jeudi 3 mai 2012

Lettre ouverte à mes parents

Si je vous écris, alors que je pourrais très bien vous parler en face, c'est parce que je sais que si je le fais, soit vous m'interromprez, soit vous ne prendrez pas le temps de réfléchir à ce que je vous dirai, soit bêtement, je vais me mettre à pleurer en pleine explication, comme je le fais chaque fois que je suis en colère.
C'est même pas que je sois en colère en ce moment, je pense. On va plus dire que j'en ai assez.
Chaque fois que j'essaie de le dire, personne ne me prend au sérieux, parce que ça fait tellement cliché de dire ça!
J'ai toujours l'impression que le jumeau, c'est moi. Vous voyez, que Soeur est l'enfant, et moi la jumelle. Celle qu'il y avait en trop, qui s'est incrustée, quoi. Allez, vouloir un enfant, c'est normal. Mais avouez que le second, il n'est jamais prévu. Il est là, on sait pas pourquoi. Il pourrait prendre pas trop de place, mais non. Il a pas assez de pote, il sort pas assez, il (qui est dans notre cas un "she") n'a pas de copain (mais quand elle en a un, selon l'autre, *~Soeur~*, c'est pas un canon, alors limite c'est pire), elle étudie pas, elle abandonne tout ce qu'elle entreprend et en plus, cette conne, elle se permet de se teindre les cheveux en rose et de s'habiller bizarrement, et pas toujours avec le meileur goût. Et je sais bien que ça vous plait pas. 
Et Soeur elle a tout plein de potes, elle sort en permanence, elle fait de la flûte traversière et c'est trop cool, elle étudie tous les jours, elle est dans une meilleure école, en latin-science, en plus, et elle, au moins, elle se démarque PAS! Et voilà qu'elle se met à gagner des concours de théâtre. C'est le bouquet.
Après ça, j'arriverais presque à comprendre que vous la préfériez, ce que vous faites sans doute (et ça ne servira jamais à rien de dire le contraire, c'est pas possible autrement). Mais que tout le monde me mette au courant en lui donnant systématiquement raison, en m'engueulant moi lorsque je suis en colère contre elle, en me comparant à elle et en me demandant sans cesse "et toi, pourquoi tu n'y as pas participé, à ce concours?", là, je dis non. Désolée. J'en ai marre d'être écrasée. Je sais pas si vous êtes au courant, si ça passera mieux par écrit, mais il arrive qu'elle me frappe. Parce que vous ne lui avez jamais rien dit. Parce qu'elle avait une raison. C'était ma faute, après tout, je n'avais pas à faire ceci, je n'avais pas à faire cela, alors c'était moi qui me faisais engueuler. 


Je dois aller me coucher tôt parce que c'est comme ça, je dois manger à des heures "normales" parce que c'est comme ça, je dois pas faire trop d'ordi parce que c'est comme ça...
Je ne sais pas, mais si "parce que c'est comme ça" était permis dans un contrôle de math, je pense que j'aurais de bien meilleures notes que celles que je me ramasse en ce moment. Vous ne savez même plus pourquoi vous tenez tant à mener ce rythme de vie irréprochable. Et à quoi cela sert-il de m'y soumettre? Alors que vous êtes incapable de m'en dire la raison.
Ah mais si! Parce que c'est comme ça!
Vous savez, ce soir, j'ai descendu mes cours, avec la ferme intention de les retaper sur l'ordinateur et de pouvoir ainsi commencer des fiches pour les révisions. Puis, j'aurais sans doute été me coucher tôt.
J'ai croisé Soeur, qui m'a au cours d'une conversation balancé certains de mes défauts à la gueule, alors que je savais pertinemment bien que je ne les possédais pas, ces défauts. Mais elle m'embrouillait, m'interrompait encore et encore, jusqu'à ce que je ne sache plus ce que je voulais dire, et disait "Tu vois? T'es incapable de reconnaître que tu as tort!" (parce que oui, selon elle, c'était un de mes principaux défauts), et j'étais obligée de lui donner raison, juste pour qu'elle me fiche la paix.
Complètement écrasée, je vous dit.
J'ai passé la soirée à pleurer, alors que L'Artiste tentait de me remonter le moral sur Facebook à défaut de pouvoir se tenir en face de moi. Il avait déjà remarqué avant qu'il y avait sans doute un soucis de favoritisme. Il a dit que pour rééquilibrer la balance, il fallait que je fasse quelque chose d'énorme. Alors voilà, je suis rabaissée à devoir PROUVER que je suis digne. De quoi, au juste? 


Pour finir, j'ai éteint l'ordinateur à minuit, quand je me suis enfin calmée, et il ne doit pas être loin d'une heure du matin alors que je vous écrit. Et inutile de préciser que je n'étais plus d'humeur à toucher à mes cours. J'étais fermement décidée à reprendre ces études en main, pourtant. Peut-être que si je n'avais pas croisé Soeur, ou si j'avais pas tout ça à vous dire, j'aurais pu passer au dessus de tout ce qu'elle me disait, je ne me serais pas arrêtée sur de simples mots, et j'aurais été me coucher à 23:00, satisfaite de m'être enfin remise à bosser. Même pas en rêve.
Voilà, y a des moments où j'ai envie d'étudier, des moments où j'écoute les cours comme le messie, parce que j'ai juste envie d'apprendre.
Comme il y a des moment où je joue au pendu en cours de math et où je mange des Skittles en cours d'Histoire. Et ces moments-là, de bouffe, de jeu, ou même parfois d'apprentissage (remember les exemples deux lignes plus haut, ce n'est pas une fiction) seront sans doute les meilleurs que je garderai de mes années de lycée. 
Peut-être que laisser une ado vivre sa vie, c'est pas la pire des méthodes, en fait. Je sais que je suis une procrastinatrice en puissance, mais j'ai une tête, je sais quand il faut vraiment se mettre à bosser.


Au fait, vous ai-je dit ce que je faisais sur l'ordi, et pourquoi j'y passais autant de temps?
Je vais sur des forums, où je fais la connaissance de dizaines de personnes, pas toutes intéressantes, mais dont une partie m'a appris la majorité des choses que je sais aujourd'hui, et qui me lisent attentivement lorsque je vais pas bien. 
Puis, il y a ma nouvelle sur laquelle j'essaie d'avancer. Si un jour, j'arrive à finir une histoire, et que -bonheur immense- elle est publiée, est-ce que ça me fera regagner du crédit à vos yeux? Est-ce qu'enfin, vous aurez l'impression que je fais quelque chose de ma vie, que je SERS à quelque chose?
Et puis finalement, sur l'ordi, y a le blog. Excusez-moi du peu, mais c'est une de mes plus grandes fiertés. Je fais les photos, j'écris surtout des textes (les photos ne font qu'accompagner ces derniers) et si je peux parler statistiques, j'ai 80 visites en moyenne par jour (imaginez donc 80 personnes différentes), et parfois, un de mes articles fait la Une du site de référencement de blogs et ça fait tout de suite grimper les chiffres. Il y a deux semaines, je suis montée à 297 visites en un jour, et 173 le lendemain. Hier encore, un de mes articles a fait cette Une, et j'ai reçu 176 visites. J'ai commencé à bloguer sérieusement qu'en mars, et ça me semble énorme d'arriver à ce résultat. Les 30 derniers jours, j'ai reçu 2138 visites, avec 1944 en avril. Voilà. J'ai un blog, j'y bosse (mais vraiment du verbe "bosser"), j'y progresse, je reçois plus de visites qu'avec mes petits blogs pourris d'avant (Skyrock, mon amour...), et même Marine, une blogueuse influente (influente = coucou, mon blog est parfait, j'ai 1622 abonnées, 5000 visites par jour, mais à part ça, tout va bien) m'a citée dans ses blogs préférés lors d'une "interview". Et la liste n'était pas longue.
Et je sais pourquoi elle m'apprécie. Parce que "yé souis toute jeunette", parce que j'ai les cheveux roses, et du coup, ça la fait sourire parce que elle, ses cheveux, ils sont bleus. Et elle me l'a dit, ça l'épate de voir qu'à 16 ans, aux années lycées, quand les imbéciles sortent le plus de remarques, j'ose arborer des cheveux roses. Comme quoi, je suis peut-être pas une merde.
Par rapport à elle, je ne suis rien, mais par rapport à ce que j'étais avant, j'ai vraiment l'impression de m'être forgée, petit à petit, et ce grâce à cet Internet qui offre tant de choses.
Mais c'est du virtuel, hein? Ca compte pas.


Rajoutons à ça un truc aussi futile et idiot, que le combo tatouage + piercing. Ca vous plait pas, vous avez horreur de ça. Sauf que le soucis, c'est que ça fait partie intégrante d'une culture alternative qui me passionne, voilà pourquoi à chaque fois je vous demande pour en faire. Et encore, je retiens les rênes, parce que si vous saviez toutes les envies de perçage et de tatouage que j'aimerais accomplir, vous n'accepteriez même plus que j'en fasse un seul.
Mais voilà, comme je vous l'ai dit, ça me passionne, alors je sais plus trop comment faire pour vous le faire comprendre. La mode alternative, c'est ça, ma passion, et c'est dans ça que j'aimerais plonger toute ma vie. Peut-être plus tard poserai-je pour Hell Bunny, peut-être serai-je tellement tatouée que quand vous me verrez aux repas de famille, la question ne sera plus "et les amours?" mais "et les modif's?" et vous me demanderez combien j'en ai rajouté depuis votre dernière absence.
Sauf que là, maintenant, j'ai 16 ans, vous vous êtes mis martel en tête qu'il fallait m'éduquer (alors que je le suis déjà solidement, je trouve, excusez-moi du peu), et je n'ai plus qu'à ronger mon frein en grapillant ce que je peux faire. Trouver tous les arguments possibles et imaginables pour un piercing au visage, ou une teinture (bon, je vous avoue que pour la frange au Green Envy, j'ai pas trop d'idées pour vous avoir de mon côté), alors que j'aimerais juste, parfois, utiliser pour seul argument "J'en ai envie". "C'est comme ça".


En fait, comme ça, vous, savez. Lorsque je ne suis pas avec des potes ou avec Mercutio, je préfère rester sur l'ordi, parce que sur les sites où je vais, sur les blogs que je lis, il n'y a pas ma soeur pour me rappeler qu'elle reproduit tout ce que j'entreprends pour en plus le réussir mieux que moi (danse, vernis, piercing, théâtre), il n'y pas quelqu'un pour me dire "va étudier, go, arrête de t'amuser, c'est mieux de se forcer à se stresser pour des examens qui arrivent dans...un mois...et merde", je peux regarder les boutiques alternatives en faisant ma petit wish-list et en rêvant de ma majorité qui me permettra peut-être de trouver un boulot, d'avoir enfin assez d'argent et de pouvoir enfin arrêter de faire des plans de dingue pour une commande à 80 euros. Vous, vous sortez la carte. Moi, j'attends 3 semaines pour réunir l'argent.
J'aime bien être ado. Paraît que la vie est plus facile. Mais je suis bien placée pour vous dire qu'elle est vraiment, vraiment, vraiment chiante.


Bisous
Anaïs





Voilà (je dis beaucoup "voilà", dans mes articles, ces temps-ci, je trouve). C'était une impression que j'avais depuis un bon bout de temps déjà, et hier, je me suis disputée avec Soeur. Et y a tout qui est revenu d'un coup, et j'ai enfin pu mettre les mots sur ce qui me dérangeait, pour tout déballer à mes parents.
Et comme c'étaient des sentiments constants, que ça me chiffonnait à longueur de journée, j'en fais un article. Et je vous montre ce que je leur ai dit.
Vous vous dites, je n'ai aucune notion de la vie privée. En effet, je n'en ai pas. Je n'en ai pas parce que je ne comprends pas le concept. Je n'ai aucun mal à déballer mes sentiments et ma vie aux gens, même ceux que je connais à peine, du moment qu'ils me sont sympathiques. Pour moi, chaque élément de la vie forme une personne. Cette personne est un humain. Et parler de ma vie, même des choses personnelles, ne me dérange pas, me plaît, même, parce qu'il y a un côté justement plus humain qui est rajouté. Les gens savent comment je fonctionne, et du coup, il y a moins de malentendus. J'en arrive même à me demander si ce n'est pas à cause de ça que Mercutio a accepté de retourner vers moi. Parce qu'à force d'entendre parler de ma vie, il me connaît, il sait comment je fonctionne. Je me demande si cette non-discrétion ne me rend pas plus de service qu'elle ne me met dans des situations gênantes. Situations que je n'ai, entre nous, pas encore rencontrés. 
Je ne pense pas avoir dit quoi que ce soit de gênant pour quelqu'un dans cette lettre. Le sentiment de favoritisme, je le leur ai dit moi-même, il est humain, et personne n'a le droit de leur en vouloir.
Quand à ma soeur et aux épisodes de violence dont j'au eu droit, oui...ça pourrait la gêner que ça se sache. Mais l'air de rien, quand on sait que quelque chose est "honteux"...on évite de l'accomplir. Ça vaudra mieux pour tout le monde.

Je n'écris pas grand chose de gai, ces temps-ci, et je m'en excuse. On dit souvent que les états de tristesse aident à l'inspiration, donc je pense ne pas devoir m'étonner de cette pluie d'article tristounets. Mais vous savez autour de mes commentaires et de mes messages que je suis loin de déprimer lorsque je vous parle. Je ne suis pas quelqu'un de triste. Parfois, ça va mal, c'est tout. On est tous dans ce cas, non?

Mon père est venu me voir il y a une dizaine de minutes pour me dire qu'il avait lu le mail. Il a ajouté qu'il avait téléphoné à Mère pour lui dire de regarder ses mails. Je pense que ça veut dire qu'il le prend au sérieux. Ça me rassure déjà sur ce point, je craignais qu'il prenne mes états d'âme pour un caprice, une grosse crise d'adolescence, une connerie, quoi. Il y a peut-être un peu de ça,mais aussi beaucoup de sérieux dans ce que j'avance.

Je suis par contre un peu surprise de l'effet que me procure la partie sur le blog. Plein de statistiques. Mais bon, vous savez tout comme moi que les statistiques, c'est important. Ça dépend de la façon dont on les voit, en fait. Je culpabilisais de les zieuter autant, jusqu'à ce que je réfléchisse à la raison de ma curiosité. Me connaissant, et en analysant la façon dont je vois le nombre de visites depuis la création du blog, considérant chaque vue comme une personne à part entière qui aurait pris le temps de me lire, je pense que mon amour pour les statistiques viendrait d'une envie de communiquer, d'imaginer toutes ces lectrices qui ont cliqué sur le lien de ma page, qui ont peut-être aimé me lire, etc. Celles qui ne laissent pas de commentaire font l'objet d'une énorme part de mystère quant à leur identité, à leur façon de vivre et à la manière dont elles ont vu mon blog.
J'aime les statistiques parce que j'aime les gens qui font ces statistiques.
Génial, me revoilà en mode Little Miss Sunshine de l'amitié. Aight.
Même si j'ai l'impression que ce paragraphe ne veut rien dire.
Un jour, je ferai un shéma.

PS: Tête de Thon, la façon dont je t'ai mentionnée t'aura peut-être parue péjorative, amère, mais dans le ton que j'employais dans ma lettre, un peu de sarcasme entre parenthèses me paraissait juste, histoire de dédramatiser un grand coup. Peut-être être citée comme exemple auprès de mes parents te déplaira-t-il, mais tu es la première blogueuse non pas que j'aie lue, mais qui m'ait répondu. C'est pour ça que tu m'as marqué et que j'ai voulu t'utiliser comme image. BREF, je vais arrêter de faire ma sollicipute avec toi, parce que ça fait beaucoup de fois en peu de jours, et ça va devenir flippant, cette histoire.

22 commentaires:

  1. Ya un truc qui est terrible avec toi, quand je te lis, c'est que parfois j'ai l'impression de me lire moi, ado.
    Alors le prends pas mal hein, surtout pas! Je sais que dire ça ça peut avoir un côté super paternaliste, mais c'est vraiment pas le cas. je ne dis pas que nous sommes similaires, je ne dis pas que nous avons vécu les même chose, et je ne me permettrais JAMAIS de te donner des conseils ou de prendre cet insupportable petit ton patelin qu'on les ainés quand ils parlent à ceux qui ont pour seul tort celui d'être né plus tard.
    Ce que j'essaie maladroitement de t'expliquer, c'est que d'une façon floue et incertaine je reconnais en toi l'ado que j'ai été.
    (jure que tu le prends pas mal, JURE!)

    (là j'avais écrit pleins de trucs, et puis finalement j'ai effacé)
    (c'est très interessant de le préciser, je sais)
    (ça donne l'impression qu'on à raté un truc. J'aime bien le faire à La chine : "je t'ai acheté un cookie, mais finalement je l'ai mangé, tu l'auras pas, desolée ^^)


    Enfin bref, non, evidemment non, je ne prends pas mal que tu m'ai cité, et j'aimerais te dire pleins de trucs que je sais pas franchement comment formuler. Pourtant d'habitude, c'est pas ce qui me manque, les mots.
    Et en passant, je ne trouve pas non plus qu'en publiant cette lettre tu manque de respect à tes parents. Par ce qu'en te lisant, ce qu'on voit surtout, c'est qu'ils ont pour seul tort celui qu'on tout les parents: essayer de protéger leur enfant, mais parfois en s'y prenant un peu (beaucoup) n'importe comment! ^^

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    1. JURE je le prends pas mal, on contraire, j'ai arboré un petit sourire crispé et des larmiches larmichieuses au coin de l'oeil, c'est génial.

      En effet, je suis méga frustrée. "J'ai un secret. Mais j'te le dirai pas. Dans ton cul." 12 sur une échelle de 1 à 10 de la frustration.

      Mais ça me fait plaisir, ce que tu me dis, parce que du coup, j'ose penser que tu m'aimes bien, un petit peu, et que du coup tu supporte mes assauts de groupie/harceleuse/relou et ça soulage, sérieux ^^'

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  2. Passer par écrit peut être plus facile.. et c'est une bonne chose que tes parents aient eu l'air de te prendre au sérieux ; )

    Et si tu posais pour Hell Bunny je serai ta 1ère groupie ♥

    Perso les tatouages et les piercings ça me trotte dans la tête depuis que je visionne le blog de RiotriotUPWEAR, et les cheveux colorés aussi depuis quelque temps. Sauf que voilà, professionnellement, ça va pas le faire. Alors je me dis que quand j'aurai les sous, et le cran de sauter le pas, je ne m'occuperai que des oreilles niveau piercing, et quelque chose de caché pour les tatoos, parce que bon, faut pas se leurrer, ya que dans NCIS où l'ingénieur/chimiste méga compétente est aussi goth (j'aime pas dire ça, je préfère... mmh, alternative est un bon mot... c'est un peu le sens que je donne à Lutin !) ; dans la réalité, c'est pas vraiment ça.
    De plus, je sens que ça plaira pas non plus à mes parents, mais peut-être que ça les étonnera pas plus que ça, au fond.

    J'ai perdu ce que j'avais à dire. Bon, ça me reviendra peut-être.

    Bisous =)

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    1. Pour Hell Bunny, je leur ai dit ça, mais franchement, mon niveau de croyance en ce projet est à -5. Exposant 10.

      Oh ja, je commence à craindre le boulot, du coup je prie tous les soirs d'arriver un jour à être publiée et à pouvoir en vivre, ce serait trop cool et ça sauverait ma peau et mon look.
      Au pire, je finirai bien par trouver un boss qui aime bien le trip alternatif. On peut toujours espérer.

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  3. Je ne peux qu'approuver Tête de Thon.
    Et puis, ton texte... Il m'a aussi rappelé ce temps-là, où je me sentais comme un papillon pris au piège dans un bocal (enfin, dans mon cas, plutôt une mouche, mais c'est plus poétique un papillon).
    Enfin, je ne vais pas m'éterniser, rajouter des mots qui pourraient être maladroits: je suis contente que tu ais pu amorcer un dialogue avec tes parents, et j'espère de tout coeur que les choses avanceront selon tes souhaits.

    Porte-toi bien.

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    1. :) J'aime bien la métaphore du papillon qui est en fait une mouche, je trouve ça mignon x) Je tiens plutôt du bourdon un peu concon qui se cogne à le fenêtre avec des "zzzzPOFzzzzPOFzzzzPOFPOF", tu vois le genre?

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  4. Le plus important c'est que tu es réussi à faire comprendre ce qui se passait à tes parents, ça va permettre de mieux vous comprendre, et c'est une bonne chose que tu fasse ça maintenant à 16 ans, vous avez encore le temps d'en parler, de vous trouver!
    Ton texte était très beau, ta lettre, le tout, j'espère que tout ça s'arrangera , tu es quelqu'un de bien et d'unique! Tu mérite le meilleur :)

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  5. moi je te dis bravo d'avoir réussi à exprimer tes sentiments à tes parents de cette façon. ça ne me serait jamais venu à l'esprit à l'époque.

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    1. Je pense pas que ça vienne à l'esprit de grand monde, dans le sens ou moi non plus, limite, j'aurais jamais eu cette dispute avec ma soeur pile à ce moment-là, l'idée de m'ouvrir à eux m'aurait paru absurde.

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  6. Tu as réussi à faire ce que je ne suis pas arrivée à faire, c'est a dire, tout déballer! Moi j'ai un œuf à peler avec mon père et je ne sais même pas par ou commencer! Il n'y a pas besoin d'avoir une sœur pour être cataloguée. Il suffit d'avoir des cousin ou des connaissances brillantes pour être écrasée. et j'en ai marre d'être écrasée, je l'ai été beaucoup trop dans ma vie.
    je comprend ce que tu ressens... Des gens te diraient peut être " tu a vu la chance que tu as d'avoir une sœur moi je suis enfant unique..." je ne te dirai pas cela car avoir une sœur ou un frère c'est parfois en préférer un des deux. Un couple d'ami à chacun ses préférences mais ne le montre pas.

    J'ai juste envie de sauter dans ma voiture et de venir te serrer dans mes bras...parce que je n'ai pas de mots pour te dire à quels points je comprends. (a oui mais tu n'est pas très câlin toi?)

    Je vais être franche avec une petite note d'humour, pour essayer de te tirer un sourire: "serais-tu la petite sœur cachée que je n'ai jamais eu?"

    Je n'arrête pas de dire que j'aime ta manière d'être vestimentairement mais j'avoue que j'aime ta personnalité et l'être que tu es entièrement.

    J'espère que ton mail aura un impact positif et qu'il vont enfin t'écouter!

    et heu...tu es sur de faire du vert? avec du rose? j'avoue avoir du mal à imaginer le résultat.

    Je suis admirative de ton courage.

    Ps: ca va faire un an que j'ai mon tatoo et mes parents ne le savent toujours pas! ;)

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    1. Mooooh, Cari é.è
      Où t'as vu que je n'étais pas très câlin? Je suis la plus tactile des bruxelloise, j'ai envie de faire des câlins à tout le monde ET JE NE SAIS MÊME PAS CE QUI ME RETIENT!

      Ta petite note d'humour aura plus fait que me faire sourire, il m'aura lui aussi mis des larmiches dans les yeux, parec que quand on m dit ça, surtout quand c'est quelqu'un que j'apprécie, je vois ça comme un big honneur, quoi.

      Comme je l'ai dit dans l'article, mon père et moi en discuterons ce soir, sans doute au souper, je suppose, et ma mère tient à ma voir dimanche (elle est en ce moment en Bretagne).

      Oh yah, je suis plus que sûre pour le vert. Je suis fascinée par le duo vert-rose, quand je me mets du vernis vert flash ou vert à paillette, je m colle toujours les doigts dans les cheveux tellement l'alliance vert flash / rose fluo me fascine. Mais au cas où, je commande aussi un pot de noir, si jamais c'est vraiment hideux ^^ (Mercutio non plus, il est pas content).
      C'est même pas une question de courage, en fait, c'est juste une question de goût :D

      J'aime répondre aux longs commentaires par segments, c'est rigolo.

      Ha ha!

      Hi hi!

      Ho ho!
      Non, sérieux, ça m'éclate.

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  7. ah oui j'ai oublier de dire: si tu publie quoi que se soit, je jure que j'achète le livre et je viens te demander à genoux une dédicace :D

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    1. :D Eh bien, tu peux aussi espérer avec moi que j'y arrive xD

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  8. J'ai lu. En fait j'ai lu en début d'après-midi, je pensais qu'avec un peu de temps les mots viendraient mais non. Je ne sais pas trop quoi dire. Donc je préfère me taire... Mais j'ai lu.
    (Ouais... Je suis trop forte dans mon genre. :/ )

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    1. 'pas parce que tu n'as pas su quoi dire que je n'ai rien capté. Rien que savoir que tu as voulu dire quelque chose me laisse un peu deviner et me suffit.

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  9. ...Et là, c'est le blanc. Parce que je savais quoi dire il y a 5 minutes, et puis j'ai lu les commentaires. Et les filles s'expriment mille fois mieux que moi.

    Mais t'as eu raison, tellement, d'étaler tout ça, et j'te souhaite que ça puisse déclencher quelque chose avec tes parents. Pis j't'admire d'avoir su poser les choses comme ça, clairement et avec autant de sincérité. J'sais pas faire ça, ou tout du moins, pas avec mes parents. La dernière fois que j'ai voulu m'expliquer avec mon père, on a passé la soirée à s'agonir au téléphone et les mois qui ont suivis à ne plus s'adresser la parole. Du coup, je ne m'explique pas, je compromise faussement, et je fais ce dont j'ai envie au final.

    Et puis oui, laisser de côté la sacro-sainte notion de vie privée, ça a souvent du bon.

    ..Là, je me rends compte qu'en fait, je suis complètement décousue. Et j'trouve pas cette putain d'aiguille. Et je veux voir le mélange rose/Green Envy, parce que ça peut vraiment bien rendre. En même temps, tu me montres n'importe quoi de vert, je t'écris des poèmes dessus.

    J'te déclarerais bien mon amour pour finir, mais paraît que ça s'fait pas, alors Au braaaas !!! XD

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    1. T'es la première personne qui réagit positivement à une idée de frange verte sur du rose fluo, érieux, je commençais à me demander si c'était pas moi qui avais un coup d'LSD dans le sang xD

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  10. Je suis venue, j'ai vu, et j'ai tout lu (oué je suis en train de rattraper une semaine de vacances avec coupure totale de l'internet et juste environ douze mille articles en retard à lire, et j'te commente toi, alors que 11999 autres n'auront pas cette chance, et toc ^^).
    Un peu comme Tête de Thon (et certainement plein d'autres), j'ai cette impression un peu émotionnante d'avoir vécu un peu beaucoup le même genre de trucs étant jeune. Sauf que je n'ai pas eu le cran de tout dire à mes parents, y'a juste eu un jour où j'ai écrit des trucs sur les murs de ma chambre au feutre rose fluo, quand j'ai effacé la tapisserie est venue avec, j'étais un peu dans une situation désespérée quand ils l'ont découvert. Ahem ^^)
    Mais de la même façon que j'ai vécu un côté de la barrière, je vis maintenant l'autre côté, avec deux enfants dont une ado de 14 ans (donc pas si loin de toi, mais quand même encore loin, enfin bref et NON ne me demande pas de m'imaginer qu'à 2 ans près donc tu pourrais être ma fille ;) ).
    Un peu comme quand je me suis retrouvée derrière le bureau de la salle de classe après avoir passé une vingtaine d'années devant... ça te fait changer de perspective.
    Je n'ai aucun conseil à donner, si ce n'est d'essayer, parfois, de t'imaginer que tes parents doivent tenter, quoi que tu en penses, de faire en sorte que tu écloses à ta vie tout en te protégeant de quelques envies que tu pourrais avoir et regretter ensuite... je ne sais plus qui a écrit "On n'est pas sérieux quand on a 17 ans" (Google peut aider, mais j'ai THE flemme ^^)... Il avait sans aucun doute à la fois raison ET tort.
    La vie d'enfant de ses parents est parfois (ou même vraiment, vraiment, comme tu le dis ^^) chiante.
    La vie de parent de ses enfants peut l'être tout autant.
    Alors on avance en faisant des compromis, et sans forcément voir ceux des autres (chose à tenter de faire, doc, au cas z'où ^^)... mais faire ce que tu as fait, donc écrire à tes parents, est un sacré pas vers eux, qu'eux n'ont peut-être jamais fait.
    Du point de vue de la Maman que je suis, je trouve cela très touchant, et plein de courage, et de maturité. T'es pas ma fille mais tu mériterais (nan j'déconne, après tu vas m'appeler Maman Lolaa, je serais bien avancée tiens ;) )
    Biz' !

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    1. Je ne sais pas trop quoi te dire, à part que tu as sans doute raison, que si tout n'est pas zouplala chez moi, il n'en est peut-être pas mieux chez mes parents.

      Enfin, oui, j'aime beaucoup comment vous me dites que c'est très bien de leur avoir écrit, je me trouve cool, là xD (c'est nul, ce que je dis), non, je sais pas, ça me semblait élémentaire, en fait, sur le coup, donc je m'attendais pas à avoir des avis là-dessus ^^'

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  11. ... et si EN PLUS t'as viré les captchas à taper quand on commente chez toi, alors là je dis BRAVO ;)

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    1. T'as vu :D Je pointe UMEN du doigt, c'est grâce à elle ^^

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