jeudi 7 mars 2019

Religieuses violées : tous coupables

Nous vivons dans une société où la femme est une merde.
Inférieure à l'homme et inférieure aux enfants, son seul rôle est de servir les autres. Coucher et enfanter. Mère ou putain.
Célibataire ou vieille, elle perd toute sa valeur et se retrouve culpabilisée ou -carrément- invisibilisée. Une femme seule est une femme sans valeur, et une femme ménopausée est une femme finie.
Les seuls moments où elle se retrouve placée en situation (simulée) de pouvoir sont utilisés dans le but de vendre.
On accouche, on suce, on dépense.
Une femme qui existe pour elle-même, sans servir ni un homme, ni ses enfants, ni le capitalisme, n'est pas un être humain. C'est une honte.
Alors imagine une femme qui, par conviction, ne couche plus, ne se marie plus, et ne s'occupe plus de son apparence.
Imagine seulement ce que la société allait lui faire.



Mon premier malaise par rapport au traitement des religieuses a été...leur hypersexualisation.
Tu les connais. Ce sont tous les déguisements ultra-sexys pour se déguiser en nonne à Halloween, ce sont les photoshoots parodiques, ce sont les caricatures Charlie Hebdo

J'ai toujours ressenti un profond malaise face à ce genre d'imageries, et pourtant, je ne suis pas quelqu'un de profondément secouée par l'érotique et le pornographique. Je ne suis pas quelqu'un de pudique (en témoigne mon compte Instagram rempli de nudes), mais j'ai été perturbée.
J'avais la sensation qu'une limite était dépassée, qu'il ne fallait pas y toucher.
Maintenant, je peux dire pourquoi.
L'érotisation des religieuses dans l'imagerie profane témoigne de l'incapacité que nous avons à comprendre qu'une femme ne DOIT pas à tout prix être sexuelle. Ecoutez-moi bien : les femmes. n'ont pas. besoin. de la sexualité. pour se libérer. Le sexe ne sauvera pas la croyante. C'est un débat sans fin, qu'on se dispute déjà avec le port du voile : se couvrir ou se montrer ?
L'Eglise, et toute institution cléricale, est oppressive. Mais. Mais. Mais.
Ce n'est pas la chasteté, ce n'est pas le voile, qui oppresse les religieuses.
Je suis profondément perturbée par cette volonté que notre société a de REFUSER l'idée que les religieuses ne veuillent pas être sexualisées.
Et maintenant je peux le dire noir sur blanc :
Nous n'avons pas le droit d'y toucher.
Nous n'y sommes pas invités.
Nous n'avons pas le droit de les sortir de leur couvent pour leur faire comprendre qu'elles sont incomplètes.
Nous n'avons pas le droit de nous moquer d'elles en les caricaturant.
Nous n'avons pas le droit d'insulter une communauté entière par pure provocation.
Non.
Non.
Nous n'avons pas le droit
(Ecoutez-moi bien)
De critiquer un système oppressif (l'Eglise) en humiliant les femmes croyantes.
Parce que c'est ça, non, notre petit jeu ?
On critique l'Eglise catholique, on tape sur les religieuses.
On critique l'Islam, on tape sur les femmes voilées.
Les hommes oppressent, les femmes paient. On est cons. On est trop cons.
Je sais maintenant ce que je ressentais devant ces tableaux, ces photos, ces caricatures :
J'étais outrée, déjà en tant que croyante, de voir à quel point des valeurs non partagées peuvent être piétinées (vous êtes athées ? Que ça n'empêche : vous n'êtes pas INVITES !), mais également en tant que femme, parce que cette imagerie moqueuse n'est autre que ceci : profondément sexiste.
Il est profondément sexiste et répugnant de refuser à des femmes le droit de se retirer de ce qu'on attend d'elles.
Refuser d'être mères, refuser d'être amantes.
Il n'y a RIEN de mal à ça.
Je ne connais pas les raisons qui poussent une femme à donner sa vie à Dieu, ou à porter le voile, etc. Je pense qu'elles dépendent de chaque femme.
Mais je me doute qu'elles doivent être fondées et profondes.
Et c'est puissant, vous m'entendez, de refuser le rôle que la société entière veut nous donner.
C'est puissant.
Et nous n'avons en aucun cas le droit de nous en moquer, de créer des parodies, dans un pseudo fond de "moi je l'aurais fait mieux", juste parce que ça nous dérange.
Putain même dans le cinéma d'horreur c'est toujours la religieuse qui prend. C'est jamais un prêtre naaan.
Ouais en fait il y a vraiment un souci avec le fait d'enlever le sacré à la femme, de la retirer de son rôle religieux. C'est très dérangeant. Ça me fait penser à ces femmes qui n'ont pas le droit de pratiquer leur religion durant leurs règles. Je suis certaine qu'il y a une réflexion à donner là-dessus, car tout se regroupe.

La religieuse nous dérange. Elle n'est pas femme.
Elle n'enfante pas, elle ne couche pas, elle ne sert personne, elle ne consomme pas. Ce n'est pas acceptable. Il est donc permis de la sexualiser, de l'invisibiliser, de la critiquer. Parce qu'elle est Victime, et par ce fait, nous avons également le droit d'être son bourreau.

Ce matin, j'ai entendu parler du dernier scandale de l'Eglise catholique : les abus sexuels de nonnes, et leur avortement forcé si elles tombaient enceintes.
Et ça a été la goutte de trop.
Ça fait des années que nous parlons des prêtres pédophiles, et personne n'a sorti la tête du trou pour se dire : le problème n'est-il pas plus large ?
Nous avons un système hiérarchique profondément patriarcal. Nous avons un milieu où le pouvoir est donné essentiellement à des hommes.
Et on a osé espérer qu'il ne se passait rien ?
Non évidemment, on a touché à nos chères têtes blondes, on a tous réagi et on réagit encore.
Mais il se passait exactement la même chose pour des femmes adultes et là...
Là.....
On a juste oublié d'en parler, je pense.

Je suis chez moi. Et je pense à tout ça. Et je me dis juste.
Je me dis...
Je pense à ces femmes qui vivent tout ça. C'est partout et c'est tout le temps. Qui sont oubliées, méprisées, moquées par une société entière.
Et ce qui rend la chose encore plus immonde, c'est ce qui leur arrivait simultanément.
Ça doit faire quoi, de se faire insulter par le monde parce qu'on est trop coincée, et se faire violer en même temps ?
Ça doit faire quoi, d'offrir sa vie entière à Dieu, et de payer un prix pareil ?

Il faut arrêter ces guerres d'égo. Peu importe d'être athée, ces femmes auraient dû rester intouchables et on n'a pas pu le supporter. Je me fiche que pour toute une catégorie de gens, cette valeur religieuse n'ait aucun poids. Ce n'est pas à propos de vous, c'est à propos d'elles.
On ne peut pas continuer à humilier les femmes comme ça.
On ne peut pas continuer à les passer sous silence.
On ne peut pas se cacher les yeux.

J'avais la nausée ce matin, parce que j'ai réalisé que dans ce monde profondément sexiste, profondément malsain, profondément dangereux, même entre féministes, on a laissé toute une partie de notre communauté de côté. On a oublié nos soeurs. Et on a participé.
C'est ça que j'ai réalisé.
Les religieuses sont des femmes comme les autres. Et j'assiste à un massacre.




vendredi 17 avril 2015

Le meufisme : la chaîne youtube féministe qui fait du bien

Hier soir, en ouvrant Youtube sans but précis, j'ai vu une vidéo dans mes recommandations dont le titre m'a intriguée : "Le meufisme - Mac Killeuse".
Sur le coup, j'ai juste trouvé la vidéo plutôt sympa, ce qui m'a amenée à regarder les autres.

J'ai ainsi pu observer le ton féministe de la majorité des vidéos, dénonçant le harcèlement de rue, le sexisme, les tabous, etc, et j'ai été vraiment charmée par cette dénonciation tout en fraîcheur (j'adore la bouille de Sophie Garric) et en humour.

Une vidéo m'a particulièrement frappée ; c'est celle-ci :


J'ai aimé cette vidéo car elle dénonce trois choses :

- Le fait de penser que les femmes sont privilégiées parce qu'elles ne paient pas l'entrée en boîte ni certains sites de rencontres : la BLAGUE.
- Le harcèlement de rue, les dangers du même genre.
- Les filles qui répondent "agressivement" aux "mecs biens" quand ceux-ci veulent juste leur demander l'heure ou dire bonjour.

En fait, j'ai trouvé ça monstrueusement bien orchestré car le plus gros de la vidéo veut bien dire "sincèrement, j'échangerais bien tous les risques que je cours dès que je mets un pied dehors avec l'obligation de payer 15€ quand je vais en boîte de nuit" et explique également la méfiance permanente des femmes dès qu'elles croisent un homme dans la rue.
C'est pour cela que je l'ai trouvé plus riche et plus profonde que les autres vidéos de la chaîne.

J'ai également beaucoup apprécié d'autres vidéos comme celle retraçant la plupart des grandes inventrices de l'Histoire, et qu'on oublie trop souvent.


Ainsi que celle dénonçant le tabou autour des règles.


Parfois, je vois que le message est mal communiqué et finalement dessert la cause des femmes (je pense notamment à une vidéo qui dénonçait le slutshaming et finissait par dire "ben oui si une femme est une chieuse hystérique, c'est qu'elle a ses règles") mais ce que j'ai énormément apprécié, c'est que l'équipe de la chaîne s'en rend vite compte et s'excuse, ce qui les amène finalement à progresser plus vite et à communiquer des messages toujours plus justes.


Voilà, je tenais à vous présenter cette chaîne aussi drôle qu'éducative, car je l'ai énormément appréciée :)
Qu'en pensez-vous ?

lundi 30 mars 2015

Pourquoi faut-il arrêter d'utiliser le mot "victime" comme une insulte ?

Ces derniers temps, mon attention a été souvent attirée vers un phénomène, notamment chez les adolescents, dont j'aimerais vous parler aujourd'hui.
L'idée de la "victimisation".

On parle de victimisation quand une personne se plaint, se "porte en victime" : elle dénonce une action faite contre elle, en désignant l'autre personne comme le bourreau (le terme "bourreau", cependant, est rarement utilisé), et elle comme la victime de cette action. Ceci est souvent fait dans le but de faire cesser ladite action.

Dans notre société, il est très mal vu d'être victime. Dans certaines communautés sur Internet (tumblr, notamment), on préfère parler de survivor pour parler des victimes du viol, par exemple.
Vous n'êtes pas des victimes, vous êtes des survivors.

Être une victime est désormais un terme péjoratif, presque un tabou. Même en ayant subit des choses horribles, on ne peut plus se considérer comme une victime.
Non, il faut se bouger, se reprendre, ne pas s'apitoyer, prendre ses responsabilités, et j'en passe et des meilleurs.

Vous voyez, lorsque vous êtes en dépression, lorsque vous n'arrivez pas à voir des gens, à avoir des projets, à faire des activités, à suivre vos cours, etc ? Il y a toujours un pécore pour vous dire "mais il suffit de te reprendre, c'est rien une dépression ! J'avais une amie dépressive, ben elle s'est bougé le cul et maintenant elle est guérie !"
C'est un peu le même principe.



On essaie de vous faire croire que rien n'est grave, que votre vie est normale, que personne ne vous a jamais rien fait et que c'est vous qui êtes nul et fragile, à dénoncer les autres comme ça.

Je ne trouve pas ce principe très sain. Je pense qu'il est bon de savoir reconnaître lorsque nous sommes victimes de quelque chose, que ce soit d'un événement (viol,...), d'une personne (pervers narcissique,...) ou d'un système (harcèlement,...).
Il est important de savoir se ménager suivant ce qu'il nous arrive. Lorsqu'on est enrhumé, on boit un bon thé chaud. Lorsqu'on a la grippe, on prend des médicaments. Lorsqu'on a nos règles, on prend un antidouleur ou on reste assise.
Lorsqu'on est dépressif, on prend des antidépresseurs.
Et lorsqu'on est victime de quelque chose, on se ménage en conséquence.

Si vous êtes victime d'un viol, par exemple, si vous suivez cette idée de "il ne faut pas se placer en victime", vous aller vous taire, prendre sur vous, et même vous culpabiliser en vous disant "je n'aurais pas dû mettre cette robe, je n'aurais pas dû le draguer, je n'aurais pas dû boire, etc".
Est-ce vraiment une bonne chose ?
Si vous êtes victime d'un pervers narcissique, si vous avez peur de passer pour une victime, vous allez vous dire "il a raison, c'est ma faute, je suis nul, etc". Et si vous vous rendez compte que l'autre personne est un pervers narcissique et que vous décidez de ne plus l'écouter, c'est cool. Mais si vous vous persuadez que vous n'avez pas le droit d'être une victime, vous passerez votre vie à vous dire que rien ne s'est passé alors qu'au fond de vous, vous êtes détruit. Et vous continuerez à vous flagellez tout seul pour ne pas être assez courageux, pour ne pas être équilibré, alors que le simple fait d'avoir été victime de quelque chose peut expliquer tout ça.

Vous considérer comme une victime peut vous aider. Ça peut expliquer vos traumatismes, vos failles, vos soucis, vos faiblesses.

Dans mon article sur les personnes toxiques, j'expliquais qu'une fille m'avait dit que je me portais en victime par rapport à mon copain, et que ce n'était pas très correct étant donné ce que je lui avais fait (sortir avec deux mecs, donc, ce qui dans notre société monogame (ou dans son cerveau étriqué) est très très grave).
J'avais donc été violée, mais je ne pouvais pas être victime.
V-i-o-l-é-e.
Mais j'ai choisi de continuer. Oui, j'étais une victime, j'avais subi quelque chose de grave. Et le fait de savoir que j'étais une victime m'a aidée à comprendre pourquoi j'étais en colère, pourquoi j'ai des problèmes de couple, pourquoi ma sexualité est perturbée, pourquoi j'ai davantage peur des hommes qu'auparavant, etc.
Si je m'étais dit "prends tes responsabilités, ce n'est rien, c'est arrivé et c'est tout", je passerais mes journées à me détester pour être si colérique et agressive, pour me méfier de mon copain, pour avoir des problèmes de libido. Je me dirais que je ne suis pas normale et je me détesterais. Mais à la place, j'ai l'explication, et ça me permet de me pardonner et d'être plus sereine envers moi-même.

Être une victime, ce n'est pas péjoratif.
Être un bourreau l'est.
Mais subir, ce n'est pas un reproche.
Ça ne veut pas dire que vous êtes faible, que vous êtes nul, que vous ne savez pas faire face.
C'est reconnaître que vous être opprimé et que ça peut vous freiner.

Vous avez le droit de ne pas vous considérer comme une victime. Vous avez le droit de préférer le terme survivor.
Mais ne laissez jamais personne décider pour vous.
Si vous êtes blessé, vous avez le droit de ne pas l'accepter et de le reconnaître comme tel.

Personnellement, quand on me dit "tu te fais clairement passer pour une victime", j'entends "tu n'as pas le droit de reconnaître que tu as vécu quelque chose d'anormal". Et je pense que je n'ai pas tout à fait tort.
Si c'est mon bourreau qui me dit "tu te fais passer pour une victime" (et c'est ce qui arrive le plus souvent, genre, après mon article sur les personnes toxiques, quel drôle de hasard), je prends ça pour un encouragement en plus à "me faire passer pour une victime".
Parce que personne ne veut reconnaître qu'il a été un bourreau. Vous savez, "les gens ne sont pas contre vous, ils sont pour eux-mêmes", tout ça tout ça...

Pour résumer, il est important de modifier le statut du mot "victime" dans notre quotidien. Ne plus en faire une insulte, mais la reconnaissance d'un état.
Il ne nous résume pas (j'ai été victime, mais je ne suis pas Canalis la Victime, pour faire court), ne nous diminue pas, mais nous aide à nous comprendre, à éprouver de la compassion pour nous-même, et finalement à entamer le bon processus pour aller de l'avant et se sentir mieux.

Ne soyez pas passif, mais reconnaissez vos blessures pour mieux les soigner.


vendredi 20 mars 2015

Interview du genderqueer le mieux maquillé de l'univers : comment assumer son genre et son look au quotidien ?

Je vous ai déjà, parfois, parlé de mon ami Carmen sur le blog.
Mon ami Carmen est né homme et pourtant, dans son cœur, il oscille.
Parfois homme, parfois femme, il jongle entre ses deux identités sans parvenir à se fixer et c'est ce qui fait, pour moi, toute sa richesse (mais je pense que Carmen s'en fout, de mon avis).

Récemment, il m'a montré le tumblr d'un garçon, et surtout l'onglet où celui-ci montre ses selfies. Tout en gardant un style masculin, cet homme se maquille et transforme son visage sans complexe, sans honte, juste en étant lui-même.
Avant, moi et Carmen ne connaissions que deux options : s'habiller en homme, ou se travestir en femme.
Et finalement l'idée de lier les deux nous a plu, et nous avons gardé le tumblr de cet homme en favori.

Ça fait maintenant trois ans que je suis amie avec Carmen et j'avais envie de lui faire un cadeau.
J'ai donc envoyé un message à ce blogueur pour lui demander une interview et des conseils à l'intention de Carmen, en lui expliquant le pourquoi du comment. Je lui ai donné mon nom Facebook pour qu'il puisse me trouver s'il était ok et quelques minutes plus tard, j'avais une demande d'ajout.
Il s'est avéré que ce garçon est une des personnes les plus adorables que je connaisse. Moi qui m'attendais à ce qu'il se dise "mais qui est cette fille flippante ? Ne me parle pas please", il s'est finalement montré très emballé par l'interview (ou en tout cas il fait bien semblant) et a été vraiment gentil.

Mesdames, Messieurs, je vous présente Chason Frost.


Salut Chason ! (non, en vrai je ne lui ai pas dit "HEY CHASON HOW ARE YOU FALALALALA" mais quand on commence une interview ça fait bien d'écrire ça) (ne me jugez pas) Tout d'abord, qui es-tu ? Que fais-tu dans la vie ? Quelles sont tes passions ?
Je m'appelle Chason Frost, individu genderqueer* des Etats-Unis. Je suis en deuxième année à l'Université du Maine, j'étudie l'horticulture durable (NDCanalis : sustainable horticulture, ne me frappez pas pour la traduction barbare).
J'adooooore la nature, les sciences, les plantes, cuisiner, le théâtre (et faire du théâtre), j'aime beaucoup de choses.

*genderqueer : "D’une identité de genre qui n’est ni masculine ni féminine, qui sort du schéma binaire « homme ou femme »" selon Wikipedia.

Tu tiens un tumblr génial, avec plein de choses magnifiques. Y a-t-il une raison pour laquelle tu reblogues toutes ces choses ? Qu'est-ce que tu aimes chez elles ? 
Oh, merci ! Je ne sais pas, je reblogue juste des choses qui m'inspirent, qui me font envie, ou des choses qui me font réagir d'une façon ou d'une autre, même négativement, parfois !


Carmen a d'abord vu les photos de toi avec du maquillage et il a énormément aimé ! Quand as-tu commencé à vouloir porter du maquillage ?
C'est trop gentil !J'ai grandi en étant le puîné (NDCanalis : dans une fratrie de trois enfants, celui du milieu), et j'ai toujours été un peu artiste. Au secondaire, j'ai voulu essayer de peindre sur mon visage avec de la peinture acrylique, et c'est de là qu'est venu mon amour du makeup ! Mais ça a été un vrai bordel pour enlever ce truc !

Est-ce que tu avais peur du jugement des autres ? Est-ce que tu as eu des problèmes au début ? Et maintenant ?
Honnêtement, j'étais inquiet au début, mais j'étais dans un lycée très amical et les gens ont aimé mes maquillages, et ceux qui n'aimaient pas étaient vraiment faciles à ignorer. Maintenant je n'éprouve pas d'inquiétude à propos des jugements, j'ai acquis une telle confiance en moi, je n'en ai vraiment rien à faire si les gens n'aiment pas mon apparence :)

Est-ce que tu as des conseils pour être soi-même sans avoir peur du regard des autres ?
-La power pose ! Mets une main sur ta hanche, ouvre la poitrine.
- Toutes ces choses qui t'aident à te sentir plus imposant et puissant sont de bonnes façon d'acquérir plus de confiance grâce au langage du corps.
- Fais des choses que tu aimes et qui t'aident à te sentir bien, des choses qui te rappellent que tu es génial et que tu es qui tu veux être, même si ça rend les autres mal à l'aise. Ton bonheur est teeeeellement plus important que leur petit confort ! ❤

La famille de Carmen n'est pas au courant à propos de son envie de porter du maquillage ou des bijoux, ses amis non plus. Comment ton entourage l'a-t-il appris ? Comment ont-ils accueilli ton style ?
C'est là qu'il devient difficile pour moi de donner des conseils, j'avais des amis qui portent tous beaucoup de maquillage, ou qui ont une autre identité sexuelle, du coup ça a été très facile pour moi d'être moi-même en leur compagnie. Je leur suis tellement reconnaissants de m'aider à être qui je suis aujourd'hui.
Concernant les amis de Carmen, je ne les connais pas, mais je lui recommanderais de porter moins d'accessoires quand il est avec eux au début, puis de porter de plus en plus de maquillage et de trucs féminins ! Il devrait aussi confier ce qu'il ressent à ses meilleurs amis, s'ils l'aiment ils l'accepteront peu importe comment il s'identifie :)

Est-ce que tu as des conseils pour l'aider à mettre son entourage au courant et pour ne pas en avoir peur ?
Commence doucement, apprends-le à tes meilleurs amis en premier, ceux qui, selon toi, le prendront très bien, comme ça tu pourras te donner la permission d'être toi-même en leur compagnie. Puis lentement, fais-le savoir aux autres, pas en faisant toute une scène bien sûr, mais lentement, comme tu sens que tu devrais le leur faire savoir ! Les amis sont généralement tellement doués pour comprendre ce genre de choses, surtout s'ils ressentent la même chose au fond d'eux !

Qui t'inspire ?
J'ai tellement d'inspirations ! Marilyn Monroe, Eartha Kitt, beaucoup de drag queens, Jeffree Star, la nature et les fleurs, les gens que j'aime, et juste les petites choses de la vie m'inspirent ! :)

Est-ce que tu as des astuces pour un bon maquillage quand on est un homme ?
Pour Carmen, je dois l'admettre, j'ai été voir son Facebook. Tu as de si jolis traits, Carmen, et on a le même nez ! *Rires*
Pour lui, je recommanderais d'épiler ses sourcils d'une façon plus féminine, tu serais surpris de voir à quel point ça change un visage. Faire les yeux pour un homme ou une femme, c'est la même chose, donc Youtube est le bon endroit pour apprendre à te maquiller les yeux.
Là où les hommes doivent se concentrer, c'est sur les joues. Nous les hommes avons généralement des pommettes très basses, donc pour avoir l'air plus "féminin" il faut relever les pommettes avec un enlumineur et les approfondir avec un contouring en dessous. Ça rend un visage beaucoup plus féminin :)
C'est avec les essais, les erreurs et beaucoup de pratiques que tu sauras ce que tu aimes sur toi, et après tu pourras continuer de le faire !
Personnellement j'aime les sourcils marqués, avec la peau très pâle, et un trait d'eye liner bien net. Carmen aime peut-être le fard à paupière doux et estompé, et beaucoup de blush ! Qui sait ? Joue ! Amuse-toi !


Est-ce que tu as quelque chose à ajouter ? Un message encourageant pour Carmen ?
Carmen, je suis si fier de toi pour vouloir être toi, sans condition. Quand tu commences à exprimer à l'extérieur ce que tu ressens à l'intérieur, le monde entier change, tu te sentiras comme une nouvelle et entière personne. Tu as l'air d'être quelqu'un de tellement gentil, je suis content que tu fasses des petits pas pour te rendre plus heureux !
Si tu continues juste d'être toi-même, et que tu le fais sans aucune honte, tu auras une force belle et glamour sur laquelle compter.
Beaucoup d'amour,
Chason xo

--

Voilà, c'est la fin des questions ! J'ai vraiment aimé les écrire et découvrir les réponses de Chason qui a vraiment été super gentil du début à la fin, et Carmen, j'espère que cette interview t'aura plu :) Sache que tu auras toujours mon éternel soutien.
Avec tout mon amour,
Canalis

vendredi 13 mars 2015

Je suis un écrivain raté

J'ai un assez mauvais rapport à l'écriture.

j'ai commencé à écrire quand j'avais 12 ans et au début j'aimais beaucoup ça. J'ai écrit mon premier roman (nul à chier) (mais 50 pages Word quand même), je passais mes journées à écrire. Je me rappelle précisément de mes séances d'écriture, de mon cahier bleu que je traînais partout avec moi, de mes vacances au Club Med de St-Pepper à écrire toute la journée, même en marchant.

Quand j'ai commencé ce blog, je ressentais un grand plaisir à rédiger mes articles. Je pense d'ailleurs que j'ai écrit mes meilleurs post durant la première année du blog.

Puis petit à petit, l'envie a diminué.
Mais je n'ai jamais arrêté d'écrire.

J'ai un drôle de rapport à l'écriture, vraiment. Je vois ça comme une corvée, j'éprouve souvent une énorme flemme à l'idée de me mettre au travail (oui, "travail"), et pourtant, il est hors de question que je m'arrête.
Et pourtant, j'y ai souvent pensé.
Je me suis souvent dit "mais si ça ne te plait pas, tu ne penses pas que c'est vain de continuer ? C'est un peu une perte de temps. Ne serais-tu pas plus heureuse sans l'écriture ?".
Sans doute, c'est vain.
Sans doute, je perds un peu mon temps.
Sans doute, je serais plus tranquille sans tout ça.

Et pourtant, je bloque. Complètement.
J'ai l'impression que je manquerais quelque chose si je m'arrêtais d'écrire.
J'ai l'impression d'être née pour ça, comme la prolongation d'une vie antérieure, et pourtant...je n'aime pas ça, et je progresse peu.
C'est très conflictuel.



J'ai aussi souvent l'impression que mon manque de passion se reflète dans mes progrès. Après 7 ans d'écriture, mes romans font encore très amateur, j'avance à la vitesse d'un escargot écrasé, et après 3 ans et demi de blogging, j'ai toujours l'impression que mon blog progresse très lentement. Il avance, certes, mais à une vitesse parfois décourageante quand je me compare à d'autres qui vont beaucoup plus vite.
C'est parfois décourageant.

Je passe 40% de mes journées à dormir, 5% à manger, 10% à faire du sport, et 45% à me dire "mais pourquoi tu écris ?"

Je me sens parfois comme un imposteur.
L'autre jour, mon père m'a dit que je devrais faire des études de journalisme, comme j'aimais écrire.
(Ça m'a semblé aussi impromptu que le jour où ma mère m'a proposé de faire Science-Po)
Je lui ai répondu que je me voyais mal écrire toute la journée, que ça ne me plaisait pas.
Du coup, il m'a demandé pourquoi je faisais des trucs comme le NaNoWriMo.
Heu.
Ben.
Heu.
Bonne question.

Voilà, je suis un écrivain raté.

mercredi 11 mars 2015

Vous avez le droit de vous aimer sans limite, et de le montrer

Vantard, orgueilleux , narcissique, pète plus haut que son cul, présomptueux, fier, prétentieux, arrogant, crâne, vaniteux...les adjectifs négatifs pour qualifier quelqu'un qui s'apprécie sont nombreux.

Modeste, humble...ces qualificatifs sont souvent utilisés pour désigner une personne...qui ne s'aime pas, tout simplement.

Dans notre société actuelle, le fait d'avoir peu de confiance en soi, de se dévaloriser, est grandement encouragé et apprécié. Ne pas s'aimer, s'accorder peu de mérite, est vu comme une qualité à cultiver.

A l'inverse, s'apprécier à sa juste valeur, s'aimer, se trouver beau, intelligent, etc, c'est vu comme "abusé", peu correct, pathétique, etc.

Si vous n'êtes pas convaincus, j'ai une anecdote à vous raconter.
Je parlais de Mercutio avec des amis, et je leur racontais à quel point j'étais contente qu'il soit objectif à propos de lui-même, qu'il ne s'auto-rabaisse pas, car une fois, il m'avait avoué qu'il se trouvait "pas mal."
Pas mal.
J'ai pas dit "magnifique", ni "très beau", j'ai dit "pas mal".
Et à première vue, pour mes amis, c'était quelque chose d'assez choquant, de trop narcissique, de se trouver "pas mal".

Je pense que vous connaissez déjà mon avis sur la question : je n'aime pas du tout cette éducation que nous avons reçue, basée sur la "modestie" et l'"humilité".
Moi, je veux voir des gens fiers, des gens qui se vantent, des gens qui étalent leurs exploits.
Je veux voir des gens qui s'aiment, qui sont fiers de ce qu'ils sont et de ce qu'ils font.
Je veux voir des gens qui se trouvent beaux. Magnifiques, mêmes.

Mon père m'a dit un jour que le souci des parents, c'est qu'ils mettent trop leurs enfants sur un piédestal. Pour eux, leurs enfants sont des génies, des musiciens précoces, des dessinateurs de talent, alors que souvent il n'en est rien. Il faut être honnête avec son enfant.

Personnellement, je trouve cet avis intéressant, mais assez destructeur sur le long terme.
La vie cassera votre enfant bien assez fort. La seule personne qui peut encore le tirer vers le haut, le persuader qu'il fait les choses bien, c'est vous.

Ne pas avoir confiance en vous ne vous apportera jamais rien dans la vie. la modestie et l'humilité sont des vertus piégées. Elles sont vides de sens, à part vous rendre plus "apte" à la vie sociale.
Le manque de confiance en soi fait vendre, c'est tout.
Si vous vous aimiez, vous achèteriez bien moins de crèmes anti-âge, de produits contre l'acné, de fond de teint, vous ne vous abonneriez pas à cette salle de sport alors que vous détestez ça.

Vous pensez que le fait de s'aimer amène au sentiment de supériorité ?
C'est rarement vrai.
Une personne qui s'adore n'a pas plus de raison de se sentir supérieur à un autre, tout simplement parce qu'il n'a pas de raison de se comparer à l'autre, de voir si l'herbe est plus verte ailleurs.

Par contre, le manque de confiance en soi amène le jugement. Les messes basses. Les insultes. Le harcèlement.
Souvent, une personne qui ne s'aime pas ressentira le besoin de faire du mal à autrui pour le rabaisser et se sentir meilleur.

Alors ? Quel est le plus toxique ?



Je n'ai plus envie de vivre dans un monde où tout le monde se déteste, où on rejette littéralement ceux qui osent s'apprécier à leur juste valeur, où on doit faire attention à ne pas trop se montrer, à ne pas trop se vanter, à ne pas trop s'aimer.
Merde, arrêtez ça !
Quand on vous fait un compliment, dites "merci". Ne dites pas "mais non" ou "moi je ne trouve pas" ou "ah bon ?"
Si vous avez du cul, dites carrément "merci, je sais, j'aime beaucoup ça chez moi". Ça vous met mal à l'aise ? Moi aussi, et ça montre bien à quel point nous sommes enfoncés dans une éducation masochiste : le fait de savoir qu'on est beau, de savoir qu'on est courageux, de savoir qu'on a de belles fesses, de savoir qu'on est drôle, ça ne devrait pas être mauvais, ni choquant.
Prenez des selfies. Des tas de selfies. Faites la nique à ceux qui n'aiment pas ça. Vous vous trouvez joli-e ce matin ? Vous avez réussi votre maquillage ? Vous aimez votre corps ? C'est génial ! Prenez-vous en photo et montrez à quel point vous vous aimez aujourd'hui !
Vous avez envie de parler de vous, de vos routines, des détails de votre journée ? Faites un article sur le sujet, parlez de vous.

On ne peut pas trop s'aimer. Ce n'est pas possible. Honnêtement, si quelqu'un trouve que vous avez trop confiance en vous, que vous êtes trop ambitieux, que vous vous portez trop d'attention, vous êtes sur la bonne voie.

Prenez soin de vous.


mardi 3 mars 2015

Pourquoi j'ai refusé l'anonymat

Je vois souvent sur la blogosphère énormément d'articles sur le choix ou non de l'anonymat. En effet, beaucoup de blogueurs et de blogueuses choisissent d'écrire sous un faux nom pour des raisons diverses (souvent par protection). Je trouve toujours ces raisons très bonnes ; on n'a pas nécessairement envie que notre famille nous reconnaisse (pour être honnête, je déteste quand ma famille me lit. On a beau dire "ben t'as fait un blog, c'est pour qu'il soit public de toute façon", j'ai tout de même envie de répondre "peut-être mais tu sais bien que tu vas découvrir des trucs qui ne te plairont pas, que tu vas pénétrer ma vie privée, donc mets ta curiosité malsaine de côté et laisse ce blog en paix"), notre patron pourrait tomber dessus et cela pourrait avoir des conséquences négatives au travail, on a peur des représailles, on est plus à l'aise, moins porté sur la censure, etc.

Pourtant, dès le début, j'ai choisi de dire tout de suite qui j'étais. Mon vrai nom a été dit plusieurs fois sur le blog, il y a des photos de moi partout, etc.
Je suis consciente que cette situation est risquée, et parfois elle me fait un peu peur. Je sais que n'importe quelle personne mettant son nez ici pourrait savoir qu'Anaïs a posé nue (pour rappel, les photos ne sont plus sur le blog ; j'ai appris qu'à 17 ans et 11 mois ça s'appelle de la pédopornographie. Oui, même si c'est toi qui décides de prendre des photos de toi-même et de mettre ces photos sur ton propre blog en plein consentement. Par contre fais-toi violer et personne n'ira jamais en prison. OUPS !), qu'elle a deux copains, qu'elle s'est fait violer, qu'elle fait du BDSM, etc.
Franchement, il arrive que ça me dépasse un peu et que je me dise "nom de dieu, qu'est-ce que j'ai fait ?", mais ça ne dure jamais très longtemps.

Pour moi, la transparence sur mon blog est un parti pris total. Je ne fais pas ça pour rien.
Sinon, je pourrais facilement garder les articles les plus importants, effacer ce blog et en créer un autre sous un pseudo et un avatar ne me représentant pas.
Je ne le fais pas.

La première raison est celle-ci : je suis contre la honte et la gêne.
Je voudrais que les gens se sentent libres d'être eux-mêmes, avec leurs activités, leur vécu, leurs goûts, leurs pensées. J'aimerais qu'on puisse s'exprimer pleinement, totalement, sans se sentir obligé de se cacher ensuite.
Pour moi, la notion de jardin secret a toujours été reliée à la honte. Quand ma mère me disait "tu devrais garder ton jardin secret", "c'est important d'avoir son petit jardin secret", moi, tout ce que je comprenais, c'était "en vrai c'est mal ce que tu fais et si un jour tu as des représailles, ce sera entièrement ta faute".
Je pense que je n'étais pas trop loin de la réalité, et encore aujourd'hui, l'expression "jardin secret" continue de me hérisser le poil.

Je n'aime pas trop cette idée selon laquelle on a un Nous montrable (je m'appelle Anaïs, j'aime courir, lire, faire de la musculation et je suis végétarienne) et un Nous secret (j'ai été violée par mon copain et ça m'angoisse tous les jours parce qu'à force que ce soit ignoré, j'arrive à me demander si je ne suis pas complètement folle et si c'est vraiment arrivé, j'aime le BDSM ; enfin, j'aimais le BDSM avant d'être violée, j'aime bien poser nue, j'aime bien me renseigner sur la sexualité au sens large, j'ai pas une hygiène irréprochable, j'ai essayé de me suicider deux fois).
Pour moi, nous ne devrions pas être nous à temps partiel, seulement avec les bonnes personnes.
On devrait pouvoir choisir pleinement ce que l'on dit ou non (il y a des choses que je ne dirai jamais), sans se sentir menacé par des représailles, par notre réputation, notre employeur, nos amis.

On ne devrait pas avoir honte de nous-même.

Personnellement, quand on me dit "il y a des choses que tu devrais garder pour toi", j'entends clairement "ça, ce n'est pas ok. Tu n'es pas ok. Je repousse ce que tu es".
C'est du passif agressif.



J'ai choisi de bloguer en mon nom parce qu'il y a des tonnes de choses qui ne me gênent pas, desquelles je n'ai pas honte, desquelles je peux parler. Parfois j'apprends que des gens qui me connaissent me lisent (j'ai appris récemment que toute mon école avait vu mes photos de nu. Je n'en ai eu aucun écho. Franchement, les gars, soyez pas timides, laissez un commentaire !), et c'est ok. Ils apprennent qui je suis, ma vision des choses, mon histoire.
Ils apprennent qui est Anaïs. Pas qui est Anaïs potable, mais qui est Anaïs pour de vrai.
En un sens c'est un peu un cadeau que je fais.

Une autre raison qui me pousse à bloguer en mon nom : lorsque je témoigne, lorsque je raconte ma vie, mes problèmes, j'aide d'autres personnes qui se reconnaissent, qui trouvent ainsi du soutien et du réconfort.
Et le message que je fais passer c'est : "Même pour les choses qui vous font peur, qui vous poussent à vous sentir anormal, moi je n'ai pas peur de l'assumer pleinement. Parce que vous savez, vous n'avez pas à avoir peur de vous-même et de ce que vous êtes".
Ce que je veux dire, c'est que si je donne ce vécu et me cache, vous risqueriez de vous dire "si elle vit la même chose que moi et en a honte, je devrais aussi me sentir mal". Et je ne veux surtout pas que ça arrive.

Et enfin, je le fais pour être prêts de vous, vous qui ne me connaissiez pas de base. Vous avez trouvé ce blog, vous avez aimé ces textes (ou non), et finalement j'aime être aussi transparente parce que ça me permet d'être prêt de vous. Je ne suis plus juste "une blogueuse", je deviens vraiment un interlocuteur, un être humain avec un visage.

Voilà, je n'avais pas encore vu d'articles sur les raisons de montrer son identité ; c'est maintenant chose faite.
Vous, que pensez-vous de la transparence de ce blog ? Vous ennuie-t-elle ? Vous plait-elle ?