jeudi 12 juillet 2012

Vis comme un artiste




Depuis quelques temps, j'ai commencé à changer ma méthode, à voir la vie un peu autrement.
J'étais loin d'être malheureuse, avant ça. Il y a déjà quelques mois, j'arrivais à adopter une attitude un peu plus positive, à cultiver la personne que j'aurais voulu être, et j'aimais beaucoup ça. J'en étais même venue à ne plus vouloir absolument un homme (ou une femme) dans ma mince vie pour être heureuse. Mais siii, tu sais, cette espèce de check-list "quand j'aurai un copain, je serai heureuse", "quand j'aurai ma propre maison, je serai heureuse", etc.
Mais parfois, va savoir pourquoi, une petite contrariété (ou une grosse) me mettait dans tous mes états, et la déprime revenait pour quelques heures. Parfois un peu plus.
Et c'est là que j'ai commencé à voir les choses autrement.




Vous voyez, quand on pense à un artiste, on pense à quelqu'un qui dessine, écrit, peint, sculpte, ou exécute toute forme d'art.
Mais...si on ne sait faire aucune de ces choses? Le qualificatif d'artiste nous est alors de suite retiré?
Je n'étais pas d'accord. Alors j'ai réfléchit.
Le terme d'artiste ne s'attribuerait-il pas plutôt à une personne sachant apprécier la beauté de chaque chose, un poète dans sa tête, un esthète?
Quelqu'un qui verrait une certaine poésie dans le monde, qui observerait, écouterait, penserait, et ne se contenterait pas de marcher tête baissée en râlant sur tout ce qui bouge.
Quelqu'un d'optimiste ou non, de joyeux ou non, qui formulerait les plus belles pensées dans sa tête sans forcément parvenir à les extérioriser.
C'est en songeant à ça que j'ai commencé à regarder autour de moi.
A remarquer le moindre rayon de soleil, le vert des feuilles d'arbre lorsqu'elles se balançaient à la fenêtre de la classe, m'offrant un mur de verdure annonciateur des beaux jours.
Hier, j'ai été me promener, vers 21:20. Le ciel était couleur pêche, et à mesure que je marchais, prenait une teinte rouge vif qui m'a émerveillée. J'ai dû m'arrêter de marcher, il m'était inconcevable de continuer ma course alors que quelque chose d'aussi beau s'offrait à moi.
Ça faisait des années que le ciel prenait cette teinte chaque soir d'été. Et jamais je ne l'avais remarqué. Jamais je n'avais pris la peine de m'arrêter pour contempler.
Jamais, lors des trajets en voiture, je n'écoutais ma mère lorsqu'elle me disait d'admirer le paysage.
Mais le monde est beau, en fait.
Le ciel en soirée est le plus beau du monde, les feuilles d'arbre ne sont que des morceaux de jade, les nuages restent des mégalodons de coton (des leoplurodon de coton. A magic leoplurodon!).
Il faut voir de la poésie en tout. Dans la douceur de l'air, dans la chaleur du soleil, dans le bruit de la pluie (Voilà, comme ça, qu'il vente, qu'il pleuve où que vous soyez dans le cagnard, vous serez content), dans le regard des passants, partout.
Et je vous écris ça, alors que si ça se trouve, vous allez me prendre pour une tarée optimiste.
En attendant, c'est moi l'ado, c'est moi qui suis censée faire mes crises existentielles hormonales, et c'est moi qui vais bien.
Prenez le temps de vivre, de vous arrêter, de regarder autour de vous et de savourer chaque petit instant. Concentrez vous sur chaque bouchée que vous avalez, sur chaque musique que vous écoutez, sur chaque sentiment qui vous traverse.
Vivre, en soi-même, est quelque chose d'énorme. A chaque seconde. Remarquez-le.



Cela fait seize ans que j'habites dans ce quartier, et jamais, au grand jamais, je n'avais fait attention à ce qui se dressait autour de moi. J'étais on ne peut plus indifférente, je ne remarquais rien, et maintenant, je me rends compte à quel point ma vision de ce qui m'entourait était bien pauvre.
A présent, j'observe beaucoup plus, j'ouvre les yeux, je m'arrête, je contemple, et quand mon moral baisse, il me suffit de faire attention au moindre détail m'entourant pour y déceler de la beauté et voir mes pensées sombres se volatiliser en quelques secondes.


16 commentaires:

  1. Ah mais si certaines pouvaient te lire et profiter de la leçon !
    Il y a tellement, mais tellement de personnes négatives, qui chouinent pour un oui ou qui se trouvent sans cesse des raisons de haïr les autres, de véritables croisades de négativisme sur pattes, et le pire, c'est qu'elles s'estiment victimes !

    Bref, je m'égare, et je ne peux que te féliciter de ce point de vue d'artiste, que tu devrais transformer en méthode anti-grisaille, j'suis sûre que tu vendrais ton livre ;)

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  2. Tu as déja vu le film Cashback ? Si non, je te conseille de le regarder, c'est un chef d'oeuvre, et tu as cité en fait, presque mot pour mot, la leçon de ce superbe film ;)

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    1. Ah nan, jamais entendu parler. Je retiens :D

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  3. Tu as réussi à ma remonter le moral :) C'est vrai qu'on fait pas toujours attention à ce qui nous entoure. £parfois je suis en voiture (quand je conduit pas hein!) et je me dit "ah quel beau paysage, pourquoi j'ai pas mon appareil photo?"

    sur ce...je me suis amusée à faire un tuto make up, je dois vraiment pas être bien XD

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    1. Meeeeeh non, tu testes des trucs, c'est cool, je trouve!

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  4. Ca fait de longues années que je fonctionne comme ça, à voir le beau là où la plupart ne voit que l'ordinaire. Souvent je me dis que j'ai "un petit vélo dans la tête" comme on dit mais je m'en fous totalement. J'aime garder cette âme d'enfant, à rester de longues minutes à observer les papillons, à essayer d'approcher en douceur les lézards l'été, à m'extasier devant la teinte d'un ciel, à voir des choses dans la forme des nuages.
    Faudra que je te passe un lien d'un site où j'héberge un certain nombre de photos que je prends (j'adore prendre des photos et le numérique a révolutionné ça : plein de photos pour zéro frais !).
    Les gens ne comprennent pas ma vie, ils pensent que pour être bien il faut avoir sa maison, un travail stable, un mari, des enfants. Une vie bien rangée en somme. Pour moi, le bonheur est ailleurs, c'est pour ça que je ne cours pas après ce qui semble essentiel aux autres.

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    1. Et tu as bien raison :) Tes articles ont beau friser le négatif, je sais bien qu'écrire lorsque tout va bien, ça reste assez dur. Faut extérioriser, ça aide! Bien contente de te voir partager mon avis sur cette histoire!

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    2. J'ai toujours donné sur le net une image plus négative de moi que je ne le suis en vrai. C'est involontaire et je n'ai jamais réussi à m'expliquer ce décalage.
      En vrai je raconte énormément de bêtise, j'adore rire et il n'est pas rare de me trouver en train de danser à poil dans ma salle de bain à 2h du matin (oui je suis étrange, je sais).
      Tu as sans doute raison, je pense que les difficultés, les doutes, les questionnements etc. me sont plus sources d'inspiration pour écrire que le beau temps, un chouette match de foot vu à la TV ou encore le dernier gâteau que j'ai mangé ! Bon j'exagère un peu avec mes exemples là, mais tu vois ce que je veux dire.
      Quand la vie est belle, je préfère en profiter simplement que d'essayer (en vain) de la dépendre avec des mots. Carpe Diem en gros !

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    3. Je comprends, je pense souvent à des idées d'articles quand tout va bien, mais il arrive qu'une fois le titre écrit, je ne trouve rien à dire pour parler un peu de ce qu'il 'est arrivé. Ca me frustre beaucoup ^^'

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    4. Idem, moi aussi ça me frustre de ne pas réussir à faire partager mon enthousiasme... Je pense que c'est le genre de choses qui passe mieux en vrai : avec la voix, les gestes, les sourires etc. A l'écrit on perd pas mal de relief...

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  5. Je suis du genre à vivre un peu comme ça aussi, et quand je ne le fais pas, je me dis que je devrais...Évidemment, il y a aussi des choses bien moches dans la vie, mais les retourner sans cesse dans son esprit ne sert pas à grand chose et il vaut mieux profiter de ce qu'il y a de beau comme tu le fais. Comme dit ci-dessus, Carpe Diem, ça résume parfaitement bien cette façon de vivre! :D

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    1. "Après la pluie vient le beau temps." :D

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  6. Le nombre de fois où j'aimerais avoir un appareil photo greffé dans les yeux, pour capturer ces moments-là ! =)

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    1. Et le "Charliiiiiiiiiiiiiiiie" m'a tuée pendant 3 épisodes xD

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  7. Moi aussi j'ai eu ce même déclic, il y a deux ou trois ans. J'ai commencé à apprécier de plus en plus d'être en contact avec la nature, pour finir par rester le nez coller à le fenêtre de la voiture au lieu d'être plongé dans mes bouquins. J'ai commencé à prendre des photos, partout, comme toi. Puis ça à continuer à grandir, et j'ai apprécié de plus en plus de choses. Plus petite, c'était la mer. Ensuite la forêt. Maintenant, j'observe même les viles, et surtout les nuages. Je suis une grosse folle des nuages ! Et la campagne, et montagnes, enfin tout ! J'ai la chance d'habiter dans un pays très riche niveau paysages, et j'adore le silloner avec mon appareil photo à la main. C'est ça qui est arrivé à me sortir de cette gross dérpime, cet hiver, le début du printemps me sauve toujours la vie ! C'est comme ça que je me suis passionnée pour la photo. J'ai la chance d'habiter dans un immeuble ayant une vue très dégagée, et depuis deux ans, je prend régulièrement des photos, aucune n'est jamais identique à l'autre, quelle que soit la saison ou le moment de la journée ! C'est cool que tu ai eu ce déclic, ça change la vie !
    Millefolium

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