleur pour en lire l'étiquette.





Une vendeuse est venue s’enquérir de ma personne, je me suis tournée vers elle et j'ai fait:
"C'est pour cheveux désespérés?
-Désespérés.
-Genre VRAIMENT désespérés?
-Genre vraiment désespérés.
-Genre les miens?
-A l'aise.
-Je prends.
-Parfait! :D"
Elle m'a donné quelques conseils, comme quoi il fallait pas hésiter à utiliser le produit en soin, à laisser poser plusieurs heures, toute la nuit si j'avais la foi.
Donc le soir, j'ai posé.

T'as vu, je soigne mes cheveux, je suis contente
Ça sentait le melon vert, j'aimais pas trop. Quelques heures plus tard,mes pointes avaient TOUT bu. Du coup, j'ai remis du produit, ai été me coucher, et le lendemain, pleine de foi, je me suis remis encore du produit (elles buvaient beaucoup, les pointes), ai attaché mes cheveux et suis restée toute la journée ainsi, avec le produit dans la tignasse, en cours.  Ça ne s'est absolument pas vu, tellement mes cheveux étaient secs à la base.
Je suis rentére chez moi, j'ai rincé, j'ai été me coucher, et déjà le lendemain:


Trois fois moins de volume. Hell yeah.
Et mes cheveux étaient déjà plus doux, j'étais rassurée. Je voyais la lumière, ils n'allaient pas tous tomber le mois prochain, j'allais pouvoir terminer le décapage (c'est honteux, je sais).
Et après quatre utilisations, nombre que la vendeuse m'avait dévoilé pour que je voie une amélioration:


C'étaient. Mes cheveux. D'avant (je ne les soignais pas. Pas encore). J'avais retrouvé mes fucking tifs ante-décapage, ils étaient de retour.
J'ai continué le traitement pendant deux semaines avant de les redécaper (40 minutes oui je sais c'est mal et encore il y a une zone où c'est mal fait) et de les teindre.
Je n'ai pas de photos. Enfin si, en fait, j'ai une photo. Mais ils sont roses. 'tendez que je vous la passe.

D'ailleurs, vous pouvez voir là où le décapage n'a pas pris. C'était trop foncé, du coup, c'est orange.

Bon, t'as vu, ils brillent pas comme du cristal, ça casse pas trois pattes à un canard, mais pars du principe que mes cheveux étaient, à la base, cliniquement morts. Si j'avais été chez le coiffeur, il aurait poussé un cri d'orfraie avant de me raser de force (idée qui, en fait, ne me déplaît pas tant que ça).
Je n'ai utilisé que le Rafistoleur comme soin et j'ai retrouvé des ondulations que je n'espérais plus revoir. Et ils sont doux et vaporeux. VAPOREUX! Ça, ce n'est même pas un adjectif que je n'espérais plus, c'est un adjectif que je n'osais même pas espérer!

Franchement, le Rafistoleur, à part son prix qui chauffe un peu le popotin (14,95€, tout de même), c'est vraiment une valeur sûre qui pourrait rendre un énorme service à vos cheveux abîmés. Je fais plus que vous le conseiller, je vous ordonne de l'acheter, pour le bien de vos cheveux décapés.

lundi 23 avril 2012

Il y a des trésors d'affection dans cet homme. Chronique d'une sympathique connasse.

"Chère, cet homme est une énigme indéchiffrable. Il semblait se demander si mes paroles étaient une déclaration; il y avait dans son regard un bonheur, une fierté, une angoisse d'incertitude qui m'ont étreint le coeur. [...] Je suis rentrée un peu sotte dans ma coquille. En finissant la leçon, il m'a saluée en me jetant un regard plein de prières humbles, et qui disait "Ne vous jouez pas d'un malheureux!" Ce contraste subit avec ses façons graves et dignes m'a fait une vive impression. N'est-ce pas horrible à penser et à dire? Il me semble qu'il y a des trésors d'affection dans cet homme." (1)




Aujourd'hui, tous ensemble, dans la joie et le bonheur, nous allons apprendre à froisser une relation, à la mâchouiller, à la dégommer, et après, nous essayerons de lui rendre son état initial. Bien évidemment, il reste des traces.


Vous vous souvenez de cet article? Cette histoire en deux temps? Aujourd'hui, je vous conte la troisième partie, celle où tout fini bien, où le prince et la princesse sont heureux (oui, je suis une princesse. Moins que Soeur, mais je suis quand même une princesse), et où avant d'en arriver à ce résultat, la princesse, elle a solidement merdé. 

Je suis quelqu'un de très indécis, c'est ce que j'ai retenu de cette histoire. Lundi, je fais ma mangouste, je regrette, je me dis que je devrais retourner avec Mercutio, et ces trois jours ne seraient qu'un mauvais souvenir, un chewing gum sur le trottoir, une fissure de la taille d'une pièce de 2 euros sur un pare-brise.
Je fais part de ma pensée à Mercutio. Lui, mille fois plus intelligents que moi, me dit de réfléchir. Il me dit qu'il n'a pas envie que je retourne avec lui si c'est pour le quitter toutes les deux semaines. Je lui donne raison et rentre chez moi.
Une personne normale serait arrivée le lendemain pour lui sauter dans les bras. Bah non, pas moi. Moi, j'ai de nouveau regretté. J'ai donc regretté d'avoir regretté (d'avoir regretté, du coup, si on compte le fait de l'avoir quitté parce que je le sentais plus du tout). Déjà, ça, c'est pas bien glorieux.
Je n'oublierai jamais ce mardi où je l'ai rejoint pour lui dire que non, non, je ne me faisais pas confiance, je sentais que ça ne tiendrait pas, sorry pour les faux espoirs et au revoir.
Je pense que les larmes que j'ai vues dans ses yeux ne sont pas prêtes de quitter ma mémoire de si tôt, écrites dans mon journal ou non. 
Je me suis haïe, si vous saviez. Je suis rentrée chez moi, je pleurais, j'avais envie de disparaître pour l'avoir peiné à ce point. Dans ma tête, j'ai brisé des millions de miroirs, j'avais envie de ne plus jamais avoir à supporter mon propre reflet, ma propre personne.  Je ne me supportais plus, moi, mon égoïsme et mon manque flagrant de réflexion. Avais-je été obligée de lui donner autant de faux espoirs? Bête fille.


Et ça ne me quittait pas, je continuais de penser à lui, j'avais envie de l'embrasser encore une fois, mais une petite voix dans ma tête me disait que non. Que là, j'avais juste à fermer ma gueule. Que j'étais bien trop girouette pour espérer un jour de nouveau tourner les talons. Alors quand l'envie me prenait de regretter d'avoir regretté d'avoir regretté d'avoir regretté (chaud...), je m'accrochais à ma raison, cette Raison qui me disait "ne retourne plus JAMAIS vers lui! Jamais! Tu t'es vue ces derniers jours, tu changes d'avis toutes les heures, t'es qu'une pauvre conne instable, et c'est tout. Maintenant, pense à autre chose."


Mais je ne pensais pas à autre chose. Je ne pensais qu'à lui, en permanence. Pas une minute c'est parti. Et mes potes me disaient "t'es un peu coconne, en fait. Pourquoi tu l'as quitté, déjà? Ah ouiiii, parce que tu pensais ne plus l'aimer! Ah mais oui! ...dis, t'as rêvé de qui, cette nuit, encore, que je me rappelle? Ah mais oui..."
Ah mais oui.
Et tout ce qui m'empêchait d'accepter  ça, que peut-être m'étais-je trompée qu'une seule fois, au tout début, ce vendredi, en croyant que je ne l'aimais plus, c'était cette putain de conscience qui était persuadée que je changerais d'avis encore une fois.
Mais bordel, tu m'as vue, cette semaine? Tu m'as vue, ce samedi où j'ai supplié presque L'Artiste (BOOM, pote en plus, surnom en plus, c'est cadeau) de venir passer la soirée avec moi, qu'on mange des spaghettis et des muffins crème brûlée pour m'éviter de rester seule et de déprimer.
J'étais triste comme un caillou, et c'était de ma faute.
Je ne voulais même plus me lever le matin, j'avais juste envie que tout redevienne comme avant, quand on était encore ensemble et qu'aucun de nous deux ne puait le malheur.
J'ai attendu, un jour, deux jours, trois jours. C'était toujours là, et c'était de plus en plus palpable, voire étouffant. Quitter Mercutio, c'était une énorme erreur.
Et je lui ai dit. Again. Et again il m'a dit de réfléchir, parce qu'il savait que ça allait foirer, ce qui était tout à fait compréhensible vu ma capacité inexistante à rester sur mes décision.
Le week end est passé, et ça n'a pas changé.
Je me suis ramenée ce matin, je lui ai dit, je lui ai dit que ça allait pas le faire sans lui, que j'avais passé une semaine horrible, et que je savais pas comment lui dire que je l'aimais parce que de toute façon il ne le croirait pas. Parce que je le lui avais dit bien des fois avant de le quitter, et qu'ainsi ces mots sonnaient de travers. Ça ne voulait plus rien dire.
Il a dit qu'il ne voulait pas que ça se finisse une semaine plus tard. Je lui ai dit que ça ne se finira pas une semaine plus tard, parce que définitivement, je ne voulais pas revivre cette semaine sans lui.
Et il m'a embrassée.
Et j'étais contente. Parce que ça faisait une semaine que ça me faisait pleurer, ce baiser qui ne venait plus.
Et définitivement, Mercutio m'a prouvé qu'il m'aimait. Lui. Genre vraiment.




Je prie pour qu'il n'y ait pas de quatrième article, que rien ne change plus jamais et que je n'aie plus à me haïr comme je me suis haï mardi.

(1) "Mémoires de Deux Jeunes Mariées", Honoré de Balzac (je kiffe citer Balzac, mais chut)

mercredi 18 avril 2012

Pas encore toi!

Eh ben si. Le tag des 11. Il est là, il est de retour, il m'observe, il attend que je lui réponde. M'en fout, j'aime bien.
C'est MGR qui a mis mon nom dans la liste des 11 taguées de fin (je t'appelle "MGR", comme c'est ton pseudo Hellocoton, mais si ce n'est pas le bon pseudo, tu me le dis! :D -oui, non, ce sont les initiales qui mettent le doute dans mon esprit).

Les règles sont donc toujours les mêmes. Je dis les règles (que voici), j'énumère 11 choses sur moi, je réponds aux 11 questions posées par, ici, MGR, je pose 11 questions et je tague 11 personnes.
Mais comme je suis une connasse, et que ce tag a tourné beaucoup beaucoup (pour qu'il passe 3 fois par moi, il a dû tourner beaucoup beaucoup), je ne poserai pas de question et ne taguerai personne. Na.
Ce tag attrape donc un intérêt tout à fait égocentro-narcissique.

Donc, 11 choses sur moi. Avec les 22 autres. Attendez que je réfléchisse...:

1. Je suis quelqu'un d'atrocement défaitiste. J'abandonne tout, toujours, tout de suite. D'ailleurs, je comptais écrire un petit article sur ce trait de caractère, parce que ça m'empoisonne juste un peu l'existence.

2. J'ai, je pense, rarement été la cause des pleurs d'une personne. Mais une fois, c'est tombé sur ma mère, et j'ai kiffé le moment. Et maintenant, j'en suis mortifiée.

3. Je n'ai aucune notion de la vie privée, du jardin secret, de tout ce que vous voulez. J'ai besoin de raconter 
les choses aux gens, de me dévoiler. A force, je banalise mes problèmes et je vais mieux.

4. J'ai envie que la Star Ac' revienne sur TF1 (j'ai pas NRJ12, bordel). Voilà, c'est dit.

5. Je suis prématurée de deux mois. Tu peux pas test'.

6. J'ai une cicatrice à la cheville qui ressemble à une (très) grosse chenille (par sa taille, hein, oh), résultant de ma naissance difficile. Je suis censée la faire retirer mais je ne suis pas trop pressée. Avant, elle me complexait, mais maintenant, je l'aime plutôt bien.

7. Attendez, j'ai une crampe (C'EST DE LA TRICHE!!).

8. Avant, pendant une très longue période, il n'y avait pas un livre où je pouvais aimer (très fort) un personnage sans que celui-ci ne meure au cours de l'histoire. C'était horriblement frustrant, et ça s'est arrêté en juillet dernier avec Dracula de Bram Stocker. Soulagement dans le salon.

9. Je suis la pire des merde pour m'occuper des animaux. Pourtant, j'ai eu 3 hamsters, un chat et même un cheval. Je vous dis pas le potentiel d'usure que j'exerçais sur mes parents, et maintenant, je regrette à mort. Je pense qu'avant qu'on n'arrive à vendre Liberty (le cheval, donc), elle a dû bien souffrir, complètement abandonnée. Et il ne se passe pas un jour sans que je ne regrette. Un jour, faudra que je vous raconte, et vous pourrez ainsi me lancer toutes les pierres que vous voudrez, je les goberai avec joie.

10. Je n'ai jamais eu de fièvre, et n'en connais donc pas la sensation. Ça a été gênant, au cours de théâtre, lors d'un exercice où il fallait justement la mimer. Comment mimer quelque chose dont on ignore tout (ah bah oui, parce qu'en plus, je n'avais jamais vu personne avoir de fièvre).

11. Je suis quelqu'un d'optimiste, en général. Je suis bien triste de voir que ces temps-ci, ça ne va pas fort (déconne...), mais en général, je suis toujours celle qui rit de tout, qui relativise toujours, qui prône le bonheur et la joie de vivre. Kikoo, je suis une marguerite des prés!

1/ Quelle fut ta première réaction lorsque tu as vu que tu avais été tagguée?
Je me suis dit "Ayé, bingo!" et j'ai tapé dans mes mains avec joie et bonhomie. 

2/ Permets-tu aux personnes qui te sont chères de lire ton blog ?
Non, vraiment pas. Les seules personnes à qui j'en parle sont celles que ça intéresse le moins (Panda, je crie ton nom). Je dis définitivement des trucs trop personnels dans ce blog pour imaginer que mes amis puisse me lire, juger la façon dont je raconte les choses (trop ou pas assez d'émotion...). Winchester me tuerait, en fait. Il est très branché "vie privée, espace perso et jardin secret, scrogneugneu".

3/ A la fin de l'écriture d'un post, en es-tu satisfaite ? 
A chaque fois. S'il ne me satisfait pas, je le corrige, ce n'est donc pas la fin :D

4/ Quel est le grand regret de votre vie.
A bah voilà, cité plus haut, Liberty et la façon dont je ne m'en occupais presque pas. Les circonstances m'excusent, m'a dit mon père, mais je n'en crois pas un mot.

5/ Arrêter ton blog serait un sacrifice ou une libération ?
Qui continue son blog en prenant ça comme un étau? Pourquoi bloguer, alors?

6/ Pourrais-tu sortir dans la rue en tatanes et jogging informe ?
*c'est quoi des tatanes?*
Ah, d'accord! Eh bien...je suis déjà sortie dans la rue en pyjama, donc ça va, je pense que je saurai me montrer à la hauteur.

7/ Quel est le parfum que tu détestes, qui pour toi est synonyme de vulgaire ?
Je ne suis pas très branchée parfums, du coup, je n'en ai jamais senti beaucoup. Mais il y a le parfum Abercrombie que je ne peux supporter. Je le sens partout, sur chaque membre de ma famille (et c'est dur de voir son père troquer son Cool Water de Daviddoff qui lui allait si bien et qui voulait dire tant de chose pour moi, pour cette espèce d'ersatz de parfum que je croise à chaque point de rue), et le flacon n'a même pas le mérite d'être beau.

8/ Quelle est l'heure de la journée qui a ta préférence ?
12:45, heure du temps du midi, quand tu as enchaîné 250 minutes de cours et que ton estomac commence à se digérer lui-même.

9/ Quel est le cadeau que l'on ne t'a jamais fait, à ton grand regret ?
Une rose rouge. Personne ne m'a jamais offert de rose rouge. Waluigi, kom hier.

10/ Quel est le cadeau que l'on ne t'a jamais fait, à ton grand soulagement ?
Là, sur le coup, il n'y a rien qui me vient. J'aime bien les cadeaux. Tous les cadeaux.

11/ Alors maintenant que tu en as presque fini avec mes questions, c'était comment d'être taggué(e) ?
C'était vraiment chouette! J'ai galéré pour citer des choses sur moi, mais j'aime beaucoup les tags, donc je ne peux pas me plaindre :)